N° 1315 - OCTOBRE 2010
Les dépenses d’énergie des
ménages depuis 20 ans :
Une part en moyenne stable dans le budget,
des inégalités accrues
INSEE
Sébastien Merceron, Maël Theulière, division Conditions de vie des ménages, Insee
Les dépenses d’énergie liées au uneplusgrandeconsommationdechauffage
logement et au transport constituent
(tableau 1) ; d’autre part, le domicile est plus éloi-
8,4 % de la consommation des
gné du lieu de travail en milieu rural, ce qui
engendre des dépenses de carburant plus
ménages français, soit autant que les
élevées. De plus, les ruraux se chauffent davan-
loisirs ou les vêtements. Depuis 20 ans,
PREMIERE
tage au fioul que les urbains. Or le type de
cette part budgétaire, appelée
« effort
combustible utilisé est un facteur déterminant
énergétique », est restée relativement
de la facture énergétique du logement. Ainsi, on
stable, après un pic en 1985. Cette stabilité
estime
qu’à
caractéristiques
du
logement
est le résultat d’évolutions structurelles
égales (type d’habitation, ancienneté de cons-
truction, localisation géographique, milieu d’ha-
contradictoires : globalement, l’améliora-
bitation) et à caractéristiques du ménage égales
tion des performances énergétiques des
(niveau de revenu, âge de la personne de réfé-
logements et des véhicules, conjuguée au
rence, composition, statut d’occupation du loge-
développement de modes de chauffage
ment), un ménage dont le logement est chauffé au
moins coûteux, semble avoir compensé
fioul (respectivement au gaz) dépense en 2006
l’étalement urbain et l’augmentation de la
environ 28 % (respectivement 5 %) de plus au
mètre carré qu’un même ménage ayant choisi
surface moyenne des logements.
l’électricité.
Les inégalités d’effort énergétique se sont
De même, l’âge est un facteur déterminant
accrues depuis 25 ans entre ménages
dans la facture énergétique : un ménage dont
modestes et ménages riches, entre ville et
la personne de référence (définitions) a plus de
campagne, entre types d’habitat et entre
70 ans consacre 3,5 points de plus de son
ménages âgés et ménages jeunes.
budget à l’énergie qu’un ménage de moins de
30 ans. Cela est dû aux dépenses d’énergie
pour l’habitat car les ménages âgés vivent
L’énergie est un poste important de consom-
dans des logements plus grands. En revanche,
mation des ménages puisqu’il représente en
les personnes âgées et les retraités dépensent
moyenne 8,4 % de leurs dépenses en 2006 :
moins en carburant que les actifs qui doivent
4,8 % pour leur résidence et 3,6 % pour leur
faire face à des dépenses liées aux trajets domi-
moyen de transport individuel. En 2006,
cile-travail. Toutes choses égales par ailleurs, la
chaque ménage débourse ainsi en moyenne
dépense annuelle de carburant augmente de
2 300 € par an pour payer l’énergie (défini-
591€ par actif occupé supplémentaire dans le
tions) de son logement et le carburant. Dans le
ménage.
budget (définitions) des ménages, l’énergie
Plus les revenus d’un ménage sont élevés,
pèse autant que l’habillement ou que les loisirs
plus les dépenses d’énergie le sont aussi. En
et la culture (graphique 1).
effet, les ménages aisés occupent des loge-
Les dépenses de chauffage, d’électricité et de
ments plus grands et plus équipés, et payent
carburants varient fortement selon le lieu d’habita-
par conséquent une facture énergétique plus
tion (définitions). Ainsi, l’effort énergétique, part
élevée. Malgré cela, le poids de ce poste dans
allouée aux coûts de l’énergie dans le budget d’un
l’ensemble
de
leurs
dépenses
(effort
ménage, est près de deux fois plus faible dans
énergétique) reste inférieur à celui des plus
l’agglomération parisienne (5,7 % en 2006) qu’en
modestes : les 20 % des ménages les plus
zone rurale (11,3 %) ; d’une part, les logements
pauvres consacrent 9,6 % de leur budget à
sont plus grands en milieu rural : il s’agit le plus
l’énergie, contre seulement 7,0 % pour les
souvent de maisons individuelles, ce qui implique
20 % des ménages les plus aisés.
