N° 1256 - SEPTEMBRE 2009
Prix : 2,30 €
Services et industrie :
différents types d’innovations
pour améliorer les performances
INSEE
Christian Cordellier, division Services, Insee
Lessociétésde10salariésouplus 80%dessociétésde«services
qui innovent gagnent des parts de
technologiques » innovent
marché par rapport aux sociétés
Les sociétés de l’industrie manufacturière inno-
comparables qui n’innovent pas. L’écart
vent plus fréquemment que celles des services
est d’autant plus important que les
marchands (tableau 1). Ce constat se nuance
sociétés combinent des innovations de
quand on le décline par type d’innovation : il se
PREMIERE
produit, de procédé d’élaboration, d’or-
vérifie pour les innovations dans des presta-
tions nouvelles ou des procédés d’élaboration ;
ganisation ou de marketing.
en revanche, les sociétés de services choisis-
Dans les services liés aux nouvelles
sent de rénover leur organisation aussi fré-
technologies et dans l’industrie, les
quemment que celles de l’industrie et innovent
performances des sociétés qui innovent
plus souvent en marketing.
en produit ou procédé s’améliorent
Quand on procède à des découpages adaptés
davantage que celles des sociétés qui
à l’étude de l’innovation au sein de ces deux
grands secteurs (encadré), le constat général
n’innovent qu’en organisation ou marke-
d’innovation plus fréquente dans l’industrie que
ting. Comparativement, les sociétés de
dans les services peut s’inverser. Dans les
services d’accueil ou d’appui profitent
« services technologiques », la part des socié-
plutôt des innovations d’organisation ou
tés innovantes (80 %) est plus élevée que dans
de marketing. Les sociétés de services de
« l’industrie de haute technologie » (66 %),
conseil profitent peu des innovations, en
avec laquelle ces services travaillent souvent
en symbiose, à l’exemple de la recherche et
termes de gains de parts de marché ou de
développement associée à l’industrie pharma-
valeur ajoutée.
ceutique. En revanche, cette part est plus faible
dans les « services d’accueil ou d’appui »
(40 %) que dans « l’industrie de basse techno-
logie » (51 %).
Quand elles innovent, les sociétés peuvent le
faire de différentes façons : lancer sur le mar-
ché un produit nouveau ou une prestation nou-
Les services intellectuels innovent
velle, changer leurs procédés d’élaboration,
en organisation
modifier l’organisation de la société, améliorer
leur visibilité par des actions de marketing.
La part des sociétés innovantes varie donc du
Mais le plus souvent, elles ne se limitent pas à
simple au double entre les services d’accueil
un seul type d’innovation et en combinent plu-
ou d’appui et les services technologiques. Les
sieurs afin de gagner des parts de marché,
oppositions sont encore plus marquées pour
d’améliorer leurs résultats comptables, et de
chaque catégorie d’innovations prise séparé-
se renforcer dans un environnement concur-
ment. Ainsi, alors que la moitié des sociétés de
rentiel.
services technologiques innovent en dévelop-
Interrogées lors de la quatrième enquête com-
pant de nouveaux produits ou de nouvelles
munautaire sur l’innovation, dite CIS4 (sour-
prestations, c’est le cas de seulement une
ces), réalisée en 2006, les sociétés décrivent
société sur dix dans les services intellectuels et
les innovations qu’elles ont introduites entre
les services d’accueil ou d’appui (tableau 1). Il y
2002 et 2004. L’impact de ces innovations est
a donc, proportionnellement, cinq fois plus de
mesuré sur la période 2002-2006, pour laquelle
sociétés innovantes dans les services techno-
on dispose de l’ensemble des comptes de
logiques que dans les services d’accueil ou
résultat des sociétés.
d’appui quand on se limite à l’innovation de
INSEE
produit ou de prestation, alors qu’il n’y en
organisation (42 %), quatre fois plus
plus fréquemment que l’industrie de
a que deux fois plus toutes innovations
qu’en produit ou prestation et 2,5 fois
basse technologie, mais sans se spécia-
confondues. Relativement aux autres
plus qu’en procédé ou en marketing.
liser dans une forme d’innovation parti-
PREMIERE
secteurs, les services technologiques se
C’est le seul type d’innovation qu’ils pri-
culière.
