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Publié par : Marie-AngeA


1



SOMMAIRE
REMERCIEMENTS
3
INTRODUCTION
4
I. RESEAU ENTREPRENDRE LORRAINE : UN SOUTIEN POUR LES CREATEURS ET REPRENEURS
D’ENTREPRISE
6
A. UNE ORGANISATION SOLIDE ET SOUPLE AU SERVICE DES ENTREPRENEURS
6
B. AU NIVEAU LOCAL : PRESENTATION DE RESEAU ENTREPRENDRE LORRAINE
13
C. QUELS SONT LES SERVICES APPORTES ?
16
D. DIFFICULTES ACTUELLES
22
II. LES RESEAUX SOCIAUX NUMERIQUES, UN OUTIL EFFICACE POUR FEDERER UN RESEAU REEL ?

31
A. INTRODUCTION AU THEME DES RESEAUX SOCIAUX NUMERIQUES ET DES DEBATS GENERES
34
B. RESEAU ENTREPRENDRE LORRAINE : QUELS BESOINS POUR QUELS PUBLICS ?
47
C. TYPOLOGIE DES RESEAUX SOCIAUX NUMERIQUES
52
D. LES RESSORTS DE LA PARTICIPATION
57
III. QUELLE PRESENCE SUR LES RESEAUX SOCIAUX NUMERIQUES POUR RESEAU ENTREPRENDRE
LORRAINE ?
64
A. QUEL(S) RESEAU(X) NUMERIQUE(S) CHOISIR ?
64
B. LES MODALITES DE MISE EN ŒUVRE
76
IV. CONCLUSION
85
BIBLIOGRAPHIE
90
GLOSSAIRE
94
PRESENTATION DES OUTILS EXISTANTS A RESEAU ENTREPRENDRE LORRAINE
95
QUELQUES GUIDES ET LIENS UTILES
108
2



Remerciements

Plusieurs personnes ont, de près ou de loin, apporté leur contribution au travail présenté dans ce
mémoire, qu’elles soient ici vivement remerciées :
-
Avant tout Bertrand LOUAPRE, Directeur de Réseau Entreprendre Lorraine et
responsable de stage. Monsieur LOUAPRE, en plus d’être un excellent directeur de
réseau qui sait faire avancer les projets en se focalisant sur le positif et le constructif,
est un formidable manager d’équipe, qui accueille les stagiaires comme des
professionnels à part entière : autonomie et responsabilités sont les mêmes pour
tous. Grâce à lui, j’ai ainsi eu l’opportunité de travailler sur des missions variées et
toujours enrichissantes, avec le sentiment d’apporter ma propre petite pierre à
l’édifice humain que constitue Réseau Entreprendre,
-
Rachel LAVAL, la collaboratrice de Bertrand LOUAPRE, m’a beaucoup apporté pour
avancer avec confiance dans les missions confiées et pour développer ma
compréhension de l’esprit qui anime Réseau Entreprendre. Elle est aussi un appui
formidable pour tous les stagiaires.
-
L’équipe nationale d’animation de Réseau Entreprendre, en particulier Nathalie
ROBERT-POTTIEZ, responsable Métiers et Méthodes, et Pascale JOUD, responsable
Vie en Réseau, que j’ai rencontrées lors des « 2 jours à Roubaix » et qui accueillent
de façon tonique et chaleureuse les nouveaux arrivants. Egalement l’équipe
Communication, et en particulier Eric SIRVEN, directeur national de la
communication, à l’enthousiasme très communicatif et toujours disponible pour
répondre à mes demandes malgré sa grande charge de travail. Ils m’ont donné à voir
que l’esprit formidable que j’ai découvert à Réseau Entreprendre Lorraine existe
partout en France, et qu’il est le fruit d’une quête permanente pour progresser dans
un esprit éthique et constructif,
-
Bien entendu, Martine FOURNIER, ma tutrice de stage à l’IAE, qui a accepté de suivre
mon travail, a toujours été très rapide à répondre à mes interrogations de façon
claire et posée, et m’a permis de rencontrer :
-
Renaud GARCIA-BARDIDIA, chercheur en sociologie des réseaux numériques, qui a
accepté de discuter avec moi de mon sujet, de m’aiguiller dans mes recherches et
sans qui le travail présenté n’aurait pas la même structure,
-
Jean-Pierre MOULINE, responsable du Master 2 Marketing et Vente, qui m’a
soutenue dans mon projet d’intégrer ce diplôme et m’a aidée à garder confiance
dans les moments difficiles, notamment au moment de changer d’entreprise de
stage après une première expérience peu concluante.
Finalement, je tiens aussi à remercier David RAITIERE et Nga Nu Bach TRAN, mes partenaires
principaux pour les travaux de groupes réalisés pendant les heures de formation à l’IAE. Grâce à
eux, j’ai vraiment appris à travailler en équipe, plus vite, à utiliser les outils de façon efficace, et à
prendre progressivement confiance dans mes capacités en marketing. Plus que des camarades
de promotion, ils sont devenus des amis.


3



Introduction

La période en alternance à Réseau Entreprendre Lorraine, pour la rédactrice de ce mémoire alors
en réorientation professionnelle, a été une formidable occasion de faire un pont entre son
parcours antérieur (gestion de l’information, communication et relations internationales) et les
compétences développées dans le cadre du Master 2 en Marketing et Vente. Les réalisations ont
notamment porté sur les points suivants :
-
Rédaction de certains articles et coordination de l’édition du Magazine de la Fête des
Lauréats 2009 (tiré à 3500 exemplaires et diffusé en décembre 2009),
-
Presse : actualisation des contacts, Contact presse lors de l’Assemblée Générale
annuelle et pour organiser des interviews des dirigeants, rédaction et envoi de
communiqués de presse,
-
Mise en page de documents de communication divers en direction des membres
(invitation « action 2010 », formation « coaching »),
-
Rédaction (interviews et articles) et envoi d’une mensuelle d’une Newsletter
électronique,
-
Mise à jour du site web « vitrine » de Réseau Entreprendre Lorraine,
-
Réflexions sur la présence de Réseau Entreprendre Lorraine sur le web, et
notamment sur la pertinence de créer un profil « entreprise » sur les réseaux sociaux
numériques (RSN), et le choix de ceux-ci,
-
Gestion de la sauvegarde des données suite au transfert sur un nouveau serveur,
analyse et préconisations sur les solutions proposées,
-
Création et alimentation d’un classeur-guide des procédures internes (Newsletter,
logiciel de messagerie, système de sauvegarde des données, …)
Pour mieux accomplir ces missions, 2 sessions de formation organisées par l’équipe nationale ont
été suivies :
• « 2 Jours à Roubaix « (stage trimestriel d’intégration pour les nouveaux membres :
indifféremment directeurs, collaborateurs et stagiaires) les 16 et 17 décembre 2009,
• Optimiser la communication presse et web (Communication et relations presse) le 5 mai
2010.
4



A la croisée de tous les axes de travail abordés, un thème apparaît particulièrement intéressant :
celui des réseaux sociaux numériques. Il est en effet possible de l’aborder selon différents
domaines de spécialité, et notamment :
-
la communication,
-
l’informatique,
-
la gestion de l’information
-
le marketing.
C’est cette perspective pluridisciplinaire, combinée aux nombreux débats actuels sur les RSN et
les opportunités comme les menaces qu’ils peuvent constituer pour les entreprises, qui a conduit
au choix de ce sujet pour le présent mémoire.
Ainsi, dans un premier temps, Réseau Entreprendre Lorraine y est présenté en détail, dans son
contexte local et national. Les problématiques auxquelles l’association doit faire face sont
récurrentes dans toute communauté organisée, mais sont particulièrement vives lorsque les
membres de cette communauté sont des chefs d’entreprise. Cette présentation donne à
comprendre quelles sont les solutions que l’association a déjà développées pour animer sa
communauté et pourquoi certains problèmes subsistent.
Dans un second temps, une exploration de divers réseaux sociaux numériques permet d’en
comprendre les définitions, les enjeux, et les opportunités qu’ils peuvent constituer pour Réseau
Entreprendre Lorraine, mais aussi pour ses adhérents. Le phénomène de l’internet participatif, le
« web 2.0 », est peut-être l’une des plus grandes révolutions depuis l’imprimerie, et implique des
changements profonds qui, au-delà du monde associatif ou de l’entreprise, concernent toute la
société.
Enfin, une exploration fonctionnelle de ces réseaux permet de prendre la mesure des actions à
envisager et des lignes directrices qui permettront une adaptation réussie pour Réseau
Entreprendre Lorraine et pour ses membres à cette nouvelle donne sociétale.


5



I.
Réseau Entreprendre Lorraine : un soutien pour les créateurs et
repreneurs d’entreprise

Réseau Entreprendre Lorraine est une association de chefs d’entreprise, comme il en existe un
certain nombre en France et dans le reste du monde. Mais à la différence de nombreux réseaux
professionnels d’accompagnement au développement, comme par exemple les Business Angels1,
les membres n’investissent pas leur argent et ne trouvent pas d’intérêt financier direct dans les
projets qu’ils accompagnent.
Sachant que le temps des chefs d’entreprise leur est toujours très précieux et que, comme le dit
l’adage, « l’argent est le nerf de la guerre », qu’est-ce qui motive l’adhésion à ce réseau ?
Comment expliquer qu’un chef d’entreprise choisisse de consacrer de l’argent (par sa cotisation)
et surtout du temps à des projets extérieurs à son entreprise ? Et une fois ce choix confirmé,
comment faciliter au maximum son investissement dans l’association ?
Pour répondre à ces questions, il faut comprendre l’esprit qui anime ce réseau, en commençant
par remonter à ses sources, notamment à l’historique de sa création, et comprendre son mode
de fonctionnement.

A.
Une organisation solide et souple au service des entrepreneurs

Le leitmotiv de Réseau Entreprendre est « qui mieux qu’un chef d’entreprise peut accompagner
un futur entrepreneur ? ». Il souligne ainsi l’idée que ce sont des hommes et des femmes
d’expérience et de terrain qui pourront le mieux comprendre et soutenir des chefs d’entreprises
en début de parcours. Et en effet, l’histoire de Réseau Entreprendre est une histoire
d’entrepreneurs.


1 Voir glossaire en annexe
6



1.
Le Nord, la famille Mulliez et la création de Nord Entreprendre
Comment est né Réseau Entreprendre ? Comme n’importe quelle entreprise, l’association
possède sa « légende » (entendue ici comme le récit authentique mais « magnifié » de la
création du mouvement), son « héros » et ses valeurs, qui permettent à ses nouveaux membres
de comprendre les origines du mouvement, d’identifier sa raison d’être et de s’y intégrer à leur
tour.
« Pour créer des emplois, créons des employeurs »
Tout commence par une fermeture d’usine et des licenciements massifs, dans les années 80 à
Roubaix. L’usine est en fait l’entreprise Phildar, et son directeur est André Mulliez, issu d’une
longue lignée d’entrepreneurs. Il se désole de devoir mettre au chômage tant d’employés alors
que la tradition et la religion, particulièrement dans le Nord, placent encore les chefs
d’entreprise dans une position de grande responsabilité, quasi paternelle, vis-à-vis de leurs
employés.
André Mulliez décide de tout faire pour ne plus avoir à licencier, et en 1986 il fonde Nord
Entreprendre avec d’autres chefs d’entreprise : « Une association qui accueille, conseille, finance
et accompagne les créateurs d’entreprise. Sur ce modèle, des chefs d’entreprise reprennent
l’initiative à leur compte sur leurs territoires économiques propres. Réseau Entreprendre® est
ainsi devenu une fédération nationale d’associations de chefs d’entreprises »2.
Aujourd’hui, la Fédération compte 43 associations partout en France (voir la carte ci-après), et se
développe également en Italie, Belgique, Maroc et Tunisie.

2 Source : guide de l’adhérent 2010, Réseau Entreprendre® Lorraine
7




Mais si de nombreuses associations de chefs d’entreprises existent par ailleurs, Réseau
Entreprendre® se distingue par les valeurs qu’elle met en avant, qui ne sont pas que des mots
mais de réels points de repères pour définir les choix et les actions des associations au quotidien.
2.
Une fédération qui s’appuie sur des valeurs fortes
Trois valeurs fondatrices et indissociables sont systématiquement invoquées pour présenter
Réseau Entreprendre3 :
L’important, c’est la personne :
• Servir l’Homme à travers la création d’entreprise
• Un engagement personnel de chacun : créateur, chef d’entreprise
• Des entrepreneurs aident des créateurs et des repreneurs à devenir des chefs
d’entreprise
• Une confiance partagée
L’éthique, c’est la gratuité
• Le prêt d’honneur, comme levier financier, accordé à la personne qui entreprend
• Pas de prise de participation des membres de l’association dans les entreprises
lauréates
• Des conseils et un accompagnement gratuits
L’esprit, c’est la réciprocité
• On ne donne pas, on échange
• Un partage de compétences et d’énergie créatrice dans la convivialité


3 Source : guide de l’adhérent 2010, Réseau Entreprendre® Lorraine
8



Un témoignage permet d’illustrer la force de ces valeurs dans le contexte de la création et du
développement d’entreprises et d’emplois : c’est celui de Patrick Dargent, Président de Réseau
Entreprendre®.
« Nous le constatons jour après jour : ce sont les coups de mains, les temps offerts, les paroles
vraies, c’est le retour aux fondamentaux de la gratuité et de la réciprocité qui permettent la
confiance et font gagner. En témoigne le bilan 2009 de Réseau Entreprendre®.
En pleine année de crise, le nombre de lauréats a augmenté de 7,3% par rapport à 2008, avec
517 futures PME accompagnées ! Réseau Entreprendre®, qui fédère désormais en France 7 700
chefs d’entreprise dont 3 200 accompagnateurs bénévoles, continue aussi son développement
territorial. » 4
3.
Une structure nationale pour un bon fonctionnement local
Les valeurs choisies sont un facteur-clé pour rassembler. Mais une autre force de cette
fédération, et non des moindres, réside dans sa structure : reconnue d’utilité publique en janvier
2003, elle utilise des méthodes d’entreprise, à la fois pour assurer une transmission des valeurs,
des connaissances et des bonnes pratiques, et pour garantir le dynamisme et l’autonomie de ses
associations au niveau local. Pour ce faire, Réseau Entreprendre dispose d’un Conseil d’Honneur
prestigieux et d’une équipe dédiée, au niveau national, à l’animation du réseau.
a)
Le Conseil d’Honneur de Réseau Entreprendre
Composé de personnalités renommées du monde de l’entreprise, le Conseil d’Honneur compte
notamment les PDG d’AXA (Claude BEBEAR), de Bolloré SA (Vincent BOLLORE), de PSA Peugeot-
Citroen (Thierry PEUGEOT), de Danone SA (Franck RIBOUD) ou de Ricard SA (Patrick RICARD), soit
11 membres au total.
Le Conseil d’Honneur est consulté régulièrement sur la stratégie et les projets de Réseau
Entreprendre. Ses membres sont également sollicités par les associations pour participer aux
grandes manifestations organisées telles que les Fêtes des Lauréats, et contribuent ainsi au
développement de la notoriété du réseau.

4
Source :
La
Lettre
de
Réseau
Entreprendre,
été
2010 :
http://www.reseau-
entreprendre.org/site/fr/s09_newsletter_juin_2010/newsletter_juin_2010.html
9



En outre, leur présence au Conseil d’Honneur « est un encouragement et une reconnaissance
pour les lauréats et les 2600 chefs d’entreprises engagés au quotidien auprès des créateurs et
repreneurs de PME »5.
b)
L’équipe d’animation nationale
A Roubaix, ce sont près d’une vingtaine de personnes qui, sans notion de hiérarchie mais dans
une logique de partage et de diffusion des savoirs, travaillent en permanence à tisser les liens
entre l’existant et les nouveaux arrivants, que ce soit sur des questions de procédures, de
situations particulières, d’outils en développement ou autres.
L’un des services le plus souvent consulté et le plus visible est le service Communication, qui
compte 4 personnes : Eric SIRVEN, son directeur, Jennifer FLODROPS, en charge des relations
presse, Cindy NEVES, chargée web et éditions, et Emilie BACHELET, chargée de communication
junior. Sous l’impulsion d’Eric SIRVEN, la communication de Réseau Entreprendre s’est fortement
développée et professionnalisée ces dernières années, notamment auprès du grand public et des
entreprises, avec un investissement fort en communication presse, web et événementiel.
Outre ce service et en-dehors de fonctions « classiques » (directeur général, assistante de
direction générale, responsable administratif et financier, comptable, responsable des systèmes
d’information, responsable partenariats), des fonctions spécifiques et adaptées ont par ailleurs
été créées, comme par exemple :
-
Un Délégué au programme Entreprendre Autrement et Animateur du groupe pilote
Développement Durable (Frédéric FOURGOUS),
-
Une Accompagnatrice d’associations et Responsable « Vie en Réseau » (Pascale
JOUD)
-
Un Délégué national au programme Innotech Entreprendre (Fabrice RICHARD)
-
Une Accompagnatrice d’associations et Responsable « Métier/Méthode » (Nathalie
ROBERT-POTTIEZ)
c)
Les événements d’intégration et d’animation
L’équipe nationale organise tout au long de l’année des événements pour favoriser l’intégration
des nouveaux membres, la circulation de l’information et les échanges entre tous, des bonnes
pratiques aux idées de développement ou aux nouveaux projets locaux ou nationaux.

5 Source : Document de présentation du Conseil d’Honneur diffusé lors des « 2 jours à Roubaix »
10



(1)
Les sessions trimestrielles d’intégration
L’intégration des nouveaux membres reflète et illustre parfaitement les valeurs prônées :
stagiaires, salariés et directeurs d’associations sont accueillis à l’identique dans les sessions
trimestrielles d’intégration organisées à Roubaix (stage « 2 jours à Roubaix »).

La rédactrice de ce mémoire a eu la chance de participer à un stage d’intégration – ce qui
n’est pas toujours le cas pour les stagiaires accueillis à Réseau Entreprendre Lorraine, pour
des questions de calendrier. De fait, après quelques semaines de présence et si le stage ne
dure pas plus de 6 mois, ce qui est le cas notamment pour certains stagiaires ICN, la
participation à la session d’intégration perd une bonne partie de son intérêt.

Mais lorsque l’opportunité se présente, il ne faut pas la manquer. La session suivie en
décembre 2009 a été particulièrement riche : 13 personnes en tout l’ont suivie, en
provenance de toute la France et représentant tous types de postes au sein du réseau. Elle a
permis à chacun d’appréhender rapidement les fondamentaux du fonctionnement de la
Fédération et des associations, mais aussi l’esprit qui anime ses membres. Après une série
d’informations théoriques et concrètes, des ateliers amenaient les participants à mettre en
application leurs connaissances dans des exemples de parcours entrepreneuriaux.
(2)
L’Assemblée Générale Nationale
Chaque année, une assemblée générale est organisée au niveau national pendant 2 jours,
assemblée à laquelle sont conviés les membres des différentes équipes locales, mais aussi les
partenaires (principalement banques et assurances) et les membres adhérents.
En mars 2010, Bertrand LOUAPRE a proposé à toute l’équipe de RE Lorraine de participer à
cette AG organisée à Paris.
Un des aspects frappants, pour tout nouveau venu (stagiaires, partenaires participant pour la
première fois notamment) est l’ambiance détendue et l’humour qui sont de mise dans
l’animation des journées. Mais aussi le sérieux et l’engagement des participants, avec des
résultats notables qui confirment chaque année la pertinence du système mis en place par
Réseau Entreprendre.
11



(3)
Un exemple d’action ciblée de l’équipe d’animation : la
visite en Lorraine de la responsable Métier/Méthode
Nathalie ROBERT-POTTIEZ, responsable Métier/Méthode, est venue en mai 2010 à Réseau
Entreprendre Lorraine afin de faire le point sur la situation locale et les méthodes/résultats
obtenus.
Comme toujours, si l’objectif de la visite était tout à fait sérieux, la convivialité était de mise
et les échanges se faisaient en toute simplicité, dans un esprit de collaboration et non de
hiérarchie.
d)
Des outils au service de la circulation des savoirs
Outre les animations et événements organisés, de nombreux outils sont déployés pour faciliter le
partage et le transfert de savoirs et savoir-faire. En voici quelques-uns :
-
Une Charte graphique, qui garantit une lisibilité et une identification claire des
associations,
-
Un classeur de fiches-repères pour partager les bonnes pratiques de façon
formalisée,
-
Un Intranet national, sur lequel on retrouve en version électronique les éléments
cités ci-dessus, mais aussi des communiqués de presse, des kits (kit de
l’accompagnateur, kit de communication, etc…)
-
Une structure de site web identique pour tous dans sa forme de base, et que chaque
association est ensuite libre d’enrichir,
-
Une base de données contacts, SIDONIE (acronyme de « Système Intranet de
DONnées et Informations Entreprendre » : l’interface est commune à tous mais
chaque association la nourrit de et y retrouve son propre contenu uniquement),…

Un des grands chantiers en cours dans ce cadre est le projet SIRIUS, qui donne une nouvelle
dimension à cette ambition de partage des informations et des connaissances : il s’agit d’une plate-
forme communautaire plus élaborée que SIDONIE, destinée à servir à la fois de base de données et
d’intranet. A la différence de la situation actuelle, cette nouvelle plate-forme enrichira l’accès pour
les chefs d’entreprise membres qui, une fois identifiés, auront accès à un certain nombre
d’informations sur les autres membres, à des données relatives au réseau, à des événements divers…
On retrouve ici encore la manifestation dans le réel d’une logique de partage et d’échange – avec,
bien entendu, le contrôle par les intéressés du type d’information accessible à leurs pairs. Ce projet
12



