Méthode de travail pour la colorisation 1
Cette méthode est la méthode traditionnelle employée pour un trait noir épais et sans nuances (école de
Bruxelles, ligne claire etc).
1. Paramétrage de Photoshop
Nous travail ons donc avec les 3 couleurs de la quadrichromie (CMJ) en réservant le noir pour le trait et
pour le texte. Pour ce faire, il faut paramétrer Photoshop depuis le menu Édition > Couleurs :
Nous al ons modifier comme ceci, en prenant le menu Espaces de travail > CMJN et en remontant jusque
CMJN personnalisé :
1. Sources : Colorisation de BD du traditionnel au numérique, par Stéphane Baril et Naïts, Eyrolles éd., 2005
Charte de mise en couleur des éditions Dargaud-Lombard
1 • Cours de colorisation BD • Serge Paulus 2010
Il faut sélectionner strictement les réglages de la fenêtre ci-dessous :
On valide en appuyant sur OK, en on peut enregistrer ces réglages pour les sauvegarder ou les
transmettre :
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Il reste à demander à Photoshop un affichage optimal en simulant la quadrichromie (pour rappel un écran
ne peut que la simuler bien entendu) depuis le menu Affichage :
2. Méthode 1 (Pierre Pourbaix)
On commence par dupliquer la numérisation du trait : on duplique le fichier sur le bureau, ce qui est plus
rapide qu’en Photoshop, sous le nom xxx-p00-trait.tif par exemple. On nomme l’autre fichier xxx-p00-
coul.tif, puis on ouvre ce dernier pour le rééchantil onner à 300 dpi : Image > Tail e de l’image :
Il faut donc cocher la case
«rééchantil onnage» sous peine de ne rien
changer.
Passer en mode niveau de gris : Image > Réglages > Niveaux de gris, en cochant Rapport 1 dans la palette
qui apparaît (cel e-ci détermine le ratio de qualité de conversion, 1 = max), puis en mode CMJN (Image >
Mode > Couleurs CMJN).
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Ouvrir la palette de couches (menu Fenêtre) et dupliquer une des couches, pas le noir qui est vide :
En conservant cette couche «Cyan/Copie» sélectionnée, passer en négatif (Image > Réglage > Négatif ou
pomme/contrôle I), puis récupérer la couche comme sélection :
Prendre la palette des Calques, créer un nouveau calque que l’on nomme «trait» :
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La sélection est toujours active, nous sommes sur le calque du trait, il faut s’assurer que les couleurs ont
bien leurs valeurs par défaut (noir/blanc, pour cela taper «D» (Default) et remplir la sélection du noir
(Édition > Remplir) avec ces réglages-ci :
Se mettre sur le calque d’arrière-plan, tout sélectionner (pomme/contrôle A) et supprimer (Delete).
Ensuite nous al ons créer une couleur de repérage en recommençant la manipulation (couches >
sélectionner noir/copie, récupérer la sélection, remplir le calque d’arrière-plan avec cette fois-ci un bleu
léger :
C50M25 par exemple. Ou encore
50 % de gris.
Nous avons dès lors une couleur
neutre.
Résultat :
La couche de repérage sert en réalité à peindre sans déborder sur le noir (surtout dans les aplats), de façon
également à ce qu’il n’y ait pas de bavure de la couleur sur le noir - qui doit rester pur.
Pour faciliter le repérage lors de l’impression, il est impératif que la couleur ail e un peu SOUS le trait. Voici
une méthode pour le contracter «sous» le trait noir : alors que le calque de repérage est actif et la sélection
également, al er dans le menu Sélection > Modifier > Contracter, mettre une valeur de 1 à 2 pixels, puis
intervertir et effacer (Édition > Supprimer ou touche Delete).
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Du coup tout est prêt pour coloriser la planche, en réaffichant le calque du trait même si l’on travail e sur
celui de la couleur.
3. Méthode 2 (Thierry Rougeaux)
tutoriel vidéo:
<http://www.wisibility.com/index.php/post/2007/05/24/443-recuperer-le-trait-d-un-dessin>
Dupliquer le fichier, nommer l’un «xxx-trait» et l’autre «xxx-couleur».
Ouvrir le trait (donc la numérisation à 1200 dpi) et la convertir en RVB (Image > Mode > Couleurs RVB)
Sur la palette des couches (fenêtres > Couches), sélectionner la couche RVB, récupérer la couche comme
sélection en cliquant sur le petit cercle en bas de la palette, (ou commande-clic sur la couche) :
puis intervertir (menu sélection > intervertir) puis créer depuis la palette couche une nouvelle couche de
ton direct nommé trait :
Depuis la palette des calques, créer nouveau calque pour ce trait.
