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Les problèmes conjoncturels et structurels

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Publié par : Sparta


2009


Problèmes
économiques et
contemporains
Chapitre 3

Les Problèmes Conjoncturels
et Structurels
ur

ne

Mi
FAIVRE-MALFROY Florian
http://univ-lyon3histgeo.sup.fr
10/11/2009
Problèmes économiques et contemporains
1


Chapitre 3 - Les Problèmes Conjoncturels et Structurels
L'environnement économique de l’entreprise correspond à ces 2 grandes variables :
- Variables conjecturelles, à l'état de la conjoncture économique globale (inflation, chômage, les échanges
extérieurs, la croissance économique.
- Variables structurelles (démographiques, industrielles, agricoles, spatiales ou territoriales, éducatives, etc.) qui
déterminent l'activité économique mais qui peuvent connaitre des problèmes spécifiques.

A. Les problèmes conjoncturels :
Les problèmes conjoncturels sont les problèmes contingents, immédiats, susceptibles de s'estomper ou de
disparaitre rapidement de manière spontanée, selon les économistes libéraux confiants dans les lois du marché par
l'action de la puissance publique en prenant des mesures de politique économique dite conjoncturel e, selon les
économistes interventionnistes qui mettent l'accent sur les défaillances nombreuses et durables du marché
[failures of market].
Les libéraux disent s'il n'y avait pas d'Etat, tout irai pour le mieux du monde : main invisible d'Adam SMITH.
Les keynésiens préfèrent que l'Etat intervienne un minimum, pour qu'il régule le marché ou les économies :
Interventionnisme.
On résume généralement ces problèmes conjoncturels par le carré magique de Nicholas KALDOR (1908 1986) qui
indique les objectifs de la politique économique conjoncturel e.
Ces objectifs se résument ainsi :
Objectif #1- Réaliser la croissance économique qui améliore le bien être matériels.
Objectif #2- Réaliser le plein-emploi (tout travail est production)
Objectif #3- Avoir une stabilité des prix
Objectif #4- Maintenir l'équilibre dans les échanges extérieurs
L'objectif de la politique économique
est d'obtenir le plus grand carré
possible.
(Se rapporter au schéma du livre p.276)
Ce carré n'est pas possible dans les
pays développés (seulement dans les
pays en voie de développement)

Croissance du PIB : Rapport avec la Convergence Absolue (voir livre)
? Croissance des économies des pays en développement atteindront celle des pays développés.
Croissance Balance commerciale : On ne doit pas avoir une balance commerciale très élevé, car il y a un risque de
dépendance, et de stock.
Cependant on ne peut être déficitaire (pour la balance commerciale). C'est le paradoxe de Tryphain (programme
d'ajustement structurel).
Ainsi le déficit de certaine année doit s'équilibrer avec le profit d'une autre.