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notamment).
13



L’approche managériale de Bertrand LOUAPRE permet aux stagiaires de déployer au maximum
leurs capacités dans un climat positif : tout en les accompagnant dans les premiers pas, il leur
accorde une grande autonomie, leur permet de prendre progressivement des responsabilités
dans leurs fonctions, sans jamais donner à ressentir de pression négative, ne formulant que des
critiques constructives. Expérimenté (il a été responsable de recrutement pour une agence), il
porte une grande attention dans le choix de ses collaborateurs pour pouvoir ensuite leur donner
de la latitude en toute confiance.
Ainsi, chaque stagiaire peut apporter ses spécificités et son regard pour enrichir le
fonctionnement de l’association, qui garde toutefois ses lignes directrices quelles que soient les
circonstances.
2.
Un réseau étendu de membres chefs d’entreprise
Le réseau local s’appuie sur plus d’une centaine de dirigeants ou cadres supérieurs d’entreprises
lorraines, dans tous les secteurs d’activité, sur les 4 départements (Meurthe-et-Moselle, Moselle,
Meuse, Vosges). Lorsqu’ils choisissent de devenir membres, par leurs cotisations, ils permettent
une grande autonomie financière à l’association qui ne bénéficie que ponctuellement de
financements publics.
En rejoignant Réseau Entreprendre Lorraine, ils s’engagent à consacrer une part de leur temps
(quelques heures par an) à contribuer à ses missions : le conseil et l’accompagnement des
porteurs de projets de création ou de reprise d’entreprise.
Si, du fait de la situation de REL à Maxéville, les membres étaient jusqu’à présent surtout
implantés en Meurthe-et-Moselle et dans les Vosges, l’ouverture d’une antenne à Metz a permis
d’élargir le spectre d’action et de recrutement. Certaines animations sont dorénavant organisées
à Metz, à la fois pour faciliter la participation des membres plus éloignés et pour encourager
l’adhésion de davantage de dirigeants d’entreprises mosellanes et meusiennes. En effet, le
fonctionnement de Réseau Entreprendre requiert une représentation géographique la plus large
possible des adhérents, afin de favoriser la rencontre et surtout l’accompagnement individuel
des porteurs de projets, présentés ci-après.
14



3.
La cible : des créateurs ou repreneurs d’entreprises générant ou
maintenant des emplois
Il existe au niveau national comme local de nombreuses structures d’aide (conseils, finances,
accompagnement) aux créateurs d’entreprises. Réseau Entreprendre se distingue ici par sa cible :
les porteurs de projets susceptibles de permettre la création ou le maintien d’emplois. Le
document ci-dessous, extrait du Guide de l’Adhérent 2010, détaille les cibles et les critères
d’éligibilité retenus :

Souvent,
les
candidats
contactent
Réseau
Entreprendre Lorraine grâce au
bouche à oreille : le réseau leur
a été conseillé par un membre,
par leur expert-comptable, par
une Plate-Forme d’Initiative
Locale (PFIL), ou par d’autres
structures d’accompagnement.
Après
le
premier
contact
(généralement téléphonique),
le porteur de projet suit un
parcours bien défini afin de
préciser et ajuster son projet.
Lorsque l’équipe et les chefs
d’entreprise estiment qu’il est
prêt, le candidat présente son
projet devant un comité d’engagement. Ce dernier doit valider le projet à l’unanimité, pour faire
du porteur un nouveau Lauréat de Réseau Entreprendre Lorraine.
Le schéma ci-après, extrait du site web de REL, récapitule et précise ces étapes :

15



Le chargé de mission Projets
évalue, avec Bertrand LOUAPRE,
la pertinence de la cible, puis
assiste le porteur de projet dans
la préparation de son passage
devant le comité d’engagement :
organisation de rendez-vous avec
plusieurs chefs d’entreprises qui
évaluent la faisabilité et la
viabilité du projet, et appui à la
rédaction du plan d’affaires.
Dans le cas où le projet ne relève
finalement pas des dispositifs
d’accompagnement de Réseau
Entreprendre, le candidat est
systématiquement réorienté vers
d’autres
structures
plus
adéquates.
En revanche, lorsqu’un candidat devient lauréat, il accède à un prêt d’honneur ainsi qu’à un
dispositif complet d’accompagnement sur 2 ans. A l’issue du remboursement de son prêt
d’honneur, après 5 ans, il peut à son tour – et l’on espère qu’il choisira de – devenir membre de
l’association. Grâce à sa double expérience de lauréat ayant bénéficié d’un accompagnement et
de chef d’entreprise ayant réussi, il est alors à même d’accompagner efficacement de nouveaux
porteurs de projets.
C.
Quels sont les services apportés ?
1.
Le soutien aux lauréats
a)
L’accompagnement
En devenant lauréat de Réseau Entreprendre Lorraine, un porteur de projet obtient non
seulement une aide financière (prêt d’honneur à taux zéro de 15 à 50 000 euros, remboursable
sur 5 ans), mais il accède aussi à un double accompagnement, individuel et collectif, qu’il
s’engage à suivre de façon régulière.
16



Cet accompagnement prend plusieurs formes :
-
Accompagnement individuel par un chef d’entreprise, choisi par lui-même ou
proposé par l’association, sur la base d’une rencontre par mois, qui doit faire l’objet
d’un compte-rendu transmis à Rachel LAVAL,
-
Accompagnement collectif avec les autres lauréats de la promotion.

b)
Quelques détails sur l’accompagnement collectif :
Une nouvelle promotion est ouverte après chaque Fête des Lauréats (en octobre), et se
constitue au fur et à mesure des lauréats désignés en cours d’année, jusqu’à la Fête des Lauréats
suivante.
Chaque promotion est conviée, une fois par mois, à une réunion mensuelle appelée Club (+ le n°
de la promotion, par ex Club 8) co-animée par Rachel LAVAL et par un conférencier sur une
thématique définie. La conférence peut porter sur la motivation des forces de vente, la gestion
du stress, la conduite du changement en entreprise, etc. En fait, sur tout sujet concret
susceptible d’ouvrir la discussion au sein du groupe et d’apporter des solutions ciblées aux
problèmes rencontrés par les nouveaux chefs d’entreprise. Les Clubs sont généralement
organisés dans une salle de réunion de Réseau Entreprendre Lorraine, mais il arrive qu’ils soient
tenus chez l’un des lauréats.
Deux fois par an, les lauréats de toutes les promotions sont simultanément invités à un Interclub,
qui a pour objectif de les faire se rencontrer entre eux.
Les Conviviales constituent la 3e forme d’accompagnement sous forme de rencontre. Dans ce
cas, sont invités tous les lauréats, en cours d’accompagnement ou non, ainsi que les membres et
partenaires de l’association.
c)
La promotion auprès de la presse et du grand public
La promotion des nouveaux entrepreneurs se fait sous deux formes :
-
Des communiqués de presse, adressés à la presse régionale (grand public et professionnelle,
comme Les Tablettes Lorraines ou le Journal des Entreprises) à chaque nomination d’un
nouveau lauréat. Ces communiqués semblent efficaces puisqu’ils sont généralement suivis
d’un article dans au moins un des journaux ciblés. Ils ont le double avantage de mieux faire
connaître Réseau Entreprendre, et de mettre ses lauréats en avant.
17



-
La Fête des lauréats, organisée une fois par an, qui a vocation à présenter les lauréats d’une
promotion donnée auprès de l’ensemble des membres, des partenaires, et du grand public.
L’événement accueille 400 à 500 chefs d’entreprise chaque année.
2.
Les apports des chefs d’entreprise adhérents
Quelles sont les activités de l’association à laquelle prennent part les chefs d’entreprise, et quelles
sont
les
formes
d’engagement
dans
lesquelles
ils
s’investis-
sent ? Le tableau ci-contre,
extrait
d’une
enquête
réalisée par le CSA en 2007
auprès des membres de
tout le territoire français
(voir aussi plus loin), donne
une
première
vue
d’ensemble des principales
formes
d’engagement
possibles.
a)
Participation aux réflexions stratégiques
L’un des engagements les plus impliquants (après ceux de président ou de directeur, très limités en
termes de possibilités pour les adhérents) est la fonction d’Administrateur, siégeant au Conseil
d’Administration constitué d’une dizaine de membres nommés pour une durée de 3 ans.
Des commissions sont aussi réunies occasionnellement pour aborder des points précis, comme par
exemple :
-
Une commission communication, réunie 4 fois au 1e semestre 2010 afin de définir
les grands choix relatifs à la Fête des Lauréats d’octobre 2010,
-
Deux commissions recrutements, organisées à Maxéville et à Metz, afin de solliciter
les membres volontaires pour proposer de nouveaux prospects ou des entreprises à
cibler, ou des démarches à engager pour améliorer la communication auprès des
chefs d’entreprise.
18



b)
Investissement dans le parcours des lauréats
L’un des objectifs premiers de Réseau Entreprendre, dans le recrutement de ses membres,
réside dans la valorisation de leur capacité à accompagner des candidats et des lauréats sur le
parcours de la création d’entreprise. Ainsi, les chefs d’entreprise sont régulièrement sollicités
pour rencontrer des candidats avant le passage de ces derniers devant le comité d’engagement.
Ils peuvent ainsi apprécier la personnalité du candidat et notamment son désir d’être
accompagné, sa capacité à écouter les remarques et les conseils, son potentiel en tant que chef
d’entreprise et bien entendu la faisabilité et la solidité de son projet.
D’autres membres sont convoqués pour participer aux comités d’engagement, qui doivent
compter au moins huit votants pour qu’une décision d’accompagnement soit validée. Les
comités d’engagement sont normalement organisés sur une base régulière, avec l’objectif d’un
par mois. En réalité, les aléas liés à l’élaboration d’un projet de création d’entreprise, les
contraintes diverses auxquelles doivent faire face les porteurs de projet, et la disponibilité
variable des chefs d’entreprise sollicités pour évaluer les candidats peut faire fluctuer ce rythme.
Ainsi, il arrive certains mois que deux comités d’engagement soient organisés à 15 jours
d’intervalle, alors que d’autres mois, un comité prévu et organisé doive finalement être
repoussé au mois suivant parce que le candidat n’est pas prêt.
c)
Rencontres et formations
Si les rencontres organisées pour les membres sont moins fréquentes que celles organisées pour
les lauréats, les adhérents ont toutefois la possibilité de participer à certaines animations qui
leurs sont destinées de façon partagée ou exclusive.
Bien entendu, l’Assemblée Générale est l’événement bisannuel auquel ils sont toujours invités
de façon prioritaire, et lors duquel ils sont amenés à voter un certain nombre de points à l’ordre
du jour. C’est également lors de l’Assemblée Générale que le Conseil d’Administration est
renouvelé par tiers. Cette Assemblée Générale est par ailleurs ouverte à tous les lauréats, ainsi
qu’au grand public et aux journalistes, pour lesquels un point presse est mis en place.
Les membres sont également systématiquement invités aux Conviviales, présentées plus haut.
Ces conviviales, si elles ont généralement lieu dans les locaux de Réseau Entreprendre Lorraine,
sont parfois organisées chez l’un des membres, ce qui permet à ce dernier à la fois de présenter
son entreprise et son domaine d’activité, et de partager de bonnes pratiques. Par exemple, la
rédactrice du présent mémoire a eu l’occasion d’effectuer la visite d’une entreprise à vocation
19



industrielle, Gris Découpage, près de Pont-à-Mousson. Le dirigeant, Francis GRIS, est connu et
apprécié à la fois pour son pragmatisme (il est leader dans son domaine, la fabrication de
rondelles métalliques principalement destinées à l’industrie automobile), sa prise en compte du
développement durable (il a su rester compétitif en prenant de l’avance sur les obligations de
normes, notamment) et sa politique de gestion des ressources humaines (il a par exemple
appliqué le système Kaisen, méthode japonaise d’encouragement à la prise d’initiative et à
l’amélioration continue des salariés, avec une remise annuelle de prix aux trois salariés les plus
impliqués).
En outre, pour favoriser leur intégration et leur implication dans la vie de l’association, des
formations leurs sont parfois proposées. Pendant le stage présenté dans ce mémoire, une
formation coaching a ainsi été offerte aux membres étant ou souhaitant devenir
accompagnateurs de lauréats. Cette formation était organisée sur Maxéville et Metz, toujours
dans un souci d’accessibilité pour le maximum de participants. Présentée comme une formation
à la gestion des équipes, elle avait vocation à développer les qualités de manager des chefs
d’entreprises, au-delà du développement de leurs compétences d’accompagnateurs à Réseau
Entreprendre Lorraine. Elle a réuni une dizaine de participants sur chaque site, et prévoyait une
journée complète de formation en juin, suivie d’une demi-journée de retour d’expérience fin
septembre.
Enfin, en tant qu’animateurs, les adhérents peuvent être invités à assurer une conférence lors
d’un Club ou d’un Interclub, afin de faire bénéficier plusieurs lauréats de leur expérience dans
leur domaine. C’est alors, bien entendu, l’occasion pour eux de se faire connaître auprès des
nouveaux lauréats en cours d’accompagnement. Mais cela leur donne aussi la possibilité de voir
de plus près les difficultés et les préoccupations quotidiennes de ces derniers d’une part, et
d’autre part le dynamisme et les solutions qu’ils sont capables de déployer, parfois d’inventer, et
qui viennent alors enrichir les connaissances de l’adhérent conférencier.
3.
Les outils de communication pour faire connaître l’association et ses
activités 6
Afin de faire connaître l’association, les services qu’elle apporte et favoriser les échanges entre
tous les membres, outre les rencontres décrites précédemment, divers outils de communication
sur papier et sur Internet ont été développés. Ils s’appuient pour partie sur les dispositifs mis en

6 Voir la présentation détaillée des outils mentionnés, annexée en fin de dossier
20



place par la fédération nationale, tandis que d’autres ont été créés à l’initiative de Bertrand
LOUAPRE, fort de sa propre expérience de chef d’entreprise dans la communication.
A l’instar du projet SIRIUS, ces outils ont une importance conséquente au moment de
questionner la pertinence et la complémentarité d’une présence de l’association sur les réseaux
sociaux numériques.
a)
Les outils en ligne
-
La base de données SIDONIE, qui est notamment utilisée pour l’envoi des invitations
aux diverses manifestations (Clubs, Conviviales, Assemblées Générales, …). Cette
base contient actuellement, pour Réseau Entreprendre Lorraine, près de 4 000
contacts, dont plus de 2 000 contacts mails.
-
Le site web, qui constitue la vitrine de l’association locale, et qui présente
notamment la liste des adhérents et des lauréats,
-
« L’Actu en 2 mn », la newsletter électronique mensuelle régionale, adressée à
l’ensemble des contacts enregistrés dans SIDONIE. Elle sert avant tout à
communiquer sur les actualités de l’association avec des portraits de membres, de
lauréats, l’agenda des événements programmés, la revue de presse…
b)
Les outils papier
-
L’annuaire régional (diffusion ciblée, réservée aux membres)
-
Les enquêtes nationales sur les chiffres-clés de RE
-
« Réussir côte à côte », une newsletter nationale
-
Divers : carte les chiffres-clés de REL, cartes de visite, pochettes, …
c)
Les outils en cours de développement
-
Au niveau local : l’Affiche « je suis membre de Réseau Entreprendre Lorraine »,
destinée à permettre à chaque membre de rendre publique et visible son
appartenance au réseau, afin d’en développer la notoriété et d’encourager
l’adhésion de nouveaux membres,
-
Au niveau national : la plate-forme SIRIUS, déjà évoquée et qui devrait bientôt être
opérationnelle.

21



D.
Difficultés actuelles
1.
Comment motiver un chef d’entreprise à s’engager ?
Une enquête7 menée par l’Institut CSA à la demande de Réseau Entreprendre® a permis, fin 2007, de
mieux cerner les motivations qui peuvent animer les adhérents, et leur ordre d’importance. Les
résultats de cette enquête, commanditée par la fédération et menée auprès de membres adhérents,
peuvent certes être remis en question du fait de la posture non neutre des sondés et des limites de
l’objectivité dans le choix des réponses (comme dans toute enquête de ce type), mais elle apporte
tout de même des axes de lecture
intéressants.
La découverte de Réseau Entreprendre est
souvent due à l’effet réseau lui-même :
près de la moitié des chefs d’entreprise
entendent parler de l’association par le
biais d’autres chefs d’entreprise.
De nombreuses raisons peuvent les inciter
à envisager l’adhésion : certaines sont liées à des valeurs, ou à une perspective de
développement personnel ou professionnel, d’autres à une vision globale de leur environnement
et à l’identification d’effets positifs pour leur entreprise.
Voici quelques-unes des raisons évoquées par les participants à la session d’intégration de
décembre 20098 :
-
Par envie de transmettre,
-
Par identification aux valeurs prônées,
-
Pour intégrer un réseau professionnel local,
-
Pour participer au développement économique local,
-
Pour accompagner un projet et le voir aboutir,
-
Pour sortir du cadre de leur entreprise,
-
Pour ouvrir le champ de leurs activités,
-
Pour retrouver l’adrénaline de la création,

7 Voir bibliographie en fin de dossier
8 Source : power point de présentation « L’association Réseau Entreprendre® » distribué lors de la session
de formation « 2 jours à Roubaix ».
22



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Au moment d’adhérer, c’est encore la recommandation – sous forme de cooptation – qui est la
formule la plus courante, pour près de la moitié des nouveaux adhérents (48%) :

Mais entre les intentions et la réalité du quotidien, il y a un pas à franchir. Certains chefs
d’entreprise ne parviennent pas à s’impliquer autant qu’ils le souhaitent lorsqu’ils décident
effectivement de devenir adhérents.
2.
Quels sont les obstacles à une participation effective ?
a)
Les motifs de résiliation des adhérents
L’enquête nationale de 2007
permet
ici
encore
d’appréhender
globalement
les
motifs
possibles
de
désengagement, qui corres-
pondent aussi à des obstacles
au
plein
bénéfice
de
l’adhésion, que ce soit pour
l’adhérent ou pour l’asso-
ciation.
Si des raisons personnelles
sont invoquées par une large
majorité (69%), la deuxième
réponse
est
relative
au
sentiment de ne pas être utile
24



à l’association (pour 56% des sondés), ce qui relève plutôt d’une position morale et altruiste.
Les réponses plus pragmatiques n’arrivent qu’ensuite, la première d’entre elles étant l’aspect
chronophage de l’implication requise (39%). Les positions plus critiques n’arrivent qu’en fin
de tableau : lassitude (26%), absence d’utilité pour l’adhérent ou son entreprise (24%) ou
déception par rapport aux attentes de l’adhérent (16%).

b)
Investissement symbolique et temps disponible
Deux problématiques : la capacité à se rendre utile au sein du réseau d’une part, et
l’investissement en temps que cela implique d’autre part, se retrouvent dans les premiers
motifs de désengagement qui viennent d’être analysés ci-dessus.
En effet, pour un chef d’entreprise, le temps est toujours précieux et compté. Choisir de
s’investir de façon bénévole dans une activité qui n’aura pas de rendement immédiat visible
et mesurable est forcément une sorte de pari : l’engagement dans une structure telle que
Réseau Entreprendre a une valeur symbolique d’autant plus forte.
La partie précédente, présentant les activités proposées aux membres, a donné la mesure de
l’ampleur que peut prendre cette implication, qui peut toutefois être modulée de façon
conséquente. En effet, certains membres n’apportent qu’un soutien purement financier par
leur adhésion ; d’autres se
rendent disponibles pour
rencontrer
des
lauréats,
offrant
ainsi
quelques
heures de leur temps par
an ;
d’autres
encore
s’investissent
dans
les
comités
d’engagement,
dans des commissions, voire
dans
le
conseil
d’administration,
ce
qui
implique
de
prendre
connaissance des dossiers
présentés et de bloquer des
dates dans leur agenda.

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d)
Des profils d’adhérents et d’entreprises très divers
Si les chiffres dans les deux pages précédentes sont issus d’une analyse de la base de
données de Réseau Entreprendre Lorraine, ils ne permettent pas à eux seuls de comprendre
qui sont les chefs d’entreprise adhérant à Réseau Entreprendre.
Pour ce faire, c’est à nouveau vers l’enquête nationale menée par l’Institut CSA à la demande
de la fédération qu’il faut se tourner – tout en gardant à l’esprit que ces chiffres représentent
une moyenne nationale : il n’existe pas, à l’heure actuelle, de chiffres comparables pour la
seule région Lorraine.

Le nombre de salariés constitue la première clé pour cerner le profil des entreprises
représentées par les membres du réseau :

Il convient ensuite de considérer les domaines d’activités concernés :
Trois secteurs se dégagent fortement et
totalisent à eux seuls les ¾ des adhérents
(73%) :
- les sociétés de services aux entreprises,
remarquablement représentées (37%),
- Le secteur industriel compte pour 22%,
- Il est suivi par le commerce et la
distribution (14%)
- Les autres domaines sont plus faiblement
représentés.
Pour des raisons liées à son histoire
économique, Il paraît probable qu’en
Lorraine, le secteur industriel soit davantage
représenté.
28



Le rayonnement de ces entreprises est une autre donnée intéressante : contrairement à ce
que l’on pourrait penser pour une
fédération d’associations à vocation
régionale,
les
entreprises
représentées au sein de Réseau
Entreprendre
sont
souvent
d’envergure nationale (29%), voire
internationale (28%). Ce constat
autorise l’hypothèse d’une image
positive et très professionnelle de
Réseau Entreprendre®, qui lui permet d’attirer des profils de haut niveau parmi ses
adhérents. Mais il constitue aussi un facteur explicatif du degré d’exigence élevé de ces
derniers vis-à-vis de l’association dans laquelle ils s’engagent.

