N° 1325 - NOVEMBRE 2010
Patrimoine des ménages début 2010
Une recomposition au détriment
de l’épargne-logement
Chaput Hélène, Luu Kim Kim-Hoa, Salembier Laurianne, Solard Julie,
INSEE
division revenus et patrimoine des ménages, Insee
En 2010, les ménages vivant en patrimoinefinanciernesignifiepasforcément
France détiennent une palette de
être aussi propriétaire d’un bien immobilier. La
placements patrimoniaux moins
hausse globale est entièrement expliquée par
la
progression
de
la
part
de
ménages
large qu’il y a six ans. D’une part, la modi-
propriétaires de leur résidence principale
fication
de
la
fiscalité
des
Plans
(+ 2,3 points en six ans).
d’Épargne-Logement s’est traduite par
La détention de placements financiers est
PREMIERE
une désaffection pour ce type d’épargne.
presque stable, mais elle cache des évolu-
D’autre part, la crise financière survenue
tions opposées selon le type d’actifs et un
en 2008 a entraîné une forte baisse de la
recentrage du portefeuille patrimonial finan-
cier sur quelques produits (définitions). Ainsi,
détention de valeurs mobilières. Les
la part de ménages détenant au moins un
ménages se sont alors repliés vers des
produit de chaque type (livret d’épargne,
placements moins risqués, de type
épargne-logement,
épargne-retraite,
assu-
épargne-retraite ou assurance-vie. La
rance-vie et valeurs mobilières) s’est réduite de
détention de biens immobiliers, investis-
2,5 points en six ans, pour s’établir à 8,6 % en
sement considéré comme sûr, a égale-
2010. À l’opposé, celle des ménages qui ne
détiennent aucun de ces types de produits
ment légèrement progressé.
financiers est restée stable autour de 10 %. La
crise financière a très probablement incité les
ménages à se replier sur des produits finan-
En 2010, 94,7 % des ménages vivant en
ciers jugés moins risqués et plus liquides.
France possèdent un patrimoine (encadré) :
92 %
détiennent
des
produits
financiers,
61,7 %
disposent
d’un
bien
immobilier
Une désaffection des ménages
(tableau 1) et 15,7 % ont des actifs profession-
pour l’épargne-logement
nels ; 13 % des ménages possèdent les trois à
la fois. Les actifs professionnels relèvent d’une
Les produits d’épargne-logement sont ceux
logique patrimoniale différente : en détenir
qui ont connu le plus net repli ces six dernières
n’est pas un moyen d’investir mais est surtout
années. Alors qu’en 2004, comme en 1998,
lié à une activité professionnelle, présente ou
plus de quatre ménages sur dix détenaient de
passée.
l’épargne-logement, ils ne sont plus que trois
Entre 2004 et 2010, la part de ménages métropoli-
sur 10 en 2010. Ce niveau est inférieur à celui
tains possédant un patrimoine immobilier s’est
constaté
au
début
des
années
1990
plus accrue que celle des ménages détenteurs
(tableau 2). Cette désaffection concerne quasi-
d’un patrimoine financier (+ 1,4 point contre
ment exclusivement le Plan d’Épargne-Loge-
+ 0,7 point).
ment (PEL), détenu par moins d’un ménage
sur quatre. Deux changements législatifs
sont susceptibles d’expliquer en partie cette
Une moins grande diversification
évolution.