INSEE
En vingt ans, l’effort
À l’inverse, l’étalement urbain, et son
l’augmentation de la surface des loge-
énergétique des ménages
corollaire
l’augmentation
du
taux
ments et de leur niveau d’équipement
a peu varié
d’équipement
en
automobiles,
ont
électrique a généré une croissance de
PREMIERE
entraîné une augmentation des dépen-
la consommation en énergie domes-
En
20
ans,
la
part
budgétaire
ses
de
carburant,
tandis
que
tique.
consacrée à l’énergie a baissé de
Les dépenses des ménages en 2006 par postes budgétaires
3 points, passant de 11,6 % en 1985 à
Alimentation
8,4 % en 2006. L’année 1985 était
Autres biens et services
toutefois un point haut, marqué par un
Transports hors énergie
pic de dépenses lié au second choc
Eau et logement hors énergie
pétrolier de mai 1979 (graphique 2). Le
Loisirs et culture
Énergie
contre-choc pétrolier de 1986 a permis
Habillement et chaussures
une forte contraction des prix des
Ameublement, équipement ménager
combustibles importés et une baisse
Hotels, restaurants, cafés
moyenne d’un quart de la part de
Communications
l’énergie dans les dépenses des ména-
Soins et santé
ges entre 1985 et 1989. Le poids relatif
Alcool et tabac
Enseignement
du
poste
budgétaire
« énergie »
mesuré tous les 5 ou 6 ans entre 1989
0
500
1 000
1 500
2 000
2 500
3 000
3 500
4 000 4 500
et 2006 est resté ensuite relativement
€ par an et par ménage
Champ : ménages métropolitains.
stable, autour de 9 %. La part du loge-
Source : Insee, enquête Budget de famille 2006.
ment et celle du transport dans ces
dépenses
énergétiques
sont,
elles
Les disparités d’effort énergétique en 2006
aussi, demeurées similaires au cours
en %
du temps.
Part dans le budget
Logement
Transport
Ensemble
Les progrès énergétiques
Milieu d’habitation
n’ont pas fait baisser la facture
Pôle urbain de Paris
3,3
2,4
5,7
Ville-centre
4,0
3,2
7,2
La stabilité de l’effort énergétique des
Banlieue
4,6
3,8
8,5
ménages est le résultat d’évolutions
Périurbain
5,9
4,6
10,5
Espace à dominante rurale
6,9
4,4
11,3
structurelles opposées. D’un côté, les
Quintile de niveau de vie
prix
de
l’énergie
ont
augmenté
Q1 (les 20 % des ménages les plus pauvres)
6,2
3,3
9,6
globalement moins vite entre 1984 et
Q2
5,7
3,7
9,4
2006 (+ 1,9 % par an en moyenne) que
Q3
5,0
4,1
9,1
l’indice général des prix à la consomma-
Q4
4,5
3,8
8,4
Q5 (les 20 % des ménages les plus aisés)
3,9
3,1
7,0
tion (+ 2,2 % par an), même si, depuis
Âge de la personne de référence
2001, la croissance du prix relatif de
Moins de 30 ans
3,0
3,7
6,7
l’énergie s’est accélérée (+ 4,4 % par an
De 31 à 40 ans
3,9
3,7
7,7
entre 2001 et 2006, contre +1,9 % pour
De 41 à 50 ans
4,2
3,9
8,1
l’indice des prix). Malgré la remontée de
De 51 à 60 ans
4,7
4,1
8,8
De 61 à 70 ans
6,0
3,4
9,4
son prix, l’énergie restait donc en 2006
Plus de 70 ans
8,1
2,0
10,2
comparativement moins chère que les
Type de chauffage
autres biens du panier de consommation
Électrique
4,1
3,7
7,8
par rapport à la situation qui prévalait
Fuel collectif
2,9
3,0
5,9
20 ans auparavant.