« spécialisent » donc dans l’innovation
vilégient vraiment.
de produit ou de prestation.
Les services d’accueil ou d’appui sont en
De même, les services intellectuels
moyenne assez peu innovants. Mais par
Les sociétés les plus grandes
innovent
plus
particulièrement
en
rapport aux autres secteurs, ils le sont
réalisent les innovations
surtout en marketing (20 %) : deux fois
les plus complètes
plus fréquemment qu’en produit ou pres-
Des regroupements d’activités
tation. C’est en effet le seul type d’inno-
Plus de la moitié des sociétés qui inno-
adaptés à l’étude de l’innovation
vation où la part de leurs sociétés
vent combinent plusieurs catégories
En s’inspirant d’analyses internationa-
innovantes dépasse la moyenne (18 %) ;
d’innovations (tableau 2) (définitions).
les, menées notamment par l’OCDE, on
concernant les autres types d’innova-
Les sociétés les plus grandes pratiquent
peut répartir les secteurs des services
tions, les services d’accueil ou d’appui
souvent
une
forme
d’innovation
selon des critères pertinents au regard
innovent moins souvent que les autres
complexe qui met en jeu plusieurs caté-
de leur activité d’innovation.
secteurs.
gories d’innovations ; ce sont également
Certaines activités de services aux
Dans l’industrie, ces oppositions sont
elles qui dépensent le plus en innova-
entreprises sont destinées à faciliter la
beaucoup moins marquées : l’industrie
tion. Les sociétés qui innovent en produit
création, le partage et l’usage du savoir.
de haute technologie innove toujours
ou procédé sont, par ailleurs, plus
Ces activités sont nommées activités de
services
«
d’expertise
en
connais-
sance
»
par
les
économistes
Proportion de sociétés innovantes par catégorie d’innovations
(knowledge intensive business services
en %
ou KIBS). En affinant ce concept, on
Sociétés
En produit
En procédé
En
En
peut distinguer les services d’expertise
innovantes ou prestation d'élaboration organisation
marketing
en
connaissance
plutôt
liés
aux
Services marchands, dont :
49
15
19
36
21
nouvelles technologies ou plutôt liés à
services technologiques
80
52
43
62
36
des activités de conseil. On appelle les
services financiers
57
23
32
44
33
premiers « services technologiques » et
services intellectuels
53
11
17
42
17
les seconds « services intellectuels » :
services d'accueil ou d'appui
40
10
15
28
20
les « services technologiques » re-
Industrie manufacturière, dont :
55
24
29
35
14
groupent la recherche et développe-
haute technologie
66
39
34
46
18
ment
(N40
selon
la
nomenclature
basse technologie
51
19
27
31
12
économique de synthèse NES en 114
Autres secteurs*
42
8
17
32
17
postes),
les
services
informatiques
Ensemble
46
13
20
34
18
(N21), les télécommunications (N12) et
* Industries agricoles et alimentaires, énergie, construction, commerce, transports.
les activités audiovisuelles (P21) ;
Lecture : les sociétés industrielles innovent globalement plus (55 %) que celles des services marchands (49 %). Mais ce constat
les « services intellectuels » regrou-
s'inverse pour certains sous-secteurs définis dans l'encadré.
13 % des sociétés innovent au moins en produit ou prestation. Les sociétés peuvent innover de plusieurs façons à la fois.
pent les services professionnels (N22),
Champ : sociétés de 10 salariés ou plus.
la publicité-études de marché (N24) et
Source : Sessi, enquête statistique publique CIS 2004.
l’architecture-ingénierie-contrôle (N25).
Les « services d’accueil ou d’appui »
constituent un troisième groupe d’activi-
tés de services : les services d’hôtellerie
Les grandes sociétés privilégient les combinaisons d’innovations les plus
et de restauration (P10), de l’immobilier
complètes
(M01 et M02), du courrier sans La Poste
Structure de l'emploi
Dépense** moyenne
(livraisons express, N11), et des servi-
Combinaisons d'innovations*
Effectif moyen
(en %)
(en milliers d'euros)
ces opérationnels, à savoir, location
sans opérateur (N31), intérim et sélec-
À dominante produit, procédé et marketing
24,5
246
2 249
À dominante produit et procédé
15,5
144
1 471
tion de personnel (N32), sécurité et net-
À dominante produit
9,0
94
530
toyage (N33).
