Économe, facile à vivre
et bien intégrée,
une maison
pour vivre
mieux
L’ H A B I TAT I N D I V I D U E L
Économe, facile à vivre et bien intégrée,
une maison pour vivre mieux
SOMMAIRE
• La maison de vos rêves ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
• Du confort sans gaspiller l’énergie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
• Savoir économiser l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
• Bien gérer ses déchets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
• Polluants, humidité, bruit, comment les supprimer ? . . . . 20
• Et en partant de zéro… . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
• Un partenaire pour chasser le CO2 chez vous . . . . . . . . . . 35
• L’ADEME . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
GLOSSAIRE
CESI : chauffe-eau solaire individuel .
CO (monoxyde de carbone) : gaz se dégageant quand on fait
brûler du gaz, du bois, du fioul, du charbon, etc ., dans une
atmosphère appauvrie en oxygène . Inodore, incolore mais très
toxique, il est mortel à très faible dose .
Effet de serre : phénomène naturel de rétention du rayonne-
ment infra-rouge dans l’atmosphère terrestre . Il a pour consé-
quence l’existence sur terre d’une température favorable au
développement de la vie . L’augmentation de la concentration
atmosphérique des gaz qui le provoque, issus des activités
humaines, est à l’origine d’un réchauffement qui pourrait bou-
leverser les climats de la planète .
Radon : gaz radioactif . Agent du cancer du poumon, il provient
surtout des sous-sols granitiques et volcaniques .
Système solaire combiné : installation comportant des capteurs
solaires thermiques et qui assure à la fois la production d’eau
chaude sanitaire et le chauffage de la maison .
PLU (Plan Local d’Urbanisme) : document destiné à exposer l’en-
semble d’une politique communale en matière d’urbanisme et
la façon dont est envisagé le développement urbain . Il remplace
le POS (plan d’occupation des sols) .
PPR (Plan de Prévention des Risques) : document élaboré par
l’État et imposant des prescriptions strictes (interdictions régle-
mentaires, etc .) en matière de prévention des risques naturels .
Il constitue une servitude d’utilité publique s’imposant aux
documents d’urbanisme . Le DICRIM (document d’information
communal sur les risques majeurs) en expose, pour le grand
public, les données indispensables .
VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée) : système assurant le
renouvellement de l’air d’un local à l’aide d’un ventilateur
électrique .
2
la maison
de vos rêves ?
Vous songez à faire bâtir ?
Vous envisagez la rénovation de votre maison ?
Vous êtes tout simplement soucieux, au jour le jour,
de la qualité des conditions de vie dans votre logement
et de leur incidence sur l’environnement ?
Entre des gestes simples qui ne remettent en cause
que quelques habitudes, des investissements malins à
faire de temps à autres et des grosses dépenses à plani-
fier de longue date, mille pistes s’offrent à vous : votre
maison peut être saine, agréable à vivre, confortable et
économe. Ainsi, vous pouvez améliorer votre qualité
de vie sans pour autant dégrader la qualité de votre
environnement.
3
du confort sans gaspiller
l’énergie
Les ménages consomment près de la moitié de l’énergie
produite en France pour leurs besoins domestiques.
En modifiant son comportement ou ses choix d’in-
vestissements, chacun d’entre nous possède une vraie
marge de manœuvre pour réduire sa consommation
d’énergie : quelques habitudes qui évoluent et des
dépenses judicieuses permettent, à confort égal, une
efficacité énergétique bien meilleure à la maison et
une facture allégée.
Électricité
spécifique
17 %
Chauffage
REFLEXES
65 %
MALINS
Eau chaude
11,5 %
Cuisson
6,5 %
DEPENSES
Consommation d’énergie dans les résidences principales
ASTUCIEUSES
Source : CEREN, Les chiffres clés du bâtiment, Édition 2009, ADEME.
Consommer de l’énergie,
une nécessité mais des conséquences
Nous avons besoin d’énergie dans nos logements pour nous
chauffer, nous éclairer, cuisiner, nous laver, faire fonctionner
les multiples appareils qui facilitent notre vie, améliorent notre
bien-être ou occupent nos loisirs .
Ces consommations énergétiques ne sont pas sans effets sur
notre environnement : nous participons ainsi à l’aggravation
de l’effet de serre et aux changements climatiques qui en
découlent, à l’épuisement des réserves non renouvelables, à
l’accumulation de polluants et de déchets .
Ainsi notre vie quotidienne a-t-elle une incidence planétaire .
En prendre conscience est important, agir pour en limiter les
DECISIONS
impacts est primordial .
MAJEURES
4
L’énergie la moins chère,
c’est celle qu’on ne dépense pas
■ Un poste gourmand :
chauffage et eau chaude sanitaire
Qui ne rêve pas de
voir fondre sa fac-
ture de chauffage et
d’eau chaude ? Pour
F
y parvenir, inutile
Chauffage
ACTURE
30°
de faire de sa mai-
son une banquise, ni
20°
de se laver à l’eau
froide .
■ Surveiller les radiateurs
19 °C dans les pièces à vivre, 16 °C dans les chambres,
c’est bon pour la santé, le porte-monnaie et l’envi-
ronnement . Un degré de moins, de 20°C à 19°C, c’est
REFLEXES
peut-être un pull en plus, mais c’est surtout 7 % de
MALINS
consommation en moins .
■ Régler la température de l’eau chaude
55 à 60 °C pour l’eau chaude sanitaire, c’est assez
pour limiter le développement de bactéries patho-
gènes, mais pas trop, pour éviter l’entartrage du
chauffe-eau .
■ Entretenir la chaudière
C’est nécessaire pour votre sécurité, pour la « santé »
de votre chaudière (moins de risques de panne, lon-
gévité accrue du matériel) et celle de vos finances
DEPENSES
(une chaudière régulièrement entretenue : 8 à 12 %
ASTUCIEUSES
d’énergie consommée en moins) . Et c’est obligatoire
tous les ans …
■ Améliorer les radiateurs existants
Pour que vos radiateurs consomment moins d’éner-
gie sans les changer, équipez-les d’un robinet ther-
mostatique qui va les maintenir à la température
choisie, compte tenu du type d’occupation de la
pièce (chambre ou séjour) et des apports gratuits de
chaleur (exposition sud, etc .) .
■ Empêcher la chaleur de s’échapper …
… c’est une façon économique de se chauffer : en
isolant le toit, les murs de la maison ou les planchers
DECISIONS
bas, en optant pour des fenêtres à double vitrage (un
MAJEURES
5
double vitrage à isolation renforcée améliore votre
confort et permet de faire des économies de chauf-
fage) et en veillant à l’étanchéité du bâti . Attention !
Une maison bien isolée doit être bien ventilée pour
éviter les problèmes d’humidité .
Et l’eau chaude ? Ne la laissez pas refroidir dans les
tuyaux, calorifugez-les .
■ Acheter une chaudière performante
Votre chaudière a 20 ans ? Changez-la ! En optant pour
une chaudière à condensation, vous économiserez 15 à
20 % de votre consommation par rapport à un modèle
standard . En plus, votre installation polluera moins et
produira moins de gaz à effet de serre .
