Décembre 2009
La couverture en téléphonie mobile
en France métropolitaine
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Sommaire
SOMMAIRE ................................................................................................................................. 3
SYNTHESE................................................................................................................................... 5
INTRODUCTION ........................................................................................................................ 15
RAPPORT SUR LA COUVERTURE EN SERVICES DE COMMUNICATIONS MOBILES DE TROISIEME
GENERATION EN FRANCE 17
1. PROBLEMATIQUE GENERALE DE LA COUVERTURE MOBILE............................................ 19
1.1. Déploiement des réseaux mobiles de deuxième génération en métropole............................ 20
1.2. Déploiement des réseaux mobiles de troisième génération en métropole ............................ 20
1.2.1. Les autorisations des opérateurs et les obligations de déploiement ......................................... 21
1.2.2. Le développement progressif des services mobiles 3G ........................................................... 24
1.3. Vers le très haut débit mobile .................................................................................................. 30
2. ETAT DES LIEUX DE LA COUVERTURE DU TERRITOIRE EN SERVICES DE
COMMUNICATIONS MOBILES DE TROISIEME GENERATION..................................................... 37
2.1.1. Méthodologie et notion de couverture ..................................................................................... 39
2.1.3. Cohérence territoriale de la couverture des opérateurs ............................................................ 52
2.1.4. Vérification de la fiabilité des cartes de couverture 3G des opérateurs ................................... 55
2.2. Qualité et débits des services offerts sur la couverture mobile 3G....................................... 61
2.2.2. Aspects méthodologiques ........................................................................................................ 62
2.2.3. Analyse des débits offerts par les opérateurs mobiles.............................................................. 64
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
COUVERTURE ANALOGUE A LA 2G .......................................................................................... 67
3.1. Les opérateurs mobiles ont toutes les cartes en main pour étendre leur couverture 3G au
niveau de la 2G .................................................................................................................................... 68
couverture dans les zones de faible densité........................................................................................... 69
3.2. Perspectives d'atteinte en 3G d'un niveau de couverture analogue à la 2G ........................ 78
3.2.2. La poursuite des déploiements par les opérateurs, au-delà de leurs obligations, pour atteindre
en 3G une couverture analogue à la couverture 2G............................................................................... 82
3.3. La contribution de la 3G à la résorption des zones non couvertes par tous les opérateurs 83
3.3.1. La résorption des zones grises se poursuit dans le cadre des déploiements 2G....................... 84
couverture 3G........................................................................................................................................ 84
3.3.3. La contribution du partage 3G à la réduction des zones non couvertes par tous les opérateurs ..
.................................................................................................................................................. 85
TABLE DES FIGURES................................................................................................................. 87
TABLE DES TABLES .................................................................................................................. 87
ANNEXES .................................................................................................................................. 89
ATLAS REGIONAL 103
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Synthèse
téléphonie mobile, portant notamment sur les perspectives de résorption des zones non
couvertes par tous les opérateurs de radiocommunications mobiles de deuxième génération. »
couverture du territoire en téléphonie mobile de deuxième génération (« 2G »)1 au 1er janvier
Venant compléter ce bilan, le présent rapport fait un bilan au 1er décembre 2009 de la
couverture en services de communications mobiles de troisième génération (« 3G ») et de ses
Mobile devant être délivrée en janvier 2010.
Le bilan fait également un état des lieux de la couverture 3G au 21 août 2009, date à
laquelle SFR et Orange France devaient atteindre leur troisième échéance de déploiement,
conformément au cahier des charges annexé à leur autorisation 3G.
De plus, un atlas géographique, inséré à la fin du présent bilan, expose, région par
région, les cartes de couverture de chacun des trois opérateurs Orange, SFR et Bouygues
Telecom au 1er décembre 2009.
Problématique générale de la couverture mobile et champ du présent rapport
La couverture en services de communications mobiles représente un enjeu majeur
succession de générations technologiques, qui tend à suivre le même chemin que celui suivi
haut puis au très haut débit.
Les services de communications mobiles ont pris leur essor à la fin des années 90 à
travers le déploiement des réseaux de deuxième génération à la norme GSM. Ces réseaux
avaient pour principal objet la fourniture du service de communication vocale (téléphonie) en
situation de mobilité. Comme indiqué dans le bilan sur la 2G, la couverture de ces réseaux est
était desservie par au moins un opérateur. Pour autant, les déploiements se poursuivent, non
seulement pour maintenir ou améliorer la qualité de service, mais aussi pour étendre la
couverture.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Les réseaux de troisième génération correspondant à la norme UMTS2 ont
services de communications électroniques (navigation Internet, courrier électronique, TV,
vidéo à la demande, etc.) en situation de mobilité. Le présent bilan dresse un état des lieux de
la couverture en services de communications mobiles 3G en métropole et fait un point sur ses
contrôle des premières obligations de déploiement, qui interviennent en 2010-2011.
préparer le déploiement des réseaux mobiles de nouvelle génération, qui prendront la
succession de l'UMTS au cours de la prochaine décennie3. Cette prochaine génération de
antérieures. Ces réseaux seront déployés dans les deux bandes de fréquences complémentaires
à 800 MHz (790-862 MHz), issue du dividende numérique, et à 2,6 GHz. Une consultation
Evaluation de la disponibilité sur le territoire des services 3G : une approche combinant
couverture et qualité de service
Le consommateur appréhende la disponibilité de la 3G à travers une diversité de
En effet, dans une zone couverte, la qualité de divers types de services (courrier
électronique, navigation Internet, TV, vidéo à la demande, etc.) en un point peut être très
ou débit du service utilisé (téléphonie, accès à internet à 384 kbit/s, accès à internet à 3,6
notamment à travers la mise à disposition de débits adaptés et suffisants à la fourniture des
différents types de service.
La caractérisation de la disponibilité sur le territoire des services de communications
service.
3 Parfois désignés sous le terme « 4G »
4 Une cellule est la zone couverte par une antenne-relais
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
combinant une double approche :
communication vocale sur un réseau 3G. Cette notion de couverture en 3G est
analogue à celle employée en 2G ; et
effectivement disponibles pour le public dans ces zones.
Cette méthode permet de concilier les deux dimensions de couverture et de qualité
moins des limites.
Représentation géographique de la couverture des réseaux 3G : éléments de méthodologie5
La représentation de la disponibilité géographique du réseau 3G constitue le premier
volet de la caractérisation de la couverture en services de communications mobile de
troisième génération.
Le présent bilan se fonde sur les cartes de couverture à la date du 1er décembre 2009,
transmises par les opérateurs mobiles. A cet égard, il convient de remarquer que chaque
opérateur met à jour régulièrement ses cartes de couverture, publiées sur son site Internet. La
été déjà indiquées concernant la 2G dans le bilan publié le 7 août dernier.
diversité des situations dans lesquelles la disponibilité du service est appréhendée
caractérisant la notion de couverture employée.
La définition de la couverture 3G utilisée dans ce bilan est la même que celle qui a
été utilisée dans le bilan de la couverture 2G publié en août 2009 : elle correspond à la
les modalités de publication des cartes de couverture 2G des opérateurs, et définit un
protocole de vérification de ces cartes.
fiable à 100%. En effet, en un point, les calculs théoriques de propagation des ondes
5 La méthodologie complète est disponible au chapitre 2.1.1 du présent bilan.
6 http://www.arcep.fr/uploads/tx_gsavis/07-0178.pdf.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
radioélectriques peuvent, malgré leur grande précision, ne pas représenter de manière parfaite
humaine. Une zone est donc déclarée couverte si la probabilité est suffisamment forte de
pouvoir accéder dans cette zone à un service donné avec une qualité définie. De plus, la
résolution spatiale des cartes se situe entre une dizaine et une centaine de mètres, selon la
zone considérée. Dès lors, les trous de couverture inférieurs à cet ordre de grandeur ne
peuvent être représentés.
Pour autant, les opérateurs doivent publier des cartes de couverture avec un taux de
systématique de vérification sur le terrain de la fiabilité des cartes de couverture 3G publiées
3G conformément à la définition utilisée dans le présent bilan, et qui se rapproche très
Il ressort de cette campagne de mesure sur le terrain que le taux de fiabilité des cartes
de couverture 3G établies par les trois opérateurs mobiles est supérieur à 95%, ce qui est
globalement conforme au niveau de disponibilité du service attendu dans la zone de
couverture au sens des obligations de couverture du territoire inscrites au cahier des charges
des opérateurs 3G.
Outre ces cartes, la présentation de la couverture 3G repose sur deux indicateurs : le
premier, le taux de couverture du territoire, qui mesure simplement la proportion de la surface
du territoire métropolitain correspondant aux zones identifiées comme couvertes sur les cartes
de couverture de chaque opérateur, dont il découle ainsi directement ; le second, le taux de
couverture de la population, qui prend également en compte une évaluation de la densité de
population sur le territoire.
Caractérisation de la disponibilité des services dans les zones couvertes : qualité de service
disponibles sur le réseau 3G constitue le second volet de la caractérisation de la couverture en
services de communications mobile de troisième génération.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
comme couvertes. La présentation de la disponibilité des services 3G7 se base sur les résultats
de ces enquêtes, en se focalisant sur les indicateurs de débits mesurés.
Il convient de remarquer que pour chaque opérateur les indicateurs de qualité de
service ont été établis sur la base de mesures réalisées sur le meilleur des réseaux disponibles
Toutefois, il est possible que les utilisateurs observent des performances plus élevées que
celles mentionnées dans les résultats des enquêtes de qualité de service, notamment aux
heures creuses. Inversement, dans certaines tranches horaires, ou lorsque les offres sont
bridées, il est possible que les débits constatés soient plus faibles que ceux mentionnés par
services que sont présentés dans le présent rapport successivement une description de la
de qualité de service 3G peut être résumé de la façon suivante.
Etat des lieux de la couverture mobile 3G en métropole au 1er décembre 2009
1er décembre 2009, soit Orange France, SFR et Bouygues Telecom.
Au 1er décembre 2009, Orange France annonçait couvrir environ 47 % de la surface du
de plus de 11 000 sites 3G.
respectivement augmenté de plus de 50 %, et de 100 % depuis 2008.
Pour sa part, SFR annonçait couvrir au 1er décembre 2009 environ 81 % de la
population. La carte de couverture de SFR à cette date correspond à un taux de couverture de
près de 8 200 sites 3G.
7 Une présentation détaillée des indicateurs de débits est proposée au chapitre 2.3 du présent bilan. Pour un
exposé complet des résultats des enquêtes de qualité de service, le lecteur est invité à consulter les rapports
8 Un état des lieux complet de la couverture est disponible au chapitre 2.1 du présent bilan. Un point sur les
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
de plus de 50 %, et de 100 % depuis 2008.
Enfin, Bouygues Telecom annonçait couvrir au 1er décembre 2009 environ 40 % de la
surface du territoire et environ 80 % de la population. Cette couverture est réalisée grâce à
Bouygues Telecom atteignait en 2008 des débits médians, pour la réception de données, de
des débits de 464 kbit/s pour 10 % des tests. Les différences de performances avec Orange
données ont respectivement augmenté de plus de 50 %, et de 100 % depuis 2008.
