Publier
Consulter, acheter et télécharger des documents, présentations, modèles et ebooks sur Needocs (PDF, Word, Powerpoint, Excel)

Les enjeux de la participation effective des Bénéficiaires aux différentes phases du cycle de vie de projet

Téléchargement
Publié par : Johnnyco
1
Les enjeux de la participation effective des Bénéficiaires aux différentes
phases du cycle de vie de projet
Johnny WALEGE GBOLA
Assistant d’université, Appariteur et chercheur en planification,
suivi et évaluation participative des projets en milieux paysans.
Institut Facultaire de Développement (IFAD), Université
Catholique d’Autopromotion et de Production
4243 Avenue Saio, commune de Kasa-Vubu, KINSHASA
B.P 1800
JANVIER 2011
Correspondance :
Johnny.gbola@yahoo.fr
Johnny.wele@gmail.com
I. Introduction
Au cours de cinquante dernières années, l'amélioration des conditions de vie des
populations a été un des principaux axes de travail de nombreux programmes de
développement. Des investissements considérables ont été consentis tant au
niveau humain que financier. Toutefois, force est de constater que les résultats
n'ont pas toujours été à la hauteur des attentes. La réponse aux besoins
fondamentaux des communautés a parfois été insatisfaisante ou partielle… Les
projets ont souvent coûté et duré plus que prévu et leurs effets, négatifs dans
certains cas, n'ont pas toujours été anticipés. Ce constat s'explique en partie
par la faible participation des bénéficiaires, l'inadéquation des activités mises
en œuvre au regard du contexte socioéconomique et des questions de genre
ainsi que par l'absence de suivi des projets….1
1 Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture ; Guide technique
Gestion du cycle de projet, éd. FAO, P1

2
Pour illustrer cette situation, le Standish Group publie… des études sur le
management de projets qui révèlent qu’en 2000, seuls 28% des projets ont
réussi à atteindre les objectifs fixés dans le budget et les délais. Si la tendance
semble positive, en 1994 le taux de réussite était à 14%, le taux de non réussite
des projets reste très inquiétant voire alarmant. 23% des projets ont totalement
échoué (projets annulés avant leur terme ou jamais mis en production), les 49%
restants représentent les projets «avec challenges», qui ont dépassé les budgets
initiaux, été livré en retard ou avec moins de fonctions que prévu.2
Rachel Blackman parlant des projets de développement, a relevé les causes des
échecs des nombreux projets soulevées par le Standish Group en ces termes :
« Parfois, les projets de développement échouent parce qu’ils sont mal
planifiés et ne tiennent pas compte de certains facteurs importants, en
particulier les besoins et les opinions des dépositaires d’enjeux ».3
Pour relever le défi des échecs remarquables des projets et programmes de
développement initié par les bailleurs de fonds que l’institut de coopération
internationale de la confédération allemande pour l’éducation des adultes
déclare ce qui suit :
Nous devons cesser de fournir une aide mal coordonnée qui crée un fardeau
écrasant pour les pays récipiendaires, qui ébranle leurs capacités et valeurs
institutionnelles locales et réduit l’impact de l’aide. Les donateurs doivent se
distancer de leurs « propres » projets et concentrer leur souvent sur les
priorités et stratégies locales et nationales. Ils doivent simplifier et en les
coordonnant avec celles des pays bénéficiaires. Les bailleurs doivent trouver
avec eux des arrangements concernant la planification, la gestion et la
fourniture de l’aide tout en réduisant le nombre des bilans et rapports à rendre
à leurs propres missions.4
Or, on a longtemps considéré le développement comme une sorte de transfert
effectué de haut en bas, offert aux populations supposées en retard. Par
contre, il s’avère de plus en plus que le développement est tout autre chose : il
ne se verse pas sur un groupe humain, mais il peut provenir que de lui-même,
même s’il est aidé par l’extérieur.
Là où un développement… s’affirme et persiste, c’est lorsqu’il s’effectue dans
les petits gouvernements locaux ou régionaux où chacun offre son apport, où
2 PMI ; Quelle est la valeur ajoutée du Project Management Institute (PMI) pour le chef de
projet ?, sad, P2
3 Rachel Blackman ; Gestion du cycle de projet, éd.Tearfund, Royaume-Uni 2003, p7, in
www.tilz.info,
4 DVV ; pourquoi la qualité de laide est-elle essentielle ?, in revue éducation des adultes et
développement, num.64, Bonn 2005, P167

3
l’on décide et travaille ensemble pour atteindre les objectifs du groupe lui-
même s’est fixé. Et l’un des caractères de ces groupes, c’est l’existence et la
pratique d’une réelle participation.5
Le développement est un processus qui se fait par la conjugaison d’effort de
toutes les parties concernées, à partir d’une participation consciente, cet effort
est généralement physique et mentale, Sans laquelle le développement ne
sera pas intégral et intégré.
Malheureusement, des nombreux projets se réalisent sans une réelle implication
des bénéficiaires à la recherche des solutions aux problèmes de leurs milieux.
Or, La philosophie des projets de développement veut qu’on puisse partir d’un
problème ressenti dans un milieu ou dans un secteur, pour une résolution
pertinente de problème. C’est dans ce sens que le projet est définit comme
l’ensemble des activités ayant des ressources limités, avec des objectifs précis
pendant une durée déterminée.
Comme les projets de développement sont des émanations de la base, grâce au
besoin ressentis de la population cible, l’implication effective de cette dernière
dans toutes les phases du projet reste une condition sine quoi non de la réussite
de tout projet.
Paradoxalement à la logique de la prise en compte de la pertinence du projet
dès la conception par les initiateurs, actuellement il n’existe pas ou peu
d’information systématique des évaluations ex-ante ( avant réalisation ) de
projet de développement locaux qui permette de développer un dialogue
cohérant entre les gouvernements des pays en développement et les bailleurs
de fonds sur ce sujet.6
Or, ces gouvernements devaient jouer un rôle important dans la mise en œuvre
des projets pertinent dans leurs pays respectifs. C’est-à-dire identifier au
préalable les problèmes majeurs de chaque coin du pays et en faire une base
des données où chaque bailleur de fonds et réalisateurs des projets devaient
observés scrupuleusement avant de mettre en œuvre un quelconque projet.
Il est vrai que chaque organisme de développement a ses phases dans le cycle
de vie de projet. C’est pourquoi à titre d’exemple nous remarquons sur terrain
que la banque mondiale à six phases dans son cycle de vie de projet,
notamment : la phase d’identification, préparation, l’évaluation,
négociation, réalisation et supervision, évaluation rétrospective.
5 Norbert YAMBAYAMBA ; Note de cours d’analyse critique des théories de développement,
IFAD, Kinshasa, 2009, p59, inédit
6 José Antonio de SequiraCarvalhi, la dynamique des initiatives locales : une force synergique
de développement, éd. Harmattan, paris, 1997, P 135

4
Quant à l’union européenne, elle a également six phases, mais différentes de
celles de la banque mondiale : la phase programmation indicative,
identification, instruction, financement, mise en œuvre, évaluation.
La FAO à son tour aussi a 6 phases dont identification du projet, conception
du projet, validation du projet, formulation du projet, suivi et évaluation
du projet,
Rachel Black man parle de cinq phases, notamment Identification du projet,
Conception du projet, Exécution et évaluation, Fêter la réussite ;
Finalement dans le cadre de cet article nous parlons de quatre phases
classiques, prôné par PMI (Project management Institute) : phase de la
définition, la planification, la réalisation et la terminaison.
Les bénéficiaires de projet doivent participés dans toutes ces phases pour la
réussite de quelconque ouvrage, surtout dans des organismes de réalisation des
projets et non ceux de financement comme la Banque mondiale et l’union
européenne.
Dans un projet, ce qui prépare l’appropriation et la viabilité, c’est la prise en
compte dès l’atelier de planification des aspects de la pertinence. C’est-à-dire
le projet doit répondre au besoin réel de la communauté cible, répondre aux
besoins c’est répondre aux attentes des bénéficiaires.
C’est dans le souci de préparer la pertinence de projet dès le début d’une part,
et de faire participer les bénéficiaires de projet dans toutes les phases pour
sauvegarder la viabilité de projet que « la méthode participative » a pris
naissance dans les projets de développement. Surtout pour pallier aux
nombreuses polémiques qui résidaient au tour de la « méthode des prix de
références » et la « méthode des effets » au niveau de l’évaluation ex-ante,
surtout pour faire le choix d’un bon projet.
Car selon les un, La méthode des prix de référence est certes
simple, mais elle a un inconvénient principal : la difficulté de choisir et justifier
les prix de référence et donc des coefficients correcteurs. De plus, son
application exige une quantité et une qualité de données statistiques qui
correspondent peu aux possibilités réelles d'informations dans les pays en voie
de développement (PVD) .C'est ce qui semble avoir favorisé l'émergence de
l'approche par la méthode des effets.7
Actuellement beaucoup d’organismes, tant nationaux qu’internationaux
utilisent « la méthode participative » pour planifier, suivre et évaluer leurs
projets de développement. Les acteurs du développement ont compris que les
7Joseph Claude AmougouOwono ; Financement des Projets sur ressources PPTE et
Appropriation des procédures par les organisations de la Société Civile au Cameroun,
mémoire DESS et Master 2, Université de Yaoundé, Yaoundé2005-2006.in
www.mémoireonline.com

5
bénéficiaires des projets sont plus intelligents que les réalisateurs. Lorsque les
bénéficiaires ne participent pas au projet, les résultats sont généralement
insatisfaisants à cause du désintéressement de ces derniers à l’œuvre que le
projet laissera.
Par contre, les réalisateurs de projet ne cessent de faire tomber les projets
d’en haut pour la base. En RD. Congo, la plus part des projets de
développement se réalisent pour les bénéficiaires et non avec les bénéficiaires.
C’est dans cette logique que le père Paul disait à mon ami le feu Matthieu
NGAMBUNDA, « celui qui travail pour moi, sans moi est contre moi ».
Généralement, ce dernier temps, presque dans tous les projets, les
réalisateurs parlent de la planification participative, surtout avec la méthode
de l’approche du cadre logique ou le PIPO (planification des interventions par
objectif), de suivi participatif, et évaluation participative. Ces termes sont
utilisés pour brandir aux bailleurs de fonds la participation des parties
prenantes dans les phases telles que la planification, le suivi et l’évaluation des
projets.
Malgré le slogan actuel, celui de la participation des bénéficiaires au processus
de la planification, du suivi et d’évaluation. Il sous-tend le problème de « la
participation effective » de ce dernier.
Lorsqu’on veut aider les gens à résoudre leurs problèmes, on doit promouvoir la
participation effective de ces gens dès l’atelier de planification. Pour que ces
derniers réfléchissent eux même sur leurs problèmes et les stratégies à mettre
en place pour la résolution dudit problèmes.
C’est dans ce sens que la participation effective des bénéficiaires au processus
de la planification, du suivi et d’évaluation des projets reste une condition sine
quoi non pour l’appropriation et la viabilisation du projet.
Par rapport à notre expérience « le degré de participation » des bénéficiaires
dans les différentes phases du projet reste une question qui échappe au
contrôle de nombreux intervenants.
L’approche participative veut que lorsqu’on arrive dans un milieu rural pour
réaliser le projet, on doit faire participer seulement « les infirmiers, les
enseignants, et les autorités du milieu, ainsi que d’autres intellectuels » par ce
que ce sont des personnes instruites.
Mais d’après notre expérience, cette façon de voir les choses ne nous parait
pas convainquant, pour ce faire l’échantillon même de ces gens ne sont pas
représentatif par rapport au nombre des ruraux bénéficiaires des projets. La
minorité privilégiée risquera d’être influencé par d’autre partie prenante qui
seront majoritaire pour leur susciter le besoin qui n’est pas nécessairement
celui de la base.
Notre grande inquiétude reste à savoir : pourquoi ne pas impliquer même les
bénéficiaires les moins instruits dans le processus de la résolution de leurs
problèmes tout en adaptant seulement « la méthodologie » d’intervention au
niveau de scolarité des parties concernées ?