■ Réguler et programmer le chauffage
Un chauffage intelligent qui vous fasse faire des éco-
REFLEXES
nomies ? C’est possible : vous consommerez environ
MALINS
10 à 25 % de moins avec un système de régulation
(qui commande le chauffage en fonction d’une tem-
pérature choisie) et avec une horloge de programma-
tion (qui réduit automatiquement la température la
nuit ou quand la maison est vide) .
Renseignez-vous sur les aides financières (crédit d’im-
pôt en particulier) qui peuvent accompagner les
achats de matériaux d’isolation, de chaudières per-
formantes ou d’équipements de régulation et de
programmation du chauffage .
Pour en savoir plus, consultez les guides pratiques de L’ADEME :
« Les aides financières habitat », « L’isolation thermique »,
« Chauffage, régulation et eau chaude », « Rénovation :
la réglementation thermique » et « L’entretien des chaudières ».
■ Du bon usage de l’électricité
DEPENSES
Il n’y a pas d’autre moyen, pour faire marcher un réfri-
ASTUCIEUSES
gérateur, une télévision, un ordinateur ou une machine
à laver, que de les brancher à la prise de courant la plus
proche : ce sont les usages spécifiques de l’électricité .
Informatique
Lavage
Audiovisuel
Éclairage
14,9 %
E 2008.
14,5 %
20,0 %
Froid
ECDO
12,8%
Autres
14,4%
23,3 %
et REM
EREN
Source : C
Répartition des consommations d’électricité moyennes par usage
hors chauffage et production d’eau chaude sanitaire.
Consommation d’électricité d’un ménage français hors chauffage et eau chaude :
2 700 kWh / an.
6
Les équipements de loisirs (informatique et audiovisuel)
sont devenus le premier poste de consommation (34,5 %
de l’électricité spécifique consommée) . Attention de ne
pas vous suréquiper .
Enfin, même si les veilles font individuellement de
grands progrès de sobriété énergétique, leur consom-
mation globale reste élevée car elles se multiplient dans
les logements .
■ Faire sécher le linge à l’air libre
Attention au sèche-linge qui est un gros consomma-
teur d’énergie ! . Profitez de l’air libre ou d’un local
REFLEXES
bien ventilé pour faire sécher votre linge : c’est très
MALINS
rentable …
■ Bien utiliser les appareils ménagers
Des conseils et des astuces pour une utilisation économe
dans le guide pratique de L’ADEME :
« Les équipements électriques ».
■ Surveiller les veilles
Qu’est-ce qui consomme de 300 à 500 kWh par an
sans rien produire en échange ? Réponse : les veilles
des téléviseurs, chaînes Hi-Fi, décodeurs, ordinateurs,
fours… La plupart sont inutiles . Déconnectez donc
ces appareils quand ils ne sont pas en service .
■ Acheter avec l’étiquette énergie
Vous pouvez diviser la consommation électrique de
votre réfrigérateur ou de votre congélateur par 3
DEPENSES
en remplaçant un appareil de type C par un appareil
ASTUCIEUSES
plus performant signalé par la lettre A++ sur l’éti-
quette énergie . Cette étiquette figure aussi sur les
lave-linge, les lave-vaisselle, les sèche-linge, les fours
électriques et certaines lampes . Les classe A+ et A++
n’existent cependant pas pour ces types d’appareils
(cf p . 14) .
7
■ Éclairer efficacement
Les ampoules « basse consommation » durent 8 fois
plus que les ampoules à incandescence et permettent
de réaliser entre 75 et 80 % d’économies d’énergies
DEPENSES
par rapport à une ampoule à incandescence . Ces
ASTUCIEUSES
dernières, trop gourmandes en énergie, ne sont pro-
gressivement plus fabriquées .
■ Bien concevoir la cuisine
Vous faites refaire votre cuisine ? Pourquoi ne pas en
profiter pour faciliter les économies d’électricité :
• prévoyez une largeur suffisante pour le réfrigé-
DECISIONS
rateur . Les appareils performants sont parfois plus
MAJEURES
DECISIONS
larges (66 cm au lieu de 60) car leur isolation est plus
MAJEURES
épaisse ;
• réservez-lui un emplacement loin du four ou du
radiateur, et le moins ensoleillé possible ;
• placez le plan de travail de façon à profiter au
maximum de la lumière du jour .
Énergies renouvelables et confort durable
■ Le bois : la combustion sans l’effet de serre
Le bois est une source d’énergie neutre par rapport à
l’effet de serre, puisqu’en brûlant, il libère le gaz car-
bonique qu’il avait fixé lors de sa croissance . C’est aussi
une source d’énergie renouvelable (à condition d’en-
tretenir et de régénérer les forêts dont il provient) .
Agrément d’un feu dans la cheminée ou efficacité
d’une chaudière moderne, le bois vous offre de plus
une vaste palette de moyens de chauffage .
Pour en savoir plus, consultez les guides pratiques de l’ADEME :
« Le chauffage au bois » et « Les aides financières habitat ».
DECISIONS
■ Brûler le bon bois
MAJEURES
Les bois humides ou de récupération polluent d’avan-
tage en brûlant et encrassent plus le matériel que le
REFLEXES
bois de chauffage bien sec . La marque « NF Bois de
MALINS
chauffage » par exemple garantit un bon niveau de
performance du combustible .
8
■ Remplacer la cheminée par un insert,
un foyer fermé ou un poêle
Pour une même qualité de chauffage, ils consom-
DEPENSES
ment moins de bois . Celui-ci, brûlé dans de meilleures
ASTUCIEUSES
conditions, dégage moins de polluants et restitue une
plus grande quantité de chaleur . Des aides financiè-
res (crédit d’impôt, etc .) peuvent vous aider à vous
équiper .
■ Choisir des équipements de qualité
Les constructeurs ayant signé la charte de qualité
« Flamme Verte » s’engagent à commercialiser des
matériels de qualité : performants, économes, sûrs et
DECISIONS
peu polluants . Des aides financières (crédit d’impôt,
MAJEURES
etc .) peuvent vous aider à vous équiper .
■ Le solaire thermique, pour le chauffage
et l’eau chaude
Choisir l’énergie solaire pour participer au chauffage
de l’eau et de la maison, c’est miser sur une énergie
renouvelable, non polluante, gratuite, facilement dis-
ponible et aisément transformable .
les chauffe-eau solaires individuels (CESI, pour produire
de l’eau chaude sanitaire) et les systèmes solaires combi-
nés (SSC ou COMBI, pour produire l’eau chaude sanitaire
et l’eau de chauffage) sont des systèmes robustes et
fiables qui demandent peu d’entretien .
Pour en savoir plus, consultez les guides pratiques de l’ADEME :
« Le chauffage et l’eau chaude solaires », « Le chauffe-eau
solaire individuel »et « Les aides financières habitat ».
■ Chauffer l’eau sanitaire
Un chauffe-eau solaire performant et bien installé
peut couvrir 50 à 70 % des besoins de la maison, où
que vous viviez en France . L’État (sous forme de cré-
DECISIONS
dit d’impôt), certaines collectivités locales et certains
MAJEURES
organismes accordent des primes pour l’installation
d’un CESI .
■ Chauffer la maison
Un système de chauffage solaire couvre entre 25
et 60 % des besoins annuels d’eau chaude et de
chauffage, selon la région et la taille de l’installation .
Fonctionnant souvent avec un plancher chauffant
basse température, il procure un excellent confort .