On peut noter également que Bouygues Telecom a déployé sa couverture 3G avec une
dessert notamment assez largement la périphérie des agglomérations et dans une moindre
en moyenne moins denses que ses deux concurrents, et notamment que la couverture 3G de
Bouygues Telecom représente une couverture moindre de la population que celle de SFR,
alors que plus étendue en surface. A cet égard, Bouygues Telecom indique avoir dû faire face
à des contraintes au cours de son programme récent de rattrapage de couverture 3G, liées
villes.
la hausse des trafics et développer la qualité de service.
les sites 2G pour déployer la 3G. En effet, plusieurs dizaines de milliers de sites sont déjà
couverture est disponible au chapitre 3.1 du présent bilan.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Les opérateurs vont poursuivre le déploiement de la 3G dans la bande 2,1 GHz sur les
y compris dans les zones déjà couvertes, afin de continuer à améliorer la qualité de service. A
déployer de nouvelles évolutions de la technologie UMTS, permettant à court terme des
débits de 14,4 Mbit/s, voire ultérieurement 28,8 Mbit/s, et continuer à augmenter la capacité
des réseaux de collecte.
3G dans cette bande permettra de diminuer le nombre de sites nécessaires, comparé à un
déploiement de la 3G dans la bande 2,1 GHz, pour assurer une même couverture. En zones
effet une plus large couverture que celle des fréquences hautes, du fait de meilleures
propriétés physiques de propagation. Ceci est particulièrement utile dans les zones les moins
ces fréquences, et peut donc être directement réutilisé pour déployer la 3G dans la bande 900
900 MHz. Le principe de cette réutilisation était en effet prévu depuis le début des années
2000 dans les appels à candidatures 3G.
Enfin, les opérateurs peuvent partager leurs installations de réseaux mobiles 3G, dans
susceptible de faciliter le déploiement des réseaux mobiles sur le territoire.
principal objectif de faciliter la progression de la couverture du territoire en
radiocommunications mobiles de troisième génération, dispose que les opérateurs doivent
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
obligations de couverture, dont les taux cibles figurant dans leurs licences sont de 99,3 % de
la population pour SFR, de 98 % de la population pour Orange France et de 75 % de la
population pour Bouygues Telecom.
principales motivations sont reprises dans la partie 3.2.1 du présent bilan.
2010 et 98% de la population avant fin 2011.
Pour sa part, SFR a été mise en demeure de couvrir 84% de la population avant le 30
juin 2010, 88% de la population avant fin 2010, 98% de la population avant fin 2011 et 99,3%
Par ailleurs, au 1er décembre 2009, Bouygues Telecom déclare couvrir 80 % de la
population, soit un taux supérieur à son obligation de déploiement de 75 % figurant dans son
Hormis pour SFR, qui, en atteignant une couverture 3G de 99,3 % de la population,
courriers joints au présent rapport leur volonté de poursuivre le déploiement de leur réseau
une couverture équivalente à celle de la 2G.
Le déploiement de ce réseau 3G partagé donnera lieu à la conclusion dans les
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Au vu des déploiements prévisionnels des opérateurs et des mises en demeure qui ont
converger vers la couverture 2G. En particulier, la 3G couvrira 98% de la population
fin 2011. En outre, les trois opérateurs mobiles mettront en service la 3G sur les sites du
Zones non couvertes (« zones blanches ») ou non couvertes par tous les opérateurs (« zones
grises »)
détaillé sur les zones non couvertes (« zones blanches ») ou couvertes par une partie des
couverture des opérateurs dans ces zones.
pour chaque opérateur, en réutilisant le maillage de son réseau mobile 2G existant,
Les déploiements des réseaux 2G qui se poursuivent actuellement contribueront à
réduire les zones non couvertes. A cet égard, une description détaillée en est faite dans le
programmes de déploiement spontanés des opérateurs.
faire progresser la desserte du territoire en services de communications mobiles de troisième
et SFR dans le cadre des mises en demeure qui leur ont récemment été notifiées. Ces
échéances sont les suivantes :
30 juin 2010 : SFR doit couvrir 84% de la population ;
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
31 décembre 2010 : SFR et Orange France doivent couvrir respectivement 88% et
91% de la population ;
31 décembre 2011 : SFR et Orange France doivent couvrir 98% de la population ;
31 décembre 2013 : SFR doit couvrir 99,3% de la population.
Cela inclut également la dernière échéance de déploiement de Bouygues Telecom.
mobile de troisième génération. En application de ces dispositions, ce réseau partagé 3G doit
en particulier comprendre la mise à niveau en 3G des sites déployés en 2G dans le cadre du
ouvert, dans des conditions équitables, à un éventuel quatrième opérateur.
information fiable et transparente des consommateurs en matière de couverture et de qualité
des services de communications mobiles.
présent bilan seront ainsi apportés, notamment au sujet des débits offerts par les réseaux 3G
de chaque opérateur.
en 2010 un cadre de publication de cartes de couverture 3G par les opérateurs, incluant un
fait pour les cartes de couverture 2G.
Enfin, en ce qui concerne Free Mobile, il convient de souligner que son déploiement
autorisé en janvier 2010, soit 8 à 9 ans après les trois autres opérateurs. Celui-ci devrait
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Introduction
La couverture du territoire en services de communications mobiles est un enjeu majeur
Le présent rapport fait un bilan au 1er décembre 2009 de la couverture du territoire en
services de communications mobiles de troisième génération et de ses perspectives
couverture du territoire en téléphonie mobile, portant notamment sur les perspectives de
résorption des zones non couvertes par tous les opérateurs de radiocommunications mobiles
de deuxième génération. »
Il fait suite au bilan concernant la couverture en téléphonie mobile de deuxième
dans ce premier rapport, en tenant notamment compte des éléments issus de la procédure de
France et SFR au 21 août 2009.
Il comprend deux documents : un rapport analysant la couverture en services de
communications mobiles de troisième génération en France, et un atlas régional contenant les
cartes de couverture de chacun des trois opérateurs Orange France, SFR et Bouygues Telecom
au 1er décembre 2009.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Rapport sur la couverture en services de
communications mobiles
de troisième génération en France
Le présent rapport comprend trois parties, et traite des quatre opérateurs de téléphonie
mobile de troisième génération en France : Orange France, SFR, Bouygues Telecom et Free
Mobile. Cependant, étant donné que Free Mobile se verra délivrer sa licence en janvier 2010,
réseau ouvert au public.
La première partie vise à mettre en perspective le déploiement des réseaux mobiles de
troisième génération dans la problématique plus générale de la couverture du territoire par les
services de communications mobiles.
Il y est expliqué que, compte-tenu du caractère naissant du déploiement des réseaux
le sujet de la couverture 3G dans ces zones.
La deuxième partie présente un état des lieux de la couverture en services de
part, les performances et la qualité des services 3G sur leur zone de couverture. Elle fait
leur dernière échéance de couverture.
de communications mobiles de troisième génération par les opérateurs. Elle expose ainsi les
prévisionnels par chacun des opérateurs visant à respecter leurs obligations de déploiement
Il ressort que la couverture 3G va atteindre un niveau équivalent à la couverture
la couverture mobile (programme « zones blanches » 2G). Enfin, sont présentées les
perspectives de résorption des zones grises, zones couvertes par seulement une partie des
opérateurs.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
1. Problématique générale de la couverture mobile
La présente partie vise à poser la problématique générale de la couverture du territoire
par les services de communications mobiles et à mettre en perspective le déploiement des
réseaux mobiles de troisième génération.
partie en rappelle les principaux éléments, en apportant des développements complémentaires
concernant les services de communications mobiles de troisième génération.
succession de générations technologiques, qui tend à suivre le même chemin que celui suivi
Les services de communications mobiles ont pris leur essor à la fin des années 90 à
travers le déploiement des réseaux de deuxième génération à la norme GSM. La couverture de
certains de ces déploiements visent une densification du réseau dans des zones déjà couvertes,
couverture.
bien engagée, avec le déploiement en cours des réseaux mobiles de troisième génération à la
norme UMTS en France comme en Europe. Si la couverture réalisée est significative, des
à préparer le déploiement des réseaux mobiles de nouvelle génération qui prendront la
prochaine décennie.
applicable au déploiement de ces différentes générations des réseaux mobiles, en mettant tout
Les parties suivantes du rapport se concentreront cependant spécifiquement sur les
réseaux mobiles de troisième génération. Elles intègrent les derniers éléments issus de la
dernière échéance, qui est intervenue le 21 août 2009, ainsi que des éléments actualisés au
1er décembre 2009.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
1.1. Déploiement des réseaux mobiles de deuxième génération
en métropole
non couvertes par tous les opérateurs.
Celui-ci montre notamment que la couverture des réseaux mobiles de deuxième
poursuivent pour les trois opérateurs autorisés, notamment dans les centres-bourgs des
communes qui ne sont pas encore couverts, le long des axes de transport prioritaires, ainsi que
dans certaines zones grises (une zone grise étant une zone couverte par un ou deux opérateurs,
mais pas par les trois).
97,8% de la population et 86% de la surface du territoire sont couverts en 2G par
les trois opérateurs mobiles à la fois ;
99,3% de la population et 94% de la surface du territoire sont desservis en 2G par
au moins deux opérateurs mobiles ;
99,8% de la population et 97,7% de la surface du territoire sont couverts en 2G par
au moins un opérateur mobile.
Les zones couvertes par aucun opérateur, couramment désignées sous le terme de
« zones blanches », concernent 0,18% de la population, soit environ 100 000 habitants, et
2,3% du territoire métropolitain. Ces zones sont principalement concentrées dans certains
départements difficiles à couvrir, en particulier dans les zones montagneuses (Alpes,
Pyrénées, Massif Central et Corse). Cela signifie que plus de 99,8% de la population
métropolitaine est couverte par au moins un des trois opérateurs.
Le lecteur est invité à se référer à ce bilan pour un point détaillé concernant la
deuxième génération. Celle-ci ne sera pas abordée dans la suite du rapport.
1.2. Déploiement des réseaux mobiles de troisième génération
en métropole
engagée, avec le déploiement en cours des réseaux mobiles de troisième génération à la norme
Si la couverture réalisée est significative, des investissements importants doivent
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
génération en métropole.
les obligations de déploiement.
Ensuite est effectué un point sur le développement progressif des services mobiles de
sont rappelées et un point est fait sur le développement commercial des services de troisième
la couverture des services mobiles 3G, notamment concernant la réutilisation des fréquences à
Les autorisations des opérateurs et les obligations de
déploiement
dans les bandes 900 MHz et 1800 MHz.