6
Une méthode participative adaptée à la scolarité des bénéficiaires serait une
solution pour favoriser l’implication effective de ce dernier. Et cela pourra
éviter le désintéressement de certains bénéficiaires au projet.
Notre expérience auprès des paysans, chaque fois quand nous étions en stages
académiques et en visites guidées prouvent que la plupart des bénéficiaires des
projets ne connaissent même pas le bien fondé de différentes actions du
développement réaliser dans leur milieu.
Et lorsqu’on posait de question aux paysans sur le projet qui se réalise dans
leur milieu et pour eux, ils disaient « nous ne savons même pas ce que font ces
gens dans notre milieu ». Et finalement nous avions compris que les réalisateurs
de projet misent seulement sur une « participation partielle » des bénéficiaires,
et lorsque la majorité ne se retrouve pas dans le projet, elle peut influencer la
minorité qui était impliquée dans certaine étape du projet.
C’est pourquoi nous préconisons dans cet article une participation effective des
bénéficiaires aux différentes phases du cycle de vie de projet.
Nous proposons une démarche logique à suivre par les planificateurs et les
réalisateurs de projet, cette démarche révèle des principes de la planification,
de suivi et d’évaluation participative des projets.
Le besoin de faire participer les bénéficiaires au projet est l’une des grandes
leçons tirées de l’expérience de la coopération au développement. Sans elle, la
pertinence, l’efficacité et l’efficience souffrent et la durabilité du projet risque
d’être remise en cause.

7
Projet de développement : évolution et perspective
Se
ction 1 :
Notion de projet
1.1.
Etymologie et définition

L’introduction du concept projet dans notre vocabulaire, vulgaire comme
scientifique, nous vient du mot latin « projectum» de « projicere", Le préfixe
pro signifie qui « précède dans le Temps» et le radical « jacere » signifie «jeter
». Depuis, la gestion de projet s'en est approprié le terme et en a fait une
expression d'un sens moins riche, invariable, mais nettement plus précis. Tel
que défini par le PMI ((PMBOK), 2000,) : « Un projet est une entreprise
temporaire décidée dans le but de créer un produit, un service ou un résultat
unique. » Paradoxalement, selon la littérature scientifique de la gestion de
projet, cette définition ne correspond que partiellement à la définition
généralement acceptée.8
Pour Michel EMERI, un projet consiste à vouloir réaliser une idée ayant un
caractère nouveau. Cette réalisation est unique, elle est éphémère, il faut un
certain temps pour la réaliser.9
Selon Wysocki Une séquence d’activités uniques, complexes et
connectées, avec pour but d’atteindre un objectif. Ceci doit être réalisé à
l’intérieur d’un cadre temporel, d’un budget et en respect de spécifications.10
Pour la commission européenne, un projet est un ensemble d'activités
visant à atteindre, dans des délais fixés et avec un budget donné, des objectifs
clairement définis.11
La définition de la commission européenne met en exergue quatre éléments
pour parler d’un projet. Le premier élément est « activité », le deuxième
élément est « les délais », le troisième élément est « le budget », enfin le
quatrième élément est « objectif ». La présence de ces quatre éléments est
indispensable pour parler d’un projet.
Nous adhérons complètement à cette définition de la CE, car dans un projet il
faut la présence de ces quatre éléments interdépendants. On ne peut pas parler
8MARTIN BOUCHARD, LES FACTEURS DE RISQUE DES PROJETS DE DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL: UNE
ANALYSE EMPIRIQUE DE LA PERCEPTION DES COORDONNATEURS, 2008, p37
9Michel EMERI ; management de projets, 2003, p3
10 Management de projet, vue d’ensemble 6
11 Méthode de l’aide, ligne directrice gestion du cycle de projet, CE, 2004, p8

8
du projet sans les activités, car c’est l’ensemble des taches à réaliser qui forme
les activités.et les activités s’exécutent pour la réalisation des résultats
entendus dans la logique d’intervention. Et une fois les résultats entendus sont
réalisés, cela va amener à l’atteinte des objectifs spécifiques, qui sont les
objectifs originaux et opérationnels du projet. Et c’est grâce aux objectifs
spécifiques que les bénéficiaires trouvent le bien fondé du projet pour la
réalisation de leur problème.
En dehors des activités, nous avons le budget et ceci, est un moyen financier
alloué à un projet pour la réalisation des activités. Et lorsque les activités sont
réalisées correctement il y a atteinte des objectifs spécifiques. Car les activités
sont là pour l’atteinte des objectifs.
Le troisième élément est les objectifs, aucun projet ne peut être efficace sans
la présence des objectifs. Les objectifs dans un langage purement technique
c’est le résultat qu’on cherche à atteindre, hors ces résultats est définis comme
une réponse au problème des bénéficiaires du projet. C’est pourquoi les
objectifs doivent être là au moment même de la conception du projet.
Il ne suffit pas seulement avoir des objectifs, mais il faut que ces objectifs
soient clairement définit. Quand nous parlons des objectifs clairement définit,
nous nous attendons aux indicateurs objectivement vérifiables dès la
planification, et qui va vous permettre de comprendre si vous avez atteint vos
objectifs tel que définit ou pas.
Enfin, le dernier élément est le délai, un projet ne rêvait pas un caractère
permanent. Par conséquent la durée doit être bien déterminée. Car le
fonctionnement des différentes ressources dans le projet sont fonctions de la
durée. La date du début et de la fin doivent être précisée. Sans aucune
précision au niveau de la durée du projet, les ressources seront utilisées
irrationnellement.
Même si nous adhérons à la définition de la CE, mais quelques élément ont été
exclu dans cette définition. A la place du « budget » qui est une ressource
financière parmi tant d’autres ressources, la commission européenne aurait dû
parler des « ressources ». Par ce que dans un projet il y a la conjugaison des
différentes ressources, notamment : matérielle, financière, humaines,
l’information… mais dans la définition de ce dernier, il y a seulement une seule
ressource, comme si avec le budget seulement qu’on pouvait réaliser le projet
et atteindre les objectifs tel que définit.
1.2.
T
ypologie des projets
1.2.1. P
rojets d’investissements collectifs ou sociaux

9
Le terme social a un double sens ; il peut signifier ce qui concerne
le personnel d’une entreprise ou la nature collective du projet, dans le sens de
national (ou encore public).
Dans le premier cas, nous trouvons les investissements relatifs aux conditions
générales de vie dans une entreprise (équipements administratifs de toutes
sortes). Ils sont nécessaires à toutes les catégories de projets. Et à ce titre, ils
doivent être intégrés aux investissements directement productifs (en totalité ou
par un mécanisme de répartition). Néanmoins ils peuvent faire l’objet d’une
étude spécifique. Ils sont destinés alors à obtenir une meilleure intégration du
personnel (point de vue interne 1) ou même simplement une meilleure image de
marque (point de vue externe).
Dans ce cas, l’étude de leur rentabilité ne peut être menée
qu’avec des indicateurs propres, par exemple la diminution du « turn over» ou
l’amélioration du rendement du travail. Le terme de rentabilité sociale a
également fait son apparition. Dans le second cas, nous avons tous les projets
d’aménagement (d’infra structure) ou de façon générale tous les projets publics
de substitution à l’initiative privée. L’étude de ces projets ne devrait être
analysée que du point de vue de la collectivité (internationale, nationale ou
régionale) par opposition à celui plus étroit d’un agent. Seule l’évaluation
économique peut rendre compte de l’opportunité (ou du choix) de ces projets
(cf. supra, critères économiques). 12
1.2.2. P
rojets de développement
Ces projets peuvent concerner toutes les catégories précédentes, mais avec une
composante particulière dans la finalité, qui est celle du développement. Etant
donné l’ampleur des problèmes, seules quelques remarques seront formulées
pour indiquer les points qui nous semblent essentiels:
Souvent dans ce type de projet, il est prévu d’atteindre en quelques années un
niveau de production maximal à partir d’inputs classiques (avec
malheureusement souvent un faible taux de réussite). Il serait au contraire
intéressant de faire apparaître le coût du développement à part, en plus des
coûts classiques de production, comme c’est par exemple fait pour la
formation. Ceci permettrait peut-être de mieux effectuer le suivi et
l’évaluation ex post de ces projets.13
12 Robert Houdayer,op.cit.p.14
13Robert Houdayer, op.cit. ; p15

10

11
II. Méthode participative et les enjeux de la participation effective des
Bénéficiaires
Section1 : La méthode participative
1.1.
D
éfinition
1.1.1. Qu’est-ce que la participation ?
Participer, c’est prendre part à quelque chose, s’associer à quelque chose… ou
encore recevoir sa part de quelque chose… Il est possible de distinguer :
A.
La participation formelle : celle qui se fait pour obéir, pour éviter une
sanction, pour gagner quelque chose ;
B.
La participation imitative : ce type de participation se fait pour faire
comme les autres, ce genre de participation risque de se diluer vite en
lassitude ;
C.
La participation responsable : cette participation a un caractère libre et
volontaire, ici les concernées sont personnellement motivés à participer. La
participation dont on parle ici est évidemment la participation responsable qui
nous concerne dans cet ouvrage.14
1.2.
Pourquoi la méthode participative dans un projet de développement ?
Le plaidoyer en faveur de l’approche participative s’appuie sur une série
d’arguments pragmatiques et normatifs. D’un point de vue pragmatique, cette
approche permet d’accroître la confiance des bénéficiaires dans les projets ou
programmes qui se réalisent dans leurs milieux. La participation est aussi
nécessaire d’un point de vue normatif afin de rendre le processus décisionnel
plus démocratique, c’est-à-dire la décision du choix d’un bon projet doit
provenir des bénéficiaires majoritaires.
Sur le plan normatif, il est donc fortement souhaité que dans la recherche des
solutions aux problèmes de la population par l’approche projet, de garantir que
toutes les valeurs et opinions des parties prenantes sont prise en comptes dans
le débat pendant l’atelier de planification.
Car il est démontré par Rachel Blackman que : « Parfois, les projets de
développement échouent parce qu’ils sont mal planifiés et ne tiennent pas
compte de certains facteurs importants, en particulier les besoins et les
opinions des dépositaires d’enjeux ».15
14 Norbert YAMBAYAMBA ; notes de cours d’analyse critique des théories de
développement, FAO, KIN, 2009, P59, inédit.
15 Rachel Blackman ; Gestion du cycle de projet, éd.Tearfund, Royaume-Uni 2003, p7, in
www.tilz.info,