Gaz collectif
2,6
3,0
5,5
Fuel individuel
8,5
4,2
12,8
Par ailleurs, la performance énergé-
Gaz individuel
4,7
3,3
8,0
tique s’est améliorée en 20 ans, que ce
Bois
5,2
4,9
10,1
soit pour l’habitat ou les transports. Les
Autres
2,8
2,8
5,6
logements neufs sont moins consom-
Type d’habitat
mateurs en énergie de chauffage, car
collectif
2,9
2,8
5,7
individuel
6,0
4,1
10,2
mieux isolés et bénéficiant de systèmes
Nombre d’actifs dans le ménage
de chauffage central individuel plus
0
6,9
2,6
9,5
performants. Selon le Ceren (Centre
1
4,4
3,7
8,1
d’études et de recherches économi-
2
4,0
4,0
7,9
ques sur l’énergie), la réglementation
3 et plus
4,3
4,8
9,1
Ensemble
4,8
3,6
8,4
de 1975 a en effet induit une baisse
significative de la consommation ther-
Lecture : les ménages qui utilisent l’électricité pour chauffer leur logement consacrent 4,1% de leur budget en énergie pour
l’habitat et 3,7 % en énergie pour leurs moyens de transport individuel.
mique au mètre carré des nouveaux
Champ : ménages métropolitains.
logements par rapport aux anciens.
Source : Insee, enquête Budget de famille 2006.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
Depuis le milieu des années 1980, le
9 m² en moyenne (tableau 4). Cet
l’isolation des logements et de l’effica-
nombre de ménages vivant en banlieue
agrandissement de l’habitat a été parti-
cité énergétique des systèmes de
et en zones périurbaines s’est en effet
culièrement
fort pour les ménages
chauffage et des véhicules, mais ni leur
PREMIERE
fortement accru (environ + 50 % et + 28 %),
périurbains (+ 17 m2) et concerne essen-
taux d’équipement en automobile ni la
alors que dans le même temps le nombre
tiellement les ménages dont la personne
surface
de
leur
logement
n’ont
total de ménages augmentait d’environ
de référence est âgée de plus de 50 ans
augmenté.
20 % et que le nombre de ménages habi-
; dans le même temps, la surface
De même, les progrès énergétiques ont
tant en centre ville (hors agglomération
moyenne des logements des moins de
davantage profité aux ménages aisés
parisienne) stagnait. Ainsi en 2006, 37 %
30 ans s’est sensiblement resserrée
pour lesquels le poids de la facture éner-
des ménages habitent en banlieue ou
(– 10 m2 en moyenne), et celle des
gétique dans la consommation a baissé
dans une zone périurbaine, soit 4 points
ménages d’âge intermédiaire est restée
d’un tiers depuis 1985, contre un quart
de plus qu’en 1985 (tableau 2).
stable.
pour les ménages les plus pauvres.
Or, les caractéristiques de l’habitat et les
En 1985, l’équipement électrique des
Signe d’un accroissement des inégalités
dépenses énergétiques qui en découlent
ménages se résumait au lave-linge, au
dans ce domaine, le rapport entre l’effort
diffèrent de manière très marquée selon la
réfrigérateur et à la télévision. Ces vingt
énergétique des 20 % des ménages les
densité du tissu résidentiel. Les logements
dernières
années,
sont
apparus
plus pauvres et celui des 20 % les plus
des centres villes sont plus petits
les lave-vaisselle,
fours à micro-onde,
aisés est ainsi passé de 1,22 en 1985 à
(83 m2 en moyenne en 2006) que ceux
magnétoscopes et lecteurs DVD, consoles
1,36 en 2006. Les écarts se sont aussi
des banlieues (92 m2), eux-mêmes plus
de jeux vidéo, ordinateurs et téléphones
accentués entre milieux d’habitation au
petits que ceux du milieu rural (110 m2).
portables. Les ménages ont eu également
détriment des ruraux et entre tranches
Enfin, l’étalement urbain est allé de pair
tendance à multiplier le nombre de télévi-
d’âge au détriment des ménages les
avec le développement de l’automobile.
seurs : aujourd’hui un ménage sur deux
plus âgés. En effet, les ménages ruraux
Les ménages habitant de plus en plus
possède au moins deux postes de télévi-
et les plus de 50 ans ont des logements
loin de leur lieu de travail ont davantage
sion (source Médiamétrie).
plus grands et davantage de véhicules.