Sur un autre plan, il ressort que la représentation en termes de sexe est à l’image de la place
actuelle des femmes dans le monde des hauts cadres et dirigeants d’entreprises : très
réduite.


Enfin, la position des adhérents dans leur entreprise est assez largement représentative de la
vocation de l’association, qui vise les chefs d’entreprise et hauts cadres dirigeants (voir page
suivante). Corrélée à la taille des entreprises représentées, cette donnée permet d’évaluer la
capacité des adhérents à s’investir dans une association Réseau Entreprendre : cela requiert
un haut niveau de fonction (notamment pour avoir une perception plus distanciée des
problèmes rencontrés par les lauréats, et la possibilité de les contextualiser et les relativiser)
et la capacité à déléguer afin de disposer de temps.
29





Ces quelques statistiques permettent de mieux appréhender le profil des membres de
Réseau Entreprendre. Mais elles donnent aussi la mesure de la diversité de leurs parcours, ce
qui implique une nouvelle difficulté : celle de trouver et de renouveler régulièrement des
thèmes fédérateurs qui parviennent à toucher le maximum de membres. Enfin, la question
du nombre d’adhérents peut aussi se révéler une source supplémentaire de difficultés.
3.
Quelle taille critique pour Réseau Entreprendre Lorraine?
Un point qui peut poser problème dans l’animation d’un réseau est celui de sa taille : un
nombre trop élevé de membres peut amener ceux-ci à se désolidariser du fonctionnement
de la structure. C’est ce qu’il est également possible de lire en filigrane dans la 2e réponse
aux motifs de désengagement évoqués plus haut, qui invoque le sentiment de ne pas être
utile à l’association.
Pour que les adhérents ne développement pas ce sentiment, il est important de maintenir
une communication personnalisée et individualisée. Or cela requiert théoriquement de ne
pas dépasser une certaine taille critique, ce qui est en contradiction avec l’impératif de se
développer pour envisager de nouvelles actions et accompagner de nouveaux projets.

Réseau Entreprendre Lorraine compte actuellement à peu près 140 membres, dont 30
anciens lauréats. Dans quelle mesure les réseaux sociaux numériques pourraient-ils appuyer
le travail de terrain, et notamment favoriser le renforcement des liens, des échanges, et
l’attraction de nouveaux membres ?


30



II.
Les réseaux sociaux numériques, un outil efficace pour fédérer
un réseau réel ?

Les Réseaux Sociaux Numériques (RSN) sont depuis quelques années sur le devant de la scène
Internet en raison de l’attraction grandissante qu’ils exercent sur les Internautes, alors que le
temps passé devant un ordinateur par personne, toutes catégories confondues, est de plus en
plus important.
Selon une étude Nielsen9 analysant les données de 9 pays du globe, les réseaux sociaux ont
atteint la 4e place des consultations Internet les plus populaires, devant la consultation des e-
mails notamment. La France ne fait pas exception puisque selon la même source, le temps passé
par un Internaute français devant les sites web communautaires a cru de 59% entre décembre
2007 et décembre 2008.
L’infographie de la page suivante, à partir des données de l’étude, permet de comprendre
l’évolution globale des usages de l’Internet. Si une partie des graphiques se focalise sur les
données relatives aux Etats-Unis, qui font figure de pionniers dans le domaine et sont donc
susceptibles de préfigurer ce qui se passera en Europe et en France demain, certains concernent
des données globales ou ventilées par pays : où l’on voit que la France arrive en 7e position pour
le nombre d’utilisateurs d’Internet par rapport à sa population totale.

9 Source : March 2009 - Global Faces and Networked Places – a Nielsen report on Social Networking’s New
Global Footprint
31




32



Selon Médiametrie cette fois-ci, en juin 2010 « 37,6 millions de personnes âgées de 11 ans et
plus se sont connectées à Internet au cours du dernier mois soit 70,1% de la population
[française]. Le nombre d’internautes progresse de 10% par rapport à juin 200910. ». La fracture
numérique redoutée il y a quelques années en France ne se serait donc pas produite, ou tout au
moins ses proportions seraient-elles nettement inférieures à ce que l’on rerdoutait.
Mais les évolutions liées au développement des réseaux sociaux numériques concernent aussi la
façon de créer et conserver du lien entre Internautes : ces réseaux sociaux en ligne sont
désormais privilégiés au mail par une majorité d’utilisateurs pour ce qui concerne la population
des Etats-Unis. On peut donc très bien concevoir que cette tendance se retrouve d’ici peu dans
les statistiques européennes et françaises.
Les deux graphiques ci-dessous précisent ces données et montrent qu’aux Etats-Unis, le nombre
d’utilisateurs de réseaux sociaux a dépassé le nombre d’utilisateurs d’e-mail en juillet 2009. En
novembre de la même année, le temps passé sur les réseaux sociaux a dépassé celui consacré à
l’email. La rapidité du phénomène donne à penser que l’évolution en Europe pourrait bien se
produire beaucoup plus vite que les non initiés le pensent.
Le graphique ci-
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pencher plus avant sur ce phénomène et son utilité potentielle pour Réseau Entreprendre
Lorraine.

10 Source : communiqué de presse Médiamétrie du 27 juillet 2010 : L’audience de l’Internet en France – juin
2010
33



A.
Introduction au thème des réseaux sociaux numériques et des
débats générés
1.
Définitions de réseau social, communauté, communauté virtuelle,
média social
La confusion peut être aisée entre réseau social, communauté, réseau social numérique,
communauté virtuelle ou encore médias sociaux. A quoi ces termes correspondent-ils exactement ?
Si les deux premiers termes existent depuis longtemps suite aux apports de la sociologie, les
nouvelles technologies sont venues brouiller la donne et ajouter de nouveaux concepts. Dans ces
conditions, il peut être utile de préciser ce qu’ils recouvrent réellement.
a)
Réseau social
Selon Wikipedia : « Un réseau social est un ensemble d'identités sociales telles que des individus
ou des organisations sociales reliées entre elles par des liens créés lors des interactions sociales. Il se
représente par une structure ou une forme dynamique d'un groupement social. »
Il est possible de voir dans cette définition un premier élément de réponse relatif à la
problématique de Réseau Entreprendre concernant sa taille critique. En effet, un complément de
définition précise, sur le même site :
« La prétendue règle de 150, aussi appelé nombre de Dunbar, soutient que la taille d'un réseau
social originel est limitée à environ 150 membres. Cette règle résulte des études transculturelles en
sociologie […] sur la taille maximale d'un village […]. Il est théorisé en psychologie évolutionniste que
ce nombre peut être dû à une certaine limite humaine à reconnaitre les membres et à capter les faits
émotionnels concernant tous les membres d'un groupe. Cependant, cela peut aussi être dû à
l'économie et la nécessité de déceler les passagers clandestins, comme il peut être plus facile pour
un individu vivant dans un large groupe de prendre avantage des bénéfices de vivre en communauté
sans contribuer soi-même à ces bénéfices communs. »
b)
Communauté
Pour qu’un réseau social devienne une communauté, selon Frédéric LOPEZ11, blogueur sur
Novactif.com, il faut 4 éléments supplémentaires :

11 Source : http://www.novactif.com/2009/03/02/reseau-social-ou-communaute-virtuelle-la-confusion/
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35



d)
Média social
De façon simplifiée, il est possible de dire que : “Les médias sociaux désignent un ensemble de
services permettant de développer des conversations et des interactions sociales sur internet ou
en situation de mobilité“.12
Il s’agit donc d’outils de communication au sens large, utilisables dans tout contexte, mais qui
deviennent « sociaux » lorsqu’ils sont utilisés pour animer un réseau ou une communauté. Il est
intéressant de noter ici que la définition dépasse le cadre de l’Internet classique : « en situation de
mobilité » fait référence à l’accès à ces services depuis d’autres terminaux, et en particulier les
téléphones portables (phénomène qui lui aussi, prend une ampleur sans cesse croissante).
Pour aller plus loin, le site Wikipedia donne une définition à la fois technique et relative aux
contenus :
« L'expression « médias sociaux » recouvre les différentes activités qui intègrent la technologie,
l'interaction sociale, et la création de contenu. Andreas Kaplan et Michael Haenlein definissent
les médias sociaux comme "un groupe d’applications en ligne qui se fondent sur l’idéologie et la
technique du Web 2.0 et permettent la création et l’échange du contenu généré par les
utilisateurs"[1]. Les médias sociaux utilisent l'intelligence collective dans un esprit de
collaboration en ligne. Par le biais de ces moyens de communication sociale, des individus ou des
groupes d'individus qui collaborent créent ensemble du contenu Web, organisent le contenu,
l’indexent, le modifient ou font des commentaires, le combinent avec des créations personnelles.
Les médias sociaux utilisent beaucoup de techniques, telles que :
• les flux RSS et autres flux de syndication Web,
• les blogues,
• les wikis,
• le partage de photos (Flickr),
• le vidéo-partage (YouTube),
• des podcasts,
• les réseaux sociaux,
• le bookmarking collaboratif,
• les mashups,
• les mondes virtuels,

12 Source : http://www.mediassociaux.com/2009/06/29/une-definition-des-medias-sociaux/
36



• les microblogues,
• et plus encore. »
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Une autre infographie permet d’appréhender la variété des outils disponibles et l’importance de les
analyser avant de retenir ceux qui seront utilisés par une structure professionnelle. Ce document
étant destiné aux utilisateurs anglo-saxons, il ne correspond pas exactement au panorama disponible
pour les utilisateurs francophones, mais il donne toutefois un aperçu intéressant de la situation
globale, et de la multitude de sites et d’outils qui s’inscrivent dans cette évolution des usages.


2.
Les opportunités perçues des Réseaux Sociaux Numériques (RSN)
a)
Un usage de plus en plus développé dans la société civile
La présence croissante, aussi bien passive qu’active, d’une catégorie de population qui
correspond plutôt au profil des chefs d’entreprise, et qui était encore récemment considérée
comme peu sensible aux nouvelles technologies de l’information et de la communication et
notamment à l’utilisation d’Internet, autorise à réfléchir plus avant à la pertinence d’une
présence de Réseau Entreprendre Lorraine sur ces nouveaux outils de communication.
38



Un sondage Harris Interactive15 réalisé fin 2009 précise le type d’activités que mènent les
internautes, par catégorie d’âge. Ci-dessous, les réponses à la question: « Parmi les activités
suivantes que l’on peut pratiquer sur Internet, quelles sont celles que vous pratiquez, ne serait-
ce qu’occasionnellement ? (total : fréquemment + occasionnellement) ». La présence des 35-49
ans et des 50 ans et + sur les forums de discussion (respectivement 78% et 74% les consultent)
et sur les sites communautaires (63% et 54% en consultation simple, 51% et 35% participant
activement) est à ce titre remarquable.

b)
L’influence sur l’organisation du travail
Il faut comprendre qu’à l’image de cette nouvelle forme de participation dans la société civile
grâce aux nouvelles technologies, on assiste dans certains secteurs professionnels (hautes
technologies, médias, services aux entreprises) à une évolution notable dans l’organisation du
travail, communément présentée comme l’entreprise 2.0 : « […] à l'opposé de l'ancienne société
capitaliste à la structure pyramidale et très hiérarchisée, la société 2.0 propose une organisation
collaborative, en réseau avec le développement de compétences transversales. L'information ne
circule plus de haut en bas, des cadres supérieurs vers les simples salariés, mais de manière
horizontale entre les différents collaborateurs qui participent à des projets collectifs. »16
L’article de La Tribune sur l’adaptation des managers à cette nouvelle donne évoque ainsi la
similitude des deux phénomènes : « Ces outils technologiques poussent même les entreprises à
repenser leur contrat social. Si autrefois, l'individu se complaisait dans un système rigide et
hiérarchisé à la limite du patriarcat, il veut maintenant avoir des responsabilités et prendre part à
la vie de l'entreprise quel que soit son échelon. La société passe du statut de "personne morale"

15 Source : sondage réalisé en ligne du 21 au 28 octobre 2009 sur un échantillon de 1000 personnes,
résultats disponibles sur le site : http://www.harrisinteractive.fr/news/2009/19112009.asp
16
Source :
article
de
La
Tribune
du
16.07.2010 :
http://www.latribune.fr/technos-
medias/internet/20100716trib000531100/quand-les-managers-se-mettent-au-diapason-du-web-2.0.html
39



à celui de "communauté de destin" où chacun tire sa satisfaction de la réciprocité avec autrui,
comme c'est le cas dans un réseau social. »
Si cette évolution managériale concerne principalement, à l’heure actuelle, les secteurs
innovants, il est fort possible (voire probable ?) qu’elle s’étende progressivement aux entreprises
des secteurs traditionnels, même si cela se ferait sur un axe de temps beaucoup plus long.
c)
Le concept d’identité numérique
Ce concept est assez récent et sa définition est encore sujette à de nombreuses discussions,
comme le donnent à voir les nombreuses réactions suite aux propositions faites par les
internautes avertis, en particulier les blogueurs. Fred CAVAZZA, l’un des plus influents et
reconnus en France, propose une des définitions les plus précises actuellement disponibles17 en
français. Selon lui, l’identité numérique recouvre un ensemble de données considérable :
• Les coordonnées, c’est à dire tous les moyens numériques qui permettent de joindre un
individu (email, messagerie instantanée, N° de téléphone), de l’identifier (fichier FOAF ou
hCard) ou de le localiser (Adresse IP) ;
• Les certificats qui sont délivrés par des organismes, des services ou des logiciels afin
d’authentifier un utilisateur ;
• Les contenus publiés à partir d’outils d’expression qui permettent de prendre la parole :
blog, podcast, videocast, portail de journalisme citoyen ;
• Les contenus partagés à l’aide d’outils de publication : photos, vidéos, musique, ou liens ;
• Les avis sur des produits, des services, des prestations ou même information ;
• Les hobbies qui sont partagés par les passionnés sur des réseaux sociaux de niche ;
• Les achats réalisés chez des méta-marchands, avec des systèmes de paiement ou de
programmes de points de fidélité qui permettent de modéliser les habitudes de
consommation ;
• La connaissance diffusée au travers d’encyclopédies collaboratives, de plateforme de FAQ
collaborative ou de sites de bricoleurs ;
• Les portails et réseaux sociaux qui servent à donner de la visibilité à sa profession ;
• Les services qui gèrent la notoriété d’un individu, sa fiabilité et sa réputation ;
• Les services de rencontre et de fédération d’individus en audiences homogènes ;
• Les jeux en ligne, les univers virtuels et les services en ligne qui permettent d’afficher un
avatar.
L’ensemble de ces données peuvent être rassemblées sous forme de cartographie, avec des
exemples d’outils en ligne pour ces différents aspects :

17 Source : http://www.fredcavazza.net/2006/10/22/qu-est-ce-que-l-identite-numerique/

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18 Source : http://www.techno-science.net/?onglet=glossaire&definition=10937
41



Et justement, les exemples récents se multiplient sur des « dérapages » liés à l’identité
numérique de grandes entreprises, d’autant que cette identité est inévitablement liée à celle des
salariés de ces entreprises (qu’ils soient chargés de communication, comptables ou ouvriers), et
que la frontière entre identité personnelle et identité professionnelle peut devenir très floue sur
Internet.
Ainsi, la société Domino’s Pizza a fait, il y a quelques mois, les frais d’une « campagne de
publicité » non officielle mais aux effets bien réels. Deux livreurs avaient posté sur Internet, à
titre personnel, des vidéos les mettant en scène en train faisant des blagues scatologiques avec
des pizzas sur le point d’être livrées. Ces vidéos ont fait le tour du monde et ont été vues des
millions de fois en 3 jours. Si l’entreprise a fini par les repérer et exiger leur retrait du site sur
lequel elles étaient postées, le mal était déjà fait et il n’y avait plus aucun contrôle sur les
nombreuses copies et « forwards » qui ont continué à se répandre. L’image de la société en a été
impactée dans une mesure qu’il est difficile de chiffrer, mais qui est incontestable.
S’il faut se méfier des « fuites » involontaires, une transparence toujours plus grande est
inévitable et la société civile, grâce aux blogs, forums, et réseaux sociaux numériques
notamment, est de mieux en mieux armée pour s’informer et faire ses choix de façon réfléchie.
Ce qui signifie aussi le risque de boycott d’une compagnie par ses clients, par exemple en cas de
dénonciation de politiques d’entreprise douteuses.
A ce titre, la campagne de l’association de défense de l’environnement Greenpeace contre le
géant industriel Nestlé et sa marque Kitkat est un autre exemple frappant, qui a pris une
dimension bien plus importante que ne l’espéraient les initiateurs du mouvement pour protester
contre l’emploi d’huile de palme dans la fabrication des barres chocolatées. Grâce aux réseaux
sociaux et en particulier à Facebook, sur lequel le groupe Nestlé dispose d’un compte, et à cause
d’une mauvaise gestion des réactions des consommateurs, c’est jusqu’à la cotation en bourse de
Nestlé qui a été impactée, quoique temporairement.
Ainsi, la question qui se pose n’est plus tellement de savoir si une entreprise doit veiller à son
identité numérique, mais quand et comment elle doit le faire.
e)
Le développement d’un nouveau métier : community manager
Pour répondre à ces nouveaux besoins - qui vont au-delà de la simple veille informative ou du
service client -, un nouveau métier se développe depuis quelques années, encore en phase de
définition : celui de community manager, parfois appelé « manager de communautés ».
42



Si certains assimilent le community manager à un modérateur de forums ou à un chargé de
communication de la marque, ses attributions sont en réalité beaucoup plus nombreuses et
complexes : son métier est transversal à plusieurs fonctions et niveaux hiérarchiques classiques
de l’entreprise. Fadhila BRAHIMI de FB Associés19, décrit avec précision sur son blog Personal
Branding les attributions de ce nouveau métier avec ses attributions en interne et en externe.

Elle souligne également les compétences requises, qui sont certes d’ordre technique
(connaissance du web et des outils du web 2.0, capacités rédactionnelles), mais surtout liées à la
connaissance de l’entreprise, et humaines (relations interpersonnelles, gestion du stress,
aptitude au changement, notamment).


19 Source : http://www.blogpersonalbranding.com/guides-ressources/guide/devenir-community-manager/
43



Ainsi, contrairement à ce que pensent de nombreux jeunes diplômés issus de la « génération Y »,
quasiment nés avec un clavier d’ordinateur entre les mains, il ne suffit pas de connaître Internet,
les nouveaux outils de communication et les réseaux sociaux pour devenir un bon community
manager.
Grégoire LACOSTE, auteur d’un blog dédié au community management, résume quant à lui en
quelques mots les objectifs de ce métier : « Le community manager a pour objectif d’intégrer les
outils du web 2.0 au sein de l’entreprise tout en faisant vivre la marque à travers les réseaux
sociaux et plateformes web. Cet enjeu est parallèle à la création d’un référentiel de
communication commun pour tous les acteurs participant à la vie d’une marque. »20
Si certaines entreprises ont saisi l’opportunité de ce nouveau créneau pour proposer des services
externalisés de gestion de communautés, la plupart des experts du community management
s’accordent à dire que ce doit être une fonction interne de l’entreprise, quitte à faire appel à un
accompagnement en externe pour professionnaliser la démarche de ces nouveaux managers.
f)
Le Social Relationship Management : quel retour sur
investissement ?
En marketing, le phénomène des réseaux sociaux numériques a donné naissance à une nouvelle
déclinaison, plus pointue, de la relation client, nommée Social CRM (Social Customer Relationship
Management) ou SRM. Une phrase extraite du blog de la société canadienne de conseil en
technologies informatiques Analystik la résume très bien : « quoique vous en pensiez, vos Clients
savent mieux que vous ce dont ils ont besoin; alors, rejoignez-les là où ils sont et écoutez-les
!!! »21
Et si le développement des réseaux sociaux numériques et de nouvelles conceptions de la
relation client pousse les entreprises à employer et rémunérer des community managers, une
question surgit inévitablement : quelle rentabilité attendre de ce nouvel investissement (le
fameux « ROI ») ?
Cette question est encore loin d’être résolue, dans la mesure où il s’agit pour une bonne partie
de domaines intangibles, notamment : le capital marque, le sentiment d’appartenance et
l’attachement des salariés et des usagers/ consommateurs à une entreprise. Leur évaluation

20 Source : blog de Grégoire LACOSTE : http://gregoirelacoste.com/definition-community-manager
21 Source : http://blog.analystik.ca/2010/04/09/scrm-ou-ce-que-le-social-peut-apporter-au-crm/
44



chiffrée n’est pas aisée, mais leurs répercussions, ne serait-ce qu’en termes de gestion des
ressources humaines et de chiffre d’affaire, sont indéniables.
Un certain nombre de chercheurs comme de sociétés de conseil tentent tout de même de
répondre à la question du retour sur investissement. Le schéma ci-après est une proposition de
traduction d’un modèle élaboré par l’institut de recherche Forrester22. Il donne une définition
large de la rentabilité, dépassant effectivement le cadre strictement financier pour inclure :
-
sur le court terme, la capitalisation
de
savoirs
et
savoir-faire
que
constitue
l’amélioration de la compréhension du monde
numérique
et
de
ses
enjeux
(« approche
numérique »)
-
sur le long terme, le capital marque
et la gestion du risque associé (capacité de
l’entreprise à répondre à des attaques sur son
image, sa notoriété, ses marques, afin de
contrebalancer les effets négatifs sur ses ventes)
Le schéma proposé permet aussi, souligne l’institut Forrester, d’inclure la gestion des médias
sociaux dans l’ensemble de la stratégie de l’entreprise (et non de les limiter à un service
communication ou marketing), ce qui améliore le consensus, et donc les synergies, entre ses
diverses parties prenantes.
La troisième partie de ce mémoire, en abordant les solutions disponibles pour Réseau
Entreprendre Lorraine, proposera également des indicateurs précis pour aborder ces différents
axes d’évaluation du retour sur investissement.
g)
Le RONI : Risk of Non Investment
Pour les adhérents chefs d’entreprises, au-delà du ROI, de nombreuses voix s’accordent à parler
de RONI : le Risk Of Non Investment. Sur leur blog de réflexion sur l’influence des nouvelles
technologies sur l’opinion des individus, François Guillot et Emmanuel Bruant23 estiment que si
les risques liés à l’investissement dans les réseaux sociaux sont réels, les risques liés à l’absence