Les autorisations relatives au déploiement de systèmes mobiles de troisième
génération (« 3G ») ont été délivrées en France dans la bande 2,1 GHz à partir des années
2000. Orange France et SFR ont obtenu une autorisation par arrêté en date du 18 juillet 20013,
suite au premier appel à candidatures du 18 août 2000. Bouygues Telecom a obtenu son
autorisation par arrêté en date du 3 décembre 20024, suite au deuxième appel à candidatures
du 29 décembre 2001.
annoncé le 18 décembre 2009 avoir retenu la candidature de Free Mobile dans le cadre de
3 Arrêté du 18 juillet 2001 autorisant la société Orange France à établir et exploiter un réseau radioélectrique de
troisième génération ouvert au public et à fournir le service téléphonique au public, et arrêté du 18 juillet 2001
autorisant la Société française du radiotéléphone à établir et exploiter un réseau radioélectrique de troisième
génération ouvert au public et à fournir le service téléphonique au public
4 Arrêté du 3 décembre 2002 autorisant la société Bouygues Telecom à établir et exploiter un réseau
radioélectrique de troisième génération ouvert au public et à fournir le service téléphonique au public
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Obligations de déploiement
obligations de déploiement, qui correspondent aux obligations minimales qui étaient prévues
pourcentage de la population desservie, selon un calendrier donné.
devaient commercialiser leurs services 3G au grand public respectivement en mars et juin
2002. A ces dates, SFR devait desservir les habitants des agglomérations de Lille, Lyon,
Marseille, Nice et Paris, et Orange France devait proposer ses services dans les
agglomérations de Cannes, Lille, Lyon, Marseille, Metz, Nantes, Nice, Paris, Rennes,
Strasbourg, Toulon et Toulouse. De son côté, Bouygues Telecom devait couvrir 20% de la
tableau ci-après.
Echéance
Périmètre de couverture attendu
Orange France
Cannes, Lille, Lyon, Marseille, Metz,
Nantes, Nice, Paris, Rennes, Strasbourg,
Toulon et Toulouse
Lille, Lyon, Marseille, Nice et Paris
Bouygues Telecom Décembre 2003
20% de la couverture
En ce qui concerne la couverture, les obligations sont étalées sur une période de huit
ans, avec des jalons à deux ans et à cinq ans, à compter de la date de publication de leur
autorisation au Journal Officiel. A chaque échéance est défini un niveau de couverture, pour
plusieurs niveaux de service (voix, mode « paquets » à un niveau de débit donné).
population avec un service en mode « paquets » à un débit de 144 kbit/s sur la voie
descendante.
Bouygues Telecom doit quant à lui couvrir 75% de la population avant le 12 décembre
2010 avec un service en mode « paquets » à un débit de 384 kbit/s sur la voie descendante.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Les obligations de couverture des trois opérateurs sont détaillées ci-dessous :
établir et exploiter un réseau radioélectrique de troisième génération ouvert au public
France à établir et exploiter un réseau radioélectrique de troisième génération ouvert au
Telecom à établir et exploiter un réseau radioélectrique de troisième génération ouvert
au public
Ces obligations de couverture reposent sur un taux de disponibilité du service 3G, à
couverture publiées par les opérateurs, en date du 1er décembre 2009, analysées dans le
chapitre 2 du présent bilan, répondent à ce niveau de fiabilité.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
En outre, il convient de remarquer que les débits mentionnés dans les obligations de
couverture correspondent aux niveaux prévus par la norme UMTS R.99, donc anticipés par
nominales bien supérieures.
Le développement progressif des services mobiles 3G
Le déploiement des réseaux mobiles de troisième génération, initié au début des
calendrier de plusieurs années. Dans ce qui suit est mis en perspective le déploiement
Ce déploiement progressif est présenté à travers les différentes étapes du suivi mené
Orange France, pour les années 2003 et 2006, et de Bouygues Telecom, pour les années 2004
Un retard au niveau européen au début des années 2000
opérationnelles rencontrées lors du déploiement n'ont pas permis aux opérateurs européens de
déployer leurs réseaux 3G aussi rapidement que prévu. Ces facteurs externes, présents dans
déploiement de l'UMTS.
Au titre de leur premier engagement de déploiement, Orange France et SFR devaient
couvrir à la fin juillet 2003 respectivement 58% et 75% de la population métropolitaine en
Compte-tenu du décalage significatif entre la réalité technico-économique et les
conduite à ne pas sanctionner un décalage des premières échéances de couverture des
opérateurs 3G.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
SFR et Orange France ont ouvert commercialement leurs réseaux mobiles de troisième
génération fin 2004 et ont atteint fin 2005 une couverture respective de 60% et 58% de la
population.
Dans un deuxième temps, SFR et Orange France ont dépassé le taux de couverture de
70% de la population respectivement fin 2007 et fin 2008.
respectivement 99,3% et 98% de la population, soit un niveau comparable à celui de la 2G.
Cas de Bouygues Telecom
Au titre de son premier engagement de déploiement, Bouygues Telecom devait
atteindre une couverture minimale de 20% de la population fin décembre 2004.
Pour les mêmes raisons que pour Orange France et SFR, à savoir un décalage
significatif entre la réalité technico-économique et les prévisions faites lors des procédures
décalage des premières échéances de couverture de Bouygues Telecom.
conformer à ses obligations de déploiement, Bouygues Telecom a atteint un taux de
couverture de 20% de la population fin 2007.
couverture de 58% de la population.
Telecom, qui interviendra en décembre 2010, prévoit une couverture de 75% de la population.
Cas de Free Mobile
a pris les engagements de couverture suivants, qui seront repris dans son autorisation :
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Figure 4 : Extrait des engagements de couverture souscrits par Free Mobile dans
le cadre de son dossier de candidature
du déploiement de son réseau, pour participer à la couverture en 3G des zones du programme
troisième génération déployé dans les zones blanches correspondantes.
Etat des lieux du développement des services mobiles de troisième génération
clients actifs en 3G à la fin du second trimestre 20095, soit un doublement du parc en un an.
Ce décollage est le résultat des efforts des opérateurs pour développer des offres
attractives disponibles sur une couverture de plus en plus étendue du territoire. Les opérateurs
ont ainsi constitué des offres fondées en particulier sur des contenus audio et vidéo, dont le
consommateurs.
génération (3G) à la norme UMTS est intervenue en France métropolitaine à la fin 2004.
5 Observatoire des marchés, ARCEP.
6 High Speed Packet Access
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
avec des débits crêtes proches de 2 Mbit/s.
Les débits crêtes proposés aujourd'hui sont ainsi dix fois supérieurs à ceux proposés
gamme des réseaux filaires à haut débit ADSL.
Par ailleurs, la croissance du trafic est stimulée par les nouveaux modes de tarification,
avec les nouvelles offres lancées fin 2007. Le trafic de données en transit sur les réseaux 3G a
Enfin le développement des usages est favorisé par les nouveaux terminaux conçus
pour l'Internet mobile, allant du téléphone intelligent (« smartphone ») à l'ordinateur
ultraportable, en passant par le baladeur audio ou vidéo connecté à l'Internet.
couverture 3G
La réutilisation des fréquences 900 MHz pour la 3G
exploitées par le GSM, représente un atout important pour le déploiement de la 3G. A cet
En effet, les fréquences basses (inférieures à 1 GHz) ont des propriétés de propagation
bien meilleures (portée, pénétration dans les bâtiments) que les fréquences hautes (supérieures
à 1 GHz). Le déploiement de la 3G dans la bande 900 MHz permet ainsi de diminuer le
de plus grand rayon. En outre, la possibilité de réutilisation de la bande de fréquences 900
MHz permet de ré-exploiter le maillage de sites déployé pour les réseaux 2G.
Le principe de la réutilisation pour la 3G des fréquences attribuées pour la 2G a été
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
de fréquences pour le déploiement de réseau 3G dans la bande 2,1 GHz lancés depuis le début
des années 2000.
une restitution de fréquences à un éventuel quatrième opérateur 3G. Afin de définir le schéma
entre 2006 et 2008 deux consultations publiques.
Après ces deux consultations publiques, SFR et Orange France ont été autorisés, le 26
faculté, a demandé à en bénéficier lors du renouvellement de son autorisation GSM en
MHz dans la bande 2,1 GHz, un accès à 5 MHz dans la bande 900 MHz pour déployer la 3G.
déploiement de réseau mobile.
Le partage des installations de réseau mobile de troisième génération est possible sur
le territoire métropolitain. Ce sujet a donné lieu à un examen approfondi par la Commission
consultative des radiocommunications (CCR) dès le début des années 2000 afin de donner de
la visibilité aux acteurs dans le cadre des appels à candidatures pour les autorisations UMTS.
Le rapport de la CCR, publié le 4 octobre 20019, décrivait les différentes solutions de partage
possibles, en précisant celles compatibles avec le cadre réglementaire et les conditions de
délivrance des autorisations.
Le premier type de solutions concerne le partage des installations passives (partage des
partage, puisque, selon les opérateurs et selon les zones considérées, 20% à 40% des sites sont
déjà partagés.
Le second type de solutions consiste en un partage des installations actives (partage
7 http://www.arcep.fr/uploads/tx_gsavis/08-0228.pdf et http://www.arcep.fr/uploads/tx_gsavis/08-0229.pdf
9 http://www.arcep.fr/fileadmin/reprise/publications/synt-ccr.doc
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
réseau de troisième génération de communications électroniques mobiles ». En application de
faible trafic et à faible croissance de trafic, sans toutefois converger sur la définition précise
(programme « zones blanches » 2G). Cette décision dispose que les opérateurs doivent
troisième génération.
Cet accord de partage devra être étendu dans des conditions équitables à Free Mobile.
Dans la troisième partie du présent rapport, sont présentés des premiers résultats issus
réseau retenues et les zones géographiques devant être couvertes en 3G par un partage des
installations actives de réseau mobile.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
1.3. Vers le très haut débit mobile
numérique, et à 2,6 GHz, en vue du déploiement des réseaux mobiles de nouvelle génération
A cet égard, la couverture du territoire représentera un enjeu de premier plan.
Internet fixe, pour assurer au consommateur - particulier ou professionnel - la continuité et
Ces tendances peuvent déjà être observées sur le marché de la troisième génération,
Les technologies mobiles qui prendront la succession de l'UMTS et permettront de
fournir des débits encore plus élevés sont d'ores et déjà en développement. Ainsi, dans les
premières années de la prochaine décennie sont attendus des systèmes dits LTE, LTE
Ces évolutions représentent des enjeux économiques et sociétaux majeurs.
L'Internet à haut débit mobile est un levier de croissance économique. En contribuant
Ce nouveau vecteur de distribution de contenus culturels, musicaux et audiovisuels,
est à même de répondre à l'évolution de la consommation vers un mode plus individualisé,
interactif, délinéarisé et nomade. Il va sans aucun doute engendrer de profondes mutations
facteur important de présence, d'accès et d'inclusion sociale. Les technologies à haut débit
sans fil ont un rôle important à jouer pour réduire les inégalités entre territoires.
13 Parfois désignés sous le terme « 4G »
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
la prochaine décennie constitue un objectif de premier plan.