recours à un véhicule personnel. Ainsi,
on comptait en 1985 moins d’une voiture
par ménage en moyenne, contre 1,2 en
Les ménages aisés
Répartition des ménages
2006 (tableau 3). Le nombre de véhicules
ont davantage profité
par lieu de vie
en zones périurbaines est celui qui a le plus
des progrès techniques
en %
augmenté : + 40 %, contre + 10 % seule-
1985
2006
ment pour les ménages des centres villes
Compte tenu des facteurs influençant
Pôle urbain de Paris
17,5
18,7
(hors Paris) qui bénéficient de réseaux de
les
consommations
d’énergie,
la
Ville-centre
31,0
25,7
transports publics plus denses.
dépense en énergie n’a pas évolué de
Banlieue
15,1
18,7
la même façon pour tous les ménages.
Périurbain
17,2
18,0
Depuis 1985, les écarts se sont creu-
Espace à dominante rurale
18,5
18,9
Des logements de plus en plus
Total
100,0
100,0
sés entre d’une part, les ménages des
grands et de plus en plus équipés
zones périurbaines et rurales et d’autre
Champ : ménages métropolitains.
Source : Insee, enquêtes Budget de famille 1985 et 2006.
part ceux des centres-villes (tableau 5).
Entre 1985 et 2006, la surface des
Les habitants des centres-villes ont été les
Nombre de véhicules
logements a augmenté en France de
premiers à bénéficier de l’amélioration de
automobiles par ménage
Évolution quinquennale de l’effort énergétique des ménages
1985
2006
%
Pôle urbain de Paris
0,8
1,0
12
Carburant (Comptabilité nationale)
Logement (comptabilité nationale)
Ville-centre
0,9
1,0
Carburant (Budget de famille)
Logement (Budget de famille)
Banlieue
1,1
1,4
10
Périurbain
1,1
1,6
Espace à dominante rurale
1,0
1,3
8
Ensemble
1,0
1,2
Champ : ménages métropolitains.
6
Source : Insee, enquêtes Budget de famille 1985 et 2006.
4
Taille des logements
en m²
2
1985
2006
Pôle urbain de Paris
67
79
0
Ville-centre
79
78
1970
1974
1978
1982
1986
1990
1994
1998
2002
2006 2008
Banlieue
87
94
Lecture : Un ménage consacrait 11,8 % de son budget à l’énergie en 1985 selon les comptes nationaux. L’estimation à partir des
Périurbain
93
110
enquêtes Budget de famille est de 11,6 %. Les parts budgétaires sont calculées en excluant pour les deux sources les loyers
Espace à dominante rurale
91
104
imputés de la consommation totale des ménages : les chiffres diffèrent donc de la part budgétaire au sens de la comptabilité
Ensemble
83
92
nationale.
Champ : ménages métropolitains.
Champ : ménages métropolitains.
Source : Insee, Comptabilité Nationale et enquêtes Budget de famille 1985, 1989, 1995, 2001 et 2006, calculs des auteurs.
Source : Insee, enquêtes Budget de famille 1985 et 2006.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
Milieu d’habitation : le découpage du terri-
Effort énergétique selon le type de ménage rapporté à l’effort moyen
INSEE
toire utilisé ici distingue 5 zones.
en %
1 - Pôle urbain de Paris : constitué de 396
Logement
Transport
Ensemble
communes de l’aire urbaine parisienne.
PREMIERE
1985
2006
1985
2006
1985
2006
2 - Ville-centre : une unité urbaine est un
ensemble d’une ou plusieurs communes
Milieu d’habitation
présentant une continuité du tissu bâti et
Pôle urbain de Paris
75
69
70
67
73
68
comptant au moins 2 000 habitants. Si une
Ville-centre
92
83
98
88
95
85
commune abrite plus de 50 % de la popula-
Banlieue
101
96
104
106
102
101
tion de l’unité urbaine, elle est seule
Périurbain
123
123
119
128
121
125
ville-centre. Sinon, toutes les communes
Espace à dominante rurale
121
144
118
122
120
134
qui ont une population supérieure à la
Quintile de niveau de vie
moitié de la population de la commune la
Q1
118
129
97
93
109
114
plus peuplée ainsi que cette dernière sont
Q2
115
118
96
103
106
112
villes-centres.