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B. problèmes structurels :
Les problèmes structurels sont ceux qui ont des origines lointaines dans le passé et ont des effets durables sur le
bien-être général des populations. Ce sont notamment la pol ution de l'environnement, la tendance à l'épuisement
des ressources naturelles fossiles, la baisse de la natalité et le vieillissement démographique, les déséquilibres
régionaux avec des activités concentrées dans la capitale et le désert ou presque ailleurs. [Cf. pour la France, le livre
classique de Jean-François GRAVIER : Paris, et le désert français, 1947. Le « graviérisme », notion apparue depuis la
publication de ce livre, est une dénonciation de ce déséquilibre qui justifie une politique de décentralisation et
d'aménagement du territoire.]
Les problèmes structurels procèdent aussi de l'insuffisance des infrastructures de transport, de santé,
d'équipements collectifs de loisirs, de recherche et d'éducation. Ils correspondent également à l'urbanisation
anarchique, au développement ou à la persistance des inégalités des revenus insupportables et aux phénomènes
d'exclusion sociale et de pauvreté, etc.
Ces problèmes structurels suscitent des politiques structurelles qui, dans les pays en voie de développement,
constituent des politiques de développement. De manière analytique, on distingue au sein des politiques
structurelles notamment : les politiques agricoles, les politiques industrielles, les politiques de Recherche et de
Développement, les politiques d'aménagement du territoire, les politiques démographiques, familiales, sociales
(logement, éducation, santé, répartition et redistribution des revenus), les politiques d'approvisionnement.
Il faut comprendre les politiques d'approvisionnement : il faut diversifier les acheteurs et les vendeurs; Ils ne
doivent pas être uniques.
Il est bien évident que ces différentes politiques sectorielles et structureles sont fortement indépendantes.
Par exemple : les performances industriel es à l'exportation dépendent de la politique de la Rechercher et du
développement, de la politique d'aménagement, des infrastructures de transport, de la politique de concurrences.
De même un développement régional plus équilibré peut susciter une plus grande compétitivité des produits en
évitant la concentration des activités dans des espaces privilégiés où les coûts immobiliers, les salaires mettent en
danger la survie de l'activité.
Convergence urbaine : Un dumping d'un espace régionale peut développer une vile. Les entreprises, les cadres, ont
besoins d'infrastructures (transports culture éducation). Economie d'agglomération.
C. L'interdépendance des politiques structurelle :
A son tour, un développement régional équilibré suppose une politique de désenclavement par des infrastructures
de transport adaptées, des implantations des centres de formation scolaire et universitaire et des infrastructures
de soin qui maintiennent les habitants dans les régions et attirent les investisseurs.
Ces derniers recherchent à bénéficier des économies d'agglomération et des autres externalités associées aux
biens publics collectifs.
Les économies d'agglomérations sont une forme particulière d'économies externes ou effets de voisinage positifs.
a)Les entreprises instal ées à faible distance les unes des autres peuvent profiter de al main d'oeuvre, des
fournisseurs et des clients présents dans cette agglomération, chaque firme peut se spécialiser et devenir le client
ou le fournisseur des autres (effets externes positifs réciproques).
b)Les consommateurs n'ont pas à faire de multiples déplacements pour se procurer les biens dont ils ont besoin,
le grand nombre d'entreprises en concurrence leur permet d'avoir des prix avantageux; tout le monde peut profiter
des infrastructures publiques ou des services d'intérêt général à faible frais : l'eau, le gaz, l'électricité sont
disponibles pour tous à partir l'instant où ils sont disponibles pou une personne, sans engager des coûts aussi
élevés que les coûts de la première instal ation (ensuite les coûts supplémentaire seront plus faible voir nul: ce sont
les coûts marginaux).
c) Les problèmes conjoncturels et structurels ne sont pas indépendants les uns des autres. En effet la structure, qui
est fixe à court terme et évolue à long terme, est une enveloppe des conjonctures successives. Cela signifie que
les problèmes conjoncturels récurrents peuvent avoir une origine structurelle et les problèmes structurels peuvent
résulter du cumul des conjonctures défavorables. Il ne faut donc pas s'interdire d'imaginer une interdépendance
entre structure et conjoncture, ce qui est une façon possible de tenter de concilier les deux paradigmes
fondamentaux de l'économie politique : la vision courtermiste keynésienne et la vision longtermiste néo-classique.

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Rappel des 3 fonctions de l'Etat selon R. Musgrave (1910-2007)
Selon R.A. MUSGRAVE trois grandes fonctions incombent à l'Etat :
- La régulation et la stabilisation au travers des politiques conjoncturelles et structurelles
- L'allocation, consistant à fournir des services non marchands, qui correspond à la politique structurelle (justice,
défense, infrastructures, éducation, santé...)
- La redistribution, consistant à fournir une protection contre les risques essentiels, tout en corrigeant les inégalités
engendrées par le marché. Il s'agit de la politique sociale.