Dans cette perspective, les pouvoirs publics ont élaboré une stratégie globale en
de fréquences complémentaires :
diffusion hertzienne terrestre de la télévision analogique, prévu par la loi au 30 novembre
2011, avait été recommandée par la Commission parlementaire du dividende numérique dans
son rapport du 23 juillet 2008. Elle a été décidée par le Premier Ministre par arrêté du 22
décembre 2008.
réseaux mobiles de nouvelle génération dans ces deux bandes de fréquences complémentaires
contributions à la consultation publique.
le cadre du schéma national de réutilisation des fréquences libérées par l'arrêt de la diffusion
liberté de communication, le ministre chargé des communications électroniques fixe, sur
proposition de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes et
après avis de la Commission du dividende numérique instituée par le même article 21, les
conditions d'attribution et de modification des autorisations d'utilisation correspondant à ces
fréquences. Celles-ci tiennent prioritairement compte des impératifs d'aménagement
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Par dérogation à ce qui précède, s'agissant des fréquences affectées aux services de
communications électroniques dans le cadre du schéma national de réutilisation des
fréquences libérées par l'arrêt de la diffusion analogique institué par le même article 21, ces
conditions sont définies par le ministre chargé des communications électroniques sur
proposition de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes et
après avis de la Commission du dividende numérique instituée par ledit article 21. Elles
tiennent prioritairement compte des impératifs d'aménagement numérique du territoire. »
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
1.4. Un marché 3G naissant dans les départements et
consultation publique, dont elle a publié la synthèse des contributions le 31 juillet 2002.
de cette consultation publique ne purent toutefois pas trouver de concrétisation dans les délais
initialement prévus : les acteurs se sont focalisés sur le développement de leur réseau 2G.
En 2006, après que les services de communications mobiles 2G eurent connu un
communications mobiles 3G dans la bande 2,1 GHz dans les départements et collectivités
nécessaires à la libération des fréquences identifiées par la Commission Européenne pour la
systèmes gouvernementaux.
publique, dont la synthèse a été publiée le 16 octobre 2007.
5 MHz apparaissant suffisante pour lancer une activité commerciale 3G ; une demande forte
des acteurs pour encadrer les attributions de fréquences.
Les premières autorisations ont été délivrées dès mars 2008. A ce jour, plusieurs
opérateurs sont autorisés à déployer des réseaux de troisième génération (3G) à la norme
UMTS. La liste des opérateurs ultramarins est récapitulée dans le tableau ci-dessous :
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Tableau 2 : Liste des opérateurs ultramarins
Départements
Opérateurs 2G
Opérateurs 3G
Collectivités
Digicel AFG
Outremer Télécom
Martinique
Outremer Télécom
Martinique Téléphone Mobile
Martinique Téléphone Mobile
Digicel AFG
Outremer Télécom
Guadeloupe
Outremer Télécom
Guadeloupe Téléphone Mobile
Guadeloupe Téléphone Mobile
Digicel AFG
Outremer Télécom
Outremer Télécom
Guyane Téléphone Mobile
Guyane Téléphone Mobile
Orange Réunion
Orange Réunion
Outremer Télécom
Outremer Télécom
Mayotte
Outremer Télécom
Orange Réunion
Digicel AFG
Saint-Martin
Outremer Télécom
Dauphin Télécom
Digicel AFG
Saint-Barthélemy
Outremer Télécom
Dauphin Télécom
Saint-Pierre et Miquelon SAS SPM Telecom
Les premiers réseaux mobiles de troisième génération à la norme UMTS ont été mis
A ce jour, la 3G est disponible à la Réunion (SRR, Orange Réunion et Outremer
semestre 2009 et courant 2010.
Dans ce cadre, la couverture 3G est actuellement en pleine progression, mais demeure
néanmoins significativement inférieure à celle proposée en 2G. En particulier, les opérateurs
autorisés doivent, conformément aux obligations mentionnées dans leurs autorisations,
atteindre un taux minimum de couverture de la population de 30% en 2010-2011, et de 70%
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
supplémentaires est de nature à favoriser la progression de la couverture 3G dans ces
territoires.
Etant donné que les réseaux 3G commencent seulement à être déployés en outre-mer
et que de nombreux opérateurs 2G ne sont pas encore autorisés en 3G, le présent bilan
par exemple au moment du contrôle des premières obligations de déploiement, qui
interviennent en 2010-2011.
mer puissent avoir accès aux services mobiles à très haut débit mobile (4G) dans les mêmes
débit a mis en évidence des besoins comparables entre ultramarins et métropolitains.
2,6 GHz puissent être affectées dans les meilleurs délais aux services de communications
électroniques.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
couverture actuelle en services de communications mobiles de troisième génération (3G) en
est invité à se reporter.
Enfin, étant donné que les réseaux 3G commencent seulement à être déployés en
outre-mer et que de nombreux opérateurs 2G ne sont pas encore autorisés en 3G, le présent
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
2. Etat des lieux de la couverture du territoire en services
de communications mobiles de troisième génération
de troisième génération en France métropolitaine à la date du 1er décembre 2009. Elle porte
sur les trois opérateurs mobiles Orange France, SFR et Bouygues Telecom. Elle fait
leur dernière échéance de couverture.
rapport publié le 7 août 2009.
Toutefois, la diversité plus grande des services offerts en 3G que sur la 2G impose une
approche combinant de façon plus marquée couverture et qualité de service. En effet, dans
une zone couverte, la qualité de divers types de services en un point peut être très différente
La notion de couverture ne peut donc pas être dissociée de la qualité attendue pour un
complémentaires :
couverture analogue à celle employée en 2G,
effectivement disponibles pour le public dans ces zones.
La première analyse se fonde, comme pour le bilan de la couverture 2G publié le
7 août 2009, sur les cartes de couverture 3G publiées par les opérateurs mobiles sur leurs sites
1er décembre 2009, pour un terminal 3G compatible 2,1 GHz et 900 MHz. Concernant Orange
France et SFR, une analyse de leurs cartes de couverture au 21 août 2009 est également
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
est développée en partie 2.1.
La seconde analyse vise à déterminer les services qui sont effectivement disponibles
pour le public dans les zones de couverture décrites à la partie 2.1. Cette analyse de la qualité
de service est présentée en partie 2.2.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
en France métropolitaine, sur la base des cartes de couverture géographique publiées par les
opérateurs mobiles.
Dans un premier temps sont exposés les éléments de méthodologie à la base de cette
couverture représentée est, dans un souci de cohérence, la même que dans le bilan de la
couverture 2G publié le 7 août 2009. Celle-ci est précisée en partie 2.1.1. Cette partie expose
également les limites de la représentation sous forme de cartes, et notamment en quoi la
perception des utilisateurs sur le terrain peut parfois être différente de ce que semblent
indiquer les cartes de couverture.
France et SFR au 21 août 2009 y sont également présentées. Un atlas géographique rendant
compte des cartes de couverture mobile 3G des opérateurs, région par région, au 1er décembre
2009, est joint en annexe au présent rapport.
différences dans la couverture 3G des trois opérateurs sur le territoire. Il semble en particulier
que Bouygues Telecom, qui a débuté plus récemment le déploiement de son réseau, ait une
est développé dans la partie 2.1.3.
Un point précis est effectué sur la fiabilité des cartes de couverture 3G publiées par les
opérateurs mobiles et sur la base duquel est effectué le présent bilan. Ces aspects relatifs à la
fiabilité des cartes sont analysés dans la partie 2.1.4.
Méthodologie et notion de couverture
La présente partie expose la méthodologie selon laquelle les cartes de couverture ont
été réalisées et exploitées pour le présent bilan de la couverture. Ces éléments sont similaires
ci correspond, comme pour les cartes 2G, à la possibilité pour un utilisateur de passer un
Ensuite, sont soulignées les limitations intrinsèques qui résident dans la représentation
résulte, comme pour les cartes de couverture 2G, que les cartes de couverture ne peuvent être
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
opérateurs indiquent avoir établi leurs cartes dans le respect de ces dispositions.
Enfin, il est précisé que les informations utilisées dans le présent bilan correspondent
aux données publiées par les opérateurs sur leur site Internet.
Les cartes représentent la possibilité de passer un appel téléphonique,
Les cartes représentent la possibilité de passer un appel téléphonique via un réseau 3G et de
le maintenir une minute
La possibilité de fournir un service radio, et la qualité de ce service, dépendent
accéder au service. Pour avoir accès à ce service avec une qualité donnée, le niveau de champ
électromagnétique doit être supérieur à ce seuil minimal.
La définition même de la notion de couverture ne peut donc pas être dissociée de la
qualité attendue pour le service considéré : si on accepte une faible qualité (par exemple, pour
le service de téléphonie mobile, la simple possibilité de passer un appel), on peut obtenir une
zone de couverture plus grande que si on se donne une contrainte plus forte sur la couverture
attendue (par exemple, la possibilité de passer un appel et de le maintenir 1 minute).
mobile peut nécessiter plusieurs centaines de kbit/s.
service considéré, suivant la qualité requise pour le service : SMS, téléphonie, accès à
La figure ci-après illustre la différence de couverture qui peut exister pour des services
plus ou moins évolués.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Figure 5 : La couverture en fonction des services proposés
Débit disponible en
fonction de la distance
Antenne-relais
Débit minimum
mobile à haut débit
Débit minimum
nécessaire pour la
téléphonie mobile
Couverture Internet haut débit mobile
Débit minimum
nécessaire pour un SMS
Couverture téléphonie
Couverture SMS
Il est donc nécessaire, pour réaliser une carte de couverture, de choisir un service bien
défini avec une qualité bien définie.
Les cartes de couverture utilisées représentent la possibilité de passer un appel
Les cartes représentent la possibilité de passer un appel téléphonique via un réseau 3G à
service.
En effet, en raison de la difficulté, pour les ondes électromagnétiques, à traverser les
voiture au même endroit.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
lorsque les antennes-relais sont localisées sur les toits, ou dans les étages élevés des bâtiments
Ainsi, dans une zone mal couverte, on arrivera plus facilement à passer une communication
vocale 3G avec un terminal spécialement installé dans un véhicule, avec une antenne dédiée
puissance moins élevée. Par ailleurs, au sein des terminaux classiques, il existe des
aléas pouvant impacter la couverture.
Légende : gris clair : la carte de couverture pour un service avec un « téléphone de voiture », plus puissant / gris
pas dans le premier cas
Il est donc nécessaire, pour réaliser une carte de couverture, de choisir des conditions
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
bâtiments, avec un terminal portatif classique, ayant une sensibilité moyenne, qui est
représentée.
des bâtiments.
Les cartes représentent la possibilité de passer une communication vocale 3G en position
statique
communication mobile 3G est passé en mouvement, des problèmes de qualité, comme des
malgré la bonne couverture.
Dans une zone identifiée comme couverte, le phénomène de mobilité peut donc
également expliquer que les utilisateurs des services de communications mobiles aient
autre, rendu nécessaire par le mouvement du terminal mobile, ne se passe pas correctement
alors que toute la zone est couverte. Cette coupure peut être due à un problème rencontré au
de se connecter, qui peut entrainer un rejet du service.