22 Source : http://blogs.forrester.com/augie_ray/10-07-19-roi_social_media_marketing_more_dollars_and_cents
23 Source : http://internetetopinion.wordpress.com/2010/08/12/du-roi-return-on-investment-au-roni-risk-of-non-
investment/
45



d’investissement sont bien plus nombreux et certains, dressant une liste non exhaustive et
partiellement reproduite ici :
- méconnaissance du consommateur, de ses opinions, priorités, attentes…
- manque de réponses pertinentes aux questions que se posent les consommateurs et les parties
prenantes et à leurs attentes
- occasions perdues de recueillir un feedback
- détérioration de la relation avec les consommateurs
- perte d’impact des campagnes traditionnelles
- absence de bouche à oreille positif
- affaiblissement du réseau d’alliés de l’entreprise
- méconnaissance et vulnérabilité face aux risques d’opinion
- circulation d’informations négatives voire fausses, ou encore stratégiques (fuites)
- faible maîtrise des discours tenus sur la marque et l’entreprise
- contenus obsolètes sur les dirigeants de l’entreprise
- coûts inutiles de gestion de la relation client (par exemple, de centres d’appel)
- manque d’information utile à la prise de décision
- process internes obsolètes
- décalage entre le management et les salariés
- dégradation d’image auprès de la génération Y
- retard concurrentiel

Ainsi, développer sa présence sur les réseaux sociaux apparaît comme un risque, certes, mais aussi
une nécessité pour toute entreprise désireuse de rester compétitive sur le moyen terme.
Pour Réseau Entreprendre Lorraine, les réseaux sociaux numériques constituent une opportunité à
plusieurs titres. Si une dynamique positive est mise en place, c’est un véritable cercle vertueux qui se
créera et lui permettra de :
-
présenter son fonctionnement et ses résultats,
-
démontrer son efficacité en tant que réseau initiateur et diffuseur de bonnes
pratiques,
-
afficher l’opinion positive qu’en ont ses membres,
-
augmenter ainsi, avec le temps et du travail, sa visibilité et sa notoriété,
-
se faire connaître des adhérents potentiels,
-
s’affirmer comme générateur d’opportunités nouvelles (accès à un vivier de
compétences),
-
et ainsi, attirer et stimuler de nouvelles participations.
Il s’agit à présent de considérer de quelle façon l’association pourra mettre en place et entretenir
cette dynamique positive.

46



B.
Réseau Entreprendre Lorraine : quels besoins pour quels
publics ?
Lorsque l’hypothèse d’une utilisation des réseaux sociaux numériques a été soulevée à Réseau
Entreprendre Lorraine par la rédactrice du présent mémoire, la première question posée par le
directeur, Bertrand LOUAPRE, a bien entendu porté sur l’intérêt de consacrer du temps à ces
nouveaux outils par l’association, qui manque de ressources -notamment humaines-, pour
explorer toutes les potentialités de la communauté des adhérents.
Une des problématiques récurrentes réside dans la gestion (captation, stockage, diffusion) de
l’information et de la connaissance. Dans la mesure où un certain nombre de supports sont
disponibles, l’approche de M. LOUAPRE consiste à laisser une part conséquente de découverte et
d’expérimentation à chaque nouveau venu – qu’il soit stagiaire ou adhérent – afin de favoriser
l’investissement personnel, l’autonomie et la créativité, garantes d’une dynamique permanente
et sources d’innovation. La volonté est claire de ne pas s’enfermer dans une rigidification des
procédures ou un archivage systématique des informations, qui sont par nature en évolution
constante.
Toutefois, l’hypothèse développée ici est que les réseaux sociaux possèdent un réel potentiel
pour conserver voire augmenter cette dynamique, tout en favorisant la captation et la
formalisation de savoirs et savoir-faire (ne dit-on pas que l’innovation vient du savoir ?) et en
développant la notoriété de l’association.


Adhérents
potentiels
A première vue, les possibilités sont
nombreuses et varient selon le type
de partie prenante envisagée. Le
schéma ci-contre récapitule, quoique
de
façon
très
schématique,
l’ensemble de ces parties prenantes.

Lauréats
potentiels
47



a)
Faire connaitre Réseau Entreprendre Lorraine au grand
public ?
La notoriété de Réseau Entreprendre Lorraine reste relativement faible, réservée à certains acteurs
et financeurs de l’entrepreneuriat : le grand public n’a souvent pas connaissance de son existence. La
rédactrice du présent mémoire, avant d’intégrer l’équipe, n’en avait tout simplement jamais entendu
parler, tout comme une part notable des personnes de son entourage.
Le potentiel de développement de cette notoriété est donc conséquent. L’intérêt de faire mieux
connaître Réseau Entreprendre au grand public a justifié au niveau national une campagne de
communication ambitieuse et qui se poursuit encore. Certains de ses programmes spécifiques
d’accompagnement, tournés par exemple vers l’entreprenariat social (Entreprendre Autrement) ou
innovant (Innotech) ou encore tourné vers des publics spécifiques (Entreprendre en Banlieue)
pourraient toucher davantage de cibles en étant mieux connus du grand public.
Cela faciliterait également certainement les interactions avec les collectivités locales et territoriales,
notamment dans les négociations pour des soutiens financiers spécifiques, ou avec les universités
pour attirer de bons profils de stagiaires.
Mais dans une perspective d’économie de moyens, peut-être y a-t-il des besoins plus urgents ?
b)
Communiquer avec les autres associations du Réseau ?
La première partie de ce mémoire avait pour objectif de présenter Réseau Entreprendre Lorraine
au sein d’une fédération d’associations réparties sur tout le territoire français. Il y a été montré
qu’un certain nombre d’outils existent déjà afin de favoriser la diffusion et le partage de la
connaissance, au niveau local comme national. Mais ces outils sont pour l’heure essentiellement
statiques (brochures, guide des bonnes pratiques, charte éthique, etc) ou à sens unique (sites
web vitrines, diffusion de vidéos depuis peu avec l’incrustation d’un lien permanent sur tous les
sites locaux, renvoyant vers la « Web TV » de Réseau Entreprendre).
Des outils de communication interactive comme le mail ou le téléphone sont déjà utilisés, ainsi,
bien entendu, que les rencontres en direct quelques fois par an. Mais les réseaux sociaux
numériques ne permettraient-ils pas des échanges plus rapides et plus faciles ? Le téléphone, par
exemple, ne permet pas de communication différée entre deux interlocuteurs : tous deux
doivent être disponibles simultanément pour que la communication ait lieu.
48



En ce sens, le développement de la plate-forme SIRIUS24, qui devrait être opérationnelle dans les
prochaines semaines, correspond à une évolution de l’actuelle base de données SIDONIE (dont il
a été vu qu’elle est un outil commun à toutes les associations, consultable en ligne, mais sur
laquelle chaque association membre n’a accès qu’à ses propres données).
SIRIUS a pour vocation de formaliser et mutualiser les données existantes de façon plus pointue,
en mode multi-tâche25, et en conservant un historique des dernières requêtes. Les paramètres
personnalisables sont nombreux. En outre, la plate-forme devrait intégrer à moyen terme un
blog d’une part, et un forum d’autre part.
La plate-forme, dont l’interface est jugé suffisamment intuitive pour ne pas requérir de
formation des utilisateurs, sera également accessible aux membres adhérents et aux lauréats,
qui pourront choisir d’apparaître ou non dans l’annuaire intégré.
Faire appel aux réseaux sociaux numériques pour la communication inter-associations de Réseau
Entreprendre n’apparaît donc pas pertinent dans cette étude : une solution de ce type est déjà
en cours de développement et pilotée au niveau national.
c)
Améliorer l’accueil et l’accompagnement des candidats et
Lauréats ?
L’association connaît un paradoxe, déjà évoqué en première partie de ce dossier : ses ressources
étant encore limitées, sa notoriété ne doit pas se développer trop vite afin de ne pas attirer trop de
candidats. Leur accueil, l’évaluation de leur projet et leur accompagnement le cas échéant,
requièrent des moyens humains importants : pour l’heure, Réseau Entreprendre Lorraine n’en
dispose pas pour gérer un plus grand nombre de projets (pour rappel : une centaine de projets
évalués par an, pour 10 à 15 accompagnés par le réseau).
Toutefois, une des pistes à explorer dans le cas où ces moyens seraient plus importants, réside dans
les stratégies de communication à mettre en œuvre sur les réseaux sociaux numériques pour attirer
spécifiquement les projets intéressants (c'est-à-dire créateurs d’emplois dans la Région) et rentrant
dans la cible de Réseau Entreprendre Lorraine, ce qui limiterait l’utilisation des ressources pour
évaluer des projets hors cible.

24 Voir présentation en annexe
25 Dans SIDONIE, une seule requête est traitée à la fois. Pour obtenir une information différente, il faut
faire une nouvelle requête et le résultat affiché précédemment disparait. En outre, SIDONIE n’est
accessible qu’aux membres permanents des associations, pas aux adhérents ni aux lauréats.
49



Même sans se projeter plus avant dans l’évolution de l’association, il y aurait toutefois un potentiel
non négligeable d’amélioration dans la mobilisation des Lauréats réellement accompagnés. En tant
que chefs d’entreprise « débutants », ces derniers sont encore plus préoccupés que les chefs
d’entreprise confirmés par la gestion de leur temps, et en oublient souvent un volet important du
soutien qu’ils reçoivent de l’association, qui implique une présence obligatoire aux Clubs organisés à
leur intention.
Une autre raison que le temps disponible est régulièrement évoquée : celle d’une mauvaise
réception et/ou mémorisation de l’information (« je n’ai pas vu le mail » ou « j’ai oublié de le noter
dans mon agenda » sont des explications souvent invoquées pour justifier l’absence de réponse ou
les désistements). Les mails envoyés et les relances téléphoniques pour obtenir des réponses ne
semblent pas suffisants pour assurer une participation conséquente et régulière.
Il n’y a pas d’information précise actuellement sur la pyramide des âges des lauréats de Réseau
Entreprendre Lorraine, mais il ne serait pas inutile d’analyser leur utilisation des réseaux sociaux
numériques. Font-ils partie de ceux qui passent de moins en moins de temps sur leurs mails parce
qu’ils utilisent d’autres moyens de communiquer et de se tenir informés ?
d)
Faciliter et augmenter les interactions avec les membres
adhérents ?
Si l’accompagnement vers la réussite des lauréats est la raison d’être de Réseau Entreprendre, les
adhérents en constituent la ressource indispensable. Or, ici aussi les difficultés sont présentes,
notamment concernant :
-
La mobilisation régulière des adhérents,
-
Le recrutement de nouveaux adhérents,
-
L’identification des adhérents entre eux,
-
Le partage des connaissances et des expériences, notamment des comités
d’engagement ou de l’accompagnement de lauréats,
-
Le développement du sentiment d’appartenance et la fidélisation
Pour n’aborder que quelques-uns de ces points, soulignons que les outils dont les adhérents
disposent pour s’identifier entre eux, par exemple, sont assez limités, exigent un traitement
spécifique et systématique, et ne sont pas actualisés en temps réel :
• L’annuaire papier par exemple, est un bon support pour fixer l’information à un moment
donné (et également favoriser le sentiment d’appartenance), mais il est renouvelé sur une
50



base annuelle : les modifications intervenues entre-temps restent ignorées de certains
membres.
• La page de présentation des membres sur le site web26 est actualisée de façon aléatoire, en
fonction du temps disponible par la personne en charge de la communication et des retours
qu’elle obtient des adhérents. Elle est très peu, voire pas du tout utilisée par ces derniers, du
fait de sa navigabilité extrêmement réduite.
• La Newsletter électronique, à diffusion large permet de mettre en avant un adhérent à
chaque édition. Mais si le récepteur supprime le mail après l’avoir lu ou ne prend pas le
temps de l’archiver, il reste peu de traces de ce portrait après quelques semaines. Seules les
deux parutions les plus récentes de la Newsletter restent accessibles en ligne sur le site web,
mal adapté pour conserver les numéros plus anciens.
D’autre part, une plus grande notoriété faciliterait l’attraction de chefs d’entreprises partageant les
valeurs de Réseau Entreprendre, autant de ressources nouvelles sur le plan humain et financier.
e)
Conclusion : priorité aux membres
De quelque façon que l’on aborde la question de l’utilité des réseaux sociaux numériques pour
l’animation et le développement de Réseau Entreprendre Lorraine, les réponses qui en résultent sont
les mêmes :
davantage de candidats ou de lauréats signifierait un besoin accru de membres pour
l’évaluation ou l’accompagnement,
davantage de lauréats impliquerait de disposer de davantage de temps en interne pour
l’animation du réseau et l’amélioration du suivi personnalisé, ce qui n’est pas envisageable
tant que les ressources globales et notamment financières ne seront pas plus importantes,
davantage de membres débouchera sur :
-
une augmentation de la notoriété auprès des chefs d’entreprise lorrains à chaque
nouvelle adhésion, avec davantage de chances d’attirer les meilleurs d’entre eux au
sein de l’association,
-
une augmentation des revenus de l’association par les cotisations (donc une
augmentation des possibilités d’animations, de développement de nouveaux outils),
-
un accroissement des ressources humaines disponibles,
-
une amélioration possible de l’investissement individuel (plus ciblé, plus choisi)

26 Voir présentation du site web en annexe
51



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Le parave nt. Les participants ne sont
Le post-it. Les participants rendent visibles leur
visibles aux autres qu’à travers un
disponibilité et leur présence en multipliant les indices
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contextuels, mais ils réservent cet accès à un cercle
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relationnel restreint.


Ils
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Les
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sélectionnent les uns les
autres à travers une fiche
critérielle découverte à
l’aide d’un moteur de
Le phare. Les participants rendent visibles de
recherche,
avant
de
nombreux traits de leur identité, leurs goûts et leurs
dévoiler progressivement
productions et sont facilement accessibles à tous.
leurs
identités
et
de

En partageant des contenus, les personnes
favoriser une rencontre
créent de grands réseaux relationnels qui
dans la vie réelle.
favorisent des contacts beaucoup plus
nombreux, la rencontre avec des inconnus
et la recherche d’une audience.

Le clair-obscur. Les participants rendent visibles leur intimité, leur quotidien et
La lanterna magica. Les participants prennent la forme d’avatars qu’ils personnalisent en
leur vie sociale, mais ils s’adressent principalement à un réseau social de
découplant leur identité réelle de celle qu’ils endossent dans le monde virtuel.
proches et sont difficilement accessibles pour les autres.

Venant de l’univers des jeux en ligne (World of Warcraft), les avatars se libèrent

La visibilité en clair-obscur est au principe de toutes les plateformes
des contraintes des scénarios de jeu pour faire des participants les concepteurs
relationnelles qui privilégient les échanges entre petits réseaux de
de leur identité, de l’environnement, des actions et des événements auxquels ils
proches […]. Si les personnes se dévoilent beaucoup, elles ont
prennent part. Dans ces univers, l’opération de transformation, voire de
l’impression de ne le faire que devant un petit cercle d’amis, souvent
métamorphose, identitaire facilite et désinhibe la circulation et les nouvelles
connus dans la vie réelle. Les autres n’accèdent que difficilement à
rencontres à l’intérieur du monde de la plateforme, tout en rendant encore rare
leur fiche, soit parce que l’accès est limité, soit parce que
l’articulation avec l’identité et la vie réelles des personnes.
l’imperfection des outils de recherche sur la plateforme le rend
complexe et difficile.

2.
Focus sur les RSN pour les entreprises et les professionnels
a)
Quelques caractéristiques
Selon la typologie de D. Cardon, les réseaux sociaux professionnels se situent dans la zone de
chevauchement de deux catégories, celle des post-it et celle des phares. Ils se caractérisent par :
-
Une transparence dans l’information présentée, une visibilité importante et ouverte
à tous (« tout montrer – tout voir »),
-
Un positionnement dans le Réel et dans le Faire, c'est-à-dire dans la réalisation
d’actions,
-
Une représentation individuelle en tant qu’identité agissante.
La troisième partie de ce dossier présentera plus en détail les principaux réseaux sociaux
numériques utilisés par les professionnels en France : Facebook, Viadéo et Twitter.
Une remarque concernant LinkedIn : bien qu’il s’agisse d’un réseau social à vocation
professionnelle qui pourrait faire partie de cette étude, il en a rapidement été écarté pour trois
raisons. La première, c’est que les chiffres d’audience le concernant sont assez peu nombreux –
et plus modestes que ceux des réseaux retenus pour cette recherche. La seconde raison,
découlant certainement de la première, est qu’il est peu cité par les blogueurs francophones
orientés web 2.0. Et la troisième est que la rédactrice de ce mémoire, bien que possédant un
compte sur ce réseau, ne l’utilisait quasiment pas au moment de la recherche pour Réseau
Entreprendre, et que son exploration extensive était hors de portée dans le temps imparti.

b)
Quelques conseils d’ordre général pour bien s’en servir
(1)
L’élaboration d’une stratégie média
Comme dans toute démarche marketing, la planification et l’évaluation des actions menées doit
être pensée en amont. Le blogueur Eric DUPIN propose une série de points à prendre en compte
pour structurer sa présence sur les réseaux sociaux :
1. Elaborer une stratégie : pourquoi - vers qui - combien de temps - à quel coût humain,
matériel, financier ?
2. Dresser un bilan des stocks de contenu, des capacités internes de production et faire un
planning de contenu (long terme),

3. Identifier les collaborateurs aux profils intéressants,
4. Cibler les RSN utiles pour la cible choisie et définir le langage qui sera utilisé,
5. Prévoir un agrégateur de contenus pour gérer l’ensemble,
6. Utiliser les supports existants (online et offline) pour informer les parties prenantes,
7. Mettre en valeur les membres, leur proposer des tutoriels,
8. Créer des alertes sur les débats susceptibles de concerner la structure
Il faut bien entendu rajouter à cette liste l’élaboration d’un tableau de bord pour suivre les
évolutions constatées suite à la mise en œuvre de cette stratégie.
(2)
Dos and Don’ts : A faire et à ne pas faire
Sur la page suivante, un infographique28 fourni par le site Socialmediagraphics propose sous forme
illustrée les règles importantes à retenir lorsqu’une entreprise décide de se lancer dans les médias
sociaux. La rédactrice du présent mémoire propose à côté de l’original une traduction faite par ses
soins.


28 Source : Source : http://socialmediagraphics.posterous.com/the-dos-and-donts-of-social-media-
for-busines

55





Une analyse plus approfondie des ressorts de la participation permet ensuite de comprendre
pourquoi et comment des professionnels, chefs d’entreprise de toutes tailles et de tous secteurs,
pourront être amenés à consacrer du temps à ces nouveaux outils.