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Définition des politiques économiques
et des règles de la politique économique :
La politique économique est un ensemble de décisions cohérentes prises par les pouvoirs publics, autrement dit
c'est un comportement délibéré de la puissance publique, se traduisant par la définition d'objets économiques et
sociaux et la mise en œuvre des moyens nécessaires pour les atteindre dans le cadre de l'économie nationale et
dans le cadre d'un horizon temporel défini. Pensée systémique.
Pour parler de politique économique, il faut que l'action ou l'absence d'action soit délibérée, voulue. Le caractère
délibéré ou voulu est fondamental : "ne rien faire involontairement" ou "ne rein faire" parce qu'il a été décidé ainsi
ne constituent pas la même chose. En application de la doctrine du "laissez-faire et laissez-passer", "ne rien faire"
est ainsi une politique économique libérale qui consiste à faire confiance aux mécanismes du marché mais à la
condition que tout le monde en respectant les règles.
Les différents objectifs et les différents moyens utilisés permettent de définir un grand nombre de politiques
économique. On distingue 3 grandes classifications :
1. Selon l’objectif
- Politiques conjoncturelles (la stabilisation dans les fonctions de MUSGRAVE)
- Politiques de développement ou politiques structurelles (l'allocation des ressources et la redistribution dans les
mêmes fonctions musgraviennes).
2. Selon les moyens mis en œuvres :
- Politiques budgétaires (Keynésienne)
¤ Nature et volume des dépenses publiques (savoir ce que
nous al ons dépenser)
¤ Politiques fiscales : nature des impôts, taux de pression
fiscale, mode de recouvrement.
Connaitre la courbe de Laffer :


Recette | |^


Fiscale | / | \




|/__|___\____>

Taux d'impôt : "trop d'impôt, tue l'impôt" : Plus le taux
d'impôt s'élève plus je dois travailler pour avoir un revenu
décent.
- Politiques monétaires :
Définition des taux de croissance des agrégats monétaires - M1, M2, M3;

¤ Fixation du taux directeur de la banque centrale;

¤ Fixation du taux des réserves obligatoires des banques commerciales à déposer à la banque centrale;
Définition ou surveillance du taux de change à l'égard des autres monnaies;
- Politiques réglementaires :

¤ La réglementation de la concurrence (politique de concurrence),

¤ Quota d'œuvres audiovisuel es européennes,

¤ La réglementation de la publicité, etc.,

¤ La réglementation des marchés financiers,

¤ Instauration d'un salaire minimum,

¤ La protection des consommateurs.
3. Classification selon le critère idéologique. On distingue :
- les politiques libérales qui se caractérisent notamment par la déréglementation ou par une faible place accordée à
la réglementation (règles des 3D)
- les politiques interventionnistes : à la fois budgétaires avec une fiscalité redistribueriez, allocutive avec des
subventions, et réglementaires avec le salaire minimum, limitation du droit des entreprises à licencier, etc.