12
Outre cette perspective pragmatique et normative, il existe également une
série d’arguments qui touchent au contenu même des décisions à prendre.
Compte tenu de la nature complexe (et donc incertaine) des questions et des
enjeux du choix d’un nouveau projet auprès des bénéficiaires, il est préférable
de disposer d’un maximum de connaissances, d’expériences et de compétences.
Or, tous les membres de la communauté ne disposent pas des mêmes moyens
pour exercer une influence sur les réalisateurs des projets et les bailleurs de
fonds au moment de la prise de décision sur le choix du projet qui répond aux
attentes des bénéficiaires. D’où la nécessité de créer des accès qui permettent
à toutes les personnes concernées d’apporter aussi leur contribution à la
résolution des problèmes et aux choix du projet qui sera la réponse aux attentes
de la majorité.
L’approche participative est un pilier tout aussi essentiel de la vie d’un projet.
Faire participé les groupe cible dans leur projet, cela signifie soutenir la
véritable force des démocraties tous dans la résolution efficace du problème.
Idéalement, l’approche participative dans un projet garantit à toute personne
la possibilité de faire entendre sa voix. Il s’agit donc d’un processus qui invite
au pluralisme, à la diversité et à la différence d’opinions, avec pour ambition
d’examiner les questions à partir d’un maximum d’angles pour trouver la
meilleure solution commune. C’est la justice du processus lui-même qui nous
permet d’accepter sereinement un résultat qui diffère de notre propre opinion.
L’approche participative est au cœur de la réussite de tout projet financé avec
un budget conséquent et des personnels compétentes, qui structurent et
organisent différentes formes de dialogue entre les parties prenantes. Même si
on peut recourir à la participation des bénéficiaires aux différentes phases du
projet, c’est lorsqu’elle permet de définir en commun la formulation des
grandes lignes du projet et des indicateurs pouvant permettre de mesurer le
degré de réalisation des objectifs du projet.

13
1.3.
En
jeux de la méthode participative
1.3.1. Q
uand convient-il d’adopter une approche participative?
Une approche participative convient en particulier pour aborder:
 des thèmes qui nécessitent une étude éthique, sociale ou culturelle et
qui peuvent réclamer un arbitrage entre des valeurs fondamentales et
des principes;
 des questions de bien être de la population qui passent par une
sensibilisation du groupe cible, un processus d’apprentissage, la
recherche de solutions et une adhésion émotionnelle ou morale à la
décision finale;
 des valeurs et principes sous-jacents qui doivent être clarifiés avant de
formuler des propositions détaillées du projet ou des options de gestion
des risques dont l’identification se fait par l’implication de tous;
 un ensemble clairement défini d’options ou de propositions qui
soutiennent la recherche d’un consensus ou de solutions innovantes au
problème ressenti du groupe cible.
 La mise en quarante de la vision selon laquelle, c’est l’expert qui détient
le monopole de la connaissance, et il ne peut que verser tout ce qu’il a
aux bénéficiaires des projets.
 La valorisation du potentiel humaine dans les milieux paysans, longtemps
étouffé par les réalisations des actions du développement. 16
A. P
articipants
Qui participera au projet? La partie concernée varie en fonction de problème à
résoudre, car l’intérêt des différents groupes et leur capacité à contribuer à un
problème dépendent de la nature de problème abordé. En outre, il convient de
prendre en considération la portée (géographique), le budget et le calendrier
du projet pour décider du nombre et de la répartition géographique des
participants. Les principaux groupes dont la participation doit être envisagée,
soit pour prendre une décision, soit pour contribuer au processus, englobent:
 les populations individuelles
 les parties prenantes, autrement dit les modes de représentation de
population par des organisations telles que:
 des organisations non gouvernementales (associations, ONG)
 le secteur privé
 des groupes d’intérêts (groupes de pression, clubs, etc.)
16 Méthode participative, un guide pour utilisateur, éd. Fondation roi Baudouin, mars 2000,
pp5-7

14
 des experts d’une question particulière
 des commanditaires qui adopteront le résultat du processus.
En règle générale, il est recommandé d’impliquer autant que possible les
décideurs dans les processus qui visent à influencer la politique d’intervention
et de financement des projets. Lorsque les décideurs sont impliqués dès le
début du processus, il y a plus de probabilités qu’ils soutiennent le processus et
son résultat.
1.3.2. Exp

érience et connaissance
Il est possible que certains participants ou même la totalité d’entre eux aient
une expérience limitée, voire aucune expérience du tout en matière de
processus participatifs, et qu’ils ne disposent donc pas des compétences
requises. Pour certains, il s’agira également de leur première expérience en
tant qu’adulte dans un groupe organisé, avec toutes les dynamiques sociales
que cela implique. Autrement dit, l’apprentissage a lieu à beaucoup de niveaux
en même temps.17
1.4.
Quand est ce que la méthode participative peut devenir un obstacle
pour la réussite d’un projet
1.4.1. La
découverte des identités des participants au début de l’atelier
Le fait de révéler l’identité des participants dans l’atelier de planification avant
la résolution du problème peut être une arme à double tranchant. D’une part,
cela permet aux autres qui sont très instruites de minimiser chaque fois lors de
l’atelier les points de vue de ceux qui sont moins instruits. Et ceux qui sont
moins instruits auront peur de donner leurs points de vue de peur être ridicule
auprès des intellectuels. Par conséquent les moins faibles ne feront que
soutenir les points de vue de ceux qui sont très instruits qu’eux. Cependant
l’avis de tous est indispensable pour aboutir à des solutions efficaces lors de
l’atelier.
L’expérience en matière de planification des projets dans les milieux paysans
montre que une idée peut être mal formulée, vague et servir d’inspiration a
d’autre personne pour dégager des pistes de solutions valide et faisable.
Par exemple : un jour, lors de l’atelier de planification dans un milieu paysan,
un PAPA disait, nous avons besoin d’un antivol pour nos maisons, par ce que nos
enfant volent nos produits agricoles quand nous sommes aux champs pendant la
journée.
Paradoxalement à sa demande, les autres parties prenantes se moquèrent de
lui en disant, comment mettre des antivols dans nos cases qui ne sont même
pas construites en brique à dobe ? Mais prudent qu’était l’animateur de
l’atelier, il posa la question au PAPA, pourquoi vos enfants vous volent il ?
répondit-il par ce qu’ils n’ont rien à faire pendant la journée, et ils préfèrent
rester à la maison pour voler. Finalement l’animateur comprend qu’il y’avait
17 Méthode participative ; op.cit.p6

15
nécessité d’initier « un projet de création des activités génératrices de revenu
aux jeunes de ce milieu » pour qu’ils ne restent plus pendant la journée à la
maison et voler les produits agricoles de leurs parents. Et tout le monde était
d’accord avec ce projet.
1.4.2. Em
ploi des termes plus techniques par le Modérateur ou facilitateur
Pendant l’atelier de planification le modérateur doit être plus dynamique et
développer les fortes capacités de l’éducation des adultes. Cela nous amène à
comprendre qu’il ne doit pas être plus scientifique auprès d’une population
dont le niveau d’étude ne pas encore bien connu. Ce qu’il doit avoir en tête,
est que partout ailleurs en Afrique au moins 65% de la population est
analphabète.
Les termes et la langue du modérateur peut constituer une contrainte à la
compréhension du vrai problème par les bénéficiaires. Généralement les
bénéficiaires des projets maitrisent mieux leurs problèmes, mais ils manquent
seulement les moyens pour donner solution à cette situation d’insatisfaction.
Par conséquent le modérateur doit développer un véritable dynamisme auprès
des bénéficiaires, modéré avec la langue qui permettra au participant de
comprendre de quoi il s’agit. Pour que ces derniers apportent aussi leurs
contributions efficacement à la résolution du problème.
1.4.3. Facilitateur/Modérateur ou Animateur de l’Atelier de planification
Le rôle du modérateur est essentiel dans toutes les méthodes participatives.
Certaines de ses tâches varient d’une méthode à l’autre, mais en règle générale
il lui incombe d’assurer le bon déroulement des débats et de veiller à ce que
chaque personne soit à l’heure et bien informée. Cela exige une attitude ferme,
mais diplomatique. Le modérateur doit être flexible, impartial, compréhensif,
enthousiaste et doté de bonnes capacités d’écoute. Il/Elle doit établir un
rapport avec les participants, les respecter et savoir communiquer de manière
claire et amicale. Le modérateur doit maintenir l’attention du groupe sur le
sujet étudié et encourager et les participants les moins volubiles à exprimer
également leurs idées.18
A. C
ompétences nécessaires des modérateurs ou Animateurs
Un modérateur doit posséder:
 des compétences et une expérience considérables en matière d’animation
de réunions;
 une réputation d’impartialité, tant sur le plan de projet à initier en
général que par rapport à la question spécifique abordée.
Le modérateur ne doit pas être réputé pour être un défenseur de tel ou tel
aspect de la question, ni proche d’une quelconque partie prenante favorisant
cet aspect; les discussions; tous les participants débattent des mêmes
18 Méthode participative, op.cit.p7

16
questions; et toutes les voix ont la même valeur. L’application de ce processus
public transparent à la prise de décisions budgétaires accroît la probabilité que
l’affectation des ressources reflète l’intérêt commun, et non les priorités
spécifiques des groupes d’intérêt qui font le plus entendre leur voix.
1.5.
Quel type de participation pour les bénéficiaires des
projets
1.5.1. Le
degré de participation et d’appropriation
Il y’a plusieurs types de participation dans un projet de développement,
souvent la participation des bénéficiaires dans les projets se fait de manière
superficielle.
Parmi les différents types de participation, notamment la participation
formelle, la participation imitative et la participation responsable.
Les bénéficiaires ne doivent pas participer dans un atelier pour prendre part
seulement à ce qui était déjà conçu et approuver par les initiateurs. Mais ils
doivent apporter leurs parts de contribution imaginative et physique pour que
l’action soit réellement une affaire de ces derniers.
A. Le
degré de participation des bénéficiaires au projet
Lorsque qu’il y’a pas des précisions sur le degré de participation des
bénéficiaires, le problème peut se poser, car pendant l’atelier de planification,
si les autres parties prenantes sont très instruites que les bénéficiaires directes
du projet, ces derniers vont influer sur le « choix du projet » au détriment des
bénéficiaires directes. Surtout lorsque « le modérateur ou l’animateur » n’est
pas très informés sur l’animation d’un atelier de planification par l’outil «
brainstorming ».
Lorsque le degré de participation des bénéficiaires directs n’est pas significatif
(tenir compte de niveau d’instruction ou de scolarité) le « le besoin réel et
prioritaire » des bénéficiaires directes ne seront pas prise en compte, car ces
derniers auront du mal à exprimer librement auprès des autres parties
prenantes qui sont très instruits. Par conséquent le besoin sera « suscité »
auprès des bénéficiaires et non « ressenti » par ces derniers.
B. Le
degré d’appropriation du projet
Souvent, les différents organismes et ONG locales accomplissent un processus
de planification pour répondre aux exigences de leurs organes de gouvernance
ou de direction, tels que les Conseils de direction, les sièges ou les bailleurs de
fonds. Quand c’est le cas, les plans, les programmes ou les projets ont alors
tendance à être soigneusement préparer avant soumission mais les exécutants
de cette planification retournent à leurs occupations habituelles une fois les
exigences remplies. Lorsque ces plans sont formulés de manière à répondre à
une exigence et qu’ils ne sont pas exploités pour diriger les mesures de gestion
en cours, les organisations courent alors davantage le risque de ne pas réaliser
les objectifs établis par les plans du projet.