D.
Les ressorts de la participation
1.
L’adhésion à une communauté et le capital social, le « whuffie
factor »
Qu’est-ce qui peut rassembler des chefs d’entreprises sur un réseau social numérique ? Les
définitions des réseaux sociaux et des communautés ont permis de montrer que ce qui peut
fédérer une population donnée, c’est la notion d’intérêts communs, tout comme dans une
communauté réelle.
Mais l’intérêt seul ne suffit pas : pour qu’une communauté vive et se développe, il faut que ses
membres s’investissent et cultivent leur capital social.
La première définition du capital social en sociologie a été donnée par Pierre Bourdieu en 1986,
dans Les formes de capital : « L'expression désigne le réseau de relations personnelles qu'un
individu peut mobiliser quand il en a besoin. Ce réseau est en partie "hérité" (relations
familiales, par exemple). […].Toutes les relations ne se "valent" pas : certaines sont plus
efficaces que d'autres, ce qui crée […] des inégalités. »29
Plus récemment, Robert Putnam, sociologue américain auteur de « Bowling alone », constatant
la dégradation des liens sociaux aux Etats-Unis et leur effet sur la société, a défini le capital
social ainsi30 : « le capital social fait référence aux réseaux sociaux et aux normes connexes de
réciprocité. L’idée centrale est très simple : les réseaux sociaux ont une valeur. [...] Il nous faut
faire la différence entre différents types de capital social, par exemple entre le capital social «
fermé » (il s’agit alors de liens entre des gens qui présentent des similitudes d’origine ethnique,
d’âge, de classe sociale ou autres) et le capital social « ouvert » qui désigne des liens
transversaux par rapport aux différentes directions des clivages sociaux. […] Ce qu’il faut retenir,
c’est que les réseaux sociaux peuvent représenter un actif puissant tant pour les individus que

29
Source :
http://brises.org/notion.php/capital-economique/capital-social/capital-culturel/classes-
sociales/notId/57/notBranch/57/
30 Source : http://www.observateurocde.org/news/fullstory.php/aid/924/Le_capital_social.html

pour les communautés d’individus. » Il souligne également les effets bénéfiques des réseaux
sociaux en interne (pour les membres de la communauté) et en externe (pour les non-
membres).
Cette approche par Putnam du capital social (fermé vs ouvert, interne vs externe) entre
parfaitement en adéquation avec la raison d’être de Réseau Entreprendre : si les premiers
destinataires de la mobilisation du réseau sont les lauréats, c’est l’ensemble du tissu
économique régional qui bénéficie de cette dynamique de maintien et de création de nouveaux
emplois.
Tara Hunt, blogueuse de renommée mondiale et invitée du G9+31 de décembre 2008, y reprend
les enseignements proposés dans son livre « The Whuffie Factor: Using the Power of Social
Networks to Build Your Business » (le facteur Whuffie : utiliser le pouvoir des réseaux sociaux
pour faire des affaires).
C’est un Canadien, Cory Doctorow, travaillant régulièrement pour l’EFF (Electronic Frontier
Foundation32) et par ailleurs auteur de science-fiction, qui est à l’origine du terme whuffie : dans
son ouvrage d’anticipation Down and Out in the Magic Kingdom, le whuffie est un concept qui a
remplacé l’argent dans les rapports sociaux. C’est une monnaie éphémère, basée sur la
réputation et qui correspond à une version élaborée du capital social d’une personne.
Selon la lecture de Tara Hunt, le whuffie englobe :
• La réputation
• L’influence
• La capacité à attirer des individus dans son réseau et à créer des liens avec eux (« bridging
and bonding capital »)
• L’accès aux talents et aux idées (notamment avec l’échange de bons procédés et la
réciprocité).
Pour développer son « whuffie », résume-t-elle, il faut donc principalement être sympathique,
connaître beaucoup de monde et faire des choses positives pour le monde. Le whuffie est un mode

31 Le G9+ se définit ainsi : « C’est fin 1995 que s’est créé le Groupe des 9+ (ou G9+) afin de rassembler
amicalement les clubs, commissions ou groupes "informatique, télécoms, multimédia" constitués par les
anciens élèves de neuf grandes écoles françaises ». L’association compte aujourd’hui 18 structures
membres, dont Arts et Métiers Informatique et Télécoms, l’ESSEC, Reims Management School, Sciences Po
Informatique et Télécommunications,…. Source : http://www.g9plus.org
32 Association américaine à but non lucratif qui veille à la neutralité de l’internet, particulièrement dans le
domaine juridique. Source : site internet de l’EFF http://www.eff.org/about
58



de paiement (un salaire élevé signifie que l’on possède une bonne réputation) et permet ensuite
d’acheter des biens.
Il se dégage alors un besoin évident de créer des liens avec les leaders d’opinion, qui par définition
possèdent un capital « whuffie » élevé.
Tara Hunt fait le parallèle avec ce qui se passe déjà sur les réseaux sociaux numériques : pour y être
gagnant, il faut créer des connexions et développer sa crédibilité. Un investissement réel et
conséquent est nécessaire pour y parvenir, mais les retours sont à la hauteur de cet investissement.
2.
Le temps de l’apprentissage, un investissement utile
L’interview d’un dirigeant de coopérative agroalimentaire, dans un article de La Tribune sur
l’appropriation des innovations du web 2.0 par les managers33, illustre bien la problématique : "dans
toute entreprise, la difficulté est de gérer le hiatus entre trois temps : l'innovation technologique
très rapide, le temps plus long de l'appropriation et de l'usage, et l'acceptation de l'innovation
encore plus long".
La compréhension et l’utilisation appropriée des réseaux sociaux numériques requiert en effet de
mobiliser du temps, afin d’explorer les nombreuses solutions disponibles, choisir celles qui seront
appropriées pour les objectifs stratégiques retenus, et manipuler les outils et les codes propres à
chaque réseau à bon escient.
Si Réseau Entreprendre Lorraine a un rôle crucial à jouer dans l’exploration et la sélection des
nouveaux outils, le temps d’apprentissage par adhérent restera probablement important lors de la
phase initiale, surtout si le chef d’entreprise n’est pas familier avec les technologies de l’information
et de la communication, et avec Internet en particulier. Cette contrainte peut être rédhibitoire,
d’autant que le temps est sa ressource la plus précieuse.
Pourtant, l’exploration des solutions développées par les entreprises pionnières et une utilisation
régulière et progressive des outils permettra de s’approprier la technique, afin de produire à son tour
des contenus pertinents.
L’encyclopédie participative Wikipedia donne une définition très intéressante de l’apprentissage :
« Pour la psychologie inspirée du béhaviorisme, l’apprentissage est vu comme la mise en relation

33 Source : article de La Tribune du 16.07.2010 : http://www.latribune.fr/technos-
medias/internet/20100716trib000531100/quand-les-managers-se-mettent-au-diapason-du-web-2.0.html
59



entre un évènement provoqué par l'extérieur (stimulus) et une réaction adéquate du sujet, qui cause
un changement de comportement qui est persistant, mesurable, et spécifique ou permet à
l’individu de formuler une nouvelle construction mentale ou réviser une construction mentale
préalable. »
Ainsi, il est quasiment certain que ce temps investi par le chef d’entreprise lui apportera des
compétences nouvelles dépassant le cadre de sa participation bénévole à Réseau Entreprendre
Lorraine. C’est son entreprise toute entière qui bénéficiera des enseignements tirés :
• Conceptualisation et exploration de l’identité numérique et du capital social,
• Développement de la stratégie marketing sur le web, actualisation de la stratégie publicitaire
et de communication,
• De manière générale, sensibilisation aux nouvelles problématiques entrepreneuriales liées au
web 2.0, sur lesquelles les dirigeants de PME n’ont souvent pas le temps de se pencher alors
qu’elles correspondent à des évolutions fondamentales de la société, ayant des
répercussions à court ou moyen terme sur la survie même de leur entreprise.
A titre d’exemple, l’une des évolutions les plus remarquables pour le monde de l’entreprise
correspond à la place grandissante d’Internet dans les décisions d’achat des consommateurs, quels
que soient les domaines d’activités34. Selon Harris Interactive, en juin 2010 :
« Internet est quasiment deux fois plus influent que le deuxième média le plus fort – la télévision
- et dix fois plus influent que la presse écrite dans le quotidien des consommateurs. L’indice
d’influence numérique est de : 53% pour la France, 47% pour l’Allemagne, 54% pour le Royaume-
Uni, 55% pour les Etats-Unis, 54% pour le Canada, 66% pour la Chine et 54% pour le Japon.
Pourtant les entreprises continuent à sous-investir dans les plans marketing en ligne. Ce
décalage suggère une forte opportunité de croissance ainsi que la nécessité pour les entreprises
de poursuivre le rééquilibrage du mix-media afin de s’adapter à l’évolution incontestable de
l’influence des médias sur les consommateurs à travers le monde. »

34 Source : communiqué de presse de Harris Interactive : Les nouveaux modes de consommations induits
par Internet marquent un tournant décisif dans la relation annonceur/internaute.
http://www.harrisinteractive.fr/news/2010/29062010.asp
60



3.
L’effet « boule de neige » des réseaux sociaux numériques
Dans une partie précédente, la notion d’identité numérique a été définie et illustrée par des
exemples de grandes entreprises ayant été impactées par une gestion incomplète ou incorrecte
de leur identité numérique ou leur capital social.
Le graphique de la page suivante, « The Social Media Effect », montre comment d’un point de
vue marketing, la démultiplication d’un contenu donné peut générer une audience importante
(via des outils comme Twitter ou Digg, Stumbleupon, les blogs), et un meilleur positionnement
dans les réponses des moteurs de recherche. Ceci peut favoriser par exemple le taux de
notoriété d’une marque ou d’une entreprise, mais aussi participer à son chiffre d’affaire, que ce
soit dans le cas d’un site de vente en ligne ou dans celui d’un site vitrine à destination des clients
de la marque.
Dans une perspective de veille et de gestion de l’identité numérique, il donne aussi à voir
l’ampleur que peut prendre ce qui n’est au départ qu’un simple message sur un site donné.
Une question se pose alors immanquablement lorsqu’il s’agit de donner la parole à des individus
dans une communauté en ligne. Comment s’assurer que les discussions générées seront
bienveillantes, qu’elles ne créeront pas de polémique retentissante ou d’image négative pour le
créateur de la communauté ou pour le reste de ses membres ? Comment faire pour garder le
contrôle ?



61




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62



Si les membres d’une communauté représentent à eux seuls de tels enjeux, quel pouvoir reste-t-il au
community manager ? En fait, ce pouvoir reste important, et sa maîtrise permet aussi d’identifier un
bon community manager.
D’une part, le community manager doit avoir le contrôle des entrées : qui faut-il accepter ? Il n’est
pas forcément opportun, on l’aura compris, d’accepter toute demande d’intégration à une
communauté.
Par ailleurs, sa lecture attentive et sa vigilance quant aux contenus postés est fondamentale : c’est
lui qui devra repérer les sources potentielles d’insatisfaction, les manifestations de ressentis négatifs,
et les canaliser afin d’y répondre.
Certains community managers disent retirer les posts négatifs de la partie visible de la plate-forme
qu’ils animent, pour les enregistrer et les traiter en interne en faisant remonter l’information aux
unités concernées de la chaîne de valeur de l’entreprise. Cette solution de traitement ne doit
toutefois être appliquée que dans les cas où une attaque est justifiée et/ou étayée par des faits
difficiles à argumenter auprès du public par le biais des réseaux sociaux numériques.
Parfois, les commentaires négatifs correspondent à des mouvements d’humeur ou des jugements
trop rapides et injustifiés : dans ces cas, le community manager doit y répondre de façon
transparente et publique, ce qui renforcera d’autant la crédibilité de l’ensemble des échanges et la
perception de la bonne volonté de l’entreprise.


63



III.
Quelle présence sur les réseaux sociaux numériques pour
Réseau Entreprendre Lorraine ?
A.
Quel(s) réseau(x) numérique(s) choisir ?
1.
Présentation de quelques réseaux sociaux à grande audience
Il est très aisé de trouver de nombreux sites donnant des conseils pour utiliser au mieux les
réseaux sociaux numériques. La plupart s’appuient sur les réseaux existants, qui disposent d’un
capital d’utilisateurs important : Facebook, Viadéo ou Twitter. Ce mémoire propose d’ailleurs en
annexes quelques documents collectés sur le sujet et qui semblent particulièrement pertinents
pour une utilisation professionnelle.
Outre leur grand nombre d’inscrits, ces réseaux ont pour avantage principal de disposer d’outils
déjà installés, et (généralement) relativement faciles à appréhender. Ils sont en outre connus, au
moins de nom, même par les personnes ne les utilisant pas nécessairement : cela peut faciliter la
diffusion, l’identification, et la mémorisation d’un nouveau profil d’entreprise.
Mais leur audience n’est pas nécessairement intéressante pour toute entreprise. Il faut donc
explorer ces réseaux sociaux numériques et l’emploi qu’en font les entreprises déjà présentes,
ainsi que leurs apports, avant de décider de s’y inscrire à son tour.
D’autre part, la question du contrôle des inscrits se pose de façon cruciale, notamment pour
Réseau Entreprendre Lorraine : il faut que le (ou les) réseau(x) choisi(s) permette(nt) des accès
fermés et limités, notamment pour garantir la confidentialité aussi bien des intervenants que des
« cas » présentés (par exemple dans le cadre de l’accompagnement, qui inclus l’accès à des
données confidentielles ne devant pas être divulguées).
a)
Tableau comparatif
Les informations ci-après ont vocation à donner une vue d’ensemble, qui peut intéresser Réseau
Entreprendre Lorraine comme les chefs d’entreprise qui en sont adhérents, même si l’étude est
loin d’être exhaustive.
Facebook, bien que n’étant pas à proprement parler un réseau social numérique à vocation
professionnelle, est toutefois intégré dans cette présentation dans la mesure où il est utilisé
depuis plusieurs années par un certain nombre d’entreprises, notamment pour gérer leur image
de marque, recruter, et communiquer des informations sur leur secteur d’activité. Il est d’ailleurs
64



régulièrement évoqué par les professionnels du web comme une piste qu’il faut au minimum
explorer, avant de décider éventuellement de l’exclure.
Nom
Frais d’adhésion
Outils intéressants
Type
de
contenu
Profil utilisateurs
Audience35
publiable
France
/
Monde
Facebook
Gratuit
Like – souligner son intérêt
Texte rédigé
Très diversifiés :
500
millions
ou son approbation pour
Photos
Tous
âges,
toutes
d’utilisateurs
un contenu spécifique
Vidéos
catégories CSP, tous
monde
Fan - afficher ses goûts et
Liens vers des sites
types d’activités

préférences
web

Environ
15
Mur - visualiser les
Commentaires
Les plus de 35 ans sont
millions
en
activités récentes du profil

de
plus
en
plus
France36
News feed - présente les
nombreux à rejoindre
Notoriété de
activités des amis
ce
réseau,
et
97 % selon
Messagerie
représentent aujourd’
l’IFOP en mars
Annonce d’événements –
hui plus d’un quart
2010
avec suivi des participants
(26%) des inscrits.



Viadéo
*mode gratuit
Communautés – accès
Texte rédigé
Professionnels, jeunes
30 millions
*mode premium -
ouvert ou réservé
Liens vers des sites
diplômés et personnes
d’utilisateurs
5 à 7 euros /mois
Hubs – forums de
web
en recherche d’emploi
Monde37
*mode premium
discussions à sujets
Commentaires


offert - parrainage,
spécifiques
Blog
Vocation de réseau
6,8 millions
offres spéciales
Statistiques sur le profil

professionnel affichée
d’utilisateurs
(consultations, messages,

Europe
alertes,…)
Messagerie
Recherche de membres
(premium)
Annonce d’événements –
avec suivi des participants
Actualités – par secteur
d’activité
Twitter
Gratuit
Voir les 80 conseils de
Texte limité à 140
Essentiellement38 :
9% de la
Christophe
Ramel,
en
caractères,
les jeunes de moins de
population
annexe
Lien codé (via bit.ly)
35 ans (12 %) ;
française
vers une page web
les cadres (14 %) ;
les habitants d’Île-de-
France (14 %).


b)
Facebook
Facebook, pour des questions de protection des données, n’est pas une solution envisageable
pour animer la communauté des adhérents. En revanche, il pourrait permettre de stimuler la

35 Les chiffres sont donnés à titre indicatifs à partir de plusieurs sources. Leur exactitude prête toutefois à
discussion, des effets d’annonce et de manipulation des données rendant leur authentification difficile.
36 Source : blog de Xihit Solutions, http://www.facebookbiz.fr/article/category/statistiques-nombres
37 Source : article du 13 mai 2010 de Networkers in the City - http://www.networkers-in-the-
city.com/blog/viadeo-annonce-plus-de-30-millions-de-membres-a-travers-le-monde
38 Source : article du 14 décembre 2009 de Networkers in the City : http://www.networkers-in-the-
city.com/blog/twitter-est-il-utile-et-pertinent-sur-le-marche-francais
65



notoriété de Réseau Entreprendre Lorraine et de ses adhérents et lauréats, et de recruter des
membres plus jeunes.
C’est dans ce sens qu’un profil a été créé par Réseau Entreprendre Nord, et qu’un profil-test avait
été lancé pour RE Lorraine en mai dernier. Il avait pour objectifs de :
mieux gérer son identité
numérique
mieux se faire connaître du
public, en particulier des
jeunes,
créateurs
ou
repreneurs de demain,
valoriser les lauréats,
diffuser
des
photos
d’événements organisés par
REL
(voir
ci-contre,
un
exemple d’utilisation par
Réseau Entreprendre pour la
Biennale de 2008)
trouver
de
nouveaux
contacts
(pour
Innotech,
jeunes créateurs, étudiants
et doctorants…)

La page d’information sur
le profil permet d’afficher
la situation, l’histoire et les
valeurs de Réseau Entre-
prendre Lorraine.
Au fil des contacts noués, le
sentiment d’appartenance
peut ainsi être renforcé
grâce aux liens visibles
entre les parties prenantes
de
la
communauté
(« Friends » ou « Amis »).

66



D’autres outils améliorent encore la
visibilité
et
l’identification
de
l’association :

des photos de l’équipe,

des
liens
d’intérêt,
par
exemple vers la WebTV de Réseau
Entreprendre,

la possibilité de suggérer le
suivi par d’autres inscrits (le bouton
Share)
En un peu plus de 3 mois (à la date du 9 septembre 2010), ce sont 41 contacts qui ont été établis
ou affirmés par ce biais, parmi lesquels des partenaires, des lauréats, des membres de l’équipe
nationale de Réseau Entreprendre, des acteurs du développement économiques, et d’anciens
membres de l’équipe.
c)
Viadéo
Viadéo est clairement identifié comme un réseau social professionnel, utilisé comme tel par de
nombreuses entreprises par le biais de leurs dirigeants ou salariés.
Le fonctionnement y est différent de ce qui se fait sur Facebook : il n’est pas possible d’y publier
un profil Entreprise. Mais il est possible en revanche de créer une communauté ou un Hub. Une
demande de création de communauté avait été faite par la rédactrice de ce mémoire auprès de
l’équipe de Viadéo, mais la réponse a été négative, accompagnée d’une incitation à créer un hub
– ce qui, pour des questions d’administration et de modération, ne peut se faire que par un
membre permanent de Réseau Entreprendre Lorraine.
Une autre réserve concerne la nécessité d’utiliser le mode payant pour réellement profiter des
fonctionnalités de ce réseau social numérique (par exemple recherche de contacts ou demandes
de contacts directes par mail (qui restent limitées, sauf à payer un forfait supplémentaire).
Toutefois, l’interface s’est beaucoup améliorée depuis quelques mois, témoignant de la prise de
conscience par les administrateurs du site, du risque de perte de vitesse face à d’autres réseaux
comme Facebook. Le haut de la page permet une navigation rapide :
67



Certaines fonctionnalités – disponibles sur la page d’accueil après connexion - sont en outre très
intéressantes pour une communauté de chefs
d’entreprise, comme :
-
La suggestion de profils à contacter
(recherche aléatoire dans le carnet d’adresse des
contacts liés à l’utilisateur sur Viadéo)
-
L’identification des personnes ayant
consulté le profil d’utilisateur,

-
Les dernières contributions
aux
fils
de
discussions
auxquels le profil est inscrit

-
L’annonce ciblée d’événements, à partir
des
informations
géographiques
du profil et de
ses fils de
discussion.


Ce rapide aperçu des fonctionnalités de Facebook et de Viadéo permet de comprendre que
chaque réseau social numérique a sa propre logique (même si certains outils sont reproduits) et
ses avantages propres. Il reste à considérer un autre outil, Twitter, dont le mode de
fonctionnement diffère assez radicalement de ceux qui viennent d’être présentés.
d)
Twitter
Si l’inscription est très facile d’accès, l’interface de Twitter est très particulière, et peut rebuter
au premier abord par sa sobriété et ses codes pour le moins énigmatiques pour les non-initiés.
68



Voici un exemple d’aide à la compréhension proposé par le site Place des Réseaux39 :

Sur la page d’accueil avant connexion, les « Tweet » (gazouillis en anglais, soit des messages de
140 caractères maximum) les plus populaires défilent, tandis qu’une fenêtre présente une
recherche aléatoire des profils connectés.

Une fois l’inscription effectuée, il est possible de rechercher et de s’abonner aux posts publiés
par une personne donnée. Ces posts sont ensuite affichés en temps réel sur la page personnelle.

39 Source : http://www.placedesreseaux.com/Dossiers/reseaux-sociaux/comprendre-le-langage-twitter-
1.html
69




Le système peut être utile pour partager des informations entre les membres en temps réel,
d’autant qu’il est possible d’en conserver le caractère privé.
Toutefois, il faut noter que Twitter ne prend tout son sens et toute sa dimension qu’avec les
nombreux outils annexes qui ont été développés pour en faciliter l’utilisation. Ces outils ne se
trouvent pas sur le site lui-même mais sont à rechercher séparément (voir « Le guide du
débutant sur Twitter en 80 points » de Christophe RAMEL, présenté en annexe).

2.
Les plates-formes de création de réseaux sociaux sur mesure
a)
Atouts et inconvénients des réseaux sociaux auto-gérés
Contrairement aux réseaux sociaux numériques grand public, les réseaux sociaux numériques
créés à partir d’outils en ligne par les communautés, sont au départ totalement inconnus. Il s’agit
alors quasiment de partir de zéro. Pour des usagers peu familiers des réseaux sociaux
numériques, cela peut être une difficulté de départ supplémentaire, tout au moins sur un plan
psychologique.
Toutefois, les outils mis à disposition sur ces plates-formes sont conçus pour être accessibles au
plus grand nombre, y compris à des utilisateurs peu familiers des codes spécifiques au
développement de plates-formes sur Internet. En outre, ils sont paramétrables pour atteindre un
70



degré de personnalisation bien plus poussé que sur les réseaux « clés en main » (par exemple
dans les droits et pouvoirs des utilisateurs).
Pour développer une plate-forme complète et l’animer, il faudra bien sûr que l’équipe
permanente de Réseau Entreprendre Lorraine adhère à cette nouvelle approche,
complémentaire, dans la gestion de ses relations avec ses membres adhérents et s’implique dans
la démarche avant de commencer à faire participer ses adhérents. Ces derniers doivent pouvoir
disposer immédiatement d’un outil fonctionnel et à l’ergonomie aussi intuitive que possible afin
de leur permettre d’en tirer immédiatement profit.

b)
Un test grandeur nature : Spruz.com
A ce jour, la plate-forme la plus connue pour créer soi-même un réseau social numérique est
certainement Ning. Mais de gratuite, son utilisation est récemment devenue payante, incitant
des millions d’utilisateurs à rechercher de nouvelles plates-formes gratuites.
L’une de ces nouvelles plates-formes est Spruz.com, testée dans le cadre de ce mémoire. La
création d’une interface spécialement dédiée à Réseau Entreprendre Lorraine a pu se faire en 10
minutes à peine, pour un résultat tout à fait satisfaisant sur le plan de l’ergonomie et de la mise
en page. Des dizaines de modèles sont disponibles, permettant une personnalisation totale, y
compris avec des éléments propres (logos, code couleur, …).
Le résultat de ce test est présenté sur la page suivante.
71




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pour rédiger un
commentaire
Présentation
des nouveaux
inscrits
Dernières
contributions
des membres

Un outil potentiellement très utile à Réseau Entreprendre Lorraine y est par exemple disponible
dans l’affichage du profil des membres : la géolocalisation (voir aussi la proposition d’interface
personnalisée, dans le point suivant).