des patrimoines
Depuis fin 2002, le bénéfice de la prime d’État
est soumis à l’utilisation du droit à prêt. Par
59,6 % des ménages (2 points de plus qu’en
ailleurs, le PEL a subi, début 2006, un change-
2004) détiennent au moins un actif financier
ment de régime fiscal et social. Auparavant, les
autre qu’un compte-chèques et au moins un
intérêts des PEL étaient exonérés d’impôt sur
bien immobilier. Cela représente la quasi-tota-
le revenu et n’étaient soumis aux prélèvements
lité des ménages propriétaires de leur rési-
sociaux que lors de leur clôture. Depuis début
dence principale. À l’inverse, détenir un
2006, les intérêts des PEL de plus de 10 ans
INSEE
Évolution entre 1998 et 2010 des taux de détention d'actifs patrimoniaux
sont assujettis aux prélèvements sociaux
en %
chaque année, et ceux des PEL de plus
de 12 ans sont aussi imposables sur le
1998
2004
2010
PREMIERE
revenu. Le PEL s’est ainsi recentré sur
Livrets défiscalisés
82,5
82,6
84,7
son objet premier : faciliter l’acquisition
Livrets soumis à l'impôt
6,2
5,9
6,3
d’un bien immobilier. Par conséquent,
Ensemble des livrets d'épargne
83,5
83,2
85,0
Épargne-logement
40,9
41,3
31,2
certains des ménages qui l’utilisaient
Valeurs mobilières
21,2
24,2
19,3
comme simple placement d’épargne ont
Assurance-vie ou décès volontaire
34,6
35,3
41,8
transféré
leurs
actifs
vers
d’autres
Épargne retraite (hors PERP)
9,2
9,7
9,1
supports. Il en a résulté une décollecte
Plan d'épargne retraite populaire (PERP)
/
/
4,0
massive et une forte baisse d’encours
Plan d'épargne populaire (PEP)
14,9
9,2
4,4
Ensemble assurance-vie, épargne retraite
45,8
43,8
48,3
depuis janvier 2006, qui découle en partie
Épargne salariale
12,7
16,7
15,1
de la fermeture de plans de plus de 10
Ensemble autres produits financiers1
4,8
2,1
4,0
ans. C’est parmi les ménages dont la
ENSEMBLE PATRIMOINE FINANCIER
91,6
91,4
92,1
personne de référence est âgée de 50 à
Résidence principale2
53,3
55,7
58,0
70 ans, qui sont souvent déjà propriétai-
Autres logements
18,1
17,7
18,7
ENSEMBLE PATRIMOINE IMMOBILIER
58,5
60,5
61,9
res de leur résidence principale, que le
recul du PEL est le plus net. Les encours
1. Bon d'épargne, de caisse ou du Trésor, compte à terme, compte-courant d'associés, livret d'épargne entreprise.
2. Il s'agit de la part de ménages propriétaires de leur résidence principale, accédants à la propriété ou usufruitiers.
issus des PEL semblent avoir été trans-
Lecture : en 2010, 84,7 % des ménages vivant en France métropolitaine détiennent au moins un livret défiscalisé. Ils étaient
férés vers des produits d’épargne longue,
82,5 % en 1998.
plus particulièrement vers des contrats
Champ : ménages ordinaires résidant en France métropolitaine.
Source : Insee, enquêtes Patrimoine de 1997-1998, 2003-2004 et 2009-2010.
d’assurance-vie.
Taux de détention par grand type d'actifs en 2010
en %
Ens.
Ens. des
Ass-vie
Répartition
Livrets
Ens. des
Ens.
Ens.
Épargne
ass-vie,
livrets
ou décès
Épargne
des
soumis à
livrets
épargne-
valeurs
retraite
PEP,
défis-
volon-
salariale
ménages
l'impôt d'épargne logement mobilières
(y.c. PERP) ép.retraite,
calisés
taire
PERP
Âge de la personne de référence du ménage
Moins de 30 ans
11,3
89,4
3,4
89,6
31,3
8,5
27,4
4,7
30,4
14,2
De 30 à 39 ans
17,4
86,0
5,2
86,1
34,8
16,9
39,0
15,9
46,7
25,3
De 40 à 49 ans
18,2
84,6
5,6
84,8
37,1
20,6
42,9
18,5
52,0
23,1
De 50 à 59 ans
17,6
82,6
6,3
83,0
36,2
21,4
47,7
17,2
56,0
18,4
De 60 à 69 ans
15,7
83,1
9,6
83,8
28,6
25,4
47,0
9,9
52,2
7,9
70 ans et plus
19,9
83,3
6,7
83,3
18,8
17,7
42,7
4,7
46,7
0,7
CS de la personne de référence du ménage
Agriculteur
1,4
90,9
10,0
91,1
68,6
47,3
55,8
41,0
71,1
6,8
Artisan, commerçant, industriel
5,2
77,7
5,3
77,9
35,9
23,0
46,1
27,4
54,2
10,2
Profession libérale
1,4
93,2
18,2
93,3
56,5
52,1
58,0
41,3
70,2
20,2
Cadre
9,5
91,5
11,0
91,9
50,4
36,7
49,3
23,2
59,8
39,1
Profession intermédiaire
14,7
90,2
6,7
90,4
41,9
21,2
41,7
15,9
51,0
27,6
Employé
12,5
85,9
2,9
86,0
28,5
9,3
39,5
11,7
45,7
14,9
Ouvrier qualifié
10,9
84,8
2,7
84,8
29,4
8,4
37,7
9,6
44,4
22,5
Ouvrier non qualifié
4,8
70,7
1,3
70,7
19,4
5,1
28,4
5,8
31,5
11,6
Retraité ancien agriculteur
2,1
87,4
7,9
87,6
30,0
18,0
40,5
6,3
43,9
0,0
Retraité ancien indépendant
2,6
81,2
7,1
81,6
25,0
30,0
52,5
9,6
56,5
1,5
Retraité ancien salarié
29,8
82,9
7,8
83,2
22,8
20,2
44,9
6,1
49,3
3,9
Autre inactif
5,0
78,0
2,4
78,3
11,5
4,7
21,1
1,7
22,6
1,4
Type de ménage
Personne seule
35,1
80,6
6,3
80,9
23,4
15,5
34,2
6,8
38,7
6,8
Famille monoparentale
8,3
80,4
3,1
80,9
21,1
9,1
37,9
10,8
44,5
9,2
Couple sans enfants
26,8
86,5
7,3
86,8
35,6
23,7
49,2
13,0
56,0
14,4
Couple avec enfants
27,7
89,0
6,2
89,0
39,1
21,6
45,8
18,7
54,3
27,4
Autre cas
2,0
82,9
4,2
82,9
29,3
18,4
42,9
10,6
46,1
11,0
Ensemble
100,0
84,5
6,2
84,8
30,9
18,9
41,9
12,2
48,3
14,8
Lecture : en 2010, 89,4 % des ménages dont la personne de référence a moins de 30 ans détiennent au moins un livret défiscalisé.