17
En effet, l’appropriation est également fondamentale lorsqu’il s’agit de mener
une activité de suivi et d’évaluation planifiée et de relier l’information générée
par le suivi et l’évaluation à l’amélioration Du projet à venir et à
l’apprentissage des bénéficiaires.
Section2 : Les enjeux de la participation effective des bénéficiaires
2.2. Les étapes d’une participation effective des bénéficiaires au projet
La démarche à suivre pour une participation effective des bénéficiaires au
projet
1.
La présence des bénéficiaires directs et indirects aux ateliers de
planification
Les bénéficiaires de projet sont sensés assister aux différents ateliers de
planification de projet. Leur participation à l’atelier doit être effective pour
garantir l’échange d’idée entre les groupes cibles directes et d’autres parties
prenantes.
Les bénéficiaires des projets connaissent mieux leurs problèmes, mais ils sont
seulement dépourvus des moyens pour arriver à donner solution à ce problème.
Ils ont justement besoins d’un point d’appui pour changer leurs situations eux-
mêmes, avec l’aide surtout d’un expert.
Les ateliers de planifications sont des grands moments qui peuvent être
profitable pour les bénéficiaires et les initiateurs des projets d’échanger sur des
aspects important du milieu. A cet effet, si on veut réussir dans les projets
auprès des bénéficiaires, il ne faut pas que les initiateurs amènent des prêts à
porters aux bénéficiaires. Si non les bénéficiaires vont réagir par le
désintéressement à l’œuvre que le projet va laisser.
C’est dans cette optique que la Recherche Action Participative remet en
question la détention du « monopole de connaissance par l’université »
2.
l’apport des idées, en tenant compte de forte implication des femmes
aux activités agraires
La participation effective des femmes à l’atelier de planification est une
condition sine qua non de réussite des projets agricoles, car les femmes sont les
plus majoritaires que les hommes dans la pratique de l’agriculture rurale.
Les idées féminines seraient un apport significatif à la résolution des problèmes
paysans. Les plus grands investisseurs privés de produit agricole actuellement
sont les femmes, c’est pourquoi leur forte implication serait un atout pour le
projet.
L’outil le plus efficace de faire participer totalement les femmes aux débats des
problèmes liés à la production des produits agricoles est « le brainstorming ».
L’efficacité de cet outil s’explique par sa capacité de faire participé tout le
monde au débat. D’abord par la phase de la génération d’idée où toutes les

18
idées sont prise en compte sans évaluation préalable, en suite la phase de
l’analyse des idées, où chaque idée est évaluer et analyser pour voir sa
pertinence, sa faisabilité ou sa validité.
3.
La prospection du terrain et l’analyse des besoins
Les paysans y compris les femmes doivent faire partie de l’équipe du terrain
pour la prospection du terrain où le projet sera réalisé, et ils doivent également
participer à l’analyse des besoins paysans.
Les paysans connaissent mieux leurs milieux et leurs problèmes, une fois
canalisé ils sont capables de catégorisés « les problèmes primaires,
secondaires et tertiaires »
4.
La définition des valeurs culturelles de référence
La prise en compte des valeurs culturelles paysannes est une des conditions de
réussite de projet. Et cette prise en compte de se faire dès l’atelier de
planification pour que les uns ne se sentent pas léser.
Chaque peuple, chaque milieu a son mode de vie qu’il faut considérer
scrupuleusement lorsqu’on veut amener de l’innovation ou du changement.
5.
L’inventaire des possibilités
Il faut que pendant l’atelier de planification les planificateurs, expert
permettent les paysans à inventorier leur possibilités à résoudre leur problème.
Si non ils ne seront pas pleinement convaincus que le projet leur appartient.
Mais lorsque les experts leurs permettent de faire l’inventaire de leurs
possibilités pour la résolution de leur problème, en ce moment-là lorsqu’ils vont
découvrir qu’ils sont limités et qu’il y’a nécessité de sollicité une aide pour
combler leur insuffisance, et que c’est vous la bonne personne qui peut les
aider à trouver du financement pour résoudre leur problème, ils vont
s’approprier du projet du début jusqu’à la fin. Et ils seront prêts à tout faire
pour que le projet réussisse.
6.
La planification des projets de développement avec les bénéficiaires
Comme nous l’avions dit ci-haut, les paysans connaissent mieux les réalités de
leurs milieux, ils ont suffisamment des connaissances de e qu’ils font. Par
conséquent tout aide extérieur doit chercher à valoriser les potentialités
paysannes et non à mettre de côté les connaissances paysannes.
C’est pourquoi pendant la planification des projets pour la relance du secteur
agricole, les paysans doivent participer massivement dans ce processus, car
d’autres aspects de milieu paysans échappent au contrôle des planificateurs.
KURT LEWIN, savait ce que vaux la participation des bénéficiaires dans la
résolution de leurs problèmes, c’est pourquoi il avait mis en place la « théorie
du dynamique du groupe » qui donnant naissance à « la recherche action ». Cet
auteur avait compris qu’on ne peut pas chercher des solutions aux problèmes

19
des concernés tout en les écartant du processus, mais il faut s’intégrer dans ce
que ces gens font et les amenés à comprendre avec conviction la pertinence de
ce que vous voulez faire avec eux et non pour eux.
C’est dans cette optique que Rachel Blackman parlant des projets de
développement, affirme : « Parfois, les projets de développement échouent
parce qu’ils sont mal planifiés et ne tiennent pas compte de certains facteurs
importants, en particulier les besoins et les opinions des dépositaires
d’enjeux ».19
Une bonne planification, associée à un suivi et une évaluation efficaces, peut
jouer un rôle fondamental dans l’amélioration de l’efficacité des programmes
et projets de développement ».20D’une part, une bonne planification aide à se
concentrer sur les résultats pertinents à atteindre, alors que le suivi et
l’évaluation des projets permettent de tirer des leçons des réussites et des
échecs passés d’autre part. Elles fournissent les informations nécessaires à la
prise des décisions afin que les initiatives actuelles et à venir contribuent à
améliorer la vie des populations.
La citation dit : « Échouer dans la planification, c'est planifier son échec ».
Alors qu’il n’est pas toujours avéré que ceux qui échouent à planifier finissent
par échouer dans leurs efforts, tout porte à penser qu’avoir un plan bien établi
permet d’avoir une meilleure efficience et d’être plus efficace. Ne pas avoir un
plan – aussi bien pour les bureaux que pour les programmes et projets serait,
dans une certaine mesure, identique à vouloir construire une maison sans
cahier des charges : il sera difficile de prédire à quoi ressemblera la maison,
combien celle-ci coûtera, combien de temps et quelles seront les ressources
nécessaires à sa construction et si le produit final répondra aux satisfactions
du client. En bref, la planification peut aider à déterminer ce qu’une
organisation, un programme ou un projet cherche à réaliser et par quels
moyens.
7.
La prise de décision et la réalisation des projets avec les bénéficiaires
La participation effective des bénéficiaires dans les projets se veut une
participation des acteurs de manière consciente et affirmée au processus de
recherche et de la prise de décision. Ainsi parlera-t-on de recherche « avec » et
non pas simplement de recherche « pour ». Cette participation paysanne à la
prise de décision aux problèmes du secteur agricole est destinée à favoriser des
19 Rachel Blackman ; Gestion du cycle de projet, éd.Tearfund, Royaume-Uni 2003, p7, in
www.tilz.info,
20 Ibidem.

20
changements volontaires. Un certain groupe des bénéficiaires mène une
recherche sur eux-mêmes et ils interagissent entre eux sur des questions
approfondies de leurs milieux et de la production agricole.
Les paysans ne doivent pas être indépendants de la situation qu’ils
contribuent à créer dans leurs milieux par leurs participations. Les paysans
doivent participer avec les autres acteurs (parties prenantes) à la définition du
cadre d’activité de l’intérieur des situations. Les experts extérieurs ne doivent
pas apporter un savoir qui pré-qualifierait la situation paysanne. Le sens des
situations doit se construire dans un jeu d’interactions. Il ne doit pas avoir
d’un côté les enquêteurs et de l’autre les enquêtés.
Pour réussir à résoudre les problèmes des paysans par l’approche projet, Il ne
doit pas avoir d’un côté « d’idiot culturel » et de l’autre côté des savants. Les
paysans savent ce qu’ils font et développent leurs propres méthodes
sociologiques pour comprendre et répondre aux situations qu’ils vivent. Il sied
de comprendre que chaque individu développe des compétences qu’il s’agit de
mettre en valeur (évaluation et validation des acquis).
Dans le processus de prise de décision, les paysans et les experts doivent se
doter d’outils de production de connaissance plus adaptés au niveau de
scolarité des paysans. Il s’agit alors d’établir une base contractuelle plus ou
moins formalisée où peut être vérifiée une participation effective de chacun à
l’ensemble des étapes du processus de mise en œuvre d’outils, de son
élaboration à la maîtrise des outils de connaissances aux problèmes de
l’agriculture rurale.
8.
Le suivi et contrôle des finances, des objectifs, des
hypothèses, des activités avec les bénéficiaires
Pour la réussite d’un quelconque projet, les bénéficiaires doivent être
également des parties prenantes au moment du suivi de projet. Ce qu’on a
planifié avec des indicateurs précis, on ne peut que le suivre sans aucune
difficulté. Un projet bien planifier permet de faire un suivi efficace, dans le but
de comparer la trajectoire du moment par rapport à ce qui était planifié. Dans
ce contexte on cherche à savoir, est ce que nous sommes entrains de réaliser ce
qui était prévu ? Si nous la réalisons de quelle façon ? Est ce qu’il y’a des écarts
significatifs ? Comment pourront nous corriger ces écarts sans avoir créer
d’autre problème dans l’atteinte des objectifs fixés dès la conception.
Il faut également savoir : est ce que, ce qu’on fait à de l’impact immédiat
auprès de non bénéficiaires ?
Voilà pourquoi les bénéficiaires doivent être associés à tous ces processus.
9.
l’évaluation des projets et la réorientation avec les paysans

21
L’évaluation de par sa définition est une opération systématique et objective
qui se base sur certains critères clefs en fonction des réalités du terrain.
Comme les paysans connaissent mieux les réalités de leurs milieux ont la
nécessité d’être impliqué dans tous les processus de l’évaluation. Cette
dernière permet de prendre des décisions appropriées au moment opportun
pour la correction de certaine faiblesse ou se servir des leçons pour des
prochains projets.
Dans une évaluation, lorsque les paysans, connaisseurs de leurs milieux
participent à la prise de décision pour la réorientation du projet, la réussite du
prochain projet sera effective.
10.
La prise en compte des feedbacks des bénéficiaires
Les feedbacks paysans sont généralement fondés sur des préoccupations réelles
des paysans. Un projet qui prend en compte les observations paysannes à plus
de chance d’être viable, la viabilité de projet est la résultante de la
pertinence. Or la pertinence se matérialise par la réponse aux attentes des
bénéficiaires, c’est dans cette logique que le projet doit respecter
scrupuleusement les feedbacks paysans.
La rétroaction dans un projet dans le cadre de l’évaluation, ne se fonde guère
sur des subjectivités paysannes mais sur des observations objectives. Les
paysans aiment qu’on prenne en compte leurs attentes, si n’on ils se
désintéressent du résultat du projet pour montrer leurs mécontentements.