L’inconvénient majeur de Spruz à l’heure actuelle est qu’il n’existe qu’en anglais : une version
française (pour la création des pages comme pour l’inscription et l’utilisation par les membres)
est annoncée, mais pas encore effective.
c)
Proposition
d’interface
personnalisée
pour
Réseau
Entreprendre Lorraine
A titre d’exemple, outre les tests sur les réseaux sociaux numériques existants, la rédactrice de ce
mémoire a souhaité proposer un exemple d’interface possible pour un réseau social numérique
dédié aux membres de Réseau Entreprendre Lorraine, et les fonctionnalités que ce dernier
pourrait apporter (à l’image de ce qui se trouve sur Spruz.com), notamment :

-
la présentation automatique des nouveaux membres à l’ensemble de la
communauté,
-
la possibilité pour les adhérents de communiquer entre eux sur des informations
professionnelles utiles,
-
une visualisation instantanée et un accès rapide à certaines informations et certains
documents (prochains événements, guides et outils de parrainage, informations
statistiques et enquêtes sur Réseau Entreprendre, etc…).
Par ailleurs, les possibilités de développement sont très nombreuses. Par exemple :
la géolocalisation, pour identifier les lieux des rencontres et des manifestations,
l’implantation des entreprises représentées, des entreprises lauréates, des principaux
partenaires de l’association,
Des pages spéciales, en accès restreint, pour :
-
préparer les réunions (documents pour comités d’engagements, assemblées
générales, clubs, …)
-
y assister en vidéoconférence ou messagerie instantanée (pour les personnes ne
pouvant être présentes physiquement),
-
proposer des débriefing ultérieurs (comptes-rendus, gestions des remarques,
propositions d’amélioration,…)
Des fonctionnalités développées concernant les profils des participants et de leurs
entreprises (liens vers les sites vitrines des entreprises, recherches par données
géographiques ou de secteur d’activité, …)

Un des résultats possibles de la combinaison de ces différentes fonctionnalités est proposé à la
page suivante.


74



Titre de la
Accès
aux
Annonce
des
Forum de
page
thèmes par
événements
à
discussion :
d’accueil
profil-type
venir
accès direct

à certains
thèmes
récurrents
Menu du
site
Calendrier
Accès direct à la
présentation des
nouveaux
membres
Suggestions
des
Accès direct aux
membres,
documents utiles
informations
pour
les
profession-
membres
nelles utiles

B.
Les modalités de mise en œuvre
1.
L’articulation avec SIRIUS, la nouvelle base de données de Réseau
Entreprendre
Un des reproches parfois fait aux réseaux sociaux numériques, et aux nouvelles technologies en
général, tient au sentiment que les outils se multiplient sans toujours être reliés entre eux, et
qu’ils deviennent plus chronophages et sources de confusion, que facilitateurs d’affaires pour un
chef d’entreprise. Si cette idée reçue est en partie vraie, la tendance est aujourd’hui au
développement d’applications compatibles avec l’existant. Dans le monde des community
managers, cette problématique est déjà l’objet du développement de nouvelles offres
commerciales avec les agrégateurs de contenus, les applications permettant de gérer tous ses
profils depuis une interface unique (par exemple Seesmic40, produit homonyme d’une entreprise
basée à San Francisco mais créée et dirigée par le Français Loïc SEMEUR : voir l’aperçu en
annexe).
Pour Réseau Entreprendre et ses associations, la complémentarité (intégration / import des
données) avec SIRIUS devra impérativement être prise en compte et des passerelles créées, afin
d’obtenir des outils compatibles et communiquant entre eux. La présentation de SIRIUS en
annexe donne une première idée des fonctionnalités qui seront disponibles avec cette nouvelle
plate-forme.
A l’image du profil Facebook qui peut être exporté automatiquement sur d’autres plates-formes,
ou permettre de s’identifier en un clic en tant que visiteur sur un blog, par exemple, il
conviendrait notamment de prévoir un import des données des fiche-contact de SIRIUS vers la
nouvelle plate-forme. Dans l’idéal, la passerelle fonctionnerait à double sens, en permettant
aussi à un adhérent ayant publié un contenu sur le réseau social numérique (ajout d’une photo,
annonce d’un événement de son entreprise, etc…) de faire un lien sur son profil SIRIUS s’il le
souhaite.
D’autre part, lors de l’adhésion d’un nouveau membre, un système de message automatique
pourrait être mis en place lors de sa première connexion à SIRIUS, afin de lui proposer par
exemple :

40 http://seesmic.com/

-
d’exporter en quelques instants son profil sur le réseau social créé,
-
d’en découvrir les principales fonctionnalités,
-
d’y créer des alertes sur des sujets qui l’intéressent,
-
d’y créer des alertes sur les événements qui le concernent ou l’intéressent,…
2.
L’animation de la nouvelle communauté virtuelle
Une bonne animation, réfléchie et intégrée dès le début dans l’élaboration de la stratégie de
présence sur les réseaux sociaux, requiert de prendre en compte quelques éléments
indispensables.
a)
Définir des conditions générales d’utilisation, une charte
A l’image de ce qui se fait sur les blogs, par exemple, sur lesquels les visiteurs peuvent
généralement laisser des commentaires sur les articles publiés, une charte définissant les droits
et devoirs de chacun permettra de garantir le respect de certaines lignes de conduite dans
l’utilisation du réseau social numérique créé, et de limiter les comportements inappropriés.
Cette charte devra notamment donner les bases éthiques sur lesquelles le community manager
pourra s’appuyer afin de supprimer, si nécessaire, certains messages ou certains événements
publiés par les adhérents.
Le type de contenu autorisé est un point crucial à aborder, par exemple :
-
les membres pourront-ils poster des informations à caractère publicitaire pour leur
entreprise, en-dehors des données factuelles relative à leur présentation ?
-
le cas échéant, quelles pourraient être les limites à ce type de contenu ?
-
pourront-ils poster des photos ou des vidéo ? Les autres membres pourront-ils
commenter ces photos ?
La confidentialité des informations, elle aussi, sera sujette à discussion et devra être définie :
-
la confidentialité s’appliquera-t-elle à l’ensemble du contenu du site ou sera-t-elle
limitée à certains contenus spécifiques ?
-
faudra-t-il mettre en place un système de rappel de cette confidentialité (par
exemple sous forme d’avertissement) à chaque document sensible téléchargé - par
exemple un document préparatoire à un comité d’engagement ou un compte-rendu
sur un lauréat ?
77



-
les photos et vidéos publiées sur le site pourront-elles être utilisées librement dans
d’autres contextes, extérieurs à Réseau Entreprendre ?
-
Comment gérer le droit à l’image ?
-
Devrait-il y avoir la possibilité pour un membre, comme sur Facebook avec le bouton
« share » par exemple, de partager un contenu trouvé sur la plate-forme vers
d’autres réseaux sociaux ?
Il est impossible, dans le cadre de ce document, de lister toutes les questions qui doivent trouver
réponse dans la charte éthique. Le plus pertinent serait certainement d’organiser une
Commission Internet, à l’image des Commissions Communication ou Recrutement déjà créées
par le passé, afin de faire participer les membres adhérents à cette réflexion. Tout en se donnant
de la souplesse : il est certain que comme pour tout nouvel outil, de nouvelles questions se
poseront au fil de son utilisation.
b)
Désigner un community manager
A ce stade de lecture du présent travail, la nécessité de mettre en place un community
manager est certainement devenue une évidence. En revanche, la question reste entière sur son
identité. Au sein de Réseau Entreprendre Lorraine, qui cela devrait-il être ?
Les réflexions de Fadhila BRAHIMI sur les compétences et missions d’un community manager,
ainsi que la structure même de l’association, incitent à proposer non pas un, mais plusieurs
community managers :
-
Un, voire deux membres adhérents volontaires, qui proposeront des contenus,
lanceront des discussions et assureront la modération de la plate-forme au
quotidien. Ils devraient s’investir pour une période donnée et renouvelable, par
exemple pour deux ans, afin d’assurer une cohérence dans le ton et dans l’esprit qui
animera la communauté virtuelle,
-
Le directeur, qui pourra par exemple rédiger un éditorial mensuel sur la plate-forme
spécifiquement créée – il pourra aussi éventuellement intervenir dans la modération
en cas de situations de crise. Enfin, il sera le garant de l’identité et de l’éthique
propre à Réseau Entreprendre,
-
Le stagiaire chargé de la communication, qui assurera la veille et la présence
complémentaire sur les réseaux sociaux numériques à grande audience, et qui
pourra relayer certains contenus en interne.
78



Il est important de rappeler que la gestion de la communauté implique de bien connaître ses
membres, de les comprendre, et de posséder, entre autres, des compétences en matière de
communication (avec une bonne dose de sens de la diplomatie), et de gestion du stress.
c)
Fournir dès le début du contenu utile
Dans la proposition de contenu, et en fonction de la stratégie média définie, il faut garder à
l’esprit que plus ce contenu sera riche et pertinent, plus les membres adhérents auront envie
d’utiliser et de promouvoir les nouveaux outils jusqu’à ce que ceux-ci deviennent
incontournables.
La complémentarité entre les animations en réel et les outils en ligne est une autre condition
indispensable à l’efficacité et à la réussite de la nouvelle plate-forme.
La proposition d’interface présentée précédemment donne quelques pistes. La plate-forme
devrait par exemple proposer :
-
Des informations sur la définition du travail d’accompagnateur, et un forum de
discussion pour permettre des échanges à ce sujet. La formation coaching offerte en
juin 2010 avait révélé que la perception de certains membres sur leurs propres
capacités à être des accompagnateurs pouvait évoluer positivement grâce aux
échanges avec des accompagnateurs déjà en place ;
-
Les sujets d’animation des clubs de lauréats : à l’image de la formation coaching, la
diffusion de ces informations permettrait certainement de donner de nouvelles idées
ou des envies de participation ;
-
Les archives des événements récents : cela permettrait aux nouveaux membres de
prendre connaissance à leur rythme du fonctionnement de l’association, de l’esprit
qui l’anime - au-delà des plaquettes de présentation -, pourquoi pas avec photos et
vidéos à l’appui. Le sentiment d’appartenance, selon la rédactrice de ce mémoire,
pourrait être accéléré et amplifié, tout comme le désir de s’investir ;
-
Des liens vers d’autres informations professionnelles utiles, qui augmenteront la
pertinence du site aux yeux des chefs d’entreprise : événements régionaux, outils
intéressants, sites d’information ciblés, etc…
d)
Proposer des ateliers en réel, des retours d’expérience
Des ateliers et formations pourront être mis en place, à l’image de la formation coaching : cette
dernière, si elle était destinée à améliorer la perception de l’accompagnement REL et le désir d’y
79



participer, a été présentée comme un outil de gestion des équipes, utile pour n’importe quel
manager quel que soit son secteur d’activité et la taille de ses équipes.
Ainsi, Réseau Entreprendre Lorraine, en faisant appel à des experts, pourrait proposer des
ateliers qui serviront pour l’implication dans la communauté comme pour l’entreprise adhérente.
Voici quelques exemples de sujets qui pourraient être abordés :
-
Comment savoir ce que vos clients disent vraiment de vous ?
-
Pourquoi utiliser Internet dans vos projets d’innovation ?
-
Qu’est-ce que votre IPhone pourra faire pour votre business dans 2 ans ?
Cette troisième proposition est une façon d’attirer l’attention sur les évolutions de l’Internet
mobile, qui selon la plupart des observateurs, pourrait supplanter les ordinateurs d’ici peu dans
la consultation d’Internet et le développement de nouvelles applications. Le graphique ci-
dessous41, extrait d’un rapport de décembre 2009 sur l’Internet mobile, souligne la rapidité des
cycles d’adoption des nouvelles technologies informatiques et l’importance que va certainement
prendre ce nouveau média dans les 10 années à venir.


41 Source : http://www.morganstanley.com/institutional/techresearch/pdfs/2SETUP_12142009_RI.pdf
80



3.
L’évaluation des répercussions de la communauté virtuelle sur le
développement de Réseau Entreprendre Lorraine
Pour mesurer la rentabilité de l’investissement global (temps, ressources humaines et
financières) dans les médias sociaux, il importe de choisir des indicateurs pertinents.
En voici quelques-uns qu’il conviendrait de surveiller mensuellement. Pour augmenter leur
pertinence et établir des corrélations, les indicateurs relatifs à Réseau Entreprendre Lorraine
devraient être analysés en amont de la mise en place de la stratégie RSN. Et ce, au moins sur les
trois années précédentes, afin d’analyser de possibles effets de saisonnalité, inhérents au
fonctionnement de l’association ou relatifs à des événements totalement indépendants (crise
financière mondiale initiée en 2008, par exemple) :

Indicateurs relatifs à Réseau
Indicateurs relatifs à la plate-forme spécifique /
Entreprendre Lorraine
aux autres RSN (Facebook, Viadéo, etc…)
Taux d’adhésion
-
Nombre
d’adhérents
à
-
Nombre d’adhérents inscrits
Réseau
Entreprendre
-
Nombre d’adhérents inscrits actifs
Lorraine
-
Nombre d’inscrits actifs

-
Nombre de fans
-
Nombre d’articles publiés
-
Nombre d’articles consultés
Participation aux
-
Taux de participation des
-
Nombre de discussions relatives aux manifestations
rencontres
adhérents aux conviviales,
-
Nombre de participants dans ces discussions
/participation sur les
comités d’engagements et
-
Nombre de commentaires dans ces discussions
RSN
autres manifestations
-
Nombre de préinscriptions en ligne

Accompagnement
-
Nombre
d’adhérents
-
Nombre d’accompagnateurs inscrits
accompagnateurs
-
Nombre d’accompagnateurs actifs
-
Nombre de discussions relatives à l’accompagnement
-
Nombre de participants dans ces discussions
-
Nombre de commentaires dans ces discussions

Attractivité /
-
Nombre
de
nouveaux
-
Nombre de commentaires positifs sur l’association
Fidélisation
membres par parrainage
ou ses événements par :
classique
• les membres
-
Taux de désinscription à
• les candidats
Réseau
Entreprendre
• les lauréats
Lorraine
• le public (à ventiler : chefs d’entreprises et
grands cadres - institutionnels - universitaires et
doctorants - étudiants - etc…)
-
Nombre de commentaires négatifs, sur le même
modèle

On notera que l’ensemble des indicateurs relatifs à la plate-forme spécifique peuvent et doivent être
analysés également dans le cadre d’une veille globale. Mais ils doivent toutefois être dissociés dans
l’analyse des résultats, afin de bien séparer les effets positifs liés à la création de la nouvelle plate-
forme, de ceux liés aux réseaux sociaux numériques existants indépendamment des initiatives de
REL.
81



Pour élargir le champ d’analyse et pour une appropriation plus rapide des enjeux par les adhérents,
voici une liste d’indicateurs supplémentaire, proposée par Christophe RAMEL sur son blog Kriisiis42
(traduction et amélioration d’une liste initialement rédigée par un blogueur américain, David
Berkowitz). Il faut toutefois noter que tous ne sont pas des indicateurs aisés à mettre en place :
certains s’adressent plutôt à des community managers avertis et aguerris aux outils de suivi sur
Internet.
1. Le ratio entre le nombre de publications et le nombre de nouveaux membres
2. Le nombre de visualisations d’un buzz partagé sur les réseaux sociaux
3. L’évolution de l’ampleur d’un buzz dans le temps
4. L’ampleur d’un buzz par tranche horaire (dans une même journée)
5. L’ampleur de la saisonnalité des buzz partagés sur les réseaux sociaux
6. L’ampleur de la compétitivité des buzz partagés sur les réseaux sociaux
7. Le nombre de buzz par catégorie ou par sujet
8. La source de provenance des buzz (forums, réseaux sociaux, blogs, etc.)
9. L’ampleur d’un buzz selon sa position dans le processus d’achat des consommateurs
10. Le degré de popularité des moyens mis à disposition pour être performant
11. Le nombre de mentions par les médias traditionnels
12. Le nombre de fans pour sur fan-page sur Facebook
13. Le nombre de followers du compte sur Twitter
14. Le nombre d’amis virtuels du compte sur Facebook
15. Le taux de croissance de ses fans, followers ou amis
16. Le degré de viralité des partages de l’entité
17. L’évolution de ce degré de viralité sur le moyen-terme
18. Le niveau d’exposition aux internautes de second degré
19. Le nombre d’intégrations ou d’installations générées
20. Le nombre de téléchargements générés
21. Le nombre d’uploads engendrés par la présence sur les réseaux sociaux
22. Le nombre de visionnages initiés par un internaute (exemple : pour une vidéo)
23. Le ratio d’ajout en favori par rapport au nombre de visionnages pour une vidéo
24. Le nombre d’appréciation positives (exemple : « Like » sur Facebook)
25. Le nombre de commentaires associés aux publications
26. Le nombre de votes issus des sondages partagés sur les réseaux sociaux
27. Le nombre de bookmarks grâce aux réseaux sociaux
28. Le nombre d’abonnements (aux flux RSS, aux flux vidéo, etc.)
29. Le nombre de pages vues (pour les blogs, les sites internet, etc.)
30. L’évolution du CPM effectif basé sur les dépenses par visionnage
31. L’ampleur des variations de positionnement pour le site de l’entité
32. L’ampleur des variations de positionnement pour les sites promouvant l’entité
33. La croissance du nombre de recherches issues de l’activité sur les réseaux sociaux
34. Le pourcentage de buzz contenant des liens
35. Le nombre de mentions selon le degré d’influence des éditeurs
36. Le pourcentage de buzz au contenu multimédia
37. L’ampleur des discussions sur les réseaux sociaux au sujet d’une campagne en ligne
38. Le degré d’influence des membres de la communauté
39. Le degré d’influence des éditeurs membres de la communauté
40. Le degré d’influence des entreprises participantes sur des supports sur les réseaux

42 Source : http://www.kriisiis.fr/index.php/100-criteres-de-mesure-de-lefficacite-de-son-activite-sur-les-
reseaux-sociaux/
82



41. Les différents aspects de la démographie de la cible que vous souhaitez atteindre
42. Les différents aspects de la démographie de l’auditoire via les réseaux sociaux
43. Les différentes habitudes et autres centres d’intérêt de l’auditoire ciblé
44. L’ampleur de la répartition géographique des membres de la communauté
45. L’évolution de l’appréciation des membres en fonction du nombre de publications
46. L’évolution de l’appréciation des membres en fonction du nombre de visionnages
47. L’ampleur des écarts entre cette appréciation avant, pendant et après la présence
48. Le nombre de langues parlées par les membres de la communauté
49. L’ampleur du temps investi grâce au contenu partagé par les membres
50. L’ampleur du temps investi sur le site pour les visiteurs provenant des réseaux
51. Le nombre de méthodes afin de découvrir le réseau (moteur de recherche ? etc.)
52. Le nombre de clics générés par la présence de l’entité sur les réseaux sociaux
53. Le pourcentage de trafic généré par les médias engendrés.
54. Le nombre de visites non-souhaitées, hasardeuses
55. Le nombre d’interactions générées par la présence de l’entité sur les réseaux
56. Le taux d’interaction et d’engagement des internautes
57. La fréquence des interactions des membres de la communauté
58. Le pourcentage de vidéos visionnées grâce aux réseaux sociaux
59. Le taux de participation de la communauté aux sondages effectués
60. L’ampleur du tissage de liens avec les entreprises
61. L’ampleur de la valeur du prix d’acquisition
62. Le nombre de soumissions de la part des membres du réseau
63. Le degré de visibilité des cadeaux virtuels générés grâce aux réseaux sociaux
64. Le nombre de cadeaux virtuels offerts
65. L’évolution de la popularité relative du contenu partagé
66. Les types de tags associés au contenu partagé sur les réseaux sociaux
67. L’écart entre les mots-clés rattachés et la propre perception de l’entité
68. Le nombre de connexions via des applications tierces (FB Connect, Twitter OAuth)
69. Le nombre d’inscriptions selon les différents canaux ou plateformes
70. Le nombre d’inscriptions aux concours mis en place
71. Le nombre de participants sur un t’chat
72. Le nombre de contributeurs à un Wiki
73. L’ampleur de l’impact du Marketing-terrain sur le Webmarketing
74. L’ampleur du contenu exploitable et généré par les membres du réseau
75. Le nombre de membres de la communauté orientés ou conseillés
76. L’ampleur des économies engendrées en exerçant un suivi en ligne et non terrain
77. L’ampleur des économies générées en mettant les consommateurs en contact
78. Le nombre de consommateurs satisfaits dès le premier contact sur les réseaux
79. Le niveau de satisfaction générale de la clientèle
80. Le volume de feedbacks générés par les membres du réseau
81. L’ampleur du temps investi en R&D sauvé grâce aux feedbacks sur les réseaux
82. Le nombre de suggestions issues des feedbacks sur les réseaux sociaux
83. L’ampleur des réductions de coûts en se préservant des recherches traditionnelles
84. L’impact sur les ventes en ligne (dans un cas de e-commerce)
85. L’impact sur les ventes dites « terrain »
86. Le taux de rachat de crédits (si l’entité se consacre à ce domaine très spécifique)
87. Le degré d’impact sur le comportement des consommateurs « terrain »
88. Le nombre d’adresses opt-in générées par l’activité
89. Le nombre d’échantillons de produits générés par la présence sur les réseaux
90. L’évolution du nombre de visites sur les pages de revendeurs
91. L’ampleur des changements de conversion selon les votes et autres appréciations
92. Le taux de fidélisation des visiteurs (transformés en consommateurs)
93. L’évolution du degré de fidélisation des internautes
94. L’évolution de la valeur du coût d’acquisition des consommateurs grâce aux réseaux
83