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Depuis la palette des couches, commande clic sur couche trait pour la sélectioner, et remplir de noir la
sélection.
Le résultat est donc un calque dans lequel le blanc est devenu transparent.
Jeter le calque d’arrière-plan et enregistrer au format .psd (Photoshop) qui préserve la transparence.
Ouvrir le fichier «xxx-couleur». Changer la résolution, mettre 300 dpi (menu Image > Taille de l’image)
ne pas supprimer la couche trait puisqu’elle peut resservir pour la sélection des zones.
On peut enregistrer au format photoshop ou au format tif qui permet la compression du fichier, pour
gagner de la place :
À noter que si l’on importe le trait au format tiff, InDesign ne reconnaîtra pas comme transparent
(bug ?), il faut donc le faire manuellement, en sélectionnant le bloc dans lequel est importé le trait et en
le mettant en mode de fusion produit, menu Fenêtre > Effets :
Une fois que tout est fini, supprimer la couche du trait depuis la palette des couches dans les deux docu-
ments…
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Outils de colorisation basique - Le pot de peinture
Cet outil travail e par pixels contigus, comme la baguette magique ou la gomme magique. Il va remplir
une superficie. N’oublions donc pas que les formes doivent être fermées si l’on veut les remplir sans
qu’el es débordent :
Le bas du costume, à droite, déborde dans le
fond, vu que le trait ne ferme pas la forme. Il
n’est pas toujours nécessaire de la fermer, on
peut aussi gommer la couleur…
On peut fermer les formes avec le crayon, en mode de fusion obscurcir, dans la couleur du remplissage
de préférence. Attention à bien viser, à ne pas coloriser le trait. Pour s’aider, enfoncer la touche supershift
(majuscules bloquées) du clavier ; le pointeur de l’outil devient alors une croix. On peut aussi modifier ce
curseur de façon permanente via les préférences :
On peut passer facilement du crayon au pinceau via les raccourcis-clavier de Photoshop, accessibles si l’on
laisse la souris un moment au-dessus des outils, donc G pour pot de peinture et B pour crayon ou pinceau.
Si un outil est en-dessous d’un autre, il faut enfoncer la touche majuscule en plus pour l’atteindre.
Une méthode de travail basique utilisera un seul calque pour toute la colorisation. Mais il est plus logique
de dupliquer ce calque de couleurs en regroupant les zones de colorisation, ainsi d’avoir un calque pour
la couleur chair, un pour les vêtements, un pour le décor naturel, un pour les fonds et/ou les ciels le cas
échéant, etc. Le gros avantage est alors de pouvoir changer toutes les teintes d’un calque à la fois sans
devoir sélectionner ce que l’on veut modifier, via Image > Réglages > Teinte / saturation :
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Le choix des teintes utilisées se fait de plusieurs manières :
– soit vous créez des couleurs directement en cliquant dans la couleur d’avant-plan de la palette outils :
– soit réutiliser des couleurs d’un nuancier existant qui ne comporte pas de noir, comme le DIC color
guide 2 ou les nuanciers HKS 3 accessibles depuis la palette Nuancier, dans le menu déroulant, en ajoutant
la couleur au nuancier actuel ou en remplaçant les couleurs de ce même nuancier, ou encore le nuancier
CMJ disponible sur mon site, ;
– Créer une couleur peut également se faire en ouvrant une photo pour prélever à la pipette (I) des
échantil ons de couleur, comme un ciel ou une prairie – gardez alors la palette infos en vue pour vérifier
l’absence de noir.
Outils de colorisation plus rapide - Le pinceau
Il est clair que dès que le dessin devient complexe, un très (trop) grand nombre de coups de pot de
peinture est nécessaire. Une autre méthode de travail consiste à brosser rapidement toute une zone qui
doit être coloriée avec la même couleur, sur le calque de repérage, sans se soucier trop des limites, avec le
pinceau :
Ensuite, on active le calque du trait et on sélectionne à la baguette magique les pixels en dehors de la silhouette,
quitte à élargir la sélection via le menu Sélection > Modifier > dilater :
2. http://www.thecolortool.com/color/palette/info/colorguide.html - Nuancier japonais, de Dainippon.
3. http://en.wikipedia.org/wiki/HKS_(colour_system) - Nuancier allemand, proche du Pantone
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On réactive le calque de couleur, puis on supprime et tous les pixels débordant de la forme seront
supprimés.
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