14 Exemple du Royaume-Uni :
http://www.ofcom.org.uk/radiocomms/ifi/licensing/classes/broadband/cellular/3g/maps/3gmaps/
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Enfin, une carte de couverture ne peut que représenter la couverture en chaque point. Il
Les cartes représentent ainsi la couverture en position statique, comme dans le bilan de
Les cartes représentent la couverture accessible depuis un terminal 3G compatible 2,1 GHz et
Même si la couverture 3G réalisée en 900 MHz demeure encore une part faible de la
fonctionnalité UMTS 900 MHz. La proportion des références de terminaux compatibles
significative des utilisateurs souhaitant bénéficier des services 3G disposeront rapidement de
terminaux bi-bandes UMTS (900/2100).
Les cartes de couverture ne peuvent pas être fiables à 100%
calculs théoriques de propagation radioélectrique. Les logiciels très sophistiqués et les
modèles de terrain utilisés peuvent, malgré leur grande précision, ne pas représenter de
manière parfaite toutes les caractéristiques physiques ayant un impact sur les conditions de
En outre, les ondes radio fluctuent sans cesse, en raison par exemple des interférences
au réseau téléphonique échoue, pour une somme de raisons impossibles à prévoir.
également été mis en évidence dans le bilan de la couverture 2G publié le 7 août 200915 par
Sur les cartes, une zone est donc généralement déclarée couverte si la probabilité est
suffisamment forte de pouvoir accéder dans cette zone au réseau avec une qualité définie.
Il convient à cet égard de remarquer que les obligations de couverture du territoire
prévues dans le cahier des charges des opérateurs 3G reposent sur un niveau de disponibilité
niveau de fiabilité.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
dans les zones dites couvertes. Inversement, il existe toujours une certaine probabilité que des
Il convient enfin de noter que les cartes ont une résolution comprise entre quelques
dizaines de mètres et une centaine de mètres en fonction de la zone considérée. De ce fait, des
trous de couverture de taille inférieure à cette résolution peuvent exister dans des zones
déclarées couvertes sur ces cartes.
Les cartes analysées dans le bilan sont celles publiées par les
opérateurs sur leur site Internet
Le présent bilan de la couverture mobile a été constitué sur la base des cartes de
Ces cartes de couverture sont disponibles aux adresses suivantes :
http://couverture-reseau.orange.fr ;
http://www.sfr.fr/assistance/reseau-sfr-france ;
http://www.couverture.bouyguestelecom.fr.
Dans ce qui suit est présentée la couverture mobile 3G de chacun des opérateurs
publiées par les opérateurs au 1er décembre 2009 ; les cartes étant régulièrement mises à jour,
celles figurant dans ce rapport peuvent légèrement différer de celles qui seront disponibles sur
les sites des opérateurs lors de la consultation de ce rapport (les adresses de ces sites sont
mentionnées au paragraphe précédent).
leur dernière échéance de couverture.
3G de Free Mobile, qui sera seulement autorisé à utiliser des fréquences en 3G en janvier
Le lecteur est invité à prendre connaissance de ce qui suit en tenant compte des
éléments relatifs à la qualité des services disponibles sur ces zones de couverture décrits dans
la partie 2.1.3. La diversité plus grande des services offerts en 3G que sur la 2G impose en
effet, en 3G, une approche combinant de façon plus marquée couverture et qualité de service,
puisque la disponibilité de services en un point peut être très différente pour différents
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
services 3G, suivant la qualité ou le débit du service : téléphonie, accès à Internet à 384 kbit/s,
Il convient de rappeler que ces cartes représentent la couverture accessible depuis un
terminal 3G fonctionnant dans les bandes 2,1 GHz et 900 MHz.
matière de couverture mobile 3G.
couverture déclarée par chacun des trois opérateurs.
Le lecteur est invité à se reporter à cet atlas, disponible à la fin du présent document.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Au 21 août 2009, Orange France déclarait couvrir 84% de la population, soit un taux
Source : Orange France
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Au 1er décembre 2009, Orange France annonce couvrir environ 48% de la surface du
suivante :
Source : Orange France
indiqué en partie 2.1.4.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
La couverture mobile 3G de SFR
Au 21 août 2009, SFR déclarait couvrir 74% de la population, soit un taux inférieur à
Figure 9 : Carte de couverture 3G de SFR au 21 août 2009
Source : SFR
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Au 1er décembre 2009, SFR annonce couvrir environ 81% de la population. La carte
de couverture de SFR à cette date correspond à un taux de couverture de la surface du
Figure 10 : Carte de couverture 3G de SFR au 1er décembre 2009
Source : SFR
indiqué en partie 2.1.4.
16 Le taux de couverture du territoire mesure la proportion de surface des zones identifiées comme couvertes sur
couverture. Cette méthode, qui conduit à des taux plus élevés, consiste à faire la somme sur tout le territoire de la
sans la connaissance de ces taux de réussite en chaque point du territoire et ne rend pas compte de la surface du
territoire effectivement couverte représentée sur les cartes.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
La couverture mobile de Bouygues Telecom
Au 1er décembre 2009, Bouygues Telecom annonce couvrir environ 41% de la surface
du territoire, et environ 80% de la population. Cette couverture est réalisée grâce à
terrain, comme indiqué en partie 2.1.4.
Figure 11 : Carte de couverture 3G de Bouygues Telecom au 1er décembre 2009
Source : Bouygues Telecom
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Cohérence territoriale de la couverture des opérateurs
La présente partie analyse la cohérence géographique des zones de couverture des
par les opérateurs mobiles semble en effet indiquer que la couverture de Bouygues Telecom
de couverture en surface et taux de couverture en population. Cela signifie que le fait que les
couvertures de deux réseaux mobiles représentent une même étendue surfacique, en nombre
réseaux mobiles soient les mêmes.
Tout dépend des zones géographiques, et donc de la population, qui sont concrètement
présente les relations entre taux de couverture en surface et taux de couverture en population.
Sur ce graphique, la courbe noire représente un cas théorique limite de déploiement. Il
procédant par ordre décroissant de densité de population. Une telle progression du
déploiement est purement théorique et ne correspond pas à la réalité : en effet, les
déploiements des opérateurs sont conduits par plaques, en tenant compte de la cohérence
géographique des réseaux et en optimisant les zones à couvrir par commune.
Chaque opérateur, en suivant ses propres étapes de déploiement 3G sur le territoire, définit sa
propre trajectoire, dont la courbe noire constitue un cas limite théorique.
Ce même graphique fait figurer les points correspondant aux trajectoires qui ont été
réellement suivies par les opérateurs en 3G : Orange France (ronds oranges), SFR (losanges
rouges) et Bouygues Telecom (carrés bleus).
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Figure 12 : Relation entre taux de couverture en surface et en population
Distribution de la population
Tendance du déploiement de la 3G
observé pour Orange France et
Déploiement observé pour chacun des
opérateurs :
Orange France
Bouygues Telecom
Surface
Source : Données INSEE, opérateurs mobiles
la courbe verte.
et que SFR, ce qui fait que Bouygues Telecom se situe sous la courbe de progression
Cela se voit concrètement dans les cartes de couverture publiées actuellement par les
assez largement la périphérie de ces agglomérations.
Bouygues Telecom explique que cette situation est due aux contraintes auxquelles
villes.
bâties, et en hachures les zones de couverture de chaque opérateur. On constate que les cartes
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Telecom présente une surface couverte plus importante, notamment en dehors de
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
couverture de chacun des trois opérateurs au sein de cette agglomération. Il ne faut pas pour
Bouygues Telecom semble avoir pour le moment déployé une couverture relativement
étendue en surface, sans toutefois avoir terminé de déployer dans les zones les plus denses.
Vérification de la fiabilité des cartes de couverture 3G
des opérateurs
publiées par les opérateurs mobiles et sur la base duquel est effectué le présent bilan.
Les obligations de couverture du territoire prévues dans le cahier des charges des
zone de couverture. Conformément à leurs licences, les opérateurs présentent des cartes
respectant cette fiabilité. De plus, cette fiabilité a été vérifiée sur le terrain.
En raison du déploiement moins avancé que sur la 2G, les frontières entre zones
couvertes et zones non couvertes sont plus nombreuses, ce qui peut engendrer localement une
précision et une fiabilité moindre des cartes de couverture que sur la 2G.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Dans ce qui suit sont abordées successivement :
menée pour le présent bilan ;
la fiabilité globale des cartes 3G.
informations contenues dans les cartes de couverture 3G publiées par les opérateurs,
cartes des trois opérateurs au 1er décembre 2009, en vue du présent bilan.
relativement bonne des cartes de couverture 2G publiées par les opérateurs mobiles en
communications électroniques, modifié le 12 février 200919, a étendu les obligations de
publication des cartes de couverture à tous les opérateurs, fixes ou mobiles, et à tous les
Dans le cadre des campagnes de mesure sur le terrain réalisées pour le présent bilan,
utilisant des terminaux 3G, représentatifs du parc de chaque opérateur, en réalisant des
(http://www.arcep.fr/uploads/tx_gsavis/07-0178.pdf)
par les services de communications électroniques
(http://www.arcep.fr/uploads/tx_gsavis/07-0178.pdf)
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
parcours dans les agglomérations étudiées et en essayant de passer des communications
Les résultats des mesures ont été comparés aux cartes de couverture 3G que les
Une fiabilité des cartes 3G qui se rapproche de celle de la 2G
Les mesures ponctuelles sur le terrain indiquent que la fiabilité globale des cartes de
couverture publiées par chacun des opérateurs est supérieure au niveau de 95% demandé dans
les obligations de couverture du territoire inscrites dans le cahier des charges des opérateurs
Il est ainsi possible de dire que la fiabilité des cartes de couverture 3G établies par les
opérateurs se rapproche de celles concernant la 2G.
Cette fiabilité sera encore améliorée au fur et à mesure des déploiements des réseaux
non couvertes sur une même étendue géographique affecte la fiabilité de la carte. Les
déploiements de réseaux 2G étant plus avancés, ces frontières sont moins fréquentes.
A ce sujet, il convient en effet de souligner que les cartes de couverture sont réalisées
frontières entre les zones couvertes et les zones non couvertes que ces modèles
mathématiques sont les moins fiables. En effet, une légère fluctuation peut générer une
incohérence entre la frontière de la zone déclarée couverte et la frontière de la zone réellement
bâtiment sur la zone.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Source : ARCEP
Cette incohérence possible localement entre prédiction de couverture et couverture
réelle est illustrée sur la figure ci-dessous :
de même pu être passés (représentés sous la forme de points verts). La zone colorée représente la couverture
prédite sur la carte de couverture.
Au contraire, quand une grande zone est couverte en continu, notamment par
superposition de couvertures provenant de plusieurs antennes-relais, les erreurs de prédiction
En effet, le niveau de champ reçu est suffisamment bon sur toute la zone pour assurer un
niveau de qualité de service minimal.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Une telle situation est illustrée sur la figure ci-après :
Figure 18 : Illustration de la fiabilité des cartes de couverture sur des zones couvertes de
manière homogène
Cette carte illustre des endroits situés sur une zone couverte de manière large et homogène et sur lesquels
quasiment tous les appels téléphoniques sont réussis (représentés sous la forme de points verts). La zone colorée
représente la couverture prédite sur la carte de couverture.