Champ : ménages ordinaires résidant en France, y compris dans les DOM.
Source : Insee, enquête Patrimoine 2009-2010.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
Le succès de l’assurance-vie
l’assurance-vie,
a
cessé
d’être
formes de placement, ou d’incertitude
se confirme
proposé à partir de fin 2003. La déten-
forte
sur
l’avenir
(perte
d’emploi,
tion de PEP s’éteint donc progressive-
baisse de pouvoir d’achat, ...). Ainsi, la
PREMIERE
Alors que la détention de produits
ment
:
14,9 %
des
ménages
en
part des ménages détenant un livret A
d’épargne-retraite complémentaire volon-
possédaient un en 1998, 9,2 % en
ou Bleu augmente sensiblement entre
taire ou surcomplémentaire est stable
2004 et 4,4 % en 2010.
2004
et
2010.
Au-delà
de
l’effet
depuis 10 ans (environ 9 % des ména-
Parallèlement,
un
nouveau
produit
conjoncturel et des caractéristiques
ges sont concernés), de plus en plus de
d’épargne-retraite, créé par la loi du
propres de ces produits, deux autres
ménages détiennent de l’assurance-vie
21 août 2003 portant réforme des retrai-
facteurs sont susceptibles d’expliquer
ou de l'assurance décès volontaire :
tes, est proposé par les banques depuis
cette progression. Tout d’abord, l’évo-
41,8 % en possèdent au moins une en
avril 2004 : le Plan d’Épargne-Retraite
lution de la structure de la population
2010, contre 35,3 % en 2004 et 34,6 %
Populaire
(PERP).
Le
souscripteur
au cours de la période est favorable à
en 1998. L’assurance-vie offre aux épar-
effectue des versements sur un compte
une augmentation du taux de détention
gnants un cadre fiscalement attractif, un
au cours de sa vie active et reçoit au
de livrets A ou Bleu. En effet, on
rendement intéressant et la possibilité
terme de celle-ci un complément de
compte proportionnellement plus de
de sécuriser, au moins en partie, leur
revenu, sous forme de rente viagère. Le
ménages de retraités anciens salariés
épargne : en 2010, 59,8 % des déten-
déblocage des sommes accumulées ne
en 2010 qu’en 2004. Ces ménages
teurs d’assurance-vie n’ont que des
peut se faire que sous forme de rente et
détiennent plus souvent ce type de
contrats
d’assurance-vie
en
euros,
au moment de la retraite. En 2010, 4 %
produit que le reste de la population.
moins risqués que les contrats multisup-
des ménages détiennent un PERP, ce
Dans le même temps, la part d’ouvriers
ports investis pour partie en actions.
qui porte à un peu plus de 12 % la part
qualifiés,
qui
en
détiennent
en
Le Plan d’Épargne Populaire (PEP),
de
ménages
détenant
un
produit
moyenne moins souvent, a diminué.
qui peut bénéficier du régime fiscal de
d’épargne en vue de la retraite. Les
En parallèle, la généralisation de la
ménages semblent se porter vers une
distribution du livret A au-delà du
épargne de prévoyance plutôt que vers
réseau historique (La Poste, Caisse
une épargne de long terme moins sûre.
d’Épargne et Crédit Mutuel) a pu inciter
des ménages qui n’en détenaient pas
Taux de détention par grand type
jusqu’ici à en souscrire un.
