Les récents déploiements de câbles sous-marin à fibre optique en Afrique

Publié par : Erictibo

En 2002, le continent africain n’était connecté à la toile mondiale que par un seul câble sousmarin à fibre optique1. L'accès à Internet montre que la largeur de bande internationale disponible en Afrique subsaharienne était de 80 gigabits par seconde. La capacité se situera à 10 Tb/s début de l’année 2012, soit 120 fois la capacité mesurée en 20082. Cette fabuleuse croissance est le résultat cumulatif du déploiement et de l’entrée en service du câble de SAT3, Seacom, le Système Marin d'Afrique orientale et le câble de GLO-1). D'autres systèmes de Câble sous-marin sont également prévus en l'Afrique orientale et le câble de WACS au courant de l’année 2012.


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En fait, quarante ans après la création d'Internet pourquoi soudaine cette frénésie de brancher l'Afrique au reste du monde par fibre optique? Essentiellement parce que les télécommunications par voie satellitaire sont exorbitante pour l'usager du continent africain et, surtout, moins performantes que le câble sous-marin.


En fait, quarante ans après la création d'Internet comment expliquer cette frénésie de brancher l'Afrique au reste du monde par la fibre optique. Quels pays sont concernés exactement ? Dans quelle mesure, les africains profiteront de ces infrastructures? Est-ce que les prix diminueront pour les usagers? Est-ce que la connexion des pays africains à la large bande passante entraînera un plus grand accès, à moindre coût, pour les usagers d'Internet ? Nous illustrerons notre propos dans cette contribution. On observe depuis une décennie que plus les câbles sous-marin se déploient de manière tentaculaire, plus s'accroît les accès, les pratiques et les usages des technologies éducatives tel que la formation à distance, le commerce électronique, l'épanouissement de la e-gouvernance, la création d'espaces publiques numériques permettant l'appropriation de la culture numérique, la mise en ligne de contenus émanant des pays du Sud, etc. En revanche, l'Afrique dispose d'un réseau particulièrement limité encore aujourd'hui, mais des changements positifs sont observés.


Selon Laurent Checola et Olivier Dumons4 : l'Internet s'appuie sur une infrastructure gigantesque de câbles qui relient entre eux les continents. Il est admis que sans les infrastructures de câbles sous-marin Internet ne serait pas aussi performant. Sauf que ces autoroutes de l'information sont contrôlées par les géants américains des télécommunications comme Verizon, AT&T, Sprint ou Level. En effet, une quinzaine de câbles relient les États-Unis et l'Europe offrant ainsi une navigation de qualité. De nombreuses firmes francophones tels que Orange y consacre des investissements majeurs. Les lois du marché régissant l'Internet qui est un bien largement privé dont les infrastructures sont détenues par quelques conglomérats. Cependant de nouveaux acteurs apparaissent sur le marché des câbles sous-marins.


C'est au cours de la conférence organisée par l'Union internationale des télécommunications (UIT) Télécom Africa 2008 en Égypte ayant pour thème " Les TIC en Afrique Le dynamisme d'un continent " que les représentants des pays s'étaient engagés à investir près de 56 milliards de dollars en vue d'élargir l'accès aux réseaux large bande.


L'expansion spectaculaire du réseau de nombreux câbles sous-marins transcontinentaux est phénoménale. Au cours des décennies 80, l'Europe s'est connectée aux Amériques, puis au cours des années 90, l'Asie a rejoint le réseau5. Le secteur privé assoiffé de profit a étendu ses ramifications au seul contient laissé pour compte par le marché : l'Afrique.


Par exemple, la Banque mondiale finance la construction d'un nouveau tracé, le Eastern Africa Submarine System censé desservir à partir de 2010 plus de 250 millions d'habitants de l'Afrique de l'Est et australe. De même, Google, le géant de l'Internet, qui a compris que la maîtrise des autoroutes de l'information lui permettait un contrôle plus important du réseau dans son ensemble. La firme Google détient des parts de capitaux de certaines entreprises propriétaires de câbles sous-marins. Aujourd'hui, le moteur de recherche Google va à la source du problème en participant activement à l'installation de câbles accélérant le transfert des données sur la Toile entre Singapour et le Japon avec des branches sur Hong Kong, les Philippines, la Thaïlande et la Guam. Il s'agit du câble le plus rapide au monde et il pourra être mis à jour pour atteindre jusqu'à 23 Tbits/s. Ce projet coûtera 400 millions de dollars (env. 275 millions d'euros).


L'effervescence n'épargne que peu de pays, en particulier les dix pays de la côte occidentale qui sont connectés au câble sous-marin à fibre optique SAT 3 et tout récemment avec le nouveau câble sous-marin haut-débit Africa coast to Europe (ACE) a atterri à Abidjan le 21 novembre 2011. Dans les pays côtiers de l'Afrique occidentale, on assiste à une frénésie de la connexion. Pour les pays enclavés (tel que par exemple le Niger, le Mali et le Burkina-Faso), les pouvoirs publics et les opérateurs nationaux de télécommunication sont attentifs aux nouveaux déploiements de câbles sous-marin participant ainsi, de plus en plus, à la diversification des branchements.



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Date :

01/07/2012


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Français


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Auteur : eric-normand thibeault


Editeur : Adjectif.net


Tags : Fibre optique, câbles sous-marin, Afrique, investissement, Internet,
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