Q3
104
103
102
114
103
108
3 - Banlieue : les autres communes d’une
Q4
96
94
107
107
101
99
unité urbaine constituent la banlieue de
Q5
83
81
97
87
89
83
celle-ci.
Âge de la personne de référence
4 - Communes
périurbaines
:
sont
Moins de 30 ans
71
63
114
103
90
80
situées hors des villes-centres et de la
De 31 à 40 ans
85
82
108
104
95
91
banlieue et sont caractérisées par le fait
De 41 à 50 ans
94
87
110
109
101
96
qu’au moins 40 % de la population rési-
De 51 à 60 ans
108
98
105
113
106
104
dente ayant un emploi travaille dans le pôle
De 61 à 70 ans
129
126
79
93
107
112
ou
dans
des
communes
attirées
par
Plus de 70 ans
161
169
41
57
108
121
celui-ci.
Ensemble
100
100
100
100
100
100
5 - Espace à dominante rurale : regroupe
Lecture : les ménages habitant le pôle urbain de Paris avaient en 1985 un taux d’effort énergétique pour le transport égal à 70%
l’ensemble des petites unités urbaines et
du taux d’effort énergétique moyen pour le transport de l’ensemble des ménages métropolitains en 1985.
communes rurales.
Champ : ménages métropolitains.
Personne de référence du ménage : est
Source : Insee, enquêtes Budget de famille 1985 et 2006.
déterminée à partir de la structure familiale
Les évolutions structurelles ont donc
où les coûts des énergies importées débu-
du ménage et des caractéristiques des indi-
accentué
les
inégalités
existantes.
tent une forte ascension.
vidus qui le composent. Il s’agit le plus
Celles-ci
sont
interconnectées,
les
D’après les comptes nationaux, qui sont la
souvent de l’homme du couple, s’il y a un
source de référence pour le calcul des coef-
couple, ou du parent de la famille monoparen-
ménages ruraux cumulant par exemple
ficients budgétaires, la part de l’énergie
tale, en donnant priorité à l’actif le plus âgé.
un certain nombre de caractéristiques
s’élèverait à 8,6 % du budget des ménages
pénalisantes : ils sont
plus souvent
en 2006, contre 8,4 % selon l’enquête
âgés, chauffés au fioul, vivant en loge-
Budget de famille.
ment individuel plus grand etc.
Bibliographie
Source
Définitions
« Le budget " énergie du l ogement " :
La première enquête « Budget de famille »
Énergie pour le logement : les dépenses
les déterminants des écarts entre les
utilisée ici fut menée en 1984 et 1985, période
d’énergie pour le logement regroupent les
ménages », L. Calvet, F. Marical, Le
marquée par des tarifs énergétiques très
dépenses
d’électricité,
de
gaz,
de
point sur n° 56 - Juin 2010, commissa-
élevés à la veille du contre-choc pétrolier de
butane-propane, de combustibles liquides
riat
général
au
développement
1986. Les deuxième (1989) et troisième
(fioul, mazout, pétrole) et de combustibles
durable.
(1994-1995) vagues interviennent entre 1986
solides (bois, charbon, coke).
« La facture énergétique des ménages serait
et 1999, période caractérisée par des prix
Budget : il représente l’ensemble des
10 % plus faible sans l’étalement urbain
modérés du gaz et du fioul, à un niveau de
dépenses de consommation d’un ménage.
des 20 dernières années » L. Calvet, F. Mari-
l’ordre de 20 % plus bas que celui de 1985. La
En sont donc exclues les dépenses d’inves-
cal, S. Merceron et M. Theulière, France,
quatrième enquête (2001) succède à la
tissements comme les achats immobiliers,
portrait social - édition 2010, à paraître.
forte hausse des cours des combustibles
les gros travaux et les placements financiers
« Consommation d’énergie : autant de
de 2000, et représente donc un point relati-
qui correspondent à de l’épargne et non à de
dépenses
en
carburant
qu’en
énergie
vement haut. Enfin, la dernière collecte (de
la
consommation.
Les
remboursements
domestique » D. Besson, Insee Première
mi-2005 à mi-2006) se termine au moment
d’emprunt ne sont pas pris en compte.
n° 1176, février 2008.
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr (rubrique Publications)
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