Des aides financières spécifiques (crédit d’impôt en
particulier) réduisent fortement son surcoût par rap-
port à un chauffage classique .
9
■ Un maison qui boit le soleil
Installer une serre ou une véranda au sud apporte
de la chaleur en hiver (sans y installer un appareil de
chauffage) et crée un espace tampon entre intérieur
et extérieur . Bien conçue, elle peut diminuer les
besoins de chauffage . Mais pour éviter qu’elle ne soit
un vrai four en été, il faut prévoir une toiture opaque
ou un volet protecteur et une ventilation efficace
(ouvrants en partie haute et basse pour évacuer la
chaleur) .
■ La pompe à chaleur :
quand la chaleur vient du jardin
■ Toutes sortes de pompes à chaleur
Les pompes à chaleur géothermiques ou sur air utili-
sent les calories stockées dans le sol, l’eau des nappes
DECISIONS
phréatiques ou l’atmosphère . Elles fournissent ainsi
MAJEURES
une partie du chauffage et / ou de l’eau chaude
sanitaire en réduisant notablement votre facture
d’électricité .
Leur achat peut donner droit à des aides financières
(crédit d’impôt, etc .) si leur coefficient de performan-
ce est supérieur ou égal à 3,4 (2,5 ou 2,9 pour les PAC
assurant la production d’eau chaude sanitaire) .
Pour en savoir plus, consultez les guides pratiques de l’ADEME :
« Les pompes à chaleur » et « Les aides financières habitat ».
10
Une réglementation thermique
pour les bâtiments existants
Depuis novembre 2007, la réglementation thermique encadre
les travaux que les particuliers entreprennent dans leur loge-
ment pour diminuer ses besoins en énergie .
Cette réglementation n’oblige pas à réaliser ces travaux mais
fixe des performances à respecter, pour les matériaux d’isola-
tion et pour des équipements de chauffage (chaudières à gaz
ou a fioul, chauffage électrique, pompes à chaleur, chaudières
à bois), de production d’eau chaude, de ventilation et de
climatisation .
Pour en savoir plus, consultez le guide pratique de l’ADEME :
« Rénovation : la réglementation thermique ».
■ La production électrique à la maison
Maison équipée de modules photovoltaïques, dans le Doubs
Si vous habitez un site isolé non desservi par le réseau
de distribution électrique, des énergies renouvelables
(solaire et éolienne surtout) sont disponibles . Des
techniques aujourd’hui simples et fiables permettent
d’exploiter ces gisements (modules photovoltaïques et
aérogénérateurs) et d’alimenter une ferme, un refuge
en montagne, etc ., sans pollution et sans rejet de gaz
à effet de serre .
Mais même si vous êtes raccordé au réseau, vous pou-
vez vous équiper de modules photovoltaïques et reven-
dre votre production à la compagnie d’électricité à un
tarif intéressant .
L’achat de certains équipements de production d’élec-
tricité à partir des énergies renouvelables peut donner
droit à des aides financières (crédit d’impôt, etc .) .
Pour en savoir plus, consultez les guides pratiques de l’ADEME :
« L’électricité solaire photovoltaïque » et
« Les aides financières habitat ».
11
savoir économiserl’eau
En France, en 2009, chaque personne consomme
en moyenne 165 litres d’eau potable par jour. Nous
l’utilisons pour la boisson et la cuisine, bien sûr, mais
aussi pour la toilette et les toilettes, la lessive et la vais-
selle, l’arrosage du jardin, le lavage de la voiture…
Parmi ces usages, tous, loin de là, ne nécessitent pas de
l’eau potable. Et il y a les fuites, les gaspillages…
Des robinets en bon état, des appareils économes, des
aménagements de nos habitudes permettent de subs-
tantielles économies.
t 39%
Bains e
douches
20%
re 6%
WC
oitu 6%
REFLEXES
MALINS
e 12% 10%
vage v yage
Lessiv
6% , la netto
Vaisselle
rosagevers,
Cuisine
1%
Ar Di
Boisson
Consommation d'eau des m
énages :
Consommation d’eau des ménages : part de chaque usage
Source : étude « La
par
consommation t de chaque usa
d’eau en France : état des
ge
lieux », 10 / 06 / 02, CEMAGREF et
École nationale du Génie de Source :
l’Eau et La maison des n
de
é
l’Environnement gaw
de atts, T. Salomon et S.
Strasbourg.
Bedel, éd. Terre Vivante.
Fuites perfides
Les réseaux de distribution d’eau potable, si bien entretenus
et surveillés soient-ils, sont sujets à des fuites . En France, on les
estime en moyenne à 25 % * des quantités d’eau distribuées .
Elles peuvent atteindre 40 % par endroits .
À la maison aussi, les petites fuites ne sont pas à traiter à la
légère : un robinet qui goutte gaspille jusqu’à 100 l / j * . Une
fuite de chasse d’eau, c’est jusqu’à 1 000 l / j * d’eau potable qui
partent directement à l’égout . Cela vaut la peine de se faire un
peu plombier et d’apprendre à changer un joint !
* Source : MEDDTL
12
Les économies d’eau : les petites gouttes font
les grandes rivières
En traquant les gaspillages, les
fuites, les usages peu judicieux
de l’eau potable, on fait des éco-
nomies d’eau importantes . Une
famille de 4 personnes peu sou-
cieuse de sa consommation d’eau
et mal équipée (pas de lave-linge
ou de lave-vaisselle économes,
robinets qui fuient, etc .) consom-
me deux fois plus d’eau par an
qu’une famille économe .
Pour en savoir plus, consultez les guides pratiques de l’ADEME :
« Les équipements électrique » et
« Le chauffage, la régulation et l’eau chaude ».
■ Robinets : savoir les fermer,
les ouvrir à bon escient
12 litres par minute : c’est le débit courant d’un robi-
net . Si on laisse couler l’eau en se lavant les dents, on
REFLEXES
MALINS
gaspille environ 10 000 litres d’eau par an .
■ Surveiller les fuites
C’est facile en notant, la nuit à quelques heures
d’intervalle, les volumes d’eau précis sur l’index du
compteur . Cela permet de repérer rapidement une
fuite, d’intervenir vite et de limiter le gaspillage.
■ Au jardin aussi
Arroser au pied des plantes le soir, biner régulière-
ment et pailler le sol, choisir des plantes résistantes
à la sécheresse : autant de moyens pour économiser
l’eau au jardin .
■ Préserver l’eau en polluant moins
Certains produits provoquent des pollutions dange-
reuses difficiles et coûteuses à éliminer : ne pas jeter
les produits de bricolage dans l’évier ou des piles
dans la rue (elles se retrouvent dans les égouts !)
limite cette grave nuisance .
13
■ Limiter les débits
À adapter sur les robinets ou le flexible de douche,
certains dispositifs permettent de limiter la consom-
DEPENSES
mation tout en conservant une même efficacité
ASTUCIEUSES
d’utilisation : réducteurs de débit, aérateurs, « stop-
douche », douchettes à turbulence, etc .
Ainsi, certains aérateurs (classe Z ou Z+) permettent
de diviser par 2 le débit d’un robinet standard, avec
le même confort .
■ Économiser l’eau dans les toilettes
Une chasse d’eau à double débit consomme au choix
3 ou 6 l d’eau (chasse d’eau récente : 7 l) . Elle permet
une économie annuelle d’environ 30 m3 pour une
famille de 4 personnes .