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Le développement durable :
- De l'impératif du développement au développement durable -
Le développement conçu comme l'accès de toutes les populations sur terre à des volumes croissants de biens
matériels a suscité très tôt des critiques diverses dont la plus réaliste est le rappel du phénomène des ressources
limitées de la terre (cf. le premier rapport du club de Rome "halte à la croissance' en 1971 débouchant sur le
zégisme : zero growth).
Il faut attendre 1987 pour que l'ONU accepte de débattre en assemblée générale du problème du développement
durable. Tous les pays reconnaissent le même droit à tous sur les ressources de la terre, mais aussi le devoir d'en
assurer la pérennité pour les générations futures.
« Le développement durable » selon le rapport "Notre avenir à tous" dit
"rapport Brundtland" 'du nom de Gro Harlem Brundtland, ministre
norvégienne de l'environnement présidant la Commission mondiale sur
l'environnement et le développement, est :
« Le développement qui répond aux besoins du présent sans
compromettre la capacité des générations futures de répondre aux
leurs. » Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de
"besoins" , et plus particulièrement des besoins essentiels des plus
démunis, à qui il convient d'accorder la plus grande priorité, et l'idée des
limitations que l'état impose sur la capacité de l'environnement à
répondre aux besoins actuels et à venir"
Le développent durable consiste à satisfaire 3 grandes catégories
d'objectifs, partiellement interdépendantes, comme les représente la
figure suivante des 3 piliers du développement durable.
L'intersection de ces 3 impératifs aboutit au durable.
Un souci du développement durable est de limiter l'accroissement de l'empreinte écologique.
L'empreinte écologique donne une idée de la part de surface planétaire qu'on utilise pour vivre ou survivre. Elle se
mesure généralement en surface (par exemple : hectares par individu, ou hectares consommés par une ville ou
pays pour répondre à ses besoins). Un américain a besoin de 10 hectares alors que la moyenne mondiale se pose à
2,5 hectares.
Selon la définition de la proposition de Loi 1369 déposée le 6 janvier 2009 par Yves Cochet, Noël Mammaire, et
François De Rugy :
L'empreinte écologique est "la surface correspondante de terre productive et d'écosystèmes aquatiques
nécessaires pour la production des ressources utilisées et l'assimilation des déchets produit par une population
définie à un niveau de vie spécifié, là où cette se trouve sur la planète".
Pic d'Hubbert
Le Marion King Hubbert suggéra dans les années 1940 que la
courbe de production d'une matière première donnée, et en
particulier du pétrole, suivait une courbe en cloche (voir ci-
contre). El e présente 2 points importants :
- cette courbe en cloche passe par un maximum,
indiquant que la production décline forcément par la
suite
- elle est relativement symétrique par rapport à ce
maximum.
L'extrapolation de la première partie de la courbe devait
permettre de la tracer en totalité, et par intégration, d'en déduire les réserves de pétrole d'une région donnée,
ainsi que le maximum de production.
¤ La production annuelle part de 0.
¤ El e atteint un sommet qui ne sera jamais dépassé, une fois le pic passé, la production décline jusqu'à ce que la
ressource soit complètement épuisée.
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¤ En pratique, le sommet est atteint lorsque la moitié environ des ressources ont été exploitées. La diminution
inéluctable une fois ce cap franchi s'explique par la nature des gisements, même s'il reste des quantités
importantes à exploiter :
- les filons peuvent être aussi riches, mais ils sont plus profonds (les filons superficielles étant exploités en premier),
donc plus difficiles à exploiter;
- les gisements sont moins riches, ou de plus petite tail e, ou le métal est plus difficile à extraire du minerai.
Le pic d'Hubbert pour le pétrole et pour le cuivre est franchi.
Calcul de l'utilité marginale :
Si on prend la situation suivante : Nous sommes en plein mois de juil et dans le désert, un verre d'eau donne un
plaisir de 100 "utils", 2 verres d'eau donnent une plaisir de 180 utils, 3 verres d'eau donnent un plaisir de 240 utils.
L'utilité marginale est la variation de l'Utilité marginale sur la variation de quantité.

Nombres de verres
Utilité Totale
Utilité marginale
Utilité moyenne
1
100
100
100
2
180
80
90
Exceptions : P. 189
1.
2. Effet Veblen : ou snobisme (A. Cournot 1838) longuement analysé par T. Veblen à la fin XIXe S;
3. Effet d'anticipation : (attente d'une baisse du prix plus importante avant de se porter acquéreur). L'effet
d'anticipation débouche souvent sur des anticipations auto réalisatrices.
4. Effet de revenu nul : (. .) L'expression effet de consommation nul e est également employée
5. Absence de produit substituable : Pour un produit jugé nécessaire, la hausse du prix est acceptée.
6. Effet qualité : le prix indicateur de al qualité du produit (la marque avec une forte notoriété et un prix élevé
permettent d'éviter la sélection adverse : anti-sélection).
7. Prix psychologique : prix acceptable par le plus grand nombre compris entre un prix jugé trop bas pour la qualité
et un prix jugé trop élevé pour ce bien. On procède par la méthode Adam.
8. Effet de Tarde ou effet d'imitation (on accorde moins d'importance au prix qu'à la socialisation).
9. Prix magique, la demande est sensiblement peu variable dans des plages de prix, pour changer brutalement avec
le phénomène des seuils de valeurs symboliques (Passage de 100 € à 99€).
10. Effet d'addiction ou effet Marshall observé pour les biens culturels, et surtout pour les drogues dont tabac : la
hausse des prix n'est pas toujours fortement dissuasive.