À dominante procédé
8,0
67
512
Dans l’industrie, on distingue, de même,
À dominante marketing
9,5
62
294
les activités industrielles de « haute
Organisation seule
7,5
34
n. d.
technologie » (industrie pharmaceu-
Aucune innovation
26,0
38
0
tique,
aéronautique,
armes,
machi-
Ensemble
100,0
67
365
nes…) et de « basse technologie »
* Voir définitions pour la liste précise des types d’innovations qui constituent les combinaisons.
(cuir-habillement, imprimerie-édition…)
** Dépenses en 2004 de recherche-développement, acquisition d'équipements, logiciels ou connaissances ; elles ne sont
à partir des regroupements définis par
renseignées que pour les sociétés qui ont innové en produit ou procédé ; pour celles qui n'ont innové qu'en organisation, les
l’OCDE. Elles regroupent chacune plus
données sont non disponibles (n.d.).
de 25 secteurs de la nomenclature éco-
Lecture : les sociétés qui innovent selon une combinaison à dominante de produit, procédé et marketing regroupent 24,5 % des
salariés de l'ensemble des sociétés étudiées ; en moyenne, elles emploient 246 salariés et dépensent 2 249 milliers d’euros en
nomique de synthèse en 114 postes, en
2004 pour innover.
fonction du contenu en technologie
Champ : sociétés de 10 salariés ou plus, pérennes (définitions) de 1998 à 2006, de l'industrie et des services non financiers.
qu'elles sont supposées avoir.
Source : Sessi, enquête statistique publique CIS 2004.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
grandes ou dépensent davantage que
sociétés
se
différencient
de
leurs
technologiques qui travaillent en sym-
celles qui n’innovent qu’en marketing ou
concurrentes d’abord par l’innovation de
biose avec cette industrie.
organisation.
produit ou de prestation : la part de mar-
PREMIERE
ché et la valeur ajoutée augmentent plus
(ou baissent moins) si les sociétés ont
Services d’accueil ou d’appui :
Services technologiques et
réalisé une combinaison d’innovations
toutes les combinaisons
industrie de haute technologie :
comportant l’innovation de produit que si
améliorent les performances
l’innovation de produit
elles ont innové autrement. De fait, l’in-
comme voie royale
dustrie de haute technologie réunit les
D’autres
combinaisons
d’innovations
secteurs les plus innovants en produit :
permettent aux sociétés d’améliorer leur
Les effets d’une innovation sur les résul-
composants
électroniques,
industrie
situation. Les innovations d’organisation
tats d’une société ne peuvent être obser-
pharmaceutique, construction automo-
ou de marketing profitent davantage aux
vés
qu’un
certain
temps
après
la
bile. C’est aussi le cas des services
services
d’accueil
ou
d’appui
qu’à
réalisation de l’innovation. En suivant les
résultats des sociétés en activité entre
Les sociétés ayant innové gagnent des parts de marché
1998 et 2006, on mesure l’impact des
en %
innovations sur certaines de leurs per-
40
formances. Ces impacts sont différents
selon le secteur d’activité. Ainsi, les
Période d'innovation
Industrie de haute
vantes
technologie
sociétés qui ont innové entre 2002 et
30
inno
2004 gagnent entre 2002 et 2006 des
marché
Industrie de basse
tde
technologie
parts de marché (définitions) sur les
sociétés
par
vantes 20
sociétés qui n’ont pas innové au cours
la
des
inno
Services
de
technologiques
de cette même période, surtout dans l’in-
non
dustrie de haute technologie et les servi-
médiane
olution
Services intellectuels
10
ces
technologiques,
et
dans
une
l'év
sociétés
Services d'accueil
de
ou d'appui
moindre mesure dans les services d’ac-
marché
des
cueil ou d’appui (graphique). L’innova-
tde
moins
0
par
en
tion
semble
en
revanche
moins
la
ou
médiane
de
susceptible de faire gagner des parts de
sus
– 10
marché aux sociétés de services intel-
en
olution
lectuels ou de l’industrie de basse tech-
Év
nologie.