22
III. La dynamique de la gestion du cycle de projet et la participation DES
Bénéficiaires : comment s’y prendre ?
Se
ction 1 :
Le cycle de vie classique de projet
Tout projet nait, vit et meurt avec des leçons aux réalisateurs pour donner
naissance à un autre projet qui va corriger les erreurs du projet précèdent.
C’est la raison pour laquelle nous parlons de cycle de vie d’un projet.
Dans la logique où les choses évoluent avec sur terrain, nous constatons que
chaque organisme de développement a son propre cycle de projet. À cet effet,
dans cet article nous allons nous référé au cycle de vie classique.
1.3.
Le
cycle de vie de projet
Le projet étant un ensemble d’activité, ayant des ressources
limitées, avec des objectifs précis, réalisé dans un temps déterminé, a aussi ces
différentes phases qu’on doit bien gérer. Jusqu’à présent il n’y a pas de
consensus quant aux phases du cycle de projet. Car chaque organisme à ces
cycles de vie des projets, selon leur inspiration et motivation. Nous voyons que
l’UE parle des six phases dans le cycle de projet. Tandis que la Banque
mondiale s’accroche aussi aux six phases mais ces phases sont différentes de
celles de l’EU. Quant à la FAO, ce dernier parle du 7 phases. Et le cycle
standard de PMI, mise sur quatre phases. Donc, jusqu’à présent, il n’y a pas
d’attente quant au modèle type du cycle de projet.
Malgré cette divergence, nous définition quand même « le cycle de
projet » et « la gestion du cycle de projet » selon les différents auteurs et les
différents organismes.
En effet, le cycle de projet est un moyen de considérer les
principaux éléments que les projets ont en commun et la façon dont ils
s’articulent entre eux. La définition précise de ce cycle et de ses étapes varie
selon les organisations. 21
Pour Rachel Black man, le processus de planification et de gestion des projets
peut être dessiné comme un cercle.22 Hors le cercle est un cycle qui tourne au
tour de lui-même, et revient à la fin à la position initiale.
Donc si nous comprenons bien sa définition, nous disons que le cycle des projets
est un ensemble de processus de planification et de gestion des projets.
Selon la commission européenne, pour parler du cycle de projet, il faut voir La
planification et la mise en œuvre des projets, suivent une séquence bien
21 Outils d’intégration de la réduction des risqué de catastrophes, gestion du cycle des projets 1
22Rachel Blackman ; Gestion du cycle de projet, éd.Tearfund, Roots 5, 2003, p10

23
établie, qui débute par une stratégie convenue, qui mène à l’idée d’une action
donnée, qui est ensuite formulée, mise en œuvre, et évaluée en vue
d’améliorer la stratégie et les interventions futures.23
La Commission Européenne, en 2005définit le cycle de projet comme la
succession des phases de vie d’un projet, depuis le cadre de programmation
d’où émergent les prémisses de l’idée initiale jusqu’aux activités d’évaluation
qui suivent son exécution. L’idée de cycle fait référence à la répétition des
phases d’un projet à l’autre et au fait que les leçons tirées de la dernière phase
d’un cycle (l’évaluation) sont censées inspirer et influencer les projets suivants.
Mais il est bien évident qu’aucun projet individuel n’est censé tourner en rond,
puisque ses étapes s’enchaînent linéairement dans le temps.24
1.4.
La
gestion du cycle de projet
La définition de la gestion du cycle de projet dépend aussi d’un organisme à un
autre. Par conséquent, nous donnons les définitions qui cadrent à notre
travail.
La commission européenne définit la gestion du cycle de projet comme une
expression utilisée pour désigner l’activité de gestion et la prise de décision
pendant le cycle du projet (y compris les missions, rôles et responsabilités,
documents clés et choix de décisions).25
Pour Mostafa YAHYAOUI, la Gestion du cycle de projets est un ensemble de
concepts, de techniques, d’instruments et de pratiques qui permet à des
gestionnaires du cycle de projets de les faire évoluer au travers des divers
phases du cycle propres à chaque projet et ce, sur base de décisions faites en
connaissance de cause…26
Quant à Rachel Blackman, la gestion du cycle de projet (GCP) est le terme
donné au processus de planification et de gestion des projets, des programmes
23 COMMISSION EUROPEENNE ; Manuel Gestion du Cycle de Projet, 2001, p3
24 L’approche cadre logique dans l’identification des projets de développement, p5
25 Commission européenne ; méthode de l’aide, gestion du cycle de projet 17
26 Mostafa YAHYAOUI ; cadre logique : éléments théoriques et pratiques.p4

24
et des organisations. Il est largement utilisé dans le secteur opérationnel et il
est de plus en plus utilisé par les organisations de développement.27
Le cycle de projet dont il est question dans cet article a 4 phases, notamment :
• La phase de la définition
• La phase de la planification
• La phase de la réalisation
• La phase de la terminaison
1.4.1. Le
gestionnaire de projet et le gestionnaire du cycle de projet
Un gestionnaire de projet est responsable des activités qui mènent
aux résultats lors de la phase d’exécution. En revanche, le gestionnaire du cycle
de projets doit s’assurer de la bonne gestion de chacune des phases du cycle de
projets en formulant les termes de référence pour chaque phase et en vérifiant
la qualité de la gestion de chaque phase. 28
Remarque : le gestionnaire de projet est diffèrent de gestionnaire de cycle de
projet, car le premier intervient généralement qu’a la troisième phase (phase
de la réalisation) dans le cycle de projet. Lui a seulement la responsabilité de la
réussite du projet au moment de sa réalisation. C’est pourquoi les évaluations
d’avant-projet et d’après-projet ne concernent pas le gestionnaire du projet
mais plutôt le gestionnaire du cycle de projet.
Tandis que le gestionnaire du cycle des projet n’intervient pas seulement à la
phase de réalisation du projet mais dans toutes les phases du projet.il a la
responsabilité de s’assurer de la bonne marche de chacune phase de cycle de
projet, et de qualité de ces phase en établissant un terme de référence pour
chaque phase. Ces types de gestionnaire se trouvent généralement dans les
agences de financement de projet, ils ont pour mission de faire le suivi de
chaque phase financée par les agences de financement.
Se
ction 2 :
Dans quelle phase du cycle de vie classique faire participé les
bénéficiaires
Comme le projet constitue en quelque sorte un cycle, chaque phase doit avoir
ces intervenants, mais généralement nous constatons sur le terrain que les
praticiens du développement mettent beaucoup d’accent à la phase de la
réalisation. Or lorsque les restes des phases ne sont pas bien suivis, l’échec du
projet reste une évidence.
Les bénéficiaires du projet ont droit de participer dans toutes les phases du
cycle de vie du projet, surtout pour l’appropriation et la viabilité de l’action.
27 Rachel Blackman ; Gestion du cycle de projet, ed.Tearfund, Royaume-Uni, 2003, p7 in
www.tilz.info
28Mustafa YAHYAOUI, op.cit.p21

25
Si le projet est vraiment l’émanation de la population cible, ces bénéficiaires
sont sensés participer dans toutes les quatre phases pour la réussite totale du
projet.
Pour confirmer la participation des bénéficiaires et d’autre partie prenante que le
PNUD, dans son guide dit : « La participation des parties prenantes à tout le cycle
du programme garantit par ailleurs l’appropriation, l’apprentissage et la
durabilité des résultats ».29
A cet effet, pour une participation effective des bénéficiaires dans toutes les
phases du cycle de projet, il faut avoir en tète que les propriétaires du résultat
que tous attend du projet son les bénéficiaires (l’un des parties prenantes).
C’est pourquoi ces derniers ont droit de participer dans chacune des phases ci-
dessous, surtout pour s’assurer que leurs attentes ont été prises en compte.
2.1.
La phase de la définition et la participation des bénéficiaires
C’est dans cette phase que la demande des bénéficiaires dans le projet doit
être clarifiée, les objectifs précisés, et le projet identifié en termes de service
à rendre auprès des bénéficiaires. C’est également à ce niveau qu’on dégage
des contraintes que le gestionnaire de projet doit respecter tout au long du
projet, mais également les stratégies de réalisation de ce projet.
En effet, comme nous avons explicité dans le paragraphe précédent, la phase
de la définition est un moment où l’idée du projet naisse, et l’on discute à cet
effet de la catégorisation des problèmes, pour retenir le problème prioritaire et
en faire un projet. Dans cette phase on procède par la conception du projet à
partir des études du milieu qui permet de voir les potentialités du milieu,
dégager la faisabilité du projet.
C’est pourquoi les bénéficiaires doivent ipso-facto participé à cette phase de la
définition du projet pour donner leurs opinions, surtout que les bénéficiaires
connaissent mieux les réalités de leurs milieux que tout autre expert externe.
C’est dans ce sens que TANNGUY LE DANTEC dit : « il est d’usage dans la
profession de dire que 90% des orientations d’un projet sont prises dans les 10%
du début mais également que la réussite d’un projet se joue dans sa première
phase » 30 les propos de cet auteur montrent que tout doit se jouer au niveau de
29 PNUD ; Guide De La Planification, Du Suivi Et De L’évaluation Axés Sur Les Résultats Du Développement,
éd. PNUD, USA 2009,p 93
30 T. LE DANTEC ; Gérer un projet c’est facile, éd. Maxima, Paris 2008, p13