95. La variation des parts de marché pour l’activité de l’entité
96. L’impact des médias fidélisés sur la presse payante
97. Le nombre de réponses quand à un évènement dont la promotion se fait en ligne
98. Le degré de participation à des évènements générés
99. Le nombre d’employés atteints dans la société
100. Le nombre de demandes d’emploi reçues depuis la présence sur les réseaux


84




IV.
Conclusion

Le phénomène Internet est devenu incontournable dans le quotidien des consommateurs comme
des entreprises. Pour en tirer parti, un certain nombre d’outils et de technologies ont été développés
ces dernières années, parmi lesquels les réseaux sociaux numériques. Comme toute évolution
technologique (par exemple la télévision), ils ne sont ni bénéfiques ni néfastes intrinsèquement –
tout dépend de ce que l’on choisit d’en faire.
Pour Réseau Entreprendre Lorraine, la problématique est claire : ces outils peuvent-ils être utiles
pour animer sa communauté de chefs d’entreprise adhérents, voire dans le cadre d’autres usages ?
Pour que ce soit le cas, il faut s’assurer que toutes les parties prenantes concernées possèdent les
clés et la disponibilité pour s’en servir. Est-ce le cas pour des chefs d’entreprise ? Le manque de
temps disponible, de familiarité avec les outils et parfois, de sensibilité à leurs apports potentiels,
peuvent être des obstacles pour une utilisation concrète. En outre, la question du retour sur
l’investissement requis se pose.
Et pourtant, les bénéfices peuvent être conséquents pour bon nombre de chefs d’entreprises, non
seulement dans le cadre de leur adhésion et participation à la communauté de Réseau Entreprendre
Lorraine, mais aussi pour le bien de leur entreprise même.
Dans la première optique, après un temps d’adaptation et d’apprentissage, l’utilisation mesurée et
planifiée de ces réseaux sociaux peut permettre de générer une nouvelle dynamique participative au
sein de l’association et à moyen terme, favoriser la croissance du cercle de membres adhérents.
Dans le second cas, il s’agit de se familiariser avec une nouvelle donne sociétale, qui donne lieu en
marketing au concept de Social CRM (gestion sociale de la relation client), et qui implique
notamment pour une entreprise de prendre conscience de son identité numérique et de la
développer de façon stratégique, avec le concours de community managers. Pour le moment, les
entreprises peuvent avoir le sentiment qu’elles ont encore le choix, et c’est peut-être le cas dans
certains secteurs peu concernés. Mais qu’en sera-t-il dans 2 ou 3 ans ? Faut-il attendre de voir, ou les
entreprises lorraines ont-elles intérêt à rejoindre la ligne de départ dès maintenant ?


85



TABLE DES MATIERES
REMERCIEMENTS
3
INTRODUCTION
4
I. RESEAU ENTREPRENDRE LORRAINE : UN SOUTIEN POUR LES CREATEURS ET REPRENEURS
D’ENTREPRISE
6
A. UNE ORGANISATION SOLIDE ET SOUPLE AU SERVICE DES ENTREPRENEURS
6
1. LE NORD, LA FAMILLE MULLIEZ ET LA CREATION DE NORD ENTREPRENDRE
7
2. UNE FEDERATION QUI S’APPUIE SUR DES VALEURS FORTES
8
3. UNE STRUCTURE NATIONALE POUR UN BON FONCTIONNEMENT LOCAL
9
a) Le Conseil d’Honneur de Réseau Entreprendre
9
b) L’équipe d’animation nationale
10
c) Les événements d’intégration et d’animation
10
(1) Les sessions trimestrielles d’intégration
11
(2) L’Assemblée Générale Nationale
11
(3) Un exemple d’action ciblée de l’équipe d’animation : la visite en Lorraine de la responsable
Métier/Méthode
12
d) Des outils au service de la circulation des savoirs
12
B. AU NIVEAU LOCAL : PRESENTATION DE RESEAU ENTREPRENDRE LORRAINE
13
1. L’EQUIPE LORRAINE
13
2. UN RESEAU ETENDU DE MEMBRES CHEFS D’ENTREPRISE
14
3. LA CIBLE : DES CREATEURS OU REPRENEURS D’ENTREPRISES GENERANT OU MAINTENANT DES EMPLOIS
15
C. QUELS SONT LES SERVICES APPORTES ?
16
1. LE SOUTIEN AUX LAUREATS
16
a) L’accompagnement
16
b) Quelques détails sur l’accompagnement collectif :
17
c) La promotion auprès de la presse et du grand public
17
2. LES APPORTS DES CHEFS D’ENTREPRISE ADHERENTS
18
a) Participation aux réflexions stratégiques
18
b) Investissement dans le parcours des lauréats
19
c) Rencontres et formations
19
3. LES OUTILS DE COMMUNICATION POUR FAIRE CONNAITRE L’ASSOCIATION ET SES ACTIVITES
20
86



a) Les outils en ligne
21
b) Les outils papier
21
c) Les outils en cours de développement
21
D. DIFFICULTES ACTUELLES
22
1. COMMENT MOTIVER UN CHEF D’ENTREPRISE A S’ENGAGER ?
22
2. QUELS SONT LES OBSTACLES A UNE PARTICIPATION EFFECTIVE ?
24
a) Les motifs de résiliation des adhérents
24
b) Investissement symbolique et temps disponible
25
c) Une répartition géographique inégale, nettement en faveur de la Meurthe-et-Moselle
26
d) Des profils d’adhérents et d’entreprises très divers
28
3. QUELLE TAILLE CRITIQUE POUR RESEAU ENTREPRENDRE LORRAINE?
30
II. LES RESEAUX SOCIAUX NUMERIQUES, UN OUTIL EFFICACE POUR FEDERER UN RESEAU REEL ?

31
A. INTRODUCTION AU THEME DES RESEAUX SOCIAUX NUMERIQUES ET DES DEBATS GENERES
34
1. DEFINITIONS DE RESEAU SOCIAL, COMMUNAUTE, COMMUNAUTE VIRTUELLE, MEDIA SOCIAL
34
a) Réseau social
34
b) Communauté
34
c) Réseau social numérique, communauté virtuelle
35
d) Média social
36
2. LES OPPORTUNITES PERÇUES DES RESEAUX SOCIAUX NUMERIQUES (RSN)
38
a) Un usage de plus en plus développé dans la société civile
38
b) L’influence sur l’organisation du travail
39
c) Le concept d’identité numérique
40
d) Les difficultés de contrôle de l’identité numérique
41
e) Le développement d’un nouveau métier : community manager
42
f) Le Social Relationship Management : quel retour sur investissement ?
44
g) Le RONI : Risk of Non Investment
45
B. RESEAU ENTREPRENDRE LORRAINE : QUELS BESOINS POUR QUELS PUBLICS ?
47
a) Faire connaitre Réseau Entreprendre Lorraine au grand public ?
48
b) Communiquer avec les autres associations du Réseau ?
48
c) Améliorer l’accueil et l’accompagnement des candidats et Lauréats ?
49
d) Faciliter et augmenter les interactions avec les membres adhérents ?
50
e) Conclusion : priorité aux membres
51
87



C. TYPOLOGIE DES RESEAUX SOCIAUX NUMERIQUES
52
1. VUE D’ENSEMBLE : « LE DESIGN DE LA VISIBILITE, ESSAI DE TYPOLOGIE DU WEB 2.0 »
52
2. FOCUS SUR LES RSN POUR LES ENTREPRISES ET LES PROFESSIONNELS
54
a) Quelques caractéristiques
54
b) Quelques conseils d’ordre général pour bien s’en servir
54
(1) L’élaboration d’une stratégie média
54
(2) Dos and Don’ts : A faire et à ne pas faire
55
D. LES RESSORTS DE LA PARTICIPATION
57
1. L’ADHESION A UNE COMMUNAUTE ET LE CAPITAL SOCIAL, LE « WHUFFIE FACTOR »
57
2. LE TEMPS DE L’APPRENTISSAGE, UN INVESTISSEMENT UTILE
59
3. L’EFFET « BOULE DE NEIGE » DES RESEAUX SOCIAUX NUMERIQUES
61
III. QUELLE PRESENCE SUR LES RESEAUX SOCIAUX NUMERIQUES POUR RESEAU ENTREPRENDRE
LORRAINE ?
64
A. QUEL(S) RESEAU(X) NUMERIQUE(S) CHOISIR ?
64
1. PRESENTATION DE QUELQUES RESEAUX SOCIAUX A GRANDE AUDIENCE
64
a) Tableau comparatif
64
b) Facebook
65
c) Viadéo
67
d) Twitter
68
2. LES PLATES-FORMES DE CREATION DE RESEAUX SOCIAUX SUR MESURE
70
a) Atouts et inconvénients des réseaux sociaux auto-gérés
70
b) Un test grandeur nature : Spruz.com
71
c) Proposition d’interface personnalisée pour Réseau Entreprendre Lorraine
73
B. LES MODALITES DE MISE EN ŒUVRE
76
1. L’ARTICULATION AVEC SIRIUS, LA NOUVELLE BASE DE DONNEES DE RESEAU ENTREPRENDRE
76
2. L’ANIMATION DE LA NOUVELLE COMMUNAUTE VIRTUELLE
77
a) Définir des conditions générales d’utilisation, une charte
77
b) Désigner un community manager
78
c) Fournir dès le début du contenu utile
79
d) Proposer des ateliers en réel, des retours d’expérience
79
3. L’EVALUATION DES REPERCUSSIONS DE LA COMMUNAUTE VIRTUELLE SUR LE DEVELOPPEMENT DE RESEAU
ENTREPRENDRE LORRAINE
81
88



IV. CONCLUSION
85
BIBLIOGRAPHIE
90
A. SITES INSTITUTIONNELS
90
B. SITES D’INFORMATION ET DE REFLEXION, BLOGS
90
C. COMMUNAUTES EN LIGNE
92
D. RESSOURCES INFOGRAPHIQUES
92
E. OUTILS DIVERS
92
F. OUVRAGES PUBLIES
93
GLOSSAIRE
94
PRESENTATION DES OUTILS EXISTANTS A RESEAU ENTREPRENDRE LORRAINE
95
A. SIDONIE
95
1. PAGE D’ACCUEIL :
95
2. RUBRIQUE « ORGANISER » : PAGES DE PREPARATION ET DE SUIVI DES COMITES D’ENGAGEMENT
96
3. PAGES DE PREPARATION DES REUNIONS AUTRES
97
B. LE SITE WEB
98
1. LA PAGE D’ACCUEIL
98
2. LA PAGE DE PRESENTATION DES MEMBRES
99
3. LA LISTE DES LAUREATS
99
C. LA NEWSLETTER
100
D. LE PROJET DE PLATE-FORME SIRIUS
102
QUELQUES GUIDES ET LIENS UTILES
108
A. RECUEIL DES MEILLEURES PRATIQUES DE TRANSPARENCE SUR LES MEDIAS SOCIAUX
108
B. GUIDE GENERAL SUR LES RESEAUX SOCIAUX PROFESSIONNELS
109
C. GUIDES D’UTILISATION DE VIADEO
109
D. LE GUIDE DU DEBUTANT SUR TWITTER EN 80 POINTS
109
E. EXEMPLE D’AGREGATEUR DE CONTENU : SEESMIC
114


89



Bibliographie
A. Sites institutionnels
http://www.reseau-entreprendre.org - Fédération Réseau Entreprendre®
http://www.reseau-entreprendre-lorraine.fr/ - Réseau Entreprendre® Lorraine
http://www.reseau-entreprendre-international.org - Réseau Entreprendre® International
http://www.franceangels.org/Les-Business-Angels/Definition - Fédération française des Business
Angels)
http://www.mediametrie.fr/ - Médiamétrie, société de mesure d’audience et d’étude des
médias
http://www.nielsen.com – Nielsen, société de conseil et d’études
http://www.harrisinteractive.fr – Harris Interactive, société de sondage
http://www.metzmetropole.fr – Metz Métropole : site institutionnel de la communauté de
communes de Metz
http://www.grand-nancy.org/ - Communauté Urbaine du Grand Nancy (CUGN)
http://www.morganstanley.com – Morgan Stanley : banque d’affaires américaine

B. Sites d’information et de réflexion, blogs
http://www.demainlaveille.fr – Demain la veille : blog d’Aref JDEY autour de la veille, de
l’intelligence économique, des outils de veille et flux RSS ainsi que de la recherche d’informations
en ligne
http://www.presse-citron.net/ - Presse-Citron : blog d’Eric DUPIN
http://reyt.net/ - blog de Jean-Nicolas Reyt, auteur, chercheur, consultant en e-business et e-
marketing
http://blog.netintelligenz.com/ - blog de l’agence Netintelligence
http://www.marketingonthebeach.com – Marketing On The Beach : projet éditorial de
Technofutur TIC asbl
http://www.webmarketing-com.com - webmarketing et communication online, rédacteurs
multiples
http://entreprise30.wordpress.com/ - Entreprise 3.0 : blog d’Eric HERSCHKORN sur le concept
d’entreprise 3.0
http://www.internetactu.net - Internetactu : Technologies, Services et Usages des nouvelles
technologies de l’information et de la communication ; édité et réalisé par l’Association pour la
Fondation Internet nouvelle génération (‘FING’)
http://www.arhv.lhivic.org - Actualités de la Recherche en Histoire Visuelle
90



http://www.laviedesidees.fr – La Vie des Idées
http://fing.org/?Presentation,18 - Identités Actives : « Dépassant le cadre de la sécurité et de la
protection de la vie privée, "Identités actives" l’aborde comme un moyen pour les individus de
maîtriser leur existence et, pour les organisations, une source d’innovation et de création de
valeur. »
http://www.g9plus.org/ - G9+ : association qui rassemble les clubs, commissions et groupes «
informatique, télécoms, multimédia » constitués par les anciens élèves de neuf grandes écoles
françaises
http://www.lexpress.fr/emploi-carriere/les-reseaux-sociaux-font-de-l-ombre-a-pole-
emploi_901245.html L’Express - magazine d’information
http://www.novactif.com/ – Novactif : blog de Frédéric LOPEZ et 4 autres auteurs sur le
marketing, les tendances et la culture web.
http://visionarymarketing.com – Visionnary Marketing : diffusion d’articles sur le Marketing, la
stratégie Marketing, les systèmes d'information Marketing et les études Marketing
http://www.blueboat.fr – Blueboat : site de conseil et services en e-réputation pour entreprises
http://www.pr2peer.net – PR2Peer : blog sur « la communication corporate à l'âge de la mise en
réseau des informations et opinions ».
http://www.forrester.com – Institut de recherche Forrester Research
http://pagedata.insidefacebook.com/ - Inside Facebook : Informations statistiques sur Facebook
fournies par Inside Networks
http://blog.websourcing.fr/ - Websourcing, site de ressources en ligne
http://poncier.org/blog/ - blog d’Anthony PONCIER
http://www.dachisgroup.com/social-business-design/ - Dachis Group, société de conseil en
stratégie sociale (participation des clients, des employés, des partenaires) pour les grands
groupes.
http://mashable.com – Mashable, site de référence américain sur le web et les médias sociaux
http://www.nunalik.com – Nunalik, blog de Catherine ERTZSCHEID
http://youontheweb.fr/ - You on The Web
http://www.fredcavazza.net – blog de Fred CAVAZZA
http://gregoirelacoste.com/ - blog de Grégoire LACOSTE
http://www.blogpersonalbranding.com – Personal Branding : blog de Fadhila BRAHIMI
http://www.lenouveleconomiste.fr/memoire-vive/ - Le Nouvel Economiste : article sur la gestion
de la connaissance, l’intelligence collective et l’entreprise 2.0
http://loiclemeur.com/france/ - blog de Loïc LEMEUR
http://internetetopinion.wordpress.com – Internet Opinion : blog de François GUILLOT et
Emmanuel BRUANT de l'agence i&e ON
91



http://www.e-visibilite.com – E-visibilité : site vitrine d’une entreprise spécialisée dans le
référencement sur Internet
http://www.latribune.fr – La Tribune : site du quotidien français spécialisé dans l’information
économique
http://www.kriisiis.fr/ - Kriisiis : blog de Christophe Ramel, community manager du groupe Happy
Time

C. Communautés en ligne
http://fr-fr.facebook.com/profile.php?id=100001090890217 - Facebook : lien direct vers le profil
de Réseau Entreprendre Lorraine
http://www.viadeo.com – Viadéo : réseau social professionnel
http://twitter.com/ - Twitter : plate-forme gratuite d’envoi de messages courts avec système
d’abonnement (site de « micro-blogging »)
http://www.kweeper.com/ - Kweeper : équivalent de Twitter pour partager du contenu web
http://edutechwiki.unige.ch/fr/Communaut%C3%A9_virtuelle – Edutech wiki, définition de
communauté virtuelle

D. Ressources infographiques
http://www.infographicworld.com/portfolio.html
http://www.cmo.com/sites/default/files/CMO-SOCIAL-LANDSCAPE-R5.jpg
http://buzzmynet.fr/blog/wp-content/uploads/2010/03/roue-medias-sociaux.jpg

E. Outils divers
http://addictomatic.com – Addictomatic : plate-forme de sites de mesure de la popularité en
ligne
http://www.howsociable.com/ - How Sociable : plate-forme de sites de mesure de la popularité
en ligne
http://www.ning.com/ - Ning : plate-forme de création de réseaux sociaux
http://www.spruz.com/ - Spruz : plate-forme de création de réseaux sociaux
http://www.slideshare.net – Slideshare : plate-forme de diffusion de présentations power-point
http://seesmic.com/ - Seesmic, outil de gestion de réseaux sociaux
http://www.scribd.com/ - Scribd : plate-forme de diffusion de documents et ouvrages
http://www.tweetdeck.com/desktop/ - Tweetdeck
92




F. Ouvrages publiés

Panorama 2007 / Enquête de Réseau Entreprendre® réalisée par l’Institut CSA avec le concours du
groupe Caisse d’Epargne : Analyse des chiffres clés de Réseau Entreprendre® - Qui sont les 2600
chefs d’entreprise membres de Réseau Entreprendre® ? Les Fous du R.O.I. - octobre 2007.
93



Glossaire

Business Angel : « Un Business Angel est une personne physique qui investit une part de son
patrimoine dans une entreprise innovante à potentiel et qui, en plus de son argent, met
gratuitement à disposition de l’entrepreneur ses compétences, son expérience, ses réseaux
relationnels et une partie de son temps » (source : fédération française des Business Angels)
Lauréat : personne porteuse d’un projet de création ou reprise d’entreprise choisie par Réseau
Entreprendre (sur des critères précis liés notamment à la création ou sauvegarde d’emplois) pour
bénéficier d’un prêt d’honneur et être accompagnée pendant 2 ans.
Promotion : groupe de lauréats, constitué de tous les lauréats désignés entre 2 Fêtes des
Lauréats.
Club : réunion mensuelle des lauréats d’une promotion donnée, autour d’un thème d’intérêt
pour les nouveaux chefs d’entreprise.
Interclub : réunion des lauréats de plusieurs promotions simultanément
Conviviale : réunion d’information à destination des lauréats, des membres et des partenaires
d’une association Réseau Entreprendre.
Fête des Lauréats : manifestation annuelle, traditionnellement organisée en octobre, afin de
présenter les lauréats d’une association Réseau Entreprendre à l’ensemble des membres, aux
partenaires, et au grand public. L’événement accueille 400 à 500 chefs d’entreprise chaque
année.
Accompagnement : dispositif de soutien d’un lauréat, qui se compose d’un accompagnement
individuel (avec un accompagnateur) et d’un accompagnement collectif (commun avec les autres
lauréats)
Accompagnateur : chef d’entreprise confirmé qui rencontre mensuellement le lauréat qu’il a la
charge d’accompagner, afin de faire le point avec lui sur son activité, l’aider à prendre du recul et
à se poser les bonnes questions sur son fonctionnement et ses choix.
Comité d’engagement : rassemblement, à l’initiative de l’association et sur invitation, d’une
sélection de chefs d’entreprise amenés à estimer la viabilité d’un projet de création/reprise
d’entreprise et à décider de l’accompagnement du porteur de projet, qui devient Lauréat le cas
échéant.

94



Présentation des outils existants à Réseau Entreprendre Lorraine
A.
SIDONIE
1.
Page d’accueil :
Les différentes
rubriques de la
base de données
SIDONIE
remplissent un
certain nombre
de fonctionnalités
utilisées au
quotidien. L’outil
est indispensable
au bon
fonctionnement
de l’association.