■ Choisir des appareils ménagers sobres
Un lave-linge performant consomme environ 40 litres
d’eau pour une lessive sans prélavage, un lave-vais-
selle sobre seulement 15 litres .
Laissez-vous guider, lors d’un achat, par l’étiquette
énergie, qui indique la consommation d’eau des
appareils, ou l’écolabel européen, attribué à des
appareils sobres .
DEPENSES
■ Et l’eau chaude ?
ASTUCIEUSES
Économiser l’eau chaude, c’est économiser à la fois
l’eau et l’énergie nécessaire à son chauffage . Un
robinet mitigeur économise 10 % d’eau par rapport
à un robinet mélangeur classique . Un robinet ther-
mostatique, plus coûteux, est encore plus efficace :
jusqu’à 30 % d’économie, et un confort d’utilisation
supérieur .
L’eau de pluie, une ressource
qui tombe du ciel
200 litres d’eau, c’est ce qu’il faut pour laver la voiture.
Pour arroser le jardin, comptez 15 à 20 litres par mètre
carré . Quel dommage d’utiliser l’eau potable pour ces
usages, alors qu’il existe une ressource gratuite, abon-
dante et facilement récupérable : la pluie !
Une surface de toit de 100 m2 en reçoit par an 65 m3
à Paris, 110 à Brest et 80 à Nice . En récupérant et en
stockant une partie de cette eau pour la réutiliser au
bon moment, on fait de sérieuses économies .
14
■ Installer une citerne
Il en existe de toutes contenances, de la petite cuve
de 200 l au réservoir enterré de 5 000 l ou plus .
DEPENSES
Équipée d’une pompe, une citerne peut alimenter un
ASTUCIEUSES
réseau d’arrosage automatique .
Si vous disposez d’un puits dans votre jardin, l’ins-
tallation d’une pompe vous permettra d’en utiliser
l’eau . Une analyse de sa qualité est malgré tout
recommandée . Depuis le 1er janvier 2009, il faut
déclarer son puits en mairie. Veillez aux éventuelles
pollutions de la nappe et à ses variations de niveau .
Pour en savoir plus sur les puits et forages domestiques
et pour savoir comment déclarer un puits, consultez le site
www.forages-domestiques.gouv.fr
15
bien gérer
ses déchets
Chaque année, chaque français jette environ 390 kg
de déchets et en apporte environ 200 kg en déchèterie.
Pour une famille de quatre personnes, cela équivaut à
plus de 2 tonnes !
Alors, réduction à la source, tri, recyclage, compostage,
mise en déchèterie, nous avons le choix : les solutions
existent pour réduire le volume de nos déchets, les
valoriser et diminuer leurs nuisances.
Papiers et
Matières
cartons
organiques
21,5 %
32,2 %
Autres *
19,4 %
Verre
12,7 %
Plastiques
11,2 %
Métaux
3 %
REFLEXES
MALINS
Déchets des ménages : composition de la poubelle
Source : MODECOM 2007-2008
* : textiles, combustibles et incombustibles divers, matériaux complexes, déchets dangereux
des ménages.
Comment s’en débarrasser ?
Jusque dans les années 80, l’essentiel des déchets des ménages
partait en décharge . L’augmentation des tonnages à traiter a
rendu indispensable la mise en place d’une véritable politique
de gestion de ces ordures ménagères .
À l’heure actuelle, elle s’articule autour de trois grands axes :
d’abord la prévention (réduction de la quantité et de la noci-
vité des déchets produits), ensuite la valorisation (recyclage,
compostage, incinération avec récupération énergétique),
enfin le dépôt dans des centres de stockage .
16
Pour en savoir plus, consultez les guides pratiques de l’ADEME :
« Les déchets des ménages », « Les déchets dangereux des
ménages », « Le compostage domestique » et « Acheter et
consommer mieux ».
La prévention
Des initiatives variées se développent et les solutions de
prévention existent . De plus en plus d’industriels et de
distributeurs proposent aujourd’hui des éco-produits
(produits qui génèrent moins d’impacts sur l’environ-
nement tout au long de leur cycle de vie par rapport à
un produit similaire et de qualité équivalente) . Mais le
rôle du consommateur au quotidien est fondamental :
par ses choix de consommation, par une utilisation
adaptée de produits, par son implication lors du tri des
déchets .
■ Y penser au moment des achats
• en évitant les produits jetables, en choisissant ceux
qui durent plus longtemps ;
REFLEXES
• en privilégiant les produits achetés en vrac, les
MALINS
« écorecharges » et les produits concentrés (à condi-
tion de respecter les doses prescrites) ;
• en choisissant des produits recyclables ou fabriqués
à partir de matériaux recyclés ou renouvelables ;
• en préférant les produits portant un écola-
bel (écolabel européen ou écolabel français « NF
Environnement ») . Ils garantissent la qualité de l’usa-
ge du produit et la limitation de ses impacts sur l’en-
vironnement (www.ecolabels.fr) .
17
Le tri et le recyclage : un gisement
de « matières premières » à disposition
Les déchets contiennent des matériaux réutilisables .
En les récupérant grâce au tri et en les traitant, ils
sont prêts à vivre une deuxième vie .
■ Respecter les consignes de tri
de votre commune
Séparer, à la maison, les matériaux recyclables par
REFLEXES
familles (journaux et cartons, verre, aluminium, plas-
MALINS
tique) est une condition essentielle de l’efficacité de
la collecte sélective .
■ Utiliser la déchèterie
On y trouve les bennes appropriées pour déposer les
gravats, les déchets de jardin, les déchets encom-
brants, certains produits dangereux (peintures, sol-
vants, etc .) ou les encombrants .
■ S’informer des collectes spécifiques
La déchèterie n’est pas la seule solution pour les pro-
duits toxiques et les encombrants :
• certains garagistes récupèrent les huiles, certains
magasins, les piles, les LBC (lampes basse consomma-
tion) et les DEEE (déchets d’équipements électriques
et électroniques) et des collectivités organisent des
ramassages de produits dangereux par camion . Enfin,
les pharmaciens récupèrent les médicaments non uti-
lisés ou périmés ;
• la collecte des encombrants peut se faire différem-
ment selon les communes : collecte au porte-à-porte,
(très pratique pour personnes âgées ou handicapées)
ou collecte sur des points de regroupement (mise à
disposition de bennes pendant quelques jours à des
périodes précises) .
■ Jeter utile : les associations caritatives
REFLEXES
Elles collectent, réparent puis revendent ou donnent
MALINS
les appareils ménagers, les meubles, les vêtements
que l’on jette . Pour ce qui est trop abîmé, certaines
d’entre elles prélèvent des pièces détachées et recy-
clent ou font recycler les matériaux .
DEPENSES
ASTUCIEUSES
18
Des déchets bons pour le jardin : le compostage
Fabriquer un amendement de qualité pour le jar-
din en limitant le volume des déchets ménagers :
c’est cela, le compostage . En prenant quelques
précautions simples, on peut composter tous les
déchets organiques de la maison : déchets de cui-
sine, déchets de jardin, papier, cendres, sciure…
■ Faire un tas de compost
C’est la façon la plus souple de procéder . Il faut
avoir la place nécessaire, si possible hors de vue du
REFLEXES
voisinage .