26
la définition, surtout la participation effective des bénéficiaires et des parties
prenantes en général.
Lorsque la phase de la définition du projet n’implique pas les bénéficiaires à la
recherche de solution à leurs problèmes à ce stade, la pertinence du projet est
remit en cause. Car toute préparation à la réussite du projet se fait au niveau
de la conception. C’est pourquoi l’expérience dans le domaine des projets nous
apprend que là où se prépare l’avenir il importe que les plus pauvres en soient
parties prenantes, l’histoire nous montre que s’ils ne le sont pas au moment
même de la conception des projets, ils ne le seront pas non plus au temps de
changement.31
2.2.
La phase de la planification et la participation des bénéficiaires
C’est dans cette phase que le contenu du projet est défini de façon plus
précise, où l’on va élaborer le planning détaillé du projet en termes de durée
d’échéances (échéancier des activités).
En effet, à ce stade les ressources (humaines, financières, matérielles, le
temps, etc.) et les couts, les politiques, les procédures de gestion du projet
doivent être bien définies, mais ont doit organiser également un système
d’information.
Comme dans la phase de la planification le projet s’élabore, ce programme, se
précise, la gestion du projet et du système d’information, il y’a nécessité pour
que les bénéficiaires soient parties prenantes. C’est à ce stage il faut que les
bénéficiaires participent à la planification pour que ce dernier s’approprier du
projet.
Il est important de signaler que la planification requiert un certain nombre de
différents processus desquels il faut tenir compte dans le cycle de projet, tels
que :
 Identifier la vision et les objectifs à atteindre
 Formuler les stratégies nécessaires à cette vision et à la réalisation des
objectifs à atteindre
 Définir et attribuer les ressources (financières et autres) nécessaires à cette
vision et à la réalisation des objectifs à atteindre
 Tracer les grandes lignes des dispositions de mise en œuvre qui incluent les
dispositions nécessaires au suivi et à l’évaluation en vue de réaliser les
objectifs fixés32
31 P. marc Henri,H.Bartoli ;pauvreté, progrès et développement, éd. Harmattan, paris
1990,p187

27
La planification participative permet de mobiliser les connaissances, les savoir-
faire et l’expertises des différentes parties prenantes, autour d’une démarche
structurée et systématique. Elle peut être source de motivation dans la mesure
où l’exercice fait participer l’ensemble des personnes sur la prise de décisions
concernant le projet qui doit être réalisé. La participation des bénéficiaires et
d’autre partie prenante pendant la phase de la planification permet d’avoir une
réflexion stratégique autour des actions à mener et de leurs orientations par
rapport à l’implication, entre personnes qui peuvent avoir des référentiels
différents ou des ambitions différentes.33
La planification participative favorise les échanges de points de vue, les débats
autour d’une situation et des interrelations entre acteurs et événements. Elle
permet par la négociation de trouver des terrains de compromis tout comme de
s’accorder sur un vocabulaire commun.34
2.3.
La phase de réalisation et la participation des bénéficiaires
C’est dans cette phase que le projet se réalise par rapport au plan prévu et en
conformité avec les exigences des demandeurs (bénéficiaire) du produit ou
service.
il est indispensable que celui qui a contribué à l’élaboration avec des
indicateurs objectivement vérifiable des objectifs, puisse participer au moment
de suivi et d’évaluation mi-parcours dans le but de voir si le projet suit le
trajectoire tel que planifier. Mais de voir également qu’est ce qui est fait
jusque là ?, comment cela est fait ? Et qu’est ce qui reste à faire ? Enfin de
corriger le débordement si cela sera possible.
Donc, l’apprentissage total des bénéficiaires se font sentir à ce stade, mais s’ils
ne sont pas impliquer à ce stade leur désintéressement pourra compromettre la
réussite du projet. Or, pendant la phase de la réalisation du projet, les deux
activités phares qui peuvent faire participer les parties prenantes dans le projet
c’est « le suivi et l’évaluation ». Car le premier permet de collecter et
d’analyser les informations liées à l’état d’avancement du projet, enfin de
corriger les erreurs et de garantir l’atteinte des objectifs assignés. Tandis que
l’évaluation permet d’apprécier le projet pour permettre la prise des décisions.
A cet effet, nous avions dit que les parties prenantes doivent participés à la
prise des décisions liées à leur projet.
32 PNUD ; Guide De La Planification, Du Suivi Et De L’évaluation Axés Sur Les Résultats Du Développement, éd. PNUD,
USA 2009, pp7-8
33 Lohmeier Jochen, COMiT ; Le Manuel de Planification Participative et Gestion du Cycle de Projet, DAKAR, 1997, pp
34 Idem.

28
En effet, les parties prenantes qui, lors de l’étape de planification, déterminent
l’orientation à suivre, c’est-à-dire les grandes lignes du projet et établissent les
priorités pour sa réalisation, possèdent les meilleures idées sur la manière avec
laquelle les résultats continueraient d’être pertinents pour eux. Par conséquent ces
gens doivent, être impliqués dans tous les processus de collecte des informations
ayant pour finalité d’améliorer le système d’intervention. Enfin de satisfaire ces
bénéficiaires qui dans la phase de la définition étaient des « demandeurs » du
produit ou service du projet.

En plus, pour déterminer l’orientation nouvelle du projet pendant l’exécution du
projet, grâce au suivi et évaluation, la participation des parties prenantes dans ce
processus sont également indispensables, car cette implication peut donner lieu à
un échange plus efficace pour de nombreux autres objectifs tels que : faciliter la
communication de nouvelles réalisations pour renforcer le soutien et l’engagement
d’autres parties prenantes, garantir l’accès aux derniers produits et services des
initiatives aux bénéficiaires visés, mobiliser les ressources supplémentaires pour
répondre aux écarts financiers et, garantir l’usage efficace des enseignement tirés
pour la prise de décision à venir.35
2.4.
La phase de terminaison et la participation bénéficiaires
C’est dans cette phase de la terminaison que le projet est remis aux
demandeurs (bénéficiaires) et on va évaluer le projet, en fin d’effectuer la
fermeture administrative.
C’est pourquoi au moment de l’atelier de fermeture du projet il est
indispensable de faire participer les bénéficiaires pour leurs remettre le produit
ou le service qui étaient pour eux. Si à ce stade que les bénéficiaires
récupèrent le produit ou le service laisser par le projet pour le pérenniser
jusqu’à l’infini. Et c’est là qu’on viendra vérifier la viabilité du projet et
l’impact à long terme.
Généralement les réalisateurs du projet font participer les bénéficiaires à ce
stade pour leur remettre le produit et le service du projet, même si ces
derniers n’étaient pas impliquer dès la phase de la définition du projet, où les
prémices d’idée du projet sortent.
Cependant, les bénéficiaires devaient également faire partie des évaluateurs
externe, pour garantir la satisfaction des parties prenantes. Pour ce faire, les
bénéficiaires, dans la phase de la définition étaient des demandeurs du produit
ou service du projet, par conséquent leurs participation à l’évaluation finale
reste indispensable pour une simple raison qu’ils ont le « prototype » dès la
définition du projet » de ce que va être le produit ou service qu’on va leurs
donné à la fin du projet. Alors comme l’évaluation finale permet de servir des
35 Lohmeier Jochen, COMiT,ibidem.

29
leçons aux réalisateurs du projet, l’implication des bénéficiaires dans ce
processus reste incontournable pour une appréciation objective du projet et
l’inspiration aux bénéficiaires pour un autre projet communautaire.
C’est dans ce soucis de faire participer les bénéficiaires du début jusqu’à la fin du
projet que Rachel BLACKMAN pense que : « Quand le projet est fini, il vaut la
peine de réfléchir à la façon de fêter sa réussite. Donnez au personnel et aux
dépositaires d’enjeux (les bénéficiaires) la possibilité de regarder en arrière et de
comparer la façon dont les choses sont maintenant par rapport à ce qu’elles
étaient avant. »36 Si un bâtiment a été construit dans le cadre du projet, les
réalisateurs du projet doivent envisager d’inviter toutes les parties prenantes et
d’autres personnes à une cérémonie d’ouverture officielle. Un service d’action de
grâce pourrait être utilisé pour célébrer d’autres types de projets. La célébration
est un moyen de reconnaître la contribution de toutes les personnes qui ont
participé au projet. Selon le même Auteur : « Il faut espérer que le pouvoir des
bénéficiaires aura été renforcé en participant au projet du début jusqu’à la
fin »37. Organiser une fête peut inspirer les bénéficiaires et leurs donner l’envie
d’entreprendre d’autres projets communautaires à l’avenir.
Section 3 : Les étapes des 4 phases du cycle de projet
Chacune des quatre phases du cycle de projet à trois étapes, mais dans ce point
il est question de savoir dans quelle phase faire participer les bénéficiaires du
projet ? Est-ce que ce dernier peut participer dans toutes les phases du projet,
mais dans quelques étapes seulement ? Ou bien que ça soit dans les quatre
phases et dans les 12 étapes les bénéficiaires ne peuvent participer que
partiellement ?
Nous allons essayer de répondre à toutes ces questions à l’étape qui suive, pour
l’enlever l’ambigüité du point de vue participation effective des bénéficiaires
dans les différents projets.
3.1. La phase de la définition
La définition est la toute première phase dans le cycle de projet, c’est ici que
le problème de la population est généralement identifier et transformé en
besoin ressenti et prioritaire après catégorisation des problèmes.
Cette phase favorise l’identification de problème, le choix du projet, et la
formulation du projet. L’expérience que nous avons dans le domaine de projet,
montre que cette phase est généralement négligée par les initiateurs des
projets et certains bailleurs de fonds. Or c’est la phase maitresse parmi toutes
les phases du point de vue appropriation, pertinence et viabilité du projet.
36 Rachel BLACKMAN, op.cit.p73
37 Idem.

30
Ce qui compte généralement pour parler du vrai succès de projet, c’est la
capacité du projet à satisfaire le besoin des bénéficiaires et à répondre à leurs
attentes. Le projet peut atteindre ses objectifs à 99% et utiliser le minimum
des ressources possibles, mais s’il n’est pas pertinent, viable et sans impact n’a
pas sa raison d’être. Car il ne suffit pas seulement atteindre les objectifs avec
succès mais il faut que les bénéficiaires soient capable de pérenniser l’œuvre
que le projet a laissé.
C’est dans cette optique que les bénéficiaires ont tout intérêt de participer à la
phase de la définition pour apporter leurs contributions imaginatives à la
résolution du problème de leurs propres milieux. Car le père PAUL de Don Bosco
KIMBWALA disait toujours à mon ami le Feu Mattieu NGAMBUNDA que « celui
qui travail pour moi sans moi et contre moi ».
3.1.1. Id
entification (classification) d’un besoin
L’étape de l’identification est souvent marquée par la recherche des problèmes
qui bloquent le développement de la communauté. C’est-à-dire dans cette
étape il est question d’identifier le problème, de le catégoriser pour retenir ce
qui sera priorité de priorité pour la résolution. Et c’est comme ça que ce
problème prioritaire se transforme en besoin ressenti.
C’est dans cette étape qu’on identifie la difficulté ou le problème prioritaire que
le projet pourrait traiter. Cela implique habituellement une « évaluation des
besoins ». Cette étape expose ce que sont les besoins d’une communauté et les
personnes affectées par ces besoins. (L’analyse des parties prenantes reste
incontournable à ce stade) Ce n’est que lorsque nous savons ce que veulent
réellement les gens que nous pouvons élaborer un projet efficace.
L’évaluation des besoins des bénéficiaires et autres parties prenantes est suivie par
une « évaluation des capacités ». (Le diagramme de Venn reste un outil
indispensable pour analyser l’influence des parties prenantes) l’analyse des
capacités établit les atouts que la communauté possède et pourrait utiliser pour
traiter ses problèmes (grâce à l’outil matrice SWOT). Le projet chercherait à
renforcer tout point faible. Certaines personnes préfèrent utiliser une « enquête
d’appréciation » au lieu d’une évaluation des besoins et d’une évaluation des
capacités. En fait, ce type d’enquête commence par une évaluation des capacités
en demandant aux membres d’une communauté d’identifier les ressources dont ils
disposent. Puis elle les interroge sur la façon dont ils souhaitent utiliser ces
ressources à l’avenir.38
Les bénéficiaires connaissent mieux leur milieu que tout autre expert venant
d’ailleurs. Car ils vivent quotidiennement dans leur milieu et ils maitrisent
presque tous les enjeux. C’est pourquoi pour résoudre efficacement le
problème dans un milieu quelconque, il faut associer dès l’étape de
38 Rachel BLACKMAN ; op.cit.p13