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Les fluctuations conjoncturelles et les cycles d'activité :
Un taux de croissance régulier du PIB sur une longue période ne se décrète pas. On observe surtout une irrégularité
de la croissance dans le temps, et dans l'espace. La croissance est un phénomène qui a commencé avec la
première révolution industrielle dans les pays occidentaux apparue à la fin du XVIIIe siècle. A partir de 1950, la
croissance française a été plus rapide que celle du Royaume-Uni
Entre 1978 et 2007 la croissance chinoise est à deux chiffres, lorsque celle de la France traine avec un taux moyen
annuel de 2%, sachant qu'il fluctue entre des valeurs positives mais sans pouvoir atteindre les taux miraculeux des
trente Glorieuses (1945-1973), semblant ainsi valider le modèles des "latecomers" (littéralement les derniers
partants) proposés par GERSHENKRON en 1962. Il s'agit d'un effet de rattrapage : les derniers pays qui décollent
ont des taux de croissance plus élevés que ceux qui ont ouverts la voie; ils réalisent des raccourcis technologiques
en évitant les impasses, les couts des pays précurseurs
=convergence absolue (les derniers rattrapent les premiers)=réduire le pessimisme
Selon ce modèle plus un pays est en retard plus rapide sera son industrialisation.les latecomers sont les pays de la
2eme vague d'industrialisation a la fin du 19eme S. c'est le retard même et la tension ainsi provoquée dans la
société qui jouent un rôle positif: en incitant l'état à intervenir en poussant les groupes dynamiques a se mobiliser
pour relever le défi; en favorisant dans les entreprises l'importation des techniques plus modernes (investissements
directs étrangers entrants),ce qui permet de bénéficier du réservoir technologique international sans avoir a
repasser par les étapes hasardeuses de la création (on parle de raccourcis technologiques)
Les conditions préalables ne sont plus nécessaires a la croissance, chaque pays peut trouver des moyens pour
contourner l'absence de telle ou telle de ces conditions (ex: les banques universel es elles compensent
l'insuffisance du marché financier; l’état favorise l'implantation d'industries de base, d’enterprises de grande taille
en Russie et au Japon).
Le cas anglais ne peut donc constituer une voie unique du développement et chaque pays suit des cheminements
différents.
Le rythme de la croissance peut être affecté par les chocs exogènes de caractère plus ou moins cyclique, i.e.
régulier dans leur amplitude et dans leur périodicité
Il existe une diversité de cycle: des cycles généraux et des cycles particuliers.les cycles généraux du plus long au
plus court st:
- il peut s'agir d'une concomitance sans explication sur la relation entre les phénomènes comme par exemple les
cycles des taches solaires (théorie de W.S Jevons), mais le plus souvent la relation de détermination est
argumentée
- ces chocs ont pour origine notamment les élections (on parle de cycles politico-économiques), les cycles
climatiques (théorie de Wheeler), les évolutions démographiques (théorie de Malthus, le cycle de Esterlin),les
conflits entre les nations, le rythme imprévisibles des découvertes et du progrès technique (théorie du cycle réel
des affaires)
Les cycles de RAYMOND WHEELER(1951), d’origine climatiques, de 100,500 et 1000 ans.il existerait des climats
favorables au développement des civilisations.
Il convient de noter que l'historien anglais Arnold Toynbee, le neveu de l'analyste de la révolution industrielle qui
s'appelle aussi A.T., est à l’ origine de la mise en évidence de cycles de même périodicité pour les civilisations. Il en
a identifié 21.
La naissance et le développement d'une civilisation repose sur une minorité créatrice et le déclin est la
conséquence de l'affaiblissement des forces, le tout s'inscrivant dans la dialectique du défi et de la réponse
(chal enge and réponse). Un monde sans défi à surmonter serait un monde atone de l'état stationnaire.
-les fluctuations du taux de croissance peuvent avoir des origines internes a la logique économique. Plusieurs
théories ont été proposées dans le passé débouchant dans certains cas sur des conceptions de cycles périodiques
particuliers:
- les décalages entre la perception du revenu et la dépense, entre la dépense et la mise en œuvre de la production,
les délais d'ajustement en général, les mauvaises anticipations des agents, la mobilité imparfaite des facteurs de
production et diverses autres rigidités dont souvent évoqués dans la persistance des fluctuations économiques.
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• Les cycles éco sont des fluctuations plus ou moins régulières de fréquences relativement périodiques et
d'amplitude plus ou moins fixe de l'activité économique.
le cycle comprend 4 phases: l’expansion (prospérité), la crise (sommet ou pic),la contraction (dépression en
cas de baisse de l'activité ou récession),et enfin la reprise.
La droite ajustée, selon différentes méthodes (moyenne mobile, moindres carrés etc. sur les différentes
valeurs du PIB au cours du temps, constitue la tendance=trend)