MALINS
Le tas est facile à faire et à surveiller : les déchets
sont visibles et accessibles . Mais il est à la merci des
animaux (chiens, chats, rongeurs) et exposé au vent,
à la pluie, à la sécheresse . Le compostage y est assez
lent .
■ Acheter un composteur
Il en existe en bois, en métal ou en plastique . Fiez-
vous en particulier à ceux qui portent l’écolabel
français « NF Environnement ».
DEPENSES
ASTUCIEUSES
Un composteur est adapté aux petits jardins . Il
demande plus de soin qu’un compost en tas pour évi-
ter les dégâts de type sécheresse ou pourrissement . Le
compostage y est rapide .
19
polluants, humidité, bruit
comment les
supprimer ?
Nous passons 90 % de notre temps à l’intérieur (mai-
son, bureau, école, transports…) ! Il est donc primor-
dial qu’il y règne une atmosphère saine et calme, notre
santé et celle de nos proches en dépendent.
Dans nos logements de plus en plus isolés thermi-
quement, l’humidité et les polluants se concentrent,
dégradent le bâti et nuisent à notre santé. Un remède
à cela : une bonne ventilation.
Enfin, les nuisances sonores, en ville ou près d’activi-
tés bruyantes, nous rendent la vie difficile : limitons
leur impact et n’en produisons pas nous-mêmes !
Pour en savoir plus, consultez les guides pratiques de l’ADEME :
« La ventilation », « La lutte contre le bruit » et
« Un air de qualité ».
Une priorité : un air de qualité
■ L’air de la maison :
un cocktail parfois détonnant
Pour être parfaitement sain, l’air de notre maison
devrait être ni trop sec, ni surtout trop humide,
dépourvu ou presque de polluants chimiques, de
biocontaminants ou de poussières . On constate au
contraire une accumulation de produits nocifs et d’hu-
midité dans l’air que nous respirons .
Leurs sources ? Elles sont multiples : nos activités, les
matériaux de construction, les produits d’entretien et
de décoration, le mobilier, les appareils de chauffage,
nos animaux familiers, l’environnement extérieur, etc .
Les conséquences de leur présence ? Elles peuvent être
20
graves et sont toujours gênantes : dégradation du
bâti, inconfort, pathologies diverses, intoxications, etc .
Ces nuisances touchent plus gravement les personnes
fragiles (petits enfants, personnes âgées, malades) qui
passent la quasi-totalité de leur temps à la maison .
■ Aération, ventilation, précautions :
de quoi améliorer l’air intérieur
Renouveler l’air de la maison permet d’apporter l’oxy-
gène nécessaire tout en éliminant polluants et par-
ticules : c’est une nécessité . Mais il faut également
limiter les déperditions de chaleur qui accompagnent
le renouvellement d’air . La solution : trouver le juste
équilibre entre une isolation performante et une ven-
tilation efficace .
Attention ! Des appareils de chauffage d’appoint mal
entretenus ou mal réglés, des conduits d’évacuation
mal ramonés peuvent être à l’origine d’intoxications
graves, voire mortelles, par le monoxyde de carbone .
Allergies et affections pulmonaires,
des pathologies en hausse
En France, l’asthme touche près de 3,5 millions de personnes .
La fréquence de l’asthme est en constante augmentation . Les
pathologies respiratoires causent 30 000 décès par an et sont
ainsi la quatrième cause de mortalité dans notre pays .
Les causes de ces affections sont multiples . Cependant, la
qualité médiocre, sinon mauvaise, de l’air que nous respirons
dans nos logements semble porter une lourde responsabilité
dans ce constat .
21
■ Savoir aérer et laisser ventiler
On peut assurer une bonne ventilation sans gaspiller
trop de chaleur en ouvrant les fenêtres, radiateurs
fermés, pendant dix minutes par jour .
REFLEXES
MALINS
Pour que la ventilation d’une maison se fasse bien,
il ne faut jamais boucher les grilles hautes et basses
d’aération .
■ Bricolage : pratique à risque
Les produits utilisés sont souvent nocifs et certains tra-
DECISIONS
vaux produisent des poussières . Aérez soigneusement
MAJEURES
pendant et après les travaux et portez un masque
protecteur .
REFLEXES
MALINS
■ Éviter de fumer dans la maison
Le tabac est la première source de pollution dans
l’habitat et favorise, chez le fumeur et son entourage,
les maladies cardio-vasculaires et respiratoires . Il vaut
mieux ne pas fumer à la maison, surtout s’il y a des
DECISIONS
enfants, et aérer d’avantage si on le fait .
MAJEURES
■ Attention ! Monoxyde de carbone
N’utilisez pas les chauffages d’appoint au pétrole ou
au gaz en continu, ni pour chauffer une chambre ou
une pièce mal ventilée .
■ Entretenir le système de ventilation
Pour qu’il fonctionne bien, il faut nettoyer régulière-
ment les bouches d’extraction, les filtres et les entrées
DEPENSES
d’air . Un spécialiste assurera l’entretien complet de la
ASTUCIEUSES
VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée) tous les trois
ans environ .
■ Penser au ramonage
Il est obligatoire tous les ans et garantit le bon
fonctionnement des appareils de chauffage et votre
sécurité .
22
■ Employer les matériaux
et les produits les moins nocifs possibles
Privilégiez ceux qui portent l’écolabel européen ou
français « NF Environnement » .
■ Installer une VMC
Lors d’une rénovation importante, envisa-
gez l’installation d’une VMC si votre mai-
son n’est pas équipée . Selon la configuration de
DECISIONS
MAJEURES
votre logement, vous trouverez différents modè-
les dans une gamme de prix et de performances
étendues .
■ Et quand les polluants viennent de dehors ?
La ventilation avec de l’air frais venu de l’extérieur est
indispensable pour notre bien-être, notre santé et celle
de nos habitations . Quelques situations peuvent mal-
gré tout nous poser problème :
■ Pic de pollution : que faire ?
Aérer comme d’habitude, mais laisser la voiture au
garage ou, si l’on s’en sert, respecter les limitations
REFLEXES
de vitesse et de circulation . En revanche, en cas
MALINS
d’accident industriel entraînant une alerte grave à
la pollution (c’est heureusement rarissime), il faut
calfeutrer la maison et éteindre la VMC .
■ Radon : quels remèdes ?
Dans certaines régions au sous-sol graniti-
que ou volcanique, ce gaz radioactif peut s’ac-
DECISIONS
cumuler dans les maisons . Pour lutter contre ce
MAJEURES
phénomène, il faut aérer et ventiler les mai-
sons (surtout les sous-sols et vides sanitaires), et
améliorer l’étanchéité des planchers et des murs .
L’humidité, une nuisance majeure
Elle dégrade le bâti, diminue l’efficacité de l’isolation,
donne une impression d’inconfort, altère la qualité
de l’air en favorisant l’apparition des moisissures qui
libèrent des allergènes nuisibles à notre santé : bref,
l’humidité dans la maison est une calamité .
Deux impératifs pour une maison et des habitants en
bonne santé : l’empêcher d’entrer quand elle vient
de l’extérieur, la faire sortir quand elle est produite à
l’intérieur .