31
l’identification le bénéficiaires du projet afin qu’ils apportent leurs contribution
sans étouffement à la résolution du problème de leur milieu.
3.1.2. cho

ix d’un projet
Le choix du projet se fait généralement au niveau de l’évaluation ex-ante, c’est
comme ça que les organisations des nations unies procèdent par « les méthodes
des prix de références » pour choisir le projet dont le bénéfice est supérieur au
cout.
Tandis que les organisations européenne, notamment les organisations
Françaises font recours à la « méthode des effets » pour choisir le projet, car
ladite méthode cherche à priori à savoir comment le projet s’intègre dans
l’économie du pays, c’est-à-dire la contribution du projet dans le
développement économique du pays ou son insertion à l’économie.
Et c’est pourquoi dans cette démarche, tellement scientifique, les initiateurs et
les bailleurs de fonds ont souvent du mal à associé les bénéficiaires dans le
processus du choix de projet, car toutes les deux méthodes du choix de projet,
nécessitent des grands calculs mathématiques.
Par contre l’approche participative, veux que les bénéficiaires eux même
choisissent leurs projets, car ils connaissent mieux les différents problèmes de
leurs milieux respectifs. Par conséquent il faut dégager ensemble avec les
bénéficiaires les différentes alternatives du projet, et les analysées avec des
indicateurs de sélection du projet tels que (validité et faisabilité).
Apres avoir analysé les alternative, l’on retient celle qui est plus faisable et
plus valide. Et tout ça ne peut réussir que par la participation effective des
bénéficiaires et de l’animateur neutre.
Donc, il y’a nécessité de faire participé les bénéficiaires à l’étape du « choix de
projet » car ils connaissent mieux leur milieu et seul le moyen qui ne leurs
permettent pas de résoudre ces problèmes. Ils ne sont pas ignorants de leurs
situations.
3.1.3. f ormulation du projet
La formulation du projet, est généralement l’élaboration du cadre logique du
projet. Ce tableau est un outil efficace de la planification, de la gestion et de
l’évaluation du projet.
Le cadre logique permet d’avoir dans peu du temps la synthèse du projet, et
l’idée de ce qu’on veut faire dans la communauté. Il permet de faire le suivi
des activités, des hypothèses, des objectifs, résultant attendus et de condition
préalable.
Seul les bénéficiaires qui peuvent servir des bases solides pour l’élaboration du
cadre logique, car ils connaissent mieux leur milieu, ils peuvent facilement
déceler les risque pour en faire des hypothèses, et d’émailler les conditions
préalable à la réalisation du projet dans leur milieu.
Donc, l’étape de la formulation du projet, ne peut pas échapper à la
participation des bénéficiaires, si non les indicateurs serons fondé sur les
spéculations et non sur le pragmatisme. L’expert en ce moment ne peut jouer

32
que le rôle de facilitateur, pour que les bénéficiaires comprennent ce qu’ils font
exactement.
3.2.
La
phase de la planification
3.2.1. D
éfinition
La planification en tant que processus de réflexion et de conception concerne
l’avenir. C’est en soi le fait de réfléchir avant d’agir. Et selon l’OMS, elle
consiste à prendre les décisions d’exécution avant l’exécution et prendre les
décisions d’évaluation avant l’évaluation.39
La planification est aussi définit comme un exercice d’anticipation qui permet,
à travers une analyse des tendances d’évolution des différents paramètres de
développement de la société, de prévoir l’avenir de cette dernière dans un
horizon temporel plus ou moins long (3 à 5ans). C’est une action volontariste
qui, s’appuyant sur la vision globale, fixe un objectif et détermine des actions
pour y parvenir.40
Pierre LAROUSSE définit la « la planification » comme une science qui a pour
objet l’établissement des programmes économiques, comportant non seulement
l’indication des objectifs à atteindre, mais également un état prévisionnel des
diverses étapes du financement et de la réalisation du programme et
éventuellement la description de la structure des organismes à créer en vue de
cette réalisation. 41
4.
Selon Aaron WILDAVSKY, la planification c’est le fait d’être capable de
contrôler le futur par les actions réalisées dans le présent, le plus on
contrôle le futur, le plus on peut dire avoir planifié effectivement.42
La planification est le fait de réfléchir sur ce qu’on veut faire avant de le faire.
C’est dans cette optique qu’AKOF cité par GODET, définit la planification
comme l’effet de concevoir un avenir désirer ainsi que les moyens d’y parvenir.
43
39MINISTERE DE LA SANTE RDC ; GUIDE DE LA PLANIFICATION SANITAIRE, 2006, p2
40 Ousmane BATOKO ; Séminaire Régional pour les Secrétaires Généraux de
Gouvernements sur la Planification Visionnaire, la
Gestion Stratégique et le Suivi de l’Action Gouvernementale à l’aide des Technologies de
l’Information et de Communication (TIC), Tanger, Maroc, 28 – 30 Novembre 2005.p1
41 CT. KAHUSU ; op.cit.P11
42 C.T. KAHUSU ; op.cit.p12
43 GREFFE Xavier; l’évaluation des projets publics, éd. Economica, paris 1997

33
La définition d’AKOF nous intéresse plus, car elle émaille deux aspects les plus
importants, notamment concevoir un avenir désirer te mettre des moyens pour
y parvenir.
Par rapport au premier aspect, nous comprenons que l’avenir doit être voulu et
non subit. Et là nous devons dès la planification avoir le « prototype » de ce que
nous voulons. Lorsqu’on a déjà l’image de ce qu’on veut faire, on veillera à ce
que ce qu’on veut réaliser se fasse conformément à la conception du prototype.
C’est dans cette logique que nous parlons du système de suivi dans un projet,
justement pour vérifier si la réalisation est conforme au prototype qui est dans
le « plan ».
Dans le deuxième aspect, nous parlons de moyens comme élément le plus
important de la planification. On ne peut pas réaliser ce qui est prévu si les
moyens ne sont pas suffisants. Lorsqu’on parle des moyens, nous voyons les
moyens humains, les moyens matériels, les moyens financiers et les moyens
immatériels (l’information).
Aucun projet ne peut se réaliser et atteindre ses objectifs sans la conjugaison
des efforts des différents moyens ci-dessus. C’est pourquoi ces moyens doivent
être planifiés pour un suivi minutier.
Qui dit planification de projet ou de programme dit anticipation et, de ce fait,
plusieurs questions se posent en parallèle. Qui servons-nous ? À quelle demande
répondons-nous et à quel prix ? Quels sont nos objectifs ? Que faut-il faire pour
les atteindre ? Qui le fera ? Comment ? Combien de temps cela prendra-t-il ?
Combien cela coûtera-t-il ? Comment saurons-nous si nous avons atteint nos
objectifs ? Et ainsi de suite.
4.1.1. Le
s étapes de la Planification
Les étapes de la planification ci-dessous, sont des étapes proposées par PMI
(Project management Institute), ces sont vraiment des étapes classiques de la
planification d’un projet.
Mais il sied de signaler que chaque organisme à sa méthodologie de la
planification, avec des différentes étapes. Il y’a pas de consensus jusque-là du
model identique de la planification dans les organismes du développement.
A. Elaboration de projet
L’étape de l’élaboration dans la phase de la planification de projet permet aux
parties prenantes de dégager :
Le but du projet : le bien fondé du projet (la raison d’être du projet ou
le pourquoi du projet au sein de la communauté cible)
La finalité du projet : c’est ce qu’on attend du projet après sa
réalisation dans la communauté.
Les objectifs du projet : de manière simpliste l’objectif est le résultat
qu’on doit atteindre dans un temps record.

34
Selon Franck MARLE, l’objectif « Un objectif est une vision d’une situation
future à atteindre » Exemples : obtenir dans six mois un véhicule capable de
rouler à 180 km/h en consommant 4l aux 100, envoyer un homme sur la
lune, etc...44
Objectifs globaux ou global : les objectifs globaux ou objectifs
global, sont des résultats qu’on doit atteindre de manière globale au sein de la
communauté. Il revêt généralement un caractère abstrait.
Objectifs spécifiques ou spécifique : l’objectif spécifique est le
changement que le projet doit apporter au sein de la communauté
Objectifs intermédiaires

Les résultats attendus du projet : le résultat attendu est le résultat
qu’on attend à la fin du projet. grâce à la planification, on peut déjà avoir
l’idée de ce qu’on veut dans le future, c’est dans ce sens qu’on parle du
résultat attendu. La planification permet de concevoir un avenir désiré, pour
que ce dernier soit voulu et non subi.
Les activités du projet : Une activité est un ensemble d’actions
élémentaires réalisables par des ressources, avec une certaine durée,
produisant des résultats. » la distinction entre activité et tâche se fait souvent
au niveau de la taille : une activité est décrite comme un ensemble de tâches,
elles-mêmes ensembles d’actions élémentaires.45
L’échéancier des activités du projet : l’échéancier des activités est le
chronogramme des activités qui permet de connaitre la hiérarchie des
activités, les responsables, la durée maximale, le début et fin des
activités.
B. Programmation du projet : la programmation d’un projet se fonde
généralement sur deux aspects importants du projet, notamment le
calendrier des activités et le budget.
Dans le calendrier des activités : nous trouvons généralement le
diagramme de GANTT et le réseau PERT. Le GANTT permet généralement
de déterminer la durée du projet, surtout dans des projets n’ayant pas
beaucoup d’activité et des sous activités.
Tandis que le réseau PERT permet de déterminer également la durée du
projet avec exactitude et des contraintes liées à la réalisation d’une tache.
Le budget : le budget est définit comme étant un instrument qui
présente la situation financière un projet pendant une durée déterminé.
44 Franck MARLE ; MODÈLES D’INFORMATIONS ET MÉTHODES POUR AIDER À
LA PRISE DE DÉCISION EN MANAGEMENT DE PROJET, Thèse de doctorat, ECOLE
CENTRALE DES ARTS ET MANUFACTURES
« ECOLE CENTRALE PARIS, 2002, p6
45 Franck MARLE ; op.cit., p7