– 20
Plus les combinaisons d’innovations
2002
2003
2004
2005
2006
sont complètes et coûteuses, et plus les
Lecture : l'enquête recense les sociétés qui ont innové entre 2002 et 2004. On étudie comment la part de marché des sociétés
innovantes a évolué sur la période 2002-2006 par rapport à celle des non-innovantes sur la même période. Pour cela, on déter-
sociétés améliorent leurs performances,
mine pour chaque année, la médiane des parts de marché des sociétés innovantes et celle des non-innovantes. L’indicateur re-
en termes de part de marché, d’emploi
tenu est le rapport de ces médianes ; le graphique montre comment ce rapport évolue. Ainsi, entre 2002 et 2006, la part de
ou de valeur ajoutée (tableau 3). Dans
marché médiane des innovantes a progressé de 27 % par rapport à la part de marché médiane des non-innovantes, dans l’in-
dustrie de haute technologie.
les services technologiques et l’industrie
Champ : sociétés de 10 salariés ou plus pérennes de 1998 à 2006, de l'industrie et des services non financiers.
de haute technologie, on a vu que les
Source : Sessi, enquête statistique publique CIS 2004.
Écarts d'évolutions annuelles des performances entre 2002 et 2006 entre sociétés innovantes et non innovantes
en %
Services
Services
Services d'accueil
Industrie de haute
Industrie de basse
technologiques
intellectuels
ou d'appui
technologie
technologie
Combinaison d'innovations
Part de Effectif Valeur Part de Effectif Valeur Part de Effectif Valeur Part de Effectif Valeur Part de Effectif Valeur
marché salarié ajoutée marché salarié ajoutée marché salarié ajoutée marché salarié ajoutée marché salarié ajoutée
À dominante produit, procédé,
marketing
5,1
5,1
2,6
3,2
5,5
4,6
4,6
5,9
4,5
5,2
3,0
1,2
3,5
À dominante produit et procédé
5,0
5,9
2,3
4,2
5,4
3,9
5,2
2,5
1,5
2,6
À dominante produit
5,6
4,8
2,9
3,4
3,4
2,1
2,8
À dominante procédé
3,6
4,5
4,2
3,3
2,6
3,1
2,2
1,9
1,4
1,2
1,9
À dominante marketing
– 3,1
– 2,1
3,7
3,4
2,7
2,4
2,0
1,1
Organisation seule
4,3
3,7
3,9
3,3
2,3
Aucune innovation
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
Lecture : dans les services technologiques, la part de marché des sociétés qui ont réalisé la combinaison à dominante produit, procédé, marketing évolue plus favorablement de 2002 à 2006 que
la part de marché des sociétés qui n'ont pas innové. L'écart des taux d'évolution annuels est de 5,1 points. Les écarts sont estimés économétriquement. Ceux qui ont au moins 15 chances sur 100
de ne pas différer statistiquement de zéro sont exclus du tableau.
Champ : sociétés de 10 salariés ou plus pérennes de 1998 à 2006, de l'industrie et des services non financiers.
Source : Sessi, enquête statistique publique CIS 2004.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
l’industrie (tableau 3). Mais ces services
2002-2004 et concerne les sociétés d’au
- La combinaison à dominante produit est
INSEE
d’accueil ou d’appui profitent aussi de
moins dix salariés des secteurs mar-
réalisée par les sociétés ayant innové en
chands, hors agriculture. La limitation de
produit et éventuellement en marketing ou
leurs innovations de produit ou de pro-
l’enquête aux sociétés d’au moins dix sala-
en organisation, sans avoir innové en pro-
PREMIERE
cédé. En somme, aucune catégorie d’in-
riés réduit les services aux particuliers à
cédé.
novations ne leur est spécifique, toutes
deux secteurs : l’hôtellerie-restauration et
- La combinaison à dominante marketing
leur sont profitables ; ce n’est pas le cas
les services audiovisuels. L’administration
est réalisée par les sociétés ayant innové
dans les services technologiques, où
d’entreprises, qui comprend notamment
en marketing et éventuellement en procédé
les holdings non financiers des groupes,
ou en organisation, sans avoir innové en
seules les combinaisons comportant l’in-
est exclue de l’étude. En effet, les perfor-
produit, ou encore par les rares sociétés
novation de produit ou l’innovation de
mances économiques de ces holdings re-
dont aucune tentative d’innovation n’avait
procédé sont réellement avantageuses.
flètent les performances des filiales qui
débouché en 2004.