23
■ Un logement qui respire
pour une atmosphère saine
Dans une maison bien ventilée, l’humidité en excès
REFLEXES
est évacuée en même temps que les polluants,
MALINS
biocontaminants et particules indésirables . C’est pour-
quoi une aération convenable (ouverture des fenêtres,
bon état des grilles de ventilation) et / ou l’entretien
et l’installation d’une VMC pourront résoudre les
problèmes (voir page 23) .
DECISIONS
MAJEURES
On peut cependant donner quelques conseils spéci
fiques :
■ Faire sécher le linge à l’extérieur …
… ou dans un local bien ventilé : c’est autant de
vapeur d’eau en moins dans la maison .
REFLEXES
■ Chauffer (mais pas trop !)
MALINS
Si l’air est chaud, il peut contenir plus de vapeur d’eau
et il y a moins de condensation . Si la maison est bien
isolée et chauffée, les murs sont plus chauds et la
vapeur d’eau s’y condense moins facilement : deux
bonnes raisons pour chauffer assez, mais sans excès,
bien sûr !
■ Améliorer l’isolation thermique
Une bonne isolation évite le refroidissement des murs
et diminue donc la condensation intérieure .
Les zones plus froides que sont les ponts thermi-
DECISIONS
MAJEURES
ques sont des points de condensation privilégiés .
L’isolation extérieure des murs les supprime . Enfin,
faire poser des doubles vitrages limite la condensa-
REFLEXES
tion sur les vitres .
MALINS
Pour en savoir plus, consultez les guides pratiques de l’ADEME :
« La ventilation » et « L’isolation thermique ».
■ Une enveloppe en bon état
pour une maison saine
Si les problèmes d’humidité de votre maison sont liés
à des infiltrations d’eau de pluie ou à des remontées
capillaires dans les murs, une ventilation, même per-
formante, n’y changera pas grand-chose . Pour pallier
ces problèmes qui affectent le confort de la maison
et surtout sa pérennité, des mesures importantes sont
nécessaires .
24
■ Contrôler régulièrement toit et murs
Il faut surveiller l’apparition de défauts d’étanchéité
et intervenir rapidement pour régler le problème
avant qu’il ne soit trop grave .
REFLEXES
MALINS
■ Drainer le sol près de la maison
Cela évite que l’eau ne stagne le long des murs et ne
les imprègne à la longue .
DECISIONS
■ Empêcher les remontées capillaires
MAJEURES
En venir à bout nécessite des interventions lourdes
(coupures étanches dans les murs, imperméabilisa-
tion, assèchement des murs) .
Les solutions intérieures au logement (enduits étan-
ches, pose de contre-cloisons) s’attaquent aux effets
et non aux causes et ne sont pas efficaces .
Le bruit, une pollution insidieuse
Qu’il vienne de l’intérieur ou de l’extérieur de votre
logement, le bruit est une vraie pollution, source de
gêne et de stress . Mais ce n’est pas une fatalité et des
solutions existent pour combattre efficacement les
nuisances sonores que l’on subit… et aussi celles que
l’on produit .
■ Télévision, chaîne Hi-Fi : pas trop fort !
En appartement, c’est évident . Mais même en maison
individuelle, elles peuvent gêner le voisinage si le son
REFLEXES
est réglé trop fort .
MALINS
■ Activités bruyantes : choisir son heure
Bricoler, tondre le gazon,… : il existe des horaires
recommandés pour ces activités . Respectez-les .
25
■ Des feutres sous les pieds de meubles
Cette dépense minime supprime des bruits désagréa-
bles .
DEPENSES
■ Des appareils ménagers silencieux
REFLEXES
ASTUCIEUSES
Certains lave-vaisselle, lave-linge ou aspirateurs
MALINS
sont particulièrement silencieux : le niveau sonore
des appareils est mentionné sur l’étiquette énergie
(cf p . 7 et 14) .
■ Des entrées d’air acoustiques
Elles sont conçues pour laisser passer l’air néces-
saire au fonctionnement de la ventilation, mais pas
le bruit .
■ Améliorer l’isolation acoustique
Pour limiter la gêne des bruits venant du dehors :
isolation des façades et remplacement des vitrages
DECISIONS
ou des fenêtres complètes . Pour les bruits intérieurs :
MAJEURES
amélioration de l’isolation des parois, des planchers,
des plafonds .
Concernant les aides financières à l’isolation acousti-
DEPENSES
que des logements des riverains de certains aéroports,
ASTUCIEUSES
contactez les chambres de commerce et d’industrie
locales ou Aéroports de Paris dans la région pari-
sienne .
Pour en savoir plus, consultez le guide pratique de l’ADEME :
« La lutte contre le bruit ».
Les polluants : ils ne sont pas que dans l’air
Quantité de produits utilisés pour la maison ou le jar-
din sont irritants, corrosifs, toxiques, inflammables … Il
n’est pas toujours possible de s’en passer totalement .
Il est important, pour notre santé et notre sécurité, de
les utiliser et de les stocker avec soin, avant de les élimi-
ner avec les précautions nécessaires (voir page 18) .
■ Pour l’entretien de la maison :
une panoplie de sorcière
Les produits chimiques de synthèse que l’on emploie
pour nettoyer, parfumer, assainir la maison ne sont pas
tous inoffensifs, loin de là . Être vigilant sur leur compo-
sition et ne pas s’en servir à tort et à travers sont deux
conditions indispensables pour respecter notre environ-
nement et notre santé .
26
■ Respecter les doses
Un produit ne sera pas deux fois plus efficace si on
en utilise le double : soyez économe avec l’eau de
Javel, les détergents, etc . Soyez-le encore plus avec les
REFLEXES
MALINS
produits concentrés .
■ Stocker avec précaution
Pour éviter tout accident, il vaut mieux ranger les pro-
duits dangereux hors de portée des enfants et loin des
produits alimentaires .
■ D’autres solutions que le recours
aux produits chimiques
Par exemple, le démontage d’un siphon est tout aussi
efficace qu’un déboucheur chimique agressif pour
l’environnement .
■ Produits domestiques et écolabels
Les détergents, lessives,… qui les portent sont conçus
pour limiter leurs impacts sur l’environnement . Cela
DEPENSES
vaut la peine que le consommateur les réclame aux
ASTUCIEUSES
détaillants .
NOCIF
■ Pour l’aménagement de la maison :
matériaux et produits sains, ça existe ?
L’abondance de tapis, de moquettes et de tentures favo-
rise l’accumulation de poussières et la prolifération des
acariens . Certains matériaux et produits de bricolage, de
décoration, d’ameublement dégagent des polluants .
Limiter l’usage des uns et des autres, faire les bons choix
au moment des achats évite de dégrader l’air de la
maison .
27
■ Pensez aux écolabels
Les écolabels européen ou NF Environnement existent
pour les peintures et les vernis, les textiles, les matelas,
DEPENSES
le mobilier, les revêtements de sol, les ordinateurs, les
ASTUCIEUSES
profilés de décoration, etc . : leurs impacts sur l’envi-
ronnement sont moindres que ceux d’autres produits .
■ Trouver des produits de substitution
Certains produits sont moins nocifs que d’autres,
pour un même service rendu (panneaux d’aggloméré
à faible teneur en formaldéhyde, isolant à base de
chanvre au lieu de mousse urée-formol, etc .) .