d'actifs en 2010 (suite)
en %
Les valeurs mobilières
séduisent moins les ménages
Toujours
Patrimoine Résidence
Autres
Patrimoine
Un cinquième des ménages détien-
plus de propriétaires
financier
principale logements immobilier
nent
des
valeurs
mobilières
en
2010, contre un quart en 2004. Ce
En matière de choix de portefeuille, les
94,2
12,8
5,6
16,7
repli
concerne
à
la
fois
le
ménages arbitrent en faveur de place-
93,4
46,6
10,6
50,3
compte-titres ordinaire et le Plan
ments moins risqués. Ce constat est
93,6
58,5
17,7
63,4
d’Épargne en Actions (PEA). Pour la
confirmé par la légère hausse de la part
91,5
68,2
26,6
72,5
première fois depuis sa création en
de ménages propriétaires de leur rési-
90,6
71,9
28,2
76,2
1992, ce dernier recule. La crise
dence principale, et plus généralement
89,6
72,6
18,6
74,8
financière et la forte chute des indi-
d’un bien immobilier. Les détenteurs de
98,9
86,4
31,4
90,8
ces boursiers qui s’en est suivie
leur résidence principale représentent
94,3
66,7
28,1
70,3
peuvent avoir incité des ménages à
58 % de l’ensemble de la population, et
99,4
71,1
47,8
76,2
se retirer de ces produits risqués et
les ménages possédant une résidence
98,3
68,0
29,9
75,3
à se replier sur des produits poten-
secondaire ou de l’immobilier de rapport
96,8
57,7
16,8
62,1
93,6
37,2
12,2
42,9
tiellement
moins
rentables
mais
18,7 % (définitions).
92,3
45,0
7,7
47,4
plus sûrs.
Les politiques publiques destinées à
76,5
25,9
7,1
30,9
accroître le nombre de propriétaires
90,9
84,2
21,7
85,8
(exonération d’impôt sur le revenu pour
90,4
85,1
36,2
87,6
les intérêts d’emprunt) ont pu inciter
89,9
71,1
20,9
73,8
83,3
24,3
5,0
25,5
Les livrets
certains ménages à acheter un bien
sont toujours attractifs
immobilier. Il en est de même pour les
88,0
48,4
13,0
51,7
mesures destinées à favoriser la construc-
88,1
32,2
11,0
38,1
Les placements liquides et peu risqués
tion de logements (lois Robien de 2003 et
94,8
69,7
26,6
73,6
se maintiennent à un niveau élevé,
Robien recentrée de décembre 2006...).
95,6
66,0
19,9
70,1
89,9
58,0
17,4
62,2
quelle que soit la tranche d’âge du
Ainsi, la part de ménages propriétaires de
92,0
57,9
18,5
61,7
ménage (tableau 1). Ils restent la
logements de rapport a augmenté de près
première forme d’épargne des ména-
de 3 points entre 2004 et 2010, la progres-
ges, vers laquelle ils se replient en cas
sion se concentrant sur les détenteurs
de moindre attractivité des autres
de logements mis en location.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
Placement (FCP), les parts sociales de
INSEE
Une enquête Patrimoine pour la première fois dans les DOM
banque et les parts de Sociétés Civiles de
Placements Immobiliers (SCPI). Le porteur
Les précédentes éditions de l’enquête Patrimoine (1986, 1992, 1998 et 2004) avaient
d’une part de Sicav est propriétaire d’une
été réalisées uniquement en France métropolitaine. En 2010, l’enquête a été étendue
PREMIERE
fraction d’un portefeuille de valeurs mobi-
aux départements d’outre-mer. Cependant, la Guyane n’ayant pas été enquêtée, les
lières, géré le plus souvent par des établis-
données ont été estimées à partir de celles collectées dans les autres DOM. De plus,
sements bancaires. Le porteur d’une part
deux extensions régionales ont été financées, de manière à pouvoir produire des résul-
de FCP est copropriétaire d’un portefeuille
tats locaux à la Réunion et en Guadeloupe.
au sein du Fonds Commun de Placement.
En 2010, 86,6 % des ménages ultramarins détiennent un patrimoine financier et 56,9 %
Enfin, la catégorie des assurances-vie /
épargne-retraite
est
constituée
des
un patrimoine immobilier. Ces chiffres sont inférieurs de cinq points environ à ceux de
assurances-vie, des assurances-décès,
France métropolitaine. Cependant, une partie de cette différence peut être expliquée par
des Plans d’Épargne Populaire (PEP),
la structure de la population, différente dans les DOM et en métropole. En effet, la déten-
des retraites complémentaires volontai-
tion des différents types de patrimoine varie selon le type de ménage, l’âge ou la situation
res ou surcomplémentaires, des Plans
professionnelle des personnes qui le composent. La correction de ces effets de structure
d’Épargne Retraite Populaire (PERP,
réduit l’écart de détention patrimoniale entre la France métropolitaine et l’outre-mer : le
uniquement en 2010) et des bons de capi-
taux de détention d’un patrimoine immobilier n’est plus inférieur que de 0,5 point dans les
talisation.