Il convient de souligner que, malgré la sensibilité des modèles de propagation aux
frontières des cartes de couverture, ces cartes ont tout de même souvent une bonne fiabilité, y
compris aux frontières :
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Figure 19 : Illustration de la fiabilité des cartes de couverture aux frontières
échoué (représentés sous la forme de points rouges). La zone colorée représente la couverture prédite sur la carte
de couverture.
Or, au contraire des réseaux 2G, qui représentent la majeure partie du temps une
couverture relativement continue du territoire, les réseaux 3G représentent encore souvent des
bilan. Ainsi, il y a beaucoup plus de frontières entre des zones couvertes et des zones non
couverture, le taux de fiabilité puisse être inférieur aux 95% attendus, sans remettre en cause
le respect global de ce niveau de fiabilité.
systématique de vérification de la fiabilité des cartes de couverture 3G, en application de
fiable et transparente des consommateurs en la matière.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
2.2. Qualité et débits des services offerts sur la couverture
mobile 3G
effectivement disponibles pour le public sur les zones déclarées couvertes présentées dans la
partie précédente.
Il convient en effet de rappeler que la diversité plus grande des services offerts en 3G
service. En effet, dans une zone couverte, la qualité de divers types de services (courrier
ou débit du service utilisé (téléphonie, accès à Internet à 384 kbit/s, accès à Internet à 3,6
notamment à travers la mise à disposition de débits adaptés et suffisants à la fourniture des
différents types de service
La présente partie vient compléter les informations fournies par les cartes de
couverture 3G présentées dans les paragraphes précédents, et vise à évaluer les
troisième génération disponibles sur les zones de couverture de chaque opérateur.
disponibilité des différents services du haut débit mobile, qui requièrent chacun des niveaux
utilisateurs dépendent directement des niveaux de puissance reçus et donc de la qualité de la
couverture offerte. Ainsi, deux réseaux mobiles 3G peuvent avoir une couverture identique (la
couverture étant calculée sur un niveau de qualité minimal correspondant à la fourniture du
service de communication vocale, soit un niveau très peu contraignant) mais offrir à leurs
installées dans la zone.
Dans une troisième étape, une analyse des résultats des enquêtes annuelles de qualité
opérateurs, est présentée. Celle-ci met en évidence une amélioration globale dans le temps des
performances des services offerts, mais également des différences entre opérateurs.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
des services offerts
Comme indiqué dans la partie 2.1, les cartes de couverture sont élaborées pour rendre
bâtiments en situation statique.
Ainsi, elles ne rendent pas compte de situations différentes (par exemple : passer une
services 3G demandant plus de ressources, nécessite que le lieu soit identifié comme couvert
sur la carte de couverture. Pour autant, cette condition nécessaire peut ne pas être suffisante.
que requièrent les services mobiles à haut débit, est nécessaire pour améliorer le confort de
particulièrement vrai pour les services qui sont les plus exigeants du point de vue technique et
de la consommation des ressources fréquentielles. Les résultats des enquêtes, exposés dans les
élevés par rapport à ceux de la 2G et de la 3G.
surchargé, ce qui peut notamment arriver dans les zones de forte densité, à fort trafic, et aux
service.
étroitement, non seulement de la couverture, mais aussi de la qualité de service.
qualité sont conduites dans les zones considérées couvertes. En ce sens, elles sont directement
complémentaires des cartes de couverture.
2.2.2. Aspects
méthodologiques
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Ces enquêtes comprennent des campagnes de mesure sur le terrain de plusieurs mois,
des communications vocales de 2 minutes (et aussi, à partir de 2009, de 5
passager sur autoroute, dans les TGV ou encore les trains de banlieue ;
le transfert de fichiers ;
la navigation sur les portails des opérateurs ;
La suite de cette partie se focalise sur les tests de transfert de fichiers en mode FTP,
débits sont particulièrement adaptés pour représenter les performances maximales offertes par
transfert des terminaux utilisés ne sont pas limitées, comme cela peut être le cas dans le cadre
de certaines offres commercialisées sur le marché.
Il convient de remarquer que les indicateurs de qualité de service ont été établis sur la
cet égard, ils constituent un bon indicateur des performances offertes par les réseaux des
opérateurs (3G / Edge notamment) il y a un an dans ces agglomérations. Depuis lors, les
qualité de service sont effectués en 2G. Les débits mesurés ne peuvent donc être considérés
atteignables, en 3G ou en 2G, sur les agglomérations testées.
En outre, il convient de noter que les mesures sont réalisées entre 9 et 21 heures en
semaine, du lundi au vendredi. En conséquence, les enquêtes de qualité de service traduisent
une performance moyenne des réseaux mobiles pendant les jours ouvrés. Des performances
creuses. Inversement, dans certaines tranches horaires, il est possible que les débits constatés
utilisateurs accèdent aux services en même temps.
limitation ni de débit ni de volume. Ainsi, étant donné que les résultats des enquêtes de qualité
de services correspondent aux performances moyennes offertes par les réseaux mobiles, il
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
peut exister un décalage entre les débits mesurés et ceux constatés par les utilisateurs, par
utilisent un téléphone portable moins performant que les clés 3G employées pour
communiquent en particulier « aux heures de pointe ».
Analyse des débits offerts par les opérateurs mobiles
La présente analyse reprend les résultats des enquêtes de qualité de service pour les
suivantes :
http://www.arcep.fr/uploads/tx_gspublication/enqt-qs2g-2007.pdf
http://www.arcep.fr/uploads/tx_gspublication/enqt-qsmobile-fev2009.pdf
données, qui mettent en évidence les performances des réseaux en termes de débits.
Toutefois, il convient de souligner que ce ne sont pas les débits crêtes, annoncés par
les opérateurs, qui sont ici évalués. En effet, ces débits théoriques, qui constituent un majorant
des débits disponibles, ne peuvent être atteints que dans des conditions idéales (proximité à
statistique de débits mesurés pour transférer les fichiers, dans des conditions courantes
2G pour cet opérateur, ce qui a eu mécaniquement pour effet de diminuer les débits constatés.
Performances des réseaux mobiles pour la réception de données (voie descendante)
En 2007, un peu moins de 60 secondes étaient nécessaires pour télécharger un fichier
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
résultats de 2007. Orange France dépassait même en 2008 3,4 Mbit/s pour 10% des tests, et
significative, a obtenu lors de cette enquête des débits plus de 2 fois inférieurs à ceux atteints
par Orange France et SFR.
Sur la période correspondant aux enquêtes de qualité de service pour les années 2007
et 2008, les débits constatés en téléchargement ont donc plus que doublé. Orange France
affichait en 2008 les performances de téléchargement de données les plus élevées, devant
SFR. Les services de ces deux opérateurs présentaient des débits nettement plus élevés que
3G qui existait entre les opérateurs au moment de la réalisation des enquêtes de 2007 et 2008.
débits pour la réception de données ont augmenté de plus de 50% depuis 2008. Des résultats
En 2007, plus de 60 secondes étaient nécessaires en moyenne pour envoyer un fichier
de 1 Mo. Il existait toutefois des écarts importants de performance entre les opérateurs. SFR
proposait le transfert le plus rapide, avec un débit moyen de 260 Kbit/s. Orange France et
Bouygues Telecom affichaient quant à eux des débits moyens inférieurs dans un ratio de deux
à trois respectivement.
En 2008, Orange France et SFR réalisaient les meilleures performances en termes de
débits médians, avec 450 Kbit/s et 480 Kbit/s. Bouygues Telecom réalisait des performances
indicateur pour Bouygues Telecom par rapport aux deux autres opérateurs était du même
Sur la période correspondant aux enquêtes de qualité de service pour les années 2007
affichaient en 2008 des performances en envoi de données du même ordre, et plus élevées que
celles de Bouygues Telecom, dont la couverture 3G était nettement moins étendue à cette
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Conclusion sur les performances des réseaux mobiles pour le transfert de données
Il ressort que les performances des réseaux mobiles en termes de transfert de données
hétérogénéités entre les opérateurs.
Afin de continuer à améliorer la qualité des services fournis par leurs réseaux mobiles,
notamment pour mettre à disposition des débits crêtes toujours plus élevés, les opérateurs
étendent leurs couvertures 3G et poursuivent leurs déploiements dans les zones déjà couvertes
en densifiant leurs réseaux, en augmentant la capacité des réseaux de collecte et en mettant en
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
La couverture du territoire en services de communications mobiles de troisième
génération est en pleine progression. Si une partie de ces déploiements visent une
Dans un premier temps sont présentées les possibilités offertes aux opérateurs pour
couverture 2G.
de la 3G. Ensuite, les déploiements dans la bande de fréquence 2,1 GHz se poursuivent,
non seulement la bande de fréquences 2,1 GHz, actuellement utilisée pour la 3G, mais aussi la
En outre, ils peuvent recourir au partage des installations de réseau mobile 3G. Un
Dans un second temps sont présentés les déploiements prévisionnels des opérateurs.
Ceux-ci doivent en effet respecter leurs obligations de déploiement en ce qui concerne leurs
installations de réseaux sur le territoire métropolitain. De plus, selon la stratégie de
au-delà de leurs obligations.
sur la résorption des zones grises, conformément aux termes de la loi de modernisation de
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
3.1. Les opérateurs mobiles ont toutes les cartes en main pour
étendre leur couverture 3G au niveau de la 2G
cette couverture étendue, les opérateurs mobiles ont déployé plusieurs dizaines de milliers de
sites sur tout le territoire.
La réutilisation de ces sites pour déployer la 3G représente un atout très important
Les opérateurs vont en effet poursuivre le déploiement de la 3G dans la bande 2,1 GHz
réutilisé pour déployer la 3G dans la bande 900 MHz.
Enfin, les opérateurs peuvent également partager leurs installations de réseaux UMTS,
des opérateurs
opérateurs disposent déjà de sites (entre 15 000 et 17 000 sites selon les opérateurs) pouvant
GHz ou dans la bande 900 MHz.
La réutilisation de ces sites représente une économie considérable pour le déploiement
des réseaux 3G, étant donné que les coûts de génie civil représentent une part importante du
négligeable.
Cependant, dans bon nombre de cas, les sites ne sont pas la propriété des opérateurs
Par ailleurs, le remplacement naturel des équipements GSM, au fur et à mesure de leur
amortissement, facilitera également la mise à niveau du réseau GSM vers la 3G, grâce par
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
poursuit
essentiellement déployé leurs installations de réseaux mobiles dans la bande 2,1 GHz. Comme
demeure marginale.
Pour étendre leur couverture dans les zones non couvertes au 1er décembre 2009, les
opérateurs prévoient également de déployer encore de nombreux sites dans la bande 2,1 GHz.
densifier leurs réseaux pour améliorer la qualité de service. En particulier, face à
usages, les opérateurs devront régulièrement déployer de nouveaux sites à 2,1 GHz, ou mettre
en service de nouvelles porteuses sur leurs sites existants. Les opérateurs prévoient ainsi de
déployer dans les prochaines années des sites supplémentaires dans la bande 2,1 GHz pour
densifier leur réseau dans les zones déjà couvertes.