■ Pour l’entretien du jardin :
moins de pesticides et d’engrais
Les engrais de synthèse et les produits phytosanitaires ne
sont pas des substances anodines . Ils peuvent se révéler
dangereux pour l’utilisateur, polluer les sols et les eaux .
Si vous en utilisez, soyez prudent . Ils sont d’ailleurs
rarement indispensables . (voir le compostage p . 19) .
■ S’en passer le plus possible
Certaines variétés horticoles ou potagères sont moins
sensibles aux maladies .
REFLEXES
Le paillage limite la pousse des mauvaises herbes et
MALINS
leur arrachage à la main peut éviter l’emploi d’her-
bicides .
Des associations de plantes repoussent les insectes
indésirables, et certains insectes prédateurs (cocci-
nelles) sont de bons alliés pour les jardiniers … bref,
il existe des astuces et des techniques pour se passer
des produits phytosanitaires .
Le compost « maison » est un excellent amendement
qui peut limiter l’emploi des engrais .
■ Respecter les doses
Les produits phytosanitaires doivent être utilisés avec
parcimonie, en suivant scrupuleusement le mode
d’emploi, et stockés soigneusement .
Pour en savoir plus, consultez les guides pratiques de l’ADEME :
« Le compostage domestique », « Les déchets dangereux
des ménages » et « Acheter et consommer mieux ».
Consultez aussi le site www.jardiner-autrement.gouv.fr
28
et en partant
de zéro …
Les choix que l’on peut faire dans un projet de
construction (lieu, exposition, matériaux …) ou
de rénovation vont jouer sur les futurs impacts
environnementaux, la qualité d’usage et le coût de
fonctionnement (dépenses de chauffage, etc.) de la
maison. Nous n’avons pas toujours la maîtrise de ces
choix, mais nous pouvons malgré tout vérifier cer-
tains paramètres avant de nous décider à acheter ou
de mettre au point le projet. Ainsi, certains matériaux
de qualité ou à faible impact sur l’environnement sont
peut-être plus chers à l’achat. Intégrés dans le coût
global de la maison, ils s’avéreront très compétitifs sur
la durée, en permettant notamment des économies de
chauffage.
Concevoir sa maison, l’acheter sur plan, ou neuve
mais déjà construite ou la rénover ne laisse pas la
même latitude. Cependant, dans chaque cas, essayons
de tirer le meilleur parti, sur le plan écologique, de ce
que l’on nous propose.
29
Le choix du terrain et l’emplacement de la
maison : pas d’improvisation !
REFLEXES
Coup de cœur ne veut pas forcément dire coup de
MALINS
tête . Quand on est séduit par un terrain ou une
maison, il faut vérifier des points importants .
Attention en particulier :
• au bruit (proximité d’une grande route, d’un aéro-
port, d’une voie ferrée, d’une activité bruyante, etc .) ;
• aux pollutions chimiques actuelles (présence d’usi-
nes ou de certaines productions agricoles) ou passées
(anciennes activités industrielles, sols pollués, décharge
comblée, etc .) ;
• aux pollutions électriques et électromagnétiques
(ligne à haute tension, transformateur électrique, etc .) ;
• aux risques naturels (zone inondable en plaine, glisse-
ments de terrain, avalanches en montagne, etc .) ;
• à la présence de radon (voir page 23) .
La desserte du terrain par les réseaux usuels est
également importante : eau et électricité, bien sûr,
mais aussi gaz naturel .
L’accessibilité, la proximité des services (école, com-
merces, etc .), des transports en commun, du lieu de
travail : s’en soucier avant l’achat est judicieux . Dans
le futur, cela pourra permettre de limiter l’usage de
la voiture et de privilégier des déplacements plus
écologiques (à pied, en vélo, en bus …) .
Pour en savoir plus, consultez le guide pratique de l’ADEME :
« Se déplacer malin ».
30
■ Consulter les documents indispensables
Avant d’acheter un terrain ou une maison, il faut
consulter en mairie les documents d’urbanisme (PLU,
REFLEXES
POS, carte communales ou schéma de cohérence
MALINS
territoriale) et le DICRIM ou le PPR pour les risques
majeurs . Ils donnent des indications précieuses sur le
territoire (zonage et règlement d’urbanisme, risques
naturels et industriels, etc .) et ses orientations d’amé-
nagement .
En concevant la maison :
réduire les impacts à l’amont
Se préoccuper de réduire les dépenses d’énergie, d’eau,
les nuisances sonores, les pollutions … dès la conception
de la maison permet de réaliser les travaux nécessaires
au moindre coût et avec efficacité .
Bruyant, polluant, consommateur d’eau et d’énergie, produc-
teur de déchets : un chantier est une véritable nuisance pour
l’environnement et le voisinage . Tenter d’en réduire les impacts
aura des conséquences positives pour tout le monde . Parlez-en
avec vos futurs voisins, votre architecte, votre entrepreneur et
les artisans qui interviennent sur le chantier .
Le schéma de la page suivante permet de visualiser les
points importants à envisager à l’amont de la construc-
tion d’une maison pour en améliorer le confort, en
réduire les impacts et les coûts de fonctionnement .
La réglementation thermique (RT) en vigueur
Elle s’applique à toute construction neuve . Son objectif est d’amé-
liorer la performance énergétique, de limiter le recours à la clima-
tisation et de maîtriser la demande en électricité .
Pour aller plus loin, certains constructeurs s’engagent dans
une démarche fondée sur les principes de la « Haute Qualité
Environnementale » (NF Maison Individuelle démarche HQE®) .
Il existe aussi des labels de « haute performance énergétique »,
comme le label BBC (Bâtiment Basse Consommation . La « RT 2012 »
exigera pour toute construction neuve le niveau BBC, c’est à dire
une consommation d’énergie inférieure à 50 kWh/m2/an, modulée
selon plusieurs éléments) . Encore plus performantes, les maisons à
énergie positive produisent plus d’énergie qu’elles n’en consom-
ment !
Pour la rénovation, depuis novembre 2007, la réglementation
thermique dans l’existant fixe le niveau de performances minimal
requis pour les équipements de chauffage, de production d’eau
chaude, de ventilation ou de climatisation que vous installez ou
faites installer dans votre logement, s’il n’est pas neuf .
Pour en savoir plus, consultez les guides pratiques de l’ADEME :
« Rénovation : la réglementation thermique »
et « Construire autrement » .
31
4 et 5 : toit de la véranda non vitré et muni d’ouvrants
de taille suffisante pour évacuer la chaleur en excès
et favoriser la circulation d’air frais la nuit
4 : toit débordant protégeant les baies
3 : capteurs solaires
vitrées du rayonnement solaire, en été
thermiques
2 : isolation performante (toit,
plancher, murs, vitrages)
et réduction des ponts thermiques
4 : plantation d’arbres
à feuilles caduques
pour ombrager
la façade en été
8 : dans la cuisine, place suffisante
prévue pour plusieurs poubelles de tri
2 : maison compacte
■ Réduire le coût du chauffage
(maison et eau sanitaire)
• en valorisant les apports gratuits du soleil 1
• en réduisant les pertes de chaleur 2
• en utilisant une (ou des) énergie(s) renouvelable(s) et / ou
bon marché pour se chauffer et chauffer l’eau sanitaire 3 .
■ Éviter les surchauffes l’été
• en limitant la pénétration du soleil d’été 4
• en ventilant la maison la nuit 5 .