35
Et le budget étant une rubrique très complexe nécessite une gestion
efficace et des suivis réguliers (élaboration de plan de suivi). La gestion
budgétaire est un risque qui nécessite des fortes maitrises des principes
managériaux.
C. Gestion du projet : la gestion de projet, présente généralement le
management des projets, c’est-à-dire le « job description » et
l’organigramme. Qui fera quoi ?, quand ? et comment ? comment saurons-
nous s’il a bien fait ou réaliser les objectifs assignés dans le cahier de
charge.
3.3. La phase de la réalisation 46
A. Processus contractuel : dans le processus contractuel, on arrive
presque dans la phase du démarrage ou de l’exécution du projet. mais
cette étape est capitale parce qu’il faut signer les protocoles d’accord
avec les bailleurs de fonds, surtout sur les modalités de financement (à
combien de tranche le projet sera financier), et d’évaluation.
B. Planification détaillée : après la signature des contrats sur les
différentes modalités de financement, l’on doit à ce niveau donner des
précisions et détail sur la planification stratégique, structurelle,
organisationnelle, opérationnelle et financière, élaboration de plan de
suivi et d’évaluation projet.
C. Exécution de projet : dans cette étape le projet est mis en œuvre avec
toutes les ressources possibles pour sa réussite.
C’est à ce niveau où intervient généralement le « chef de projet » ou «
gestionnaire de projet » c’est lui qui est le responsable de la réussite ou de
l’échec du projet, il engage, et révoque tous les personnels qui constitue le
bureau du projet.
3.4. La phase de la Terminaison
A. Transfert au demandeur (Remise des produits)
A ce niveau le projet (produit ou service) est remis entre les mains des
bénéficiaires qui, de par leur implication doivent pérenniser l’œuvre que le
projet a laissé, car on sous attend que les bénéficiaires ont compris au moins à
70% les enjeux de leur projet. Cette assurance de la viabilité est évidente car
on sous attend que le projet était une réponse aux attentes des bénéficiaires,
et ils ont été impliqués à tout niveau.
B. Évaluation du projet : selon la plus part des auteurs, l’évaluation est une
opération systématique et objective qui consiste à mesurée l’efficacité,
l’efficience, la pertinence, l’impact, la cohérence, et la viabilité d’un
projet.
46 Gaby BOMOLO, note des cours de gestion des projets, G2, IFAD, Kin 2007, inédit, pp

36
C’est pourquoi, cette phase est caractérisée par les quatre moments et les
quatre modes.
En effet, selon le moment on parle de :
Evaluation ex-ante : cette évaluation se fait généralement avant la
réalisation du projet, et se fait souvent pendant la « phase de la
définition » pour effectuer une étude de la préfaisabilité et de la
faisabilité du projet.
Evaluation in cursus : cette évaluation se fait pendant que le projet
s’exécute sur terrain. Et permet d’effectuer une étude sur l’avancement
du projet, y compris ses failles et ses obstacles dans le but de redéfinir
ou de réorienter le projet.
Evaluation finale : cette évaluation se fait à la fin du projet, donc elle se
fait justement avant la fermeture administrative du projet. elle permet
de se servir des leçons du passé pour d’autres projets à vernir.
Evaluation ex-poste : cette évaluation se fait justement après la
réalisation du projet. elle peut se faire un mois après l’exécution du
projet ou 10 ans après, sa dépend de la motivation du commanditaire
C. Clôture du projet (Fermeture administrative du projet)
Cette étape est caractérisée par la fermeture administrative du projet par le
gestionnaire.

37
Références bibliographiques
1. Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et
l’agriculture ; Guide technique Gestion du cycle de projet, éd.
FAO
2. PMI ; Quelle est la valeur ajoutée du Project Management
Institute (PMI) pour le chef de projet ?, sad,
3. Rachel Blackman ; Gestion du cycle de projet, éd.Tearfund,
Royaume-Uni 2003, p7, in www.tilz.info,
4. Norbert YAMBAYAMBA ; Note de cours d’analyse critique des
théories de développement, IFAD, Kinshasa, 2009, inédit
5. José Antonio de SequiraCarvalhi, la dynamique des initiatives
locales : une force synergique de développement, éd.
Harmattan, paris, 1997,
6. MARTIN BOUCHARD, Les Facteurs De Risque Des Projets De
Développement International: Une Analyse Empirique De La
Perception Des Coordonnateurs, UQAM, Montréal 2008
7. Michel EMERI ; management de projets, cours à distance 2003
8. Méthode participative, un guide pour utilisateur, éd. Fondation
roi Baudouin, mars 2000
9. Outils d’intégration de la réduction des risqué de catastrophes,
gestion du cycle des projets
10. COMMISSION EUROPEENNE ; Manuel Gestion du Cycle de Projet,
2001
11. L’approche cadre logique dans l’identification des projets de
développement, éd. Université de Jambloux, Belgique 2005

38
12. Commission européenne ; méthode de l’aide, gestion du cycle de
projet
13. Mostafa YAHYAOUI ; cadre logique : éléments théoriques et
pratiques.
14. Franck MARLE ; Modèles D’informations Et Méthodes Pour Aider A
La Prise De Décision En Management De Projet, Thèse de
doctorat, Ecole Centrale Des Arts Et Manufactures « Ecole
Centrale Paris, 2002, p6
15. Gaby BOMOLO, note des cours de gestion des projets, G2, IFAD,
Kin 2007, inédit
16. GREFFE Xavier; l’évaluation des projets publics, éd. Economica,
paris 1997
17. Joseph Claude AMOUGOUOWONO ; Financement des Projets sur
ressources PPTE et Appropriation des procédures par les
organisations de la Société Civile au Cameroun, mémoire DESS et
Master 2, Université de Yaoundé 2005-2006.in
www.mémoireonline.com
18. MINISTERE DE LA SANTE RDC ; GUIDE DE LA PLANIFICATION
SANITAIRE, 2006, inédit
19. Ousmane BATOKO ; Séminaire Régional pour les Secrétaires
Généraux de Gouvernements sur la Planification Visionnaire, la
Gestion Stratégique et le Suivi de l’Action Gouvernementale à
l’aide des Technologies de l’Information et de Communication
(TIC), Tanger, Maroc, 28 – 30 Novembre 2005.inédit
20. T. LE DANTEC ; Gérer un projet c’est facile, éd. Maxima, Paris
2008
21. P. marc Henri,H.Bartoli ;pauvreté, progrès et développement, éd.
Harmattan, paris 1990
22. DVV ; pourquoi la qualité de laide est-elle essentielle ?, in revue
éducation des adultes et développement, num.64, Bonn 2005

39
23. PNUD ; Guide De La Planification, Du Suivi Et De L’évaluation Axés Sur Les
Résultats Du Développement, éd. PNUD, USA 2009
Table des matières

Les enjeux de la participation effective des  Bénéficiaires  aux différentes  phases  du cycle de vie  de projet
Publier sur Facebook Publier sur Twitter
Informations
Date : 21/07/2011
Langue : Français
Pages : 39
Consultations : 778
Commentaires : 0
Note :  
Résumé

Auteur : Johnny WALEGE GBOLA Wele


Description : beaucoup des projets de développement échouent non pas faute des moyens mais faute d'implication effective des bénéficiaires dès la phase de définition. c'est pourquoi, l'auteur de cet article veut une participation effective des bénéficaires dans les différentes phases de projet. selon l'auteur, les bénéficiaires doivent etre impliqué dès la phase de la définition jusqu'à la phase de la terminaison de projet. il sied de signaler qu'un projet de développement se dit pertinent lorsqu'il repond aux attentes des bénéficaires.or, on ne peut repondre aux attentes des bénéficaires que par l'implication de ces derniers. et cela dans le but de prendre en compte leurs bésoins prioritaires et leurs opinions. cependant, la participation effective des bénéficaires dans les différentes phases du projet garantie l'apprentissage de ces derniers et la viabilité du projet.


Tags : Gestion,Projet,Bénéficiaire,Cycle,Phase,enjeux ,participation.

Sur le même thème
Vues : 35750
3€
Modèle d'enquête de satisfaction client
Pseudo : Qualité Online
Vues : 35750
Prix : 3€
Date : 21/01/2011
Pages : 4
Langue : Français
Description :
Ce document présente les best practices pour l'élaboration d'une enquête de satisfaction client. Il s'agit d'un document...
Vues : 3492
2€
Modèle de fiche de non-conformité (modèle 2)
Pseudo : Qualité Online
Vues : 3492
Prix : 2€
Date : 21/01/2011
Pages : 2
Langue : Français
Description :
Ce document présente les best practices pour l'élaboration d'une fiche de non-conformité. Il s'agit d'un document type...
Vues : 3312
2€
Modèle de plan d'assurance qualité produit
Pseudo : Qualité Online
Vues : 3312
Prix : 2€
Date : 21/01/2011
Pages : 8
Langue : Français
Description :
Ce document présente les best practices pour l'élaboration d'un plan d'assurance qualité produit. Il s'agit d'un document...
Vues : 2727
2€
Modèle de fiche de réclamation client
Pseudo : Qualité Online
Vues : 2727
Prix : 2€
Date : 21/01/2011
Pages : 2
Langue : Français
Description :
Ce document présente les best practices pour l'élaboration d'une fiche de réclamation client. Il s'agit d'un document type...
Vues : 1632
3€
Modèle de rapport de non conformité interne
Pseudo : Qualité Online
Vues : 1632
Prix : 3€
Date : 21/01/2011
Pages : 5
Langue : Français
Description :
Ce document présente les best practices pour l'élaboration d'un rapport de non conformité interne. Il s'agit d'un document...
Vues : 1055
2€
Exemple de plan de surveillance produit - processus
Pseudo : Qualité Online
Vues : 1055
Prix : 2€
Date : 21/01/2011
Pages : 3
Langue : Français
Description :
Ce document présente les best practices pour l'élaboration d'un plan de surveillance produit - processus. Il s'agit d'un...
Du même contributeur
Vues : 37
Analyse critique des méthodes de planification, de suivi, et d'évaluation des interventions...
Pseudo : Johnnyco
Vues : 37
Date : 24/04/2012
Pages : 200
Langue : Français
Description :
Dans la plupart des cas, les projets de développement agricoles échouent en RDC parce qu’ils sont mal planifiés et ne...
Vues : 20
Manque de participations paysannes : une des causes d’échecs de nombreux programmes de...
Pseudo : Johnnyco
Vues : 20
Date : 17/04/2012
Pages : 14
Langue : Français
Description :
depuis 1966 jusque en 2009, presque tous les plan, programme et projet ont échoués par manque de participation des paysans au...
Commentaires
Aucun commentaire pour cette publication
Ajouter un commentaire
Envoyer
Pour envoyer la page de votre document, notez ici les emails destinataires de votre demande :
Séparez les emails par des virgules
Signaler un abus
Vous devez vous connecter ou vous inscrire pour noter un document.
Cliquez ici pour vous inscrire.
Vous devez vous connecter ou vous inscrire pour ajouter un commentaire.
Cliquez ici pour vous inscrire.
Vous devez vous connecter ou vous inscrire pour envoyer le document.
Cliquez ici pour vous inscrire.
Vous ne pouvez pas acheter de documents sur Needocs.
Vous pouvez vous référer aux conditions générales de vente et d'achat du portail pour connaître les modalités d'achat.