- 30 glorieuses: tertiarisation, intervention de l'Etat, réduction des inégalités = vers la société de conso
- 30 piteuses: hantise du chômage, accroissement des inégalités, économie de marché généralisée,
mondialisation, nouvelle pauvreté, préoccupation écologique=contestation de la société de conso

***50 ans***
• Cycle de Kondratiev ou cycle de longue durée de 50 à 60 ans. Depuis 1790 a 1940, il y aurait eu trois
Kondratiev. un quatrième aurait commencé en 1940 avec pour sommet 1970-1973 et se serait terminer
vers 1995-2000.ses facteurs sont des plus variés, mais J.A Schumpeter considère que le Kondratiev serait lié
à des révolutions industriel es et technologiques

**20ans***
• Le cycle de Hansen-Isard ou hyper-cycle ou cycle du bâtiment et des transports, d’une durée de 18 à 22
ans. il est spécifique à la Grande-Bretagne et aux Etats unis (la crise des subprimes aux E.U est la
manifestation du cycle du bâtiment) ; on parle aussi du cycle de Kuznets, mais dans ce cas, il s'agit de
fluctuations du taux de croissance au lieu d'une suite de phases d'expansion et de contraction du PIB réel.
=demande de bâtiment à chaque génération nouvel e

• Le cycle de Juglar, également connu sous les expressions de cycle moyen, cycle majeur, cycle de
conjoncture.sa durée est de 6 à 10 ans.il est sur le rythme de l'amortissement des biens d'équipement,
même si dans la théorie de Clément Juglar, l’explication privilégie l'abus de crédit par les banques au delà
des réserves métalliques qui constituent la contrepartie de la masse monétaire.
=on a prêté au delà de la valeur réelle des biens
Il suffit de remplacer la valeur métallique par la valeur des titres de créances et des biens qu'ils
représentent pour comprendre la crise de 2007-2009.

• Le cycle de Kitchin qui porte plusieurs dénominations : cycle mineur, hypo-cycle, cycle court, cycle des
stocks, d'une durée de 30 a 40 mois. le statisticien anglais Joseph Kitchin considère que le cycle majeur est
une enveloppe de deux ou trois cycles mineurs qu'il a mis en évidence en 1923. Mais c'est Moses
Abramovitz en 1948 qui a montré que le cycle des stocks suivait le cycle de l'activité économique générale,
alors que Kitchin n'évoquait que des causes psychologiques.les stocks sont liés a la mode.

Diagnostic conjoncturel :
Du point de vue du diagnostic, un retournement conjoncturel est admis lorsque les données en rupture
avec la tendance passée sont observées pendant trois mois consécutifs.
Pour un conjoncturiste, ce qui est important est de pouvoir anticiper ces retournements conjoncturels. Des
tests conjoncturels qualitatifs (questionnaires qui recueillent l'opinion des chefs d'entreprises sur leur
activité actuelle et future, indicateur sur le moral des ménages) et des baromètres sont construits par des
institutions de conjonctures. Ces différents indicateurs sont classé dans 3 catégories par rapport à une
donnée de référence qui est généralement l'évolution de la production industriel e qui donne une bonne
approximation de l'évolution du PIB (celui ci étant connu trop tardivement) : indicateurs avancée ou
précurseurs, indicateurs coïncidents ou contemporains, indicateurs retardés ou confirmant.
A titre d’exemple, il est apparue que :
- Les indicateurs monétaires et financiers sont des indicateurs avancés
- M1 (argent, pièces, billets) est un indicateur avancé de 6 mois du PIB réel dans une grand nombre de pays
développés. Aux Etats-Unis, comme au Canda, un ralentissement de la croissance M1 est suivi d’une
récession du PIB.
- Les spreads de taux d’intérêt, différence entre un taux court à trois mois et un taux long de 10ans, est
d’une grande fiabilité en ce sens que l’on a souvent observé qu’une réduction de l’écart de taux ou une
inversion de la courbe des taux annonce généralement un ralentissement ou une récession.
Problèmes économiques et contemporains