La réutilisation des fréquences basses à 900 MHz pour
de faible densité
Comme indiqué au paragraphe 1.2.3.1, les fréquences basses dans la bande 900 MHz,
pénétration dans les bâtiments) bien meilleures que les fréquences hautes, en particulier les
fréquences de la bande 2,1 GHz.
bande 900 MHz.
23 http://www.arcep.fr/uploads/tx_gsavis/08-0228.pdf
24 http://www.arcep.fr/uploads/tx_gsavis/08-0229.pdf
25 http://www.arcep.fr/uploads/tx_gsavis/09-0838.pdf
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
trafic 3G serait trop important pour être acheminé sur une seule porteuse UMTS (5 MHz), le
compatibles UMTS 900. A cet égard, la proportion des références de terminaux compatibles
significative des utilisateurs souhaitant bénéficier des services 3G disposeront rapidement de
terminaux bi-bandes UMTS (900/2100).
Il convient enfin de souligner que Free Mobile, qui sera autorisé en janvier 2010 par
dans la bande 900 MHz pour y déployer la 3G, comme ses trois concurrents.
en zones denses
Le déploiement de la 3G dans la bande 900 MHz dans les zones urbaines, à forte
densité de population, peut se révéler nécessaire pour les opérateurs. En effet, en utilisant
denses fournira un complément de capacité aux opérateurs pour acheminer leur trafic.
Toutefois, dans les zones les plus denses, la libération de 5 MHz dans cette bande pour
pouvoir les réutiliser en 3G ne sera que très progressive, étant donné que la bande est déjà
intensément utilisée pour le GSM.
UMTS 900 et extension de la couverture en zones peu denses
Le déploiement de la 3G dans la bande 900 MHz en zones rurales permet de diminuer
couvrir le territoire avec des cellules de plus grand rayon.
GSM dans la bande 900 MHz. En effet, puisque la couverture en 3G est similaire à celle
obtenue en 2G dans cette bande, il semble pertinent de réutiliser le maillage des sites déjà
chacun des opérateurs.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
utiliser une partie de leur capacité de déploiement pour améliorer la qualité de service, dont
notamment les débits disponibles, dans les zones déjà couvertes à mi-2009, un tel déploiement
services de communications mobiles de troisième génération.
Pour ces raisons, une extension relativement rapide de la couverture sera menée au
couverture 2G.
troisième génération avant le 31 décembre 2009.
Avant la conclusion de cet accord, un certain nombre de travaux préparatoires ont été
2009-0329, les opérateurs ont mené
radioélectrique 3G dans la bande 900 MHz (« RAN sharing 900 »).
point sur les prochaines étapes du processus de concertation ne soit réalisé.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
radioélectrique 3G dans la bande 900 MHz
la fourniture de services voix et données dans des conditions satisfaisantes, avec toutefois
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Ce modèle repose sur une mise en commun portant non seulement sur les sites et les antennes,
mais également sur les équipements radios correspondant aux stations de base, aux
contrôleurs de stations de base et aux liens de transmission associés.
Chaque opérateur exploite via les équipements partagés les fréquences qui lui sont assignées.
contrôle. En outre, de par la séparation logicielle des équipements électroniques, chaque
diffuse son propre code de réseau (PLMN), le partage étant ainsi transparent pour le client,
dont le mobile affiche le logo de son opérateur.
opérateurs
Source : ARCEP
900 MHz. Seuls quelques cas de RAN sharing dans la bande 2,1 GHz ont été déployés dans
certains pays.
Ces restrictions concernaient notamment la compatibilité du partage à quatre
opérateurs et des problèmes de performances en termes de débits et de sécurité.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Afin de lever ces restrictions dès 2010, les opérateurs prévoient de mener
Liste des sites identifiés pour un partage de réseaux mobiles 3G
partager leurs installations 3G dans les zones déjà couvertes en 2G dans le cadre du
Les opérateurs ont ainsi cherché, sur la base de leur maillage de réseaux GSM, qui
il pourrait être pertinent de regrouper des sites pour optimiser leur déploiement 3G, dans le
novembre afin de porter sur 44 départements puis sur la totalité du territoire métropolitain.
paragraphes suivants.
Un réseau mobile 3G, partagé entre les trois opérateurs, sera déployé dans les zones du
soient mis à niveau en 3G via un partage en RAN sharing.
Ceci représente le déploiement de la 3G sur 2 231 sites.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
La couverture 3G sera donc bien disponible dans les zones du programme « zones
blanches » 2G pour chacun des opérateurs.
Un réseau mobile 3G, partagé entre les trois opérateurs, devrait être déployé en dehors des
2G) pour permettre de faciliter la progression de la couverture 3G
En dehors des zones du programme « zones blanches » 2G, les opérateurs prévoient de
métropolitain.
les opérateurs, comme indiqué précédemment, cherchent à regrouper des sites 2G
existants proches pour y déployer la 3G en commun, pour éviter de devoir revoir
chacun des opérateurs, qui soient suffisamment proches pour être regroupés mais
qui ne soient pas déjà partagés.
Des réseaux mobiles 3G, partagés entre opérateurs 2 à 2 pourraient également être déployés
« zones blanches » 2G) pour permettre de faciliter la progression de la couverture 3G
En plus du réseau qui sera partagé à trois, les opérateurs ont engagé des discussions
pour évaluer la pertinence, selon les lieux, de mettre en place des accords de partage
bilatéraux. En particulier, les deux opérateurs SFR et Bouygues Télécom ont confirmé à
La structure de gouvernance à mettre en place
les opérateurs doivent définir une structure de gouvernance, ainsi que les modalités de
ce soit juridique, organisationnel, financier ou technique.
les opérateurs se partagent le territoire et chaque opérateur est responsable du
déploiement sur une zone géographique donnée ;
le déploiement est sous-traité à une société unique, qui peut être par exemple une
joint venture formée par les différentes sociétés impliquées dans le partage, ou qui
travailler.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
En France, pour construire un réseau 3G partagé, les opérateurs comptent a priori
Pour chaque site à déployer, un opérateur serait ainsi désigné responsable de son déploiement,
de son exploitation et de sa maintenance.
« zones blanches » 2G, les opérateurs prévoient de réutiliser les sites qui ont été déployés dans
le cadre de ce programme pour y installer les équipements 3G. Il est ainsi naturel de conserver
la répartition des sites qui existe déjà pour ce programme pour son extension à la 3G : pour
En ce qui concerne les sites qui seront déployés en partage 3G hors des zones du
programme « zones blanches » 2G, ils seront répartis entre les trois opérateurs de manière
équitable.
faciliter la progression de la couverture du territoire en radiocommunications mobiles de
postes et communications électroniques.
disponibilité des services mobiles de troisième génération sur le territoire. Pour que puisse
calendrier compatible avec la mise en service sans retard des installations 3G
correspondantes.
Plus précisément, en ce qui concerne la couverture en 3G des zones du programme
« zones blanches » 2G, il convient que le calendrier préconisé conjointement par les
opérateur déployant ses infrastructures en propre.
disponibilité de son service 3G sur le périmètre géographique prévu.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
conditions équitables, au quatrième opérateur mobile de troisième génération qui sera autorisé
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
3.2. Perspectives d'atteinte en 3G d'un niveau de couverture
analogue à la 2G
services de communications mobiles de troisième génération.
couverture équivalente à celle de la 2G sera réalisée dans le cadre des déploiements réalisés
correspondantes sont présentées successivement dans ce qui suit.
En ce qui concerne Free Mobile, il convient de souligner que son déploiement se fera
en janvier 2010, soit 8 à 9 ans après les trois autres opérateurs. Celui-ci devrait ainsi couvrir
déploiement
Comme rappelé en partie 1.2, Orange France, SFR et Bouygues Telecom sont soumis,
de par leur cahier des charges, à des obligations de déploiement 3G :
99,3% de la population pour SFR ;
98% de la population pour Orange France ;
75% de la population pour Bouygues Telecom.
Les cahiers des charges des opérateurs prévoyaient que les opérateurs Orange France
et SFR devaient atteindre cette obligation de déploiement avant le 21 août 2009. Pour
demandé aux sociétés Orange France et SFR, par courrier en date du 26 juin 2009, de lui
Les sociétés Orange France et SFR ont transmis respectivement un rapport, par
courrier en date du 7 septembre 2009.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Au vu des éléments mentionnés dans ce rapport, le directeur des affaires juridiques de
des dispositions de l'article L. 36-11 du code des postes et des communications électroniques,
pour un non respect éventuel des prescriptions définies à la partie 1.3 du cahier des charges
Les sociétés Orange France et SFR ont été invitées par les rapporteurs désignés afin
décidé26 de mettre en demeure respectivement la société Orange France et la société SFR de
La société Orange France ne couvrait au 21 août 2009 que 83,7 % de la population
entre le déploiement de son réseau par Orange France et les obligations de son cahier des
charges, il y avait lieu de mettre la société Orange France en demeure de respecter ses
obligations de déploiement.
Ainsi, étant donné notamment que :
les acteurs du marché 3G, et Orange France en particulier, ont subi un décalage
significatif entre la réalité technico-économique et les prévisions faites lors des
commerciale des réseaux 3G fin 2004 ;
atteindre plus efficacement une couverture étendue du territoire en 3G ;
son objectif de couverture pour la troisième échéance, correspondant à 98% de la
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Ainsi, Orange France a été mis en demeure de couvrir :
91 % de la population métropolitaine au plus tard le 31 décembre 2010 ;
98 % de la population métropolitaine au plus tard le 31 décembre 2011.
La société SFR ne couvrait au 31 août 2009 que 74,6 % de la population alors que le
déploiement de son réseau par SFR et les obligations de son cahier des charges, il y avait lieu
de mettre la société SFR en demeure de respecter ses obligations de déploiement.
Ainsi, étant donné notamment que :
les acteurs du marché 3G, et SFR en particulier, ont subi un décalage significatif entre
dans les premières années de leur déploiement ;
commerciale des réseaux 3G fin 2004 ;
couvrait 70 % de la population, et août 2009, date à laquelle il déclare couvrir 74,6 %
atteindre plus efficacement une couverture étendue du territoire en 3G ;
ce programme de déploiement se base principalement sur la technologie Single RAN,
la fonctionnalité 2G, mais permettant bien de déployer la 3G, sont disponibles avec
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
premier temps les équipements UMTS 900 « autonomes » actuellement disponibles ;
cible de couverture de 99,3 % de la population ;
(« zones blanches » 2G), de déployer la 3G en partageant ses installations de réseau
mobile avec Orange France et Bouygues Telecom, dans un calendrier à définir avec
ces deux opérateurs ;
déploiement de la 3G dans les zones du programme « zones blanches » 2G, et devra se
Telecom, ce qui constitue une contrainte pour SFR à prendre en compte ;
blanches » 2G pour fin 2013 ;
la société Bouygues Telecom pourrait prévoir que la couverture des zones du
Ainsi, SFR a été mise en demeure de couvrir :
84 % de la population métropolitaine au plus tard le 30 juin 2010 ;
88 % de la population métropolitaine au plus tard le 31 décembre 2010 ;
98 % de la population métropolitaine au plus tard le 31 décembre 2011 ;
99,3 % de la population métropolitaine au plus tard le 31 décembre 2013.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Bouygues Telecom déclare déjà respecter son obligation de couverture
Au 1er décembre 2009, Bouygues Telecom déclare couvrir environ 80% de la
population, soit un taux supérieur à son engagement de déploiement de 75% pour décembre
respecter.
déploiement de Free Mobile
Enfin, Free Mobile a pris dans son dossier de candidature des engagements de
respect de ces obligations.
