Après la crise : renouer avec les fondamentaux de l'économie de marché

Publié par : Frenchcorp

L'ampleur de la crise financière et son impact sur l'activité des entreprises constituent un choc majeur pour l'économie de marché. Cette crise a en effet ébranlé certains des principes fondamentaux sur lesquels reposait la confiance dans l'efficacité de notre système économique. http://www.institut-entreprise.fr/index.php?id=1136


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Nous développons des programmes visant à mieux faire connaître l'entreprise à des publics qui évoluent hors de celle-ci, mais qui sont amenés à interagir au quotidien avec elle. Nous nous adressons en particulier à quatre publics : les enseignants de Sciences Économiques et sociales ; les élèves journalistes ; les fonctionnaires (inspecteurs des impôts, magistrats et inspecteurs du travail) ; les " jeunes leaders " de demain à travers l'IHEE.


? elle s'attache ensuite à prévenir les conclusions erronées qui pourraient naître d'une lecture superficielle de la crise, et à mettre en garde notamment contre les risques majeurs qui pourraient s'en suivre : le retour à une économie administrée et protégée du monde extérieur, et la rigidification du système financier sous l'effet de réglementations inadaptées ;


? elle vise enfin à jeter les bases d'une restauration de l'économie de marché, à partir des principes fondateurs d'un capitalisme renouvelé : réhabiliter la figure de l'entrepreneur, remettre la finance au service de l'économie, favoriser le retour d'un actionnariat de long terme et rééquilibrer la relation de l'entreprise à l'ensemble de ses parties prenantes.


Comment les dysfonctionnements apparus lors de l'été 2007 sur un marché relativement restreint, à savoir un sous-compartiment du marché hypothécaire américain, ont-ils pu contaminer l'ensemble de l'économie mondiale et aboutir au marasme actuel ? Les raisons de ce mystère doivent être recherchées bien au-delà de l'été 2007, dans la conjugaison de deux tendances structurelles dont les deux dernières décennies ont permis l'inquiétant développement en dépit des mises en garde récurrentes quant aux dangers qu'elles recelaient pour la stabilité du système financier.


Au niveau macroéconomique, de profonds déséquilibres structurels entre certains pays développés (principalement les États-Unis) et d'autres pays développés ou émergents (principalement asiatiques), apparus dans les années 1980 et dont l'ampleur n'a fait que s'aggraver depuis, auraient dû entraîner de la part des États concernés des réponses adéquates pour ?uvrer à leur correction. Préférant contourner ce problème, dont le traitement aurait nécessairement eu un impact durable sur leur croissance, les États-Unis ont choisi depuis 1987 la solution de la fuite en avant par la mise en ?uvre d'une politique monétaire très expansionniste. Cette politique était facilitée par le statut particulier du dollar, puisque les emprunts publics libellés dans cette monnaie apparaissaient comme le support le plus sûr pour l'épargne par ailleurs surabondante des pays excédentaires (notamment émergents). Les taux d'intérêt réels " courts " et " longs " ont pu ainsi être maintenus à des niveaux faibles. Cette politique répondait aussi de façon opportune à la volonté des pouvoirs publics de favoriser l'accession à la propriété des ménages américains. Le résultat a été une expansion spectaculaire des liquidités au niveau mondial, qui, conjugué à des taux très faibles, a fourni ainsi une matière première bon marché aux emprunteurs et favorisé l'endettement et la spéculation (1).


Au niveau microéconomique, la responsabilité collective des établissements financiers américains est indéniable. L'oubli de leur c?ur de métier distinguer les " bons " crédits des " mauvais " par un contrôle adéquat des risques et les excès de transformation pratiqués par certains d'entre eux ont provoqué la résurgence des deux maladies mortelles des banques : les crises de solvabilité et les crises de liquidité. Les errements individuels d'acteurs isolés ont enfin achevé de saper la confiance sur les marchés (2).


Au-delà de ces erreurs collectives, dues en grande partie au manque de professionnalisme ou d'éthique de certains et à des incitations distordantes, la vision du marché qui animait une grande partie de l'industrie financière est aujourd'hui directement en cause. Fondée sur l'illusion d'une expansion continue de " marchés " fixant à chaque instant le juste prix de tous les actifs, elle a conduit les opérateurs économiques à faire du " marché " une véritable " pierre philosophale " transformant tout actif même illiquide en créance négociable. sont ainsi apparus de nombreux produits sophistiqués dont l'utilité parfois contestée a pu masquer un temps le fait qu'ils ne partageaient que très peu des caractéristiques fondamentales d'un bien échangeable sur un marché classique au premier rang desquelles la liquidité. Cette vision " extensive " de la notion de marché était aussi partagée par les concepteurs de la nouvelle architecture comptable, qui, en imposant abusivement l'idée que la fair-value, pour la valorisation des bilans, représente à elle seule la market value, ont joué un rôle non négligeable dans la propagation et l'accélération de la crise, tout comme ils avaient pu auparavant nourrir



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Date :

30/12/2010


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Français


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44


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Editeur : L'institut de l'entreprise


Tags : Crise, fondamentaux, économie de marché, marché, capitalisme
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