DOM, tandis que la différence concernant le patrimoine financier reste importante,
On considère qu’un ménage détient un
– 4,3 points en défaveur des DOM. Cet écart se concentre sur certains produits :
patrimoine
diversifié
dès
lors
qu’il
– 14,8 points pour le LEP, – 13,5 points pour le LDD, – 12,7 points pour les valeurs mobi-
possède à la fois au moins un livret
d’épargne, un produit d’épargne-logement,
lières, – 14,2 points pour les assurances-décès non volontaires, ou encore – 10,5 points
un produit d’assurance-vie/épargne retraite,
pour l’assurance-vie. La moindre détention de ce dernier type de produit est compensée
un bien immobilier et des valeurs mobilières.
par une détention beaucoup plus importante d’assurance-décès (vie entière, fonds per-
L’immobilier de rapport regroupe les
dus ou rente éducation) : + 15,8 points pour l’outre-mer par rapport à la métropole.
logements mis en location tout ou partie de
Pour ce qui est du patrimoine immobilier, la prise en compte de la structure de population
l’année, les logements mis à disposition
ramène quasiment la part de propriétaires de leur résidence principale au niveau de celle
gratuitement et les logements vacants.
observée en France métropolitaine. En revanche, cela ne modifie presque pas l’écart consta-
té sur la détention d’un autre logement (résidence secondaire ou immobilier de rapport).
Source
Définitions
Bibliographie
L’enquête Patrimoine de l’Insee permet
On appelle taux de détention la proportion
« Patrimoine des ménages début 2004 - Le
depuis 1986 de décrire les biens immobi-
de ménages détenant au moins un produit
déploiement
de
l’épargne
salariale »
liers, financiers et professionnels des
de la catégorie d’actifs considérée.
M. Cordier et C. Rougerie, Insee Première
ménages ainsi que leur endettement et leur
On définit quatre grands types de produits
n°985, septembre 2004.
parcours
familial
et
professionnel.
La
patrimoniaux de type financier : les livrets
« Les conséquences du changement de
dernière édition de l’enquête s’est déroulée
d’épargne, l’épargne-logement, les valeurs
régime fiscal
et social
des PEL sur
entre octobre 2009 et mars 2010 en France
mobilières et les produits d’assurance-vie /
l’épargne logement » E.Fonteny, Bulletin
métropolitaine, et pour la première fois,
épargne-retraite.
de
la
Banque
de
France
n°153,
dans les DOM. 15 006 ménages y ont
Les livrets d’épargne regroupent les livrets
septembre 2006.
répondu. Plusieurs organismes publics,
soumis à l’impôt (livret B, épargne Orange, ...)
« Le patrimoine des ménages retraités »
financiers ou d’études ont contribué à sa
et livrets défiscalisés : les livrets A ou Bleu, les
P. Girardot-Buffard, Insee-référence « Les
réalisation : Banque de France, Crédit Agri-
Livrets de Développement Durable (LDD,
revenus et le patrimoine des ménages »,
cole, Institut National de la Recherche
ex-Codevi), les Livrets d’Épargne Populaire
édition 2009.
Agronomique (Inra), Drees (Ministère de la
(LEP) et les livrets jeunes.
« Les comptes de la Nation en 2009 - Une
Santé et des sports), Caisse des dépôts et
L’épargne-logement regroupe les Plans
récession
sans
précédent
depuis
consignations, Banque Populaire-Caisse
d’Épargne-Logement (PEL) et les Comptes
l’après-guerre » G. Houriez, V. Passeron,
d’Épargne, Paris School of Economics
Épargne-Logement (CEL).
A.
Perret,
Insee
Première
n° 1294,
(PSE), Fédération Française des Sociétés
Parmi
les
valeurs
mobilières,
on
mai 2010.
d’Assurance (FFSA). Les extensions dans
retrouve les Plans d’Épargne en Actions
« Rapport annuel 2009 de l’Observatoire
les DOM ont été financées par la DéGéOM
(PEA), les actions, les obligations, les
de l’épargne réglementée », Observatoire
(Délégation générale à l’Outre mer).
parts de Sicav ou de Fonds Commun de
de l’épargne réglementée, juillet 2010.
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