Dans l’industrie de basse technologie,
peuvent faire partie de n’importe quel autre
- La combinaison « aucune innovation »
les écarts de performances entre les
secteur de l’économie.
n’intègre donc pas ces tentatives.
Cette enquête est enrichie des comptes de
sociétés innovantes et non innovantes
résultat des entreprises établis à partir
La part de marché d’une société est la
sont moins marqués que dans les servi-
des déclarations fiscales des sociétés.
proportion q u e s o n chi f f r e d ’ a ffaires
ces d’accueil ou d’appui. Aucune combi-
représente dans le chiffre d’affaires de son
naison d’innovations n’est particulièrement
secteur d’activité.
Définitions
On restreint l’observation aux sociétés pé-
profitable.
rennes, autrement dit restées actives de
Les services intellectuels bénéficient
1998 à 2006 pour étudier l’effet des innova-
peu de l’innovation, ce qui confirme le
Les combinaisons d’innovations de l’é-
tions sur les évolutions des performances
tude résultent d’une analyse en composan-
graphique, sauf quand elle combine la
et non sur leurs niveaux. En effet, les entre-
tes principales suivie d’une classification
prestation, le procédé et le marketing.
prises innovantes tendent à être les mêmes
ascendante hiérarchique, à partir des
d’une période à l’autre, de sorte que les mê-
On voit même que les innovations à
quatre types d’innovations décrits par les
mes écarts de performance se répètent
dominante marketing, c’est-à-dire celles
sociétés répondantes. Elles forment une
d’une période à l’autre entre les innovantes
où il n’y a aucune innovation de produit
partition des combinaisons possibles. Les
et les non-innovantes.
innovations de différents types mises ainsi
ou de prestation, s’accompagnent de
dans une même combinaison ne portent ce-
pertes de parts de marché pour les
pendant pas forcément sur le même projet,
Bibliographie
sociétés qui les ont réalisées, par rap-
l’enquête ne fournissant pas de précisions
port à celles qui n’ont pas innové du tout.
à cet égard.
Pour améliorer ses parts de marché, son
- La combinaison à dominante produit,
procédé et marketing est réalisée par les
Christian Cordellier, « Les innovations
emploi, sa valeur ajoutée, il apparaît
sociétés ayant innové dans ces trois dimen-
dans les services marchands : avant tout
donc que chaque secteur a intérêt à se
sions (produit, procédé, marketing) et
liées aux nouvelles technologies », Insee
spécialiser dans différentes combinai-
éventuellement en organisation.
Première n° 1130, mars 2007.
sons d’innovations.
- La combinaison à dominante produit et
Élisabeth Kremp, Sylvie Rousseau, « Un
procédé est réalisée par les sociétés ayant
quart des entreprises innovent - Souvent
Sources
innové dans ces deux dimensions et éven-
moyennes ou grandes, elles réalisent 60 %
tuellement en organisation.
du chiffre d’affaires », Le 4 pages du Sessi
- La combinaison à dominante procédé
n° 222, août 2006.
La quatrième enquête communautaire
est réalisée par les sociétés qui ont innové
Christian Cordellier, « Innovations et per-
sur l’innovation, dite CIS4 a été réalisée en
en procédé et éventuellement en organisa-
formances des sociétés des services et de
France par le service statistique du ministère
tion.
l’industrie
manufacturière,
comparai-
de l’Industrie (Sessi) entre septembre 2005
- La combinaison « organisation seule »
sons », Document de travail n° E2009/06,
et mars 2006. Elle porte sur la période
se limite à ce type d’innovation.
Insee, juin 2009.
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