La poursuite des déploiements par les opérateurs, au-
delà de leurs obligations, pour atteindre en 3G une
couverture analogue à la couverture 2G
Orange France, SFR et Bouygues Telecom prévoient de déployer leurs réseaux de
manière à atteindre en 3G une couverture équivalente à celle de la 2G.
couverture 2G.
En effet, hormis SFR, qui offrira une couverture 3G de 99,3% de la population,
analogue à la couverture 2G actuellement disponible sur le territoire métropolitain, les
taux de couverture 2G :
population, sensiblement inférieure à sa couverture 2G actuelle, estimée à 99,6% de la
population au 1er janvier 200927 ;
de la population, très inférieure à sa couverture 2G actuelle, estimée à 98,7% de la
population au 1er janvier 200928.
poursuivre le déploiement de leur réseau mobile 3G au-delà de leurs obligations de
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
à celle de la 2G ».
est inséré en annexe 1 du présent bilan.
Pour sa part, Bouygues Telecom, qui a une obligation de couverture 3G assez faible
(75% de la population) en comparaison de sa couverture 2G (près de 99% de la population), a
la poursuite du déploiement de son réseau 3G, de façon à atteindre en 3G une couverture
Bouygues Telecom atteindrait un taux de couverture très supérieur à son obligation de
déploiement.
RAN sharing se fasse d'ici la fin de l'année 2013. ». Le courrier de Bouygues Telecom ici
mentionné est inséré en annexe 1 du présent bilan.
3.3. La contribution de la 3G à la résorption des zones non
couvertes par tous les opérateurs
notamment dans les « zones grises », correspondant aux zones non couvertes par tous les
opérateurs. Dans ces zones, une partie des opérateurs de réseaux mobiles sont présents : seuls
les clients de ces opérateurs peuvent accéder aux services.
Il convient de distinguer les zones grises 2G des zones grises 3G. En effet, dans une
zone grise 2G, le ou les opérateurs absents de la zone ne proposent pas de services du tout et
aux opérateurs présents en 3G sur la zone, les autres étant la plupart du temps présents en 2G.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
des zones grises.
La résorption des zones grises se poursuit dans le cadre
des déploiements 2G
Comme indiqué dans ce bilan, la progression de la couverture mobile par les
programmes de déploiement en propre.
En particulier, les programmes prévisionnels des opérateurs devraient permettre de
compléter la couverture dans les zones grises 2G actuelles, qui ne représentent que 2% de la
Orange France indique à cet égard prévoir de couvrir environ 170 zones grises, et
envisage, pour la moitié de ces zones grises, de demander à SFR ou à Bouygues Telecom la
Bouygues Telecom indique ne pas avoir de programme spécifique concernant les
programmes en cours.
Les zones grises 3G vont naturellement se réduire au fur
entre opérateurs que la poursuite des déploiements va naturellement réduire.
Les réseaux mobiles 3G étant en plein déploiement, il existe à ce jour de très
nombreuses zones grises 3G. Ces zones grises 3G continueront à représenter une part
significative du territoire pendant plusieurs années, tout au long du déploiement de la 3G sur
le territoire.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
dans le déploiement de la 3G des opérateurs selon les territoires. De même, il faudra au
quatrième opérateur 3G de nombreuses années pour proposer une couverture étendue de son
par les trois opérateurs existants seraient, à proprement parler, des zones grises 3G.
circonstances réglementaires et économiques, propres à chaque opérateur, peuvent les amener
à choisir des approches différentes en termes de choix technologiques et de déploiement 3G.
Au regard de ces différences importantes, les opérateurs peuvent localement adopter
des rythmes différents de déploiement au cours de la progression de la couverture de leurs
réseaux mobiles 3G sur le territoire.
En conséquence, au cours des prochaines années, les zones grises 3G seront amenées à
évoluer, tant sur leur localisation, leur structure, que leur étendue.
déplacer vers des zones de densité de population de moins en moins denses et se rapprocher
des zones grises existant sur la 2G.
pour chaque opérateur, en réutilisant le maillage de son réseau mobile 2G existant, il est
fortement probable que les zones grises 3G viendront progressivement se superposer aux
zones grises 2G qui demeureraient une fois les derniers programmes de déploiements 2G
La contribution du partage 3G à la réduction des zones
non couvertes par tous les opérateurs
Au-delà des programmes de déploiement 3G en propre des opérateurs, visant
en partie 3.1.4, pourrait contribuer à faire progresser la desserte du territoire en services de
communications mobiles de troisième génération.
de leurs zones grises, en complément des déploiements 2G en cours. Il ressort de ces
évaluations, insérées en annexe 2 du présent bilan, les prévisions suivantes.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
couverture mobile 2G. En complément de son programme de déploiement 2G en propre en
partagé à trois opérateurs et) permettrait potentiellement de contribuer à résorber une partie
réserves liées à une vérification opérationnelle approfondie.
des zones grises dont il est absent, et estime en outre, dans son courrier du 28 octobre 2009,
que « le partage tri-opérateurs (lui) permettrait de résorber 18 communes zones grises ».
permettrait de résorber 57 communes zones grises » et que « le partage SFR-Orange France
(lui) permettrait de résorber 23 communes zones grises ».
Bouygues Telecom, qui avait indiqué dans le cadre du bilan de la couverture 2G
couverture dans les zones grises dont il est absent, indique, dans son courrier du 15 octobre
2009, que « les économies réalisées dans le déploiement de ce programme (de réseau 3G
partagé) au-delà des zones blanches pourraient être réinvesties dans la couverture des zones
volumétrie de sites requiert une étude fine, qui est actuellement en cours.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Table des figures
établir et exploiter un réseau radioélectrique de troisième génération ouvert au public 23
France à établir et exploiter un réseau radioélectrique de troisième génération ouvert au
public ....................................................................................................................................... 23
Telecom à établir et exploiter un réseau radioélectrique de troisième génération ouvert
au public .................................................................................................................................. 23
Figure 4 : Extrait des engagements de couverture souscrits par Free Mobile dans le
cadre de son dossier de candidature..................................................................................... 26
Figure 5 : La couverture en fonction des services proposés ............................................... 41
Figure 9 : Carte de couverture 3G de SFR au 21 août 2009 .............................................. 49
Figure 10 : Carte de couverture 3G de SFR au 1er décembre 2009................................... 50
Figure 11 : Carte de couverture 3G de Bouygues Telecom au 1er décembre 2009........... 51
Figure 12 : Relation entre taux de couverture en surface et en population...................... 53
Figure 18 : Illustration de la fiabilité des cartes de couverture sur des zones couvertes de
manière homogène.................................................................................................................. 59
Figure 19 : Illustration de la fiabilité des cartes de couverture aux frontières ................ 60
opérateurs ............................................................................................................................... 73
Table des tables
Tableau 2 : Liste des opérateurs ultramarins...................................................................... 34
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Annexes
Telecom et Orange France relatifs à leurs prévisions de déploiement de leurs réseaux mobiles
de troisième génération.
résorption de leurs zones grises, en complément des déploiements 2G en cours.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
Orange France relatifs à leurs prévisions de déploiement de leurs réseaux mobiles de
troisième génération.
Bilan au 1er décembre 2009 de la couverture 3G
leurs zones grises, en complément des déploiements 2G en cours.
ARCEP : A0904433
Telecom
Monsieur Philippe DISTLER
Directeur général
32, AVENUE HOCHE
Autorité de régulation des communications
75008 PARIS
électroniques et des postes
www.bouyguestelecom.fr
7, square Max Hymans
75730 PARIS CEDEX 15
DGD-LER/SGD/APR /102009/059
Boulogne Billancourt, le 15 octobre 2009
Monsieur le Directeur général,
Je fais suite à la demande de vos services concernant l'article 5 de la décision 2009-328 du 9
avril 2009 relative à la mise en oeuvre d'un partage d'installations de réseau mobile de
troisième génération et plus particulièrement à la résorption en 3G des « zones grises 2G »
grâce à ce partage d'infrastructures.
Ainsi que nous vous l'avons déjà indiqué, notamment dans notre courrier du 15 juin dernier,
Bouygues Telecom est disposé à s'attacher à résorber un certain nombre de ses zones grises
2G grâce à la mise en oeuvre du partage d'infrastructures actives de type RAN sharing 3G ; la
résorption des zones grises de Bouygues Telecom sera d'autant plus importante :
- Que le programme de partage d'infrastructures RAN sharing concernera un nombre de
sites plus ambitieux, les économies réalisées dans le déploiement de ce programme
au-delà des zones blanches pouvant être réinvesties dans la couverture des zones
grises en RAN sharing,
- Que ce programme de partage d'infrastructures actives, au-delà des zones blanches,
pourra se faire également à deux opérateurs, c'est à dire avec SFR, mais aussi avec
Orange France,
- Et pour autant qu'Orange France et SFR proposent des sites partageables en RAN
un partage de sites dans ces zones grises aussi bien à deux qu'à trois opérateurs.
La volumétrie des sites pouvant être retenus à cet effet demande toutefois une étude
précise, actuellement en cours, permettant à la fois :
- d'identifier spécifiquement, dans les zones grises de Bouygues Telecom, les sites
proposés en partage d'infrastructures par Orange et/ou SFR,
Bouygues
Telecom **
- d'évaluer, en termes de population couverte et eu égard au moindre coût de
couverture résultant d'une approche RAN sharing, les nouveaux seuils de rentabilité
des sites concernés,
- de prioriser les zones grises à couvrir, dans la limite financière des économies
évoquées ci-dessus, elles mêmes fonction de l'extension du programme RAN sharing
au-delà des zones blanches, aussi bien à trois qu'à deux opérateurs,
- de tenir compte du calendrier du programme de déploiement de chaque opérateur
En contrepartie, Bouygues Telecom est bien entendu disposé à répondre favorablement à
toute demande de ses concurrents visant à résorber leurs propres zones grises, dans des
conditions équivalentes.
Par ailleurs, ainsi que nous l'avions écrit en mai 2008 à Monsieur le ministre d'Etat, ministre
de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables, il semblerait opportun,
compte tenu de la pénétration des terminaux 3G à l'horizon considéré, de décider que le
reliquat des communes du programme zones blanches puisse être désormais directement
équipé en RAN sharing 3G : en effet, vouloir continuer de déployer la technologie 2G en 2010-
2011 serait paradoxal alors que l'on discute aujourd'hui de la couverture de ces mêmes zones
en RAN sharing 3G ; ce qui, en outre présenterait également l'intérêt d'économies pouvant
être réinvesties dans les zones grises 2G.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Directeur général, l'expression de mes meilleurs
sentiments,
Serge GOLDSTEIN-DESROCHES
Directeur général adjoint