95



2.
Rubrique « organiser » : pages de préparation et de suivi des comités
d’engagement
Ici, la rubrique
concerne
l’organisation des
diverses animations et
des grands
événements.
Dans chaque rubrique,
les sous-parties sont
divisées en :
-
Ajouter
-
Modifier
-
Supprimer



96



3.
Pages de préparation des réunions autres
Les champs sont suffisamment
précis
pour
permettre
une
organisation et un suivi détaillés.



Le suivi des réponses se fait en
temps réel, et peut être nominatif.
Il concerne les intervenants, les
invités (adhérents, lauréats ou
partenaires), ainsi que d’autres
destinataires éventuels.


Le système permet également de :
-
créer des groupes dynamiques,
-
joindre des fichiers aux mails
envoyés,

-
et conserver l’historique des mails
envoyés.
Un récapitulatif global, en fin de page,
permet le suivi de l’ensemble des
participants
à
une
manifestation
donnée.

97



B.
Le site web
1.
La page d’accueil
La
page
d’accueil
présente d’un coup
d’œil :
-
Les derniers
lauréats
-
L’agenda
-
Les liens les plus
importants
(candidat/
adhérent/ réseau
national)
-
Des liens vers
d’autres sites du
réseau
-
L’ensemble des
rubriques du site


98



2.
La page de présentation des membres
Tous les membres qui ont accepté de publier leur
profil sont présentés.
L’inconvénient majeur de cette liste est l’absence
quasi-totale de paramètres personnalisables pour
la navigation : les noms de famille des adhérents
sont classés par ordre alphabétique, et la
consultation se fait page par page.
Il n’y a aucune possibilité de sauter des pages ou
d’accéder directement à une lettre de l’alphabet,
par exemple, encore moins de faire une
recherche par entreprise.
Cette très faible ergonomie décourage la
consultation de cette liste pour toute personne
cherchant une information précise sur un
adhérent ou une entreprise membre…


3.
La liste des lauréats
La consultation de la liste des

lauréats
est
à
peine
plus
fonctionnelle que celle de la liste
des membres.
Les lauréats sont classés par
Promotion, et il n’existe pas de
vue d’ensemble, sous forme de
tableau récapitulatif par exemple.
Une fois encore, la très faible
navigabilité et l’impossibilité de
faire une recherche sur un nom
précis donne à penser que ces
pages ont une vocation de vitrine
vers l’extérieur, mais non de lien
entre les parties prenantes de
l’association.



99



C.
La Newsletter
La
Newsletter
est
un
outil
de
communication
à
destination
de
l’ensemble des contacts de Réseau
Entreprendre Lorraine.
Ses rubriques permettent de donner des
informations sur l’actualité de Réseau
Entreprendre Lorraine :
-
A la une (équivalent d’un édito)
-
A vos agenda (dates clés à
retenir)
-
paroles
d’accompagnateurs

(nouvelle rubrique depuis juin
2010)
-
portrait d’adhérent (pour faire
connaître un adhérent, qu’il soit
nouveau ou pilier de l’association)
-
la presse en parle (articles relatifs
aux lauréats ou à l’activité de
l’association)
-
ils ont réussi ! (lauréats devenus
membres après remboursement
du prêt d’honneur, normalement
au bout de 5 ans)
-
brèves (infos diverses)

et deux rubriques dont le contenu ne
change quasiment jamais :
-
contacts (avec la possibilité de
donner
l’adresse
mail
d’une
personne pour qu’elle reçoive à
son tour la Newsletter)
-
partenaires
(suite de l’aperçu des rubriques à la page
suivante)



100


























101



D.
Le projet de plate-forme SIRIUS
Après identification, la page d’accueil est personnalisée :
Comme dans Sidonie, les informations accessibles sont celles concernant la région de localisation
(bien que l’accès soit ouvert avec un mot de passe d’un membre de RE Roubaix, les informations
affichées sont celles relatives à Réseau Entreprendre Lorraine)

Profil :

Profil Sirius :
102




Mode recherche (personnes, entreprises, documents, associations, annuaire)

Suivi (prêts d’honneur, contacts et prospects web, cotisations, fiches modifiées)
103




Recherche d’un document

Nouvelle entrée (Contact, porteur de projet, contact rapide, prospect, entreprise, entreprise
lauréate, institution, document)
104




Exemple : nouveau porteur de projet :


Exemple 2 nouvelle entreprise :
105




Evénements

Agenda

106



Administration / raccourcis

Aide :



107



Quelques guides et liens utiles
A. Recueil des meilleures pratiques de transparence sur les
médias sociaux
Page de présentation d’un document élaboré par le Social Media Business Council. L’ensemble
du document est disponible à l’adresse suivante : http://www.socialmedia.org/disclosure/

108



B. Guide général sur les réseaux sociaux professionnels

Un guide en ligne proposé par le site Place des Réseaux pour bien utiliser Facebook, Viadéo, LinkedIn,
Twitter et Foursquare :
http://www.placedesreseaux.com/Dossiers/reseaux-sociaux/sommaire-reseaux-sociaux.htm

***
C. Guides d’utilisation de Viadéo

Le guide officiel en français, édité par Viadéo, est en téléchargement à l’adresse suivante :
http://www.viadeo.com/guide.pdf
Et un guide plus pragmatique sur l’utilisation du réseau pour booster ses affaires :
Comment utiliser Viadeo pour développer vos affaires ? par ConseilsMarketing.fr (08 juin 2009)
http://www.conseilsmarketing.fr/communication/comment-utiliser-viadeo-pour-developper-
vos-affaires
***

D. Le guide du débutant sur Twitter en 80 points
par Christophe RAMEL (auteur du blog KRIISIIS)
http://www.kriisiis.fr/index.php/le-guide-du-debutant-sur-twitter-en-80-points/ (17.12.2009)

1. Twitter est un réseau social permettant le microblogging en temps réel. @Kriisiis vous
explique à travers ce guide le processus à adopter pour un développement cohérent sur la
plateforme.
2. Twitter ne sert pas seulement à raconter sa vie, mais à partager des milliards d’informations en
temps réel avec des « twittonautes » du monde entier. Comprenez-le bien.
3. Vous pourrez ainsi dire ce qui vous plait, mais attention : en moins de 140 caractères,
principal intérêt du « tweet ».
109



4. Pour cela, il vous faudra « suivre » des gens, afin de lire ce qu’ils disent (les followings), et
vous faire suivre par d’autres (les followers), pour qu’ils lisent ce que vous écrivez. Hormis lors
des premiers jours, il est fortement déconseillé d’avoir plus de followings que de followers (cela
vous décrédibilise un peu).
5. Les possibilités sont très nombreuses, alors commençons simplement : ne cliquez jamais sur un
lien traitant de « Mafia Wars » (il s’agit d’un virus). Rappelez-vous bien ! Pas cliquer !
6. Au début, vous suivrez peu de monde, et serez suivi par peu, réciproquement :n’abandonnez
pas, il faut du temps pour commencer à apprécier l’utilité du concept.
7. Il y a désormais plus d’un million de français sur Twitter : demandez à votre entourage s’ils
ont un compte ! Vous vous sentirez moins perdu.
8. Si vous suivez correctement ce guide, et ce sur plusieurs mois (j’insiste : plusieurs mois), cela
fonctionnera. Si vous grillez les étapes, préférez l’abandon.
Inscrivez-vous à Twitter
9. Choisissez un pseudo (« Username ») court (ne pas excéder 15 caractères).
10. Ajoutez votre propre avatar immédiatement (si possible, une image de vous).
11. Remplissez votre localisation (avec votre ville, voire votre région ou votre pays).
12. Remplissez Votre description (parler de qui on est, ce que l’on fait et ce que l’on aime).
13. Rajoutez votre « site internet », très important puisque très cliqué.
14. Choisissez la langue souhaitée : Twitter est disponible en français depuis peu, j’ai cependant
une large préférence pour la version anglaise.
15. Changez le « design » de votre compte, éventuellement (pas primordial).
16. Ne protégez pas vos tweets (« protect my tweets »). Cela sert seulement à ne pas être lu
par des robots, hors ceux-ci ne parlent pas. Vous ne serez jamais dérangé.
Devenez un utilisateur débutant
17. Sur le conseil d’un ami, « followez » une cinquantaine de personnes intéressantes,
directement liée à vos hobbies par exemple.
18. Commencez à « tweeter » des faits (montrant que vous n’êtes pas un robot), et essayez de
les varier (un article, un élément courant, un conseil, une question, etc).
19. Répondez aux autres « twittonautes » que vous suivez, (à droite du tweet, passer le
curseur fait apparaître une flèche : « Reply To »).
20. Retranscrivez les messages intéressants des « twittonautes » (« RT + @pseudo+message
»).
21. Vous pouvez également utiliser la nouvelle Fonction Retweet, en cliquant sur « Retweet » à
côté d’un tweet.
22. S’il y a un peu de place restante, vous pouvez commenter le RT en ajoutant « // message »
après le RT, toujours dans le même tweet.
23. Lorsque des gens parlent d’un @Pseudo, vérifiez s’il dit des choses intéressantes à son tour en
cliquant sur son pseudo : si oui, followez-le à votre tour.
24. Pensez « qualité » avant de penser « quantité », même si c’est tentant. On découvrira que
vous existez dans tous les cas !
110



25. Si vous avez un site internet ou un blog, ajouter une icône « M’ajouter sur Twitter », afin
d’accentuer la visibilité de votre compte.
Devenez un utilisateur curieux
26. Les URL sont souvent trop longues à partager sur un tweet de 140 caractères. Inscrivez-vous
à Bit.ly, et raccourcissez vos urls avant de les partager sous leur forme réduite.
27. Vous pouvez également rajouter le texte « /info/ » entre http://bit.ly et son suffixe, afin de
connaître les statistiques d’un lien partagé.
28. Certaines applications permettent de tweeter via un logiciel, ce sont les « clients twitter».
Essayez de télécharger « Tweetdeck », et liez le logiciel à votre compte avant de l’utiliser.
29. Vous pouvez aussi utiliser « Seesmic for desktop », qui ne passe pas par Adobe Air et est
donc légèrement plus léger (et rapide !).
30. Si vous avez un iPhone, téléchargez l’application « Twitterific » (gratuite), ou « Tweetie 2 »,
plus complète mais payante.
31. Il existe également des applications pour Blacberry, et même, depuis peu, disponibles via
Android. Choisissez ce qui vous convient le mieux !
32. Uploadez vos photos sur TwitPic avant de les partager sur Twitter, utilisez plutôt leur url
raccourcie et leur support.
33. Vous pouvez également uploader vos vidéos sur TwitVid, de la même manière.
34. Si vous avez un site internet ou un blog, vous pouvez par exemple proposer à vos followers de
participer à un concours en retweetant un message spécifique.
35. Retrouvez les twittonautes qui se situent à proximité du lieu dont vous tweetez grâce à
LocaFollow.
36. Vous pouvez également suivre une discussion entre deux twittonautes, lorsque celle-ci
s’avère longue et clairsemée dans votre timeline, grâce à Bettween !
37. Lorsque vous serez un peu plus habitué à Twitter, vous apprécierez sans doute Please-RT, un
site de BD Strips sur l’univers du site de microblogging.
38. Faites tout votre possible afin d’aider les personnes avec qui vous êtes en relation, ils
vous en seront certainement reconnaissants !
Devenez utilisateur régulier
39. Envoyez votre premier « message privé » (ou DM pour « direct message »). Possible
seulement auprès d’une personne qui vous suit, et ne sera lu que par elle.
40. J’ai bien peur que si vous vouliez envoyer un DM à une personne qui ne vous suit pas, il faille
lui demander son email ou lui demander qu’elle vous suive !
41. Commencez à utiliser les tendances de recherches (« Trending Topics »). Vous saurez ainsi
de quoi on parle le plus dans le monde de Twitter, et ce en temps réel.
42. Un outil tel que TrendsMap permet de localiser ces fameuses tendances de recherche, ce qui
les rend plus pertinentes à nos yeux.
43. Faites votre premier #FF (« followfriday »). Il s’agit d’une liste de @Pseudos que vous
conseillez de suivre à vos followers, mais attention : c’est uniquement le Vendredi !
44. Du même ordre, le #MM (« musicmonday ») commence à faire son apparition sur le
réseau. Vous pourrez ainsi partager vos coups de coeurs musicaux chaque lundi !
111



45. Entrez des « Saved Search » concernant un mot clé qui vous intéresse, et cliquez dessus de
temps à autre afin d’exercer une veille à ce sujet.
46. Appliquez-vous : pas trop de majuscules, pas de fautes d’orthographe ( !), pas plus d’un
tweet toutes les quelques minutes (disons, 3-4 minutes minimum).
47. Vous serez suivis par des robots (faciles à reconnaître : généralement une femme sur la photo,
en petite tenue, et des messages uniquement en anglais et un peu dévergondés). Ne les
supprimez pas forcément de vos followers : cela augmentera votre capital et vous crédibilisera.
48. Ne grillez pas les étapes : si vous tweetez trop, ou trop mal, trop vite, cela sera négatif sur
votre image.
49. Ne paniquez pas si vous perdez un ou deux followers de temps à autre. Vérifiez plutôt que
votre courbe de followers est globalement croissante sur TwitterCounter.
50. Pour partager des informations de qualité, rien de tel qu’un agrégateur RSS tel queGoogle
Reader. N’hésitez pas à ajouter les flux RSS de sites traitant des sujets qui vous passionnent.
Visitez régulièrement votre agrégateur, et partagez-en le meilleur.
51. N’oubliez pas que pour qu’un message soit RT plus facilement, vous devez laisser une
vingtaine de caractères disponibles (en limitant vos tweets importants à 120 caractères) afin
que l’on puisse afficher l’expression « RT @Pseudo : ».
52. De manière exceptionnelle, vous pouvez également ajouter l’expression « (Please RT) »à la
fin de votre message pour une accentuation du nombre de RT. N’en abusez surtout pas !
53. Créez votre première « liste Twitter », et ajoutez-y quelques following. Vous pourrez ainsi
créer une timeline épurée, avec un contenu très spécifique. Celle-ci peut-être privée oupublique !
54. Cherchez également de nouvelles personnes à suivre dans les listes dans lesquelles vous êtes :
elles partageront certainement les mêmes centres d’intérêt que vous !
55. Un outil existe afin de créer une liste Twitter de manière automatique, regroupant les gens
avec qui vous avez discuté : il s’agit de ConversationList.
56. Liez votre compte Twitter avec votre Compte Facebook grâce à l’outil officiel. Rajouter le
tag #FB à vos tweets les postera également sur Facebook !
Devenez un utilisateur assidu
57. Ecrivez une majorité de tweets de qualité : si possible avec une url (raccourcie !), un texte
accrocheur, riche en contenu, qui attirera et réjouira vos followers.
58. Ecrivez également un peu sur votre vie de tous les jours (cela prouve que vous êtes un
humain derrière un ordinateur, et donc potentiellement agréable !)
59. Lisez et adaptez vous aux 62 conseils pour utiliser Twitter au boulot . Appliquez-les également
quand vous n’êtes PAS au boulot.
60. Continuez à RT des messages intéressants, à commenter des articles partagés et à
répondre aux questions posées ou aux faits exprimés.
61. Remerciez les gens qui RT vos tweets (pas un par un, idéalement : seulement lorsqu’un
message est retweeté plus de cinq fois, remerciez les 5 @Pseudos d’un coup)
62. Lorsqu’une nouvelle personne vous suit, vérifiez si elle vaut le coup d’être suivie à son tour (en
lisant ces 10 derniers tweets par exemple). Si elle suit plusieurs centaines de personnes mais n’est
suivie que par quelques dizaines : pas la peine, oubliez-la : elle va certainement spammer.
63. Commencez à fouiner pour découvrir de nouvelles applications tierces potentiellement
utiles. OneForty les regroupe toutes, alors n’hésitez-pas.
112



64. Définissez les utilisateurs influents (via ce classement, par exemple), et apprenez ce qu’ils
font, qui ils sont, et pourquoi on parle d’eux. Cela vous servira toujours.
65. Catégorisez vos followers en « groupes », afin de pouvoir cibler vos démarches. Cela est
possible via les applications « Seesmic » ou « Tweetdeck ».
66. Les nouvelles « Listes Twitter » sont depuis peu une opportunité très intéressante :
commencez à varier vos groupes en fonction de vos centres d’intérêt.
67. Analysez ces fameuses listes dans lesquelles les autres twittonautes vous placent : l’idéal est
de pouvoir apparaître dans des listes avec beaucoup de following.
68. Faites le point : avez vous plus de followers que vos collègues de même influence ? Vos liens
sont-ils autant cliqués ? Si non, alors quelque chose cloche dans votre manière d’utiliserTwitter !
69. Profitez de l’aspect « temps réel » de Twitter. Si vous avez des informations en live, n’hésitez
pas à les partager avec un maximum de personnes possible.
Devenez un utilisateur influent
70. Vous aurez de plus en plus de réponses vous concernant : apprenez à répondre enmessages
privés afin de ne pas engorger vos timeline de tweets inintéressants pour vos followers.
71. Ne prenez pas la grosse tête : ne vous ventez pas du nombre de followers que vous avez,
sauf si cela sort « vraiment » de l’ordinaire (et c’est plutôt très rare).
72. Ne perdez pas vos bonnes habitudes : le succès s’en va aussi vite qu’il arrive. Continuez à
partager du contenu de qualité.
73. Ne méprisez pas les gens : n’arrêtez pas de les remercier, de leur répondre, de prendre du
temps pour chaque intervention, s’il le faut. Ce sont les pionniers de votre influence.
74. Si
vous
ne
savez
pas
de
quoi
parler, ne
paniquez
pas.
Des
sites
tels
que TweetMemepourraient vous donner bien des orientations !
75. Etre populaire ne fait pas de vous un ami des autres personnes populaires. Les contacts
doivent être les mêmes, si vous ne voulez pas paraître arrogant.
76. Changez votre background : présentez-vous, affichez éventuellement une photo, ainsi
qu’une série de liens renforçant votre « personal branding » et permettant aux internautes de vous
retrouver plus facilement sur le net.
77. Soignez votre image : pas d’insultes, pas de critiques déplacées, pas de « moi je », pas de
tweets pouvant déranger vos followers (ils vous le feront remarquer en vous défollowant).
78. Faites attention aux liens que vous partagez : restez rationnel, et misez toujours un peu
plus sur la qualité, quitte à moins tweeter.
79. Signalez vos présence lors d’un rendez-vous important à vos followers, mais très sobrement
et sans mépris. Ils se feront peut-être une joie de l’indiquer à leurs propres followers.
80. Passez me rencontrer sur Twitter, pseudo @Kriisiis, suivez moi éventuellement, et venez
me faire un petit coucou sur Kriisiis.fr !
Voila donc ces fameux 80 points, que je vous recommande chaudement de suivre si vous voulez
vraiment apprécier la richesse de l’outil. J’attends vos avis dans les commentaires, n’hésitez
surtout pas à me faire part de vos remarques, suggestions ou même critiques. Toute
information est bonne à prendre



113



E.
Exemple d’agrégateur de contenu : Seesmic

Accès au contenu récent du
Liste
des
Outils
compte Facebook
comptes
spécifiques

agrégés
pour Twitter


Viadeo, Facebook et les autres Réseaux Sociaux Numériques
Publier sur Facebook Publier sur Twitter
Informations
Date : 27/01/2011
Langue : Français
Pages : 114
Consultations : 414
Commentaires : 0
Note :  
Résumé

Auteur : Marie-Ange Archambault


Description : Avertissement Ce document a été élaboré dans le cadre d’un Master 2 en Marketing et Vente en alternance à Réseau Entreprendre Lorraine. Il a été rédigé principalement à la fin de ma période d’alternance, sur une période relativement courte (3 mois). Je ne prétends pas à l’exhaustivité, et la réflexion qui découle de mes recherches est nécessairement incomplète. Toutefois, un des objectifs de ce travail était que le résultat puisse être lu et compris par des non-spécialistes. J’ai donc choisi de publier ce travail, malgré ses nombreuses imperfections, parce que je pense qu’il pourrait être utile aux internautes qui sont peu familiers des usages professionnels des réseaux sociaux numériques et des problématiques qui peuvent en découler. J’ai pensé en particulier : - Aux entrepreneurs et décideurs souhaitant se familiariser avec l’utilisation potentielle de Viadéo, Facebook ou Twitter dans leur métier, - Aux associations et communautés qui envisagent de développer leurs liens avec leurs membres sur Internet, - A toute personne intéressée par les problématiques de fédération d’une communauté en ligne, quel que soit ce type de communauté. Aujourd’hui, les évolutions technologiques ne se constatent plus sur quelques dizaines d’années, mais bien sur quelques années, voire quelques mois. Or ce mémoire a été achevé en septembre 2010. Pour une actualisation des questions abordées, je vous invite donc à suivre des blogueurs expérimentés et au sens pédagogique certain, qui m’ont beaucoup aidée, par leurs écrits, à mieux appréhender le « web 2.0 ». Pour n’en citer que quelques-uns : Aref Jdey (Demain la Veille) Fred Cavazza (Fred Cavazza) Eric Dupin (Presse-Citron) Christophe Ramel (Kriisis) Fadhila Brahimi (Personal Branding) J’en profite pour les remercier, ainsi que tous les autres blogueurs cités dans ce travail (voir bibliographie en fin de mémoire) ! Ils sont le meilleur exemple de tout ce que le web 2.0 peut nous apporter, quels que soient notre domaine ou notre passion.


Tags : Web 2.0, réseaux sociaux numériques, entrepreneurs, marketing, Viadéo, Facebook, communautés

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