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Les indices boursiers sont le produit des comportements d’agents mieux informés sur les perspectives
économiques des frimes. Leur avance sur le PIB n’est cependant que de 3 mois.
Erwan Gautier a montrer la grande fiabilité de ces indicateurs monétaire et financier pour les Etas unis où
existent des séries statistiques longues.
Le recours à un indicateur composite formé de plusieurs indicateurs relevant de différents domaines est
cependant nécessaire car il n’existe pas d’indicateur avancé simple fiable.
Le taux de chômage est un indicateur retardé (des difficultés ne suscitent pas instantanément des
licenciements –phénomène de labour hoarding- la et une reprise se traduit d’abord par l’augmentation de al
productivité avant celle de l’embauche). L’investissement suit les bénéfices réalisé, conformément à la logique
classique de l’épargne préalable, mais l’emploi suit la consommation et non l’inverse et cela est en revanche
conforme à al théorie keynésienne.
Pour les classiques, si l’entreprise fait des bénéfices, elle investit ; et par opposition, s’il n’y a pas de bénéfice
elle n’investit pas.
Pour Keynes, la _______ déclenche al production, la consommation.
Pour la France, les séries composantes qu’utilise l’OCDE pour le calcul de l’indicateur composite avancé sont :
- Immatriculations de voitures de tourisme neuves (nombre).
- Indice de confiance des consommateurs (en solde en %).
- Taux d’intérêt EONIA* (% par année)
- Perspectives de production (industrie manufacturière) (solde en %)
- Perspectives dans l’industrie (en solde %)
- Stocks de produits finis : niveau (industrie manufacturière) (solde en %)
- Indice du cours des actions SBF 250 entreprises (2000, base 100).
- Termes de l’échange (2000 base 100) [rapport moyen entre le prix le moyen des exportations et le prix moyen d’importation]
- Ecart de taux d’intérêt (% par année)
- Nouvel es offres d’emploi (nombre).



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- Quelques faits stylisés après 1945 :

1944-1974
1974-2004
Début du baby-boom
Hantise du chômage
Exode rurale
Accroissement des inégalités
Urbanisation
Essor du territoire
Tertiarisation
inflation/récession
Interventionnisme de l’Etat
Nouvelle pauvreté
Réduction des inégalités
Exclusion/chômage
Concurrence capitalisme // socialisme.
Mondialisation
Croissance de plus de 4%
Contestation de la société de consommation
Vers la société de consommation
Informatisation
Economie de marché généralisé
Internet
Préoccupation écologique


Les dilemmes de la politique économique :
L’inflation et le chômage : la courbe de Phil ips met en évidence l’existence d’une relation statistique inverse entre
l’inflation et le chômage, et cette relation statistique se vérifie bien jusqu’au milieu des années 60’.
Un faible taux de chômage suscite moins d’inquiétude, donc une faible propension à épargner (diminution de
l’épargne de préoccupation). Cette forte consommation entretient une demande d’investissement. Ces deux
demandes conjuguées, mais avec des entreprises sans possibilité d’embaucher plus, tirent les prix à la hausse. La
rareté de la main d’œuvre engendre une hausse des salaires et donc des couts qui poussent alors les prix à la
hausse.
La compétitivité « prix » du pays est remise en cause : les importations moins chères augmentent, les exportations
trop chères diminuent. Toutes choses étant égales par ail eurs, ce déficit s’accompagne inévitablement de la
diminution du taux de la croissance du PIB, de sous-emploi sinon du chômage croissant. La concurrence étrangère
et la contraction de la consommation obligent les entreprises à freiner la hausse des prix et les syndicats, devant ce
chômage, à une modération des revendications. Par conséquent le rythme de hausse des prix diminue au fur et à
mesure que le rythme augmente.
Les situations précédentes, inflation découchant à la fois sur un déficit extérieur et le chômage, est politiquement
insupportable. Cela a justifié la dévaluation comme moyen de retrouver l’équilibre extérieur, mais c’est oublier ses
effets pervers.
La dévaluation commerciale est une arme simple pour réduire le déficit à court terme, mais elle relance l’inflation
elle suppose l’absence d’effets pervers. On se sert de la dévaluation sert à augmenter les couts d’importation, et à
diminuer les couts d’exportation, afin d’éviter à ce qu’on importe les produits étrangers.
Par ailleurs elle conduit les entreprises à baser leur stratégie sur une compétitivité prix, négligeant la
différentiation, la qualité. D’où le risque d’un certain amoindrissement de l’innovation technologique et in fine de
perte de vitesse.
L’objectif d’une dévaluation est d’obtenir les deux effets suivants :
(1) Baisser les prix en monnaie étrangère des produits nationaux exportés, ce qui devrait engendrer une
augmentation des exportations
(2) Augmenter les prix en monnaie nationale des produits étrangers importés ce qui devrait entraîner une
diminution des importations.
Mais :
(1) Ne se produit pas sire les étrangers ne sont pas sensibles à la baisse du prix et si les entreprises préfèrent
augmenter leur marge bénéficiaire en laissant le prix à la même valeur qu’avant la dévaluation.
(2) Ne se produit pas non plus, les entreprises et les particuliers sons sensibles à la hausse des prix des produits
importés.

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C’est el cas en particulier lorsqu’ il n’existe pas de produit de substitution locale et moins cher, ou bien lorsque la
demande pour les produits étrangers ne se fait pas en fonction du prix, mais sur d’autres motifs (demande de
différence).
Les politiques économiques nouveles :
Au cours des années 70’, les politiques d’inspiration keynésienne échouent let l’interdépendance des économies
réduit les marges de manouvres. La priorité donnée à la désinflation renforce l’importance des politiques
monétaires et un moindre recours à la politique budgétaire.

1. Le monétarisme orthodoxe :
Défendu par Milton FRIEDMAN (1912-2006), le raisonnement tient en trois propositions :
- L’inflation est le mal absolu
- El e est toujours un phénomène monétaire (excès de création monétaire par rapport à celle des biens :
théories quantitative de la monnaie).
- La lutte contre l’inflation passe par la limitation de la création monétaire (ne pas injecter trop de liquidités
dans le système économique : elle doit augmenter au rythme du PIB.
Si ∆MM > ∆PIB, alors ∆MM – ∆PIB = taux d’inflation
(MM : masse monétaire ; ∆ variation)

2. Désinflation politique

3. L’économie de l’offre (reaganomics, supply side economics).
C’est la politique appliquée sous la présidence de R. Reagan
aux Etats-Unis pendent les années 70’ et par Mme Thatcher
au R.-U., pour se généraliser ensuite.
El e vise à libérer l’entreprise des entraves qui limitent son
action et son dynamisme, en particulier la réglementation et
la fiscalité qui sont jugées trop lourde pour des agents
économiques. Cette fiscalité en décourageant l’activité en
suscitant l’évasion, sinon al fraude, débouche sur la
diminution des rentrées de l’Etat engendrant des déficits qui
sont responsables des taux d’intérêt trop élevées. C’est ce
qu’illustre la courbe de Laffer (mais la première version est
due au Français J.A. Dupuy).
La théorie de la demande effective :

Baisse des salaire
ou
Chômage
augmentation de
l'épargne
Baisse de
Baisse du P.A.
l'investissement des
entreprises
Baisse de la demande
effective
Baisse de la production


Problèmes économiques et contemporains


12

Les problèmes conjoncturels et structurels
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Informations
Date : 27/02/2011
Langue : Français
Pages : 12
Consultations : 936
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Résumé
Description : Les problèmes conjoncturels et structurels.

Catégorie : Académique > Cours > Economie

Tags : Cours, économie, conjoncture

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