■ Économiser l’eau
• en prévoyant la récupération de l’eau de pluie, 6
• en envisageant un double réseau d’alimentation en eau
(eau potable pour cuisine et salle de bains, eau de pluie pour
toilettes, lave-linge et extérieur 7 .
■ Permettre et valoriser la gestion des déchets
• en facilitant leur tri et leur stockage 8
• en utilisant des matériaux de construction qui peuvent
être réutilisés ou recyclés, ou qui proviennent de matériaux
recyclés 9 .
■ Avoir une maison saine
• en choisissant des matériaux de construction et de décora-
tion qui respectent votre santé 10
• en privilégiant les matériaux de construction qui respirent
et régulent naturellement l’humidité 11
• en faisant installer un système de ventilation performant et
silencieux 12 .
32
1 : façade principale au sud,
avec de grandes fenêtres et une véranda,
2 : protection contre les vents
donnant sur les pièces à vivre :
(utilisation de la topographie,
on profite ainsi au maximum de la chaleur
écrans végétaux, toiture basse
du soleil et de la lumière naturelle
du côté des vents dominants
ou froids et humides
2 et 8 : espaces tampon
(garage, buanderie, chaufferie,
placards, local à poubelles suf-
fisamment grand pour faciliter
le tri…) au nord et à l’ouest
2 : ouvertures réduites à l’ouest
et à l’est, absentes au nord
6 : récupération de l’eau
de pluie
9, 10 et 11 : utilisation de matériaux
de construction sains, recyclables ou recyclés,
4 : stores ou volets extérieurs
• minimisant les dégagements de solvants
fongicides, particules irritantes,…
• ne dégageant pas de vapeurs toxiques
en cas d’incendie
• régulant naturellement l’humidité intérieure
• faciles à entretenir
1 : murs à forte inertie thermique
restituant la nuit la chaleur captée
dans la journée
2 : circuit de distribution d’eau chaude court et calorifugé
pour éviter le refroidissement dans les canalisations.
En achetant sur plan et en rénovant :
discuter équipements et matériaux
Modifier l’architecture d’une maison dont les plans
sont fixés n’est guère envisageable .
En revanche, il est peut-être possible d’orienter le
choix des matériaux de construction et d’isolation
pour retenir ceux qui, à usage équivalent, ont un
impact moins fort sur l’environnement et permet-
tront des économies de chauffage dans l’avenir . Il
est judicieux de faire appel à des spécialistes pour
obtenir la meilleure solution .
33
Les équipements de chauffage, de production
d’eau chaude seront choisis pour être économes à
l’usage et minimiser les rejets de polluants et de gaz
à effet de serre . Le chauffage électrique est certes
« attractif » sur le court terme mais si on réfléchit
sur le long terme et si le choix est possible, mieux
vaut s’orienter vers des systèmes de chauffage plus
performants (à eau chaude ou thermodynamique)
qui peuvent en général être couplés à des énergies
renouvelables .
Enfin, pour les matériaux de finition et de déco-
ration (peintures, boiseries intérieures, vernis,…),
l’éclairage et le mobilier, il existe des produits (en
particulier ceux signalés par un écolabel officiel)
plus économes ou générant moins d’impacts sur
l’environnement que d’autres .
En achetant la maison construite :
savoir quoi privilégier
Une maison neuve satisfait au minimum aux exigences
réglementaires de la RT 2005 (voir p . 31) . Il est mainte-
nant judicieux de se référer aux exigences plus élevées
de la « RT 2012 » qui sera bientôt appliquée . Ainsi, la
qualité de l’isolation est primordiale et la ventilation
doit à la fois être très performante et minimiser au
maximum les déperditions de chaleur (VMC hygroré-
glable souhaitable) .
Les équipements tels que l’éclairage seront choisis en
fonction de leur sobriété énergétique .
Le DPE, pour mieux connaître
votre logement
Le diagnostic de performance énergétique est une estimation
des consommations d’énergie et des émissions de gaz à effet
de serre d’un logement . Il est réalisé par un professionnel cer-
tifié . Il est obligatoire lors de la livraison d’un bâtiment neuf,
de la vente d’un logement ou de la signature d’un contrat de
location .
Pour en savoir plus, consultez le guide pratique de l’ADEME :
« Le diagnostic de performance énergétique »
et le site internet www.rt-batiment.fr
34
un partenaire pour
chasser le CO2
chez vous
Le Coach Carbone
L’ADEME et la Fondation Nicolas Hulot mettent à
votre disposition le Coach Carbone . Cette appli-
cation gratuite disponible sur
www.coachcarbone.org vous
aide à diminuer vos émissions
de gaz à effet de serre en
établissant pour vous un dia-
gnostic personnalisé et en vous
proposant des plans d’action et des indicateurs
chiffrés pour vous guider .
L’objectif ? Vous aider à atteindre le facteur 4, c’est
à dire à diviser par 4 vos émissions de gaz à effet
de serre .
Comment l’utiliser ?
En une heure environ, à partir de 4 questionnaires
disponibles sur le site internet, vous réaliser tout
d’abord le Bilan Carbone ® de votre foyer .
Vous obtenez alors :
• le nombre de tonnes de C02 émises par le foyer et
par an (estimation), un comparatif par rapport à la
moyenne nationale (pour un même nombre de person-
nes au sein du foyer) et vis-à-vis de l’objectif national de
réduction par 4 des émissions de gaz à effet de serre,
• le nombre de tonnes de C02 émises et le détail par
poste,
• la consommation estimée en kWh et en litres de car-
burants par an .
À l’aide du logiciel, vous définissez votre plan d’ac-
tion pour réduire vos émissions de gaz à effet de
serre .
Crédits
Photos : ADEME p . 8 (P . Hallé), p .11 et p . 17 (R . Bourguet) .
Infographies : Graphies / Illustrations : Francis Macard
35
l’ADEME
L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie
(ADEME) est un établissement public sous la triple tutelle
du ministère de l’Écologie, du Développement durable, des
Transports et du Logement, du ministère de l’Enseignement
dique
supérieur et de la Recherche et du ministère de l’Économie,
Nor
des Finances et de l’Industrie . Elle participe à la mise
en œuvre des politiques publiques dans les domaines
Écolabel
de l’environnement, de l’énergie et du développement
durable .
certifié
Afin de leur permettre de progresser dans leur démarche
environnementale, l’agence met à disposition des
papier
entreprises, des collectivités locales, des pouvoirs publics et
sur
du grand public, ses capacités d’expertise et de conseil . Elle
aide en outre au financement de projets, de la recherche
à la mise en œuvre et ce, dans les domaines suivants : la
végétales
gestion des déchets, la préservation des sols, l’efficacité
es
énergétique et les énergies renouvelables, la qualité de l’air
encr
et la lutte contre le bruit .
des
avec
www.ademe.fr
e
Caractèr
Pour des conseils pratiques et gratuits
par
sur la maîtrise de l’énergie et les éner-
gies renouvelables, contactez les Espaces
, un réseau de spécialis-
tes à votre service .
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métropolitaine, prix d’un appel local) :
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: H.
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Ce guide vous est fourni par :
Actualisation
: Graphies
Réalisation
2011
Février
Siège social : 20, avenue du Grésillé
6371
BP 90406 - 49004 